jeudi 18 septembre 2008

instantanés d'un fort lointain voyage (3)

A priori il n'aurait pas du faire beau alors je suis restée sur Nantes où j'ai suivi l'une des 10 promenades d'un petit guide dont j'ai, je crois bien, déjà parlé: "le piéton de Nantes" .
Pour une Nantaise née à Rennes et ayant comme pseudo @nn@, la balade "Nantes la Brette" s'imposait. La Brette? Ou plus exactement "la petite Brette" car tel était le surnom que le Roi de France (le livre ne précise pas lequel) aurait donné à sa petite Bretonne.
Sous le soleil mais dans une atmosphère refroidie par un vent frais, il y eut donc tours et détours au sein de la cité des Ducs sur les traces de ce qui a trait à la Bretagne et sa Duchesse: château, cathédrale... et pour finir une pause sur l'un des bancs du jardin d'un musée dont j'ai visité il y a fort longtemps les collections sans alors remarquer combien son architecture extérieure était surprenante.
Il semblerait plus logique de trouver un tel bâtiment dans quelque collège de la verte Albion qu'à quelques encablures de la Loire.
Yes Sir! Mais le Sieur Dobrée était un fort étonnant personnage ainsi que le révèle un examen attentif du bâtiment qu'il fit construire... mais ces détails là seront visibles un autre jour.

mercredi 17 septembre 2008

instantanés d'un fort lointain voyage (2)

C'était hier, à Angers, dans l'un des Musées que je voulais y visiter - pour son contenu, admiré il y a plus de 25 ans de cela - et pour l'écrin dans lequel il est exposé: une ancienne abbatiale de toute beauté.
Non je ne dirai pas pour le moment de quel musée, parce que auparavant je souhaite rechercher sur le net de la documentation compte tenu du fait que dans ce musée, encore plus que dans d'autres, il est exclu de faire des photos des ou plutôt de l'oeuvre exposée.

A l'accueil, la caissière conseillait d'aller visiter le cloître accolé au fond du bâtiment.
Aimant déjà en temps normal les cloîtres et ayant lu la veille un billet de Maria-D auquel elle avait joint une série de photos de cloîtres, je ne pouvais faire moins que de le visiter et le photographier... Une sorte d'écho comme cela arrive souvent entre blogeurs qui, de site en site, tissent une étonnante toile qui nous relie les uns aux autres.

Et puisque ce blog est centré autour des sensations: je précise qu'il régnait entre les murs une grande sérénité. Peut-être parce que à cette heure de la pause méridienne j'étais le seule visiteuse présente que ce soit dans cette salle... ... ou le petit cloître attenant.
Il ne restait alors qu'à m'assoir sur l'une des pierres et, dans la tiédeur du soleil de midi de ce presqu'automne, laisser courir le regard sur ces vieilles pierres et la végétation en partie laissée sauvage.

mardi 16 septembre 2008

instantanés d'un fort lointain voyage (1)

C'était hier au village du Kerhinet. http://pagesperso-orange.fr/j-l.peron/pagehtml/kerhinet.html Non, malgré le nom, ce n'est pas en Bretagne mais dans le Marais guérandais.

Ce touriste avait trouvé la bonne place où je me serais bien arrêtée pour déguster le Koui(g)n Aman(n) que j'ai acheté un peu plus tard ...

Plus tard, tout comme je déposerai les autres photos et commentaires de ces "vacances au pays"

lundi 15 septembre 2008

sur la route...

... vers le Sud en plus, pas celui de Nino Ferrer http://www.youtube.com/watch?v=H2G1rgVE2cA mais le Sud-Ouest: les Landes, le bassin d'Arcachon.
Voilà où je devrais être. Sauf que samedi dernier, trompée par des messages météo (je ne citerai pas la source exacte) j'ai renoncé à partir notamment parce que ça me semblait beaucoup de route à compter d'aujourd'hui pour une seule journée de beau temps et deux autres journées mitigées avant une dépression orageuse et le retour... Et puis a priori il devait faire plus beau sur le nord-Loire alors autant rester par ici et en profiter pour mieux connaître ce département dit autrefois de la Loire-Inférieure... mais aussi quelques sites alentours.
Amusant non ces changements de noms: la Seine Inférieure qui devient Maritime ou le plus récent que je connaisse: les Côtes du Nord de mon enfance qui sont rebaptisées Côtes-d'Armor. Et entre-temps il y avait eu la Corse divisée en deux entre Haute-Corse et... Corse du Sud.
Il n'en demeure pas moins que "... un chat..." prend malgré tout quelques jours de repos... ce qui ne l'empêchera pas d'aller fureter le soir, car, c'est bien connu, les chats sont noctambules... enfin c'est ce que certains essaient de nous faire mais est-ce vraiment toujours le cas?

samedi 13 septembre 2008

Aujourd'hui la réponse est dans l'image

chat endormi au fusain by Sabrina trouvé sur artsab.ch

le chat et le soleil

Poème envoyé par Maria-D que je ne résiste pas à remettre ici... quitte à tricher avec la chronologie... (avec un petit regret, j'avais trouvé une très belle photo de chat noir aux yeux dorés, mais le format n'était pas compatible avec blogger)
Le chat ouvrit les yeux,
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux,
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi, le soir
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.
Maurice CARÊME

vendredi 12 septembre 2008

Avec Tahar Ben Jelloun...quand les mots venus du sud m'enchantent

Tahar Ben Jelloun, même s'il ne fait pas partie comme François Cheng de l'Académie française, maîtrise lui aussi fort bien la langue française. Je n'ai pas encore lu "la plus haute des solitudes" qui l'a fait connaître, ni même "le racisme expliqué à ma fille", mais "l'enfant de sable" ainsi que sa suite qui a reçu le prix Goucourt: "la nuit sacrée". Et ces deux ouvrages à la langue poétique d'une grande sensualité qui racontent l'histoire de cette femme qui, parce que son père voulait à tout prix un fils, avait vécu comme un homme, m'avaient enchantée. Je n'avais donc pas hésité un seul instant pour acheter deux recueils de nouvelles: "le premier amour est toujours le dernier" mais aussi "amours sorcières" où plus d'une nouvelle m'a laissée fort pensive après en avoir tourné la dernière page. Tel était le cas de "homme sous influence" où la dernière phrase de cette nouvelle consacrée aux doutes que connaît un scientifique très européanisé au point d'être appelé par ses amis "le Cartésien" ou "le Françaouis" dit ceci: "Quant au muezzin, il est devenu un ami, quelqu'un avec qui il aime discuter des relations entre science et religion" Mais d'autres nouvelles m'avaient aussi marquée comme le récit de cette amitié qui unit deux femmes de milieux sociaux fort différents: "Naïma et Habiba" après que l'une d'elle ait découvert qu'elle était atteinte d'une maladie incurable. Ou bien encore "Mabrouk interprète vos rêves" qui voit un écrivain public s'installer comme sorcier parce qu'il a été incapable d'interpréter les rêves assez similaires que trois femmes, qui ne se connaissaient pas, lui ont raconté. Mais l'ouvrage qui m'a le plus marqué de cet auteur est semble-t-il assez peu connu. Il s'agit de "cette absence aveuglante de lumière" Le résumé qu'en donne Wikipédia est assez fidèle: L'auteur s'inspire du témoignage d'un prisonnier du bagne marocain de Tazmamart, conjuré d'un attentat mené contre le roi Hassan II en juillet 1971. Il dit sans artifice les épreuves d'un enfermement dans des cellules où nulle lumière ne parvient, où la station debout est impossible, les humiliations quotidiennes, le délabrement de l'être, et la résistance par la spiritualité, mêlant poésie et imaginaire. Dans ce livre, j'ai retrouvé les mêmes interrogations qu'à la lecture de livres tels que "si c'est un homme" de Primo Levi ou "le mort qu'il faut" de Jorge Semprun: - comment survivre dans des conditions extrêmes où tout est fait pour tuer toute humanité en vous, - comment les mots et la poésie peuvent aider à vivre dans de tels lieux, que ce soit les mots de Dante dans "l'enfer" pour Primo Levi, ou ceux de Rimbaud pour Semprun. - et comment vivre ensuite sans avoir de rancune ou de colère. Du livre de Tahar Ben Jelloun je garde des images très fortes comme celle de ces hommes dont la souffrance est devenue telle qu'ils en arrivent à souhaiter la mort de l'un d'entre eux pour pouvoir pendant quelques minutes pouvoir sortir des cellules/tombeaux où ils sont enfermés... du moins jusqu'au moment où les gardiens qui ont compris cela décident d'organiser les enterrements de nuit. Et tout à la fin du livre, ce que "dit" ce prisonnier qui, alors que beaucoup de ses compagnons d'infortune sont morts en captivité, ressort à jamais brisé physiquement de ces années d'enfermement. Il n'en veut pas ni à celui qui l'a fait enfermé là, ni à ceux qui l'ont gardé emprisonné en se moquant fort bien des tortures qu'ils lui infligeait.

jeudi 11 septembre 2008

François Cheng ou quand l'Orient rencontre l'Occident

De François Cheng, je ne connais que peu de choses en réalité: "le dit de Tianyi" et "l'éternité n'est pas de trop"... Je n'ai en effet pas osé me lancer dans la lecture de "cinq méditations sur la beauté" dont j'ai pourtant souvent relevé dans la presse qu'il en était dit le plus grand bien. Peut-être parce que, esprit beaucoup trop occidental (comprendre: pressé) j'ai du mal à rentrer dès la première lecture dans ses écrits. Et pourtant lorsqu'on les aborde comme il faudrait, que ses livres donnent à méditer...
Il y a un peu trop longtemps que je me suis penchée sur "le dit... "et "l'éternité..." pour en garder beaucoup de souvenirs... sauf peut-être du second, relu plus récemment.
Du premier livre, le Net nous dit en résumé ceci: Au cours d'un voyage en Chine, l'écrivain retrouve un peintre nommé Tianyi, qu'il avait connu auparavant. Celui-ci remet ses confessions écrites à l'auteur. Tianyi a vécu l'avant-guerre dans une Chine imprégnée de traditions. Puis il a vécu en Occident, où il a connu la misère et découvert une nouvelle vision de la vie et de l'art. Il revient ensuite dans son pays, soumis aux bouleversements de la révolution. Il tente de retrouver des êtres qui lui sont chers. Mais la vie les emmènera tous dans des tourmentes...
Ce qui correspond effectivement au souvenir que je gardais de cet ouvrage.
Du second livre, je garde plus de souvenirs, sans doute parce qu'il m'a fallu deux lectures pour comprendre puis accepter pourquoi ce jeune musicien devenu bagnard à cause d'une femme entrevue lors d'un spectacle (mais promise à un autre), puis qui moine/médecin ramène cette femme (entretemps mariée à un homme puissant mais brutal) du monde des morts où l'a envoyé son époux avant de s'exiler (pardon... s'isoler) l'un et l'autre, chacun dans un monastère, et ne se retrouver (quoique...) qu'au moment de leur morts respectives.
Au final, j'en garde le souvenir, ou plus exactement l'impression (ce dont est fait ce "blog") d'un long poème d'amour, d'un amour au delà du temps (d'où le titre : "l'éternité n'est pas de trop" ) et de l'espace. Un amour à l'image de ces quelques scènes où Lan-ying, dont le nom signifie "fine Orchidée", qui est encore mariée à l'homme qui autrefois a fait envoyer l'homme qu'elle aime au bagne, a fait remettre à Dao-sheng une broderie sans y joindre le moindre message.
"La broderie représente une scène d'eau couleur vert pâle, semée par-ci par là de plantes aquatiques. Au premier plan se dresse une orchidée; plus loin, près de l'autre rive, un lotus blanc. Entre les deux fleurs, comme pour égayer toute la scène, un poisson au ton rouge nage, apparemment insouciant, dans l'onde aux rides ingénieusement suggérées..."
Cette broderie/message interroge beaucoup Dao-sheng qui réfléchit:
"... Ne pas exprimer directement ses sentiments, parce que directement on n'y arrive pas. On en dit bien plus avec les images. Dans ce ce cas, Lan-ying, qu'as-tu voulu dire avec ta broderie?...
Pour l'instant je vois ceci. Il y a l'orchidée; je n'oublie pas qu'elle est ton nom. Il y a la fleur et le poisson, il y a l'eau qui les unit tout autant qu'elle les sépare.
Se rejoindront-ils jamais? Pourront-ils jamais faire corps? Et la fleur de lotus, quelle est-elle? Elle se tient plus loin, pure grâce, avec son reflet dans l'eau, aussi transparent et inaccessible que la lune.
Est-elle ton corps, ou plutôt ton âme? Que signifie-t-elle? Veux-tu, par là, évoquer la sentence bouddhiste "il suffit de se retourner pour aborder l'autre rive"? Que signifie au fond cette sentence? Nous sommes sur cette rive; quelle est notre autre rive?...
Tu sens qu'il y a deux fleurs en toi, orchidée et lotus, qu'il y a le poisson voguant au milieu, plein de rêves et de désirs, de nostalgies de la transparence aussi..."

mercredi 10 septembre 2008

de Paul Eluard à François Cheng

Pendant des années Nusch a accompagné Paul Eluard avant de disparaître brutalement. Dans les mois qui suivirent, il écrivit ce recueil: "le temps déborde" où figure ce vers: "Mon amour si léger prend le poids d'un supplice"
Et puis quelques années plus tard il rencontra Dominique et publia en 1951 "le Phénix" qui contient ses derniers poèmes d'amour dont celui-ci (pour lequel, honte à moi, je me suis aperçue le 15 septembre que je l'avais déjà publié sur ce blog le 26 août, une sorte de billet/main tendue à une personne qui doutait d'elle)
et un sourire
La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l’affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée

Il y a toujours un rêve qui veille

Désir à combler faim à satisfaire

Un cœur généreux

Une main tendue une main ouverte

Des yeux attentifs

Une vie la vie à se partager

Un autre homme a célébré l'amour, la vie via ses textes mais aussi ses poèmes: François Cheng. De lui, de ses livres, je reparlerai un jour. Pour le moment, j'ai juste envie de citer deux de ses poèmes extraits de "à l'orient de tout" .
Le premier renvoie au chemin que j'hésitais à prendre hier.
Tu es pagode qui élève
Et tu es pont qui relie
Tu es banc qui repose
Tu es butoir sur quoi nous butons
Et nous trébuchons
Et nous avançons
Sur nos routes
N'es-tu justement
La borne
Nous indiquant sans fin
Toujours d'ici,
Toujours plus loin
L'horizon
Quant à l'autre poème... Sait on jamais ce que l'on retient des vers d'un poème...
Il fait bon sur la margelle
S'assoir quand arrive le soir
La pierre est tiède encore et fraîche
L'ombre - avant de puiser l'eau
Il fait bon sur une margelle
Aux tièdes mousses s'attarder
Uni à la fraîcheur de l'ombre
Comtempler le dernier rayon
Du couchant qui tisse en images
- avec les aiguilles des pins
Sa brève légende dorée

by Ch. Béchir

mardi 9 septembre 2008

Quel chemin prendre

Parfois après une photo, un texte, il est difficile de choisir le chemin que l'on va continuer à suivre...
... continuer à partir de Paul Eluard sur François Cheng, revenir sur cette série autour du noir et blanc ou bien encore...
... car il y aurait tant de choses à dire, à écrire, à partager.
Alors attendre...
Même les chemins les plus étroits mènent quelque part.

lundi 8 septembre 2008

de Aragon à Eluard

La vision qu'avait Charles Baudelaire de son chat m'a fait me rappeler cette chanson de Jean Ferrat (qui a été semble-t-il reprise par les Enfoirés): "Aimer à perdre la raison". Car si Baudelaire commençait par une vision très sensuelle de son chat, il concluait avec le côté potentiellement dangereux de ce dernier lorsqu'il évoquait la femme aimée et parlait du regard qui "... coupe et fend comme un dard" et d'un air subtil, d'un dangereux parfum qui nagent autour du corps brun.

Et pourtant que cette chanson de Jean Ferrat, dont il est bien difficile de retrouver le texte du poème original, et même son emplacement exact dans l'oeuvre de Louis Aragon (a priori dans "Le fou d'Elsa" chapitre: chants du Medjnoûn) semble belle.

http://www.youtube.com/watch?v=TdRZL_Q3ujs

Belle mais triste car la relisant une fois de plus je m'aperçois que si je peux accepter que via l'Autre on puisse appréhender la douleur du monde:

La faim, la fatigue et le froid Toutes les misères du monde C'est par mon amour que j'y crois

il semble difficile de pouvoir accepter que l'espace et le temps ne se mesurent que via cet Autre :

A n'avoir que toi d'horizon Et ne connaître de saisons Que par la douleur du partir

alors qu'ils devraient au contraire s'ouvrir, un peu comme le suggèrent ces vers de Paul Eluard tirés du recueil "le temps déborde" "

Nous n'irons pas au but, un par un, mais deux . Nous connaissant par deux, nous nous connaîtrons tous. Nous nous aimerons tous et nos enfants riront De la légende noire où pleure un solitaire."

Post-Scriptum de Sido

Je n'ai aucun recueil de poésie de Louis Aragon, et le texte ci-dessus ne figure dans aucune des anthologies que j'ai, alors lorsque Sido a déposé ce commentaire, il m'a semblé intéressant que même ceux qui ne déposent pas de commentaires ou ne lisent pas ceux des autres puissent avoir connaissance de ces informations qui donnent un tout autre éclairage au texte. Sido a écrit: "Le poème d'Aragon "La croix pour l'ombre", ayant été amputé de ces trois premières strophes dans la chanson, perd une bonne partie de son sens, sens que le titre et le recueil dans lequel il est inséré évoque : l'amour qui fait perdre la raison n'est pas l'amour( Aragon dira " Le malheur d'aimer" )! Les gens heureux n’ont pas d’histoire C’est du moins ce que l’on prétend Le blé que l’on jette au blutoir Les boeufs qu’on mène à l’abattoir Ne peuvent pas en dire autant Les gens heureux n’ont pas d’histoire C’est le bonheur des meurtriers Que les morts jamais ne dérangent Il y a fort à parier Qu’on ne les entend pas crier Ils dorment en riant aux anges C’est le bonheur des meurtriers Amour est bonheur d’autre sorte Il tremble l’hiver et l’été Toujours la main dans une porte Le coeur comme une feuille morte Et les lèvres ensanglantées Amour est bonheur d’autre sorte.

dimanche 7 septembre 2008

problème technique...

Autrefois quand il y avait des problèmes de transmission à l'ORTF on avait le droit d'abord à une horloge en plan fixe et puis après, les jours fastes, à un interlude. Vous vous rappelez, le p'tit train avec le rébus... Et bien là suite au dépôt d'une vidéo il semblerait bien que l'on s'oriente vers quelque chose qui y ressemble, mais sans l'horloge, ni l'interlude :-) puisque lorsque je demande l'affichage de ce message je tombe désormais sur un écran noir... dont je ne sais en rédigeant ceci s'il sera lisible. Que disait-il déjà ce chanteur? "Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir..." Après? Je ne sais plus. Apparemment j'ai quand même pu déposer ceci. Mais désolée ce problème trop complexe pour le moment, même un dimanche, donc "...un chat..." ne passera pas parmi les livres, il est parti en balade :-) et le vrai message du jour attendra... A moins que... à moins que je n'interprète ceci comme un signe qu'il n'est pas souhaitable de le publier et que je change d'orientation et en dépose un autre en utilisant quelque chemin de traverse...

...résolu :-)

... en faisant du ménage au niveau de l'historique des fichiers Internet temporaires... Et oui, même dans le monde virtuel il faut faire de temps en temps du ménage. Quel aspect peuvent bien avoir les moutons "internetiens"? Ressemblent-ils à ceux du ciel ?

ou bien alors à ceux de Saint-Exupéry? Tant qu'à choisir, je préfère ceux de l'Ancien... même si je ne suis pas certaine que notre monde actuel lui aurait plu.

Oui j'aime surtout le dernier mouton qu'il a dessiné, le seul qui ait trouvé grâce aux yeux du Petit Prince ,celui-là, dans la boîte, regardez bien ...

"... je fus bien surpris de voir s'illuminer le visage de mon jeune juge:

- C'est tout à fait comme ça que je le voulais! Crois-tu qu'il faille beaucoup d'herbe à ce mouton?

- Pourquoi?

- Parce que chez moi c'est tout petit...

- ça suffira sûrement. Je t'ai donné un tout petit mouton.

Il pencha la tête vers le dessin:

- Pas si petit que ça... Tiens! Il s'est endormi..."

samedi 6 septembre 2008

... et des amoureux des chats

Le chat

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux;

Retiens les griffes de ta patte,

Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,

Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir

Ta tête et ton dos élastique,

Et que ma main s'enivre du plaisir

de palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,

Comme le tien, aimable bête,

Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,

Un air subtil, un dangereux parfum

Nagent autour de son corps brun.

Charles Baudelaire Les fleurs du Mal