jeudi 18 septembre 2008
instantanés d'un fort lointain voyage (3)
mercredi 17 septembre 2008
instantanés d'un fort lointain voyage (2)
Non je ne dirai pas pour le moment de quel musée, parce que auparavant je souhaite rechercher sur le net de la documentation compte tenu du fait que dans ce musée, encore plus que dans d'autres, il est exclu de faire des photos des ou plutôt de l'oeuvre exposée.
A l'accueil, la caissière conseillait d'aller visiter le cloître accolé au fond du bâtiment.
Aimant déjà en temps normal les cloîtres et ayant lu la veille un billet de Maria-D auquel elle avait joint une série de photos de cloîtres, je ne pouvais faire moins que de le visiter et le photographier... Une sorte d'écho comme cela arrive souvent entre blogeurs qui, de site en site, tissent une étonnante toile qui nous relie les uns aux autres.
Et puisque ce blog est centré autour des sensations: je précise qu'il régnait entre les murs une grande sérénité. Peut-être parce que à cette heure de la pause méridienne j'étais le seule visiteuse présente que ce soit dans cette salle...
... ou le petit cloître attenant.
Il ne restait alors qu'à m'assoir sur l'une des pierres et, dans la tiédeur du soleil de midi de ce presqu'automne, laisser courir le regard sur ces vieilles pierres et la végétation en partie laissée sauvage.
mardi 16 septembre 2008
instantanés d'un fort lointain voyage (1)
Ce touriste avait trouvé la bonne place où je me serais bien arrêtée pour déguster le Koui(g)n Aman(n) que j'ai acheté un peu plus tard ...
Plus tard, tout comme je déposerai les autres photos et commentaires de ces "vacances au pays"
lundi 15 septembre 2008
sur la route...

samedi 13 septembre 2008
le chat et le soleil
vendredi 12 septembre 2008
Avec Tahar Ben Jelloun...quand les mots venus du sud m'enchantent
Tahar Ben Jelloun, même s'il ne fait pas partie comme François Cheng de l'Académie française, maîtrise lui aussi fort bien la langue française.
Je n'ai pas encore lu "la plus haute des solitudes" qui l'a fait connaître, ni même "le racisme expliqué à ma fille", mais "l'enfant de sable" ainsi que sa suite qui a reçu le prix Goucourt: "la nuit sacrée". Et ces deux ouvrages à la langue poétique d'une grande sensualité qui racontent l'histoire de cette femme qui, parce que son père voulait à tout prix un fils, avait vécu comme un homme, m'avaient enchantée.
Je n'avais donc pas hésité un seul instant pour acheter deux recueils de nouvelles: "le premier amour est toujours le dernier" mais aussi "amours sorcières" où plus d'une nouvelle m'a laissée fort pensive après en avoir tourné la dernière page.
Tel était le cas de "homme sous influence" où la dernière phrase de cette nouvelle consacrée aux doutes que connaît un scientifique très européanisé au point d'être appelé par ses amis "le Cartésien" ou "le Françaouis" dit ceci:
"Quant au muezzin, il est devenu un ami, quelqu'un avec qui il aime discuter des relations entre science et religion"
Mais d'autres nouvelles m'avaient aussi marquée comme le récit de cette amitié qui unit deux femmes de milieux sociaux fort différents: "Naïma et Habiba" après que l'une d'elle ait découvert qu'elle était atteinte d'une maladie incurable. Ou bien encore "Mabrouk interprète vos rêves" qui voit un écrivain public s'installer comme sorcier parce qu'il a été incapable d'interpréter les rêves assez similaires que trois femmes, qui ne se connaissaient pas, lui ont raconté.
Mais l'ouvrage qui m'a le plus marqué de cet auteur est semble-t-il assez peu connu. Il s'agit de "cette absence aveuglante de lumière"
Le résumé qu'en donne Wikipédia est assez fidèle: L'auteur s'inspire du témoignage d'un prisonnier du bagne marocain de Tazmamart, conjuré d'un attentat mené contre le roi Hassan II en juillet 1971. Il dit sans artifice les épreuves d'un enfermement dans des cellules où nulle lumière ne parvient, où la station debout est impossible, les humiliations quotidiennes, le délabrement de l'être, et la résistance par la spiritualité, mêlant poésie et imaginaire.
Dans ce livre, j'ai retrouvé les mêmes interrogations qu'à la lecture de livres tels que "si c'est un homme" de Primo Levi ou "le mort qu'il faut" de Jorge Semprun:
- comment survivre dans des conditions extrêmes où tout est fait pour tuer toute humanité en vous,
- comment les mots et la poésie peuvent aider à vivre dans de tels lieux, que ce soit les mots de Dante dans "l'enfer" pour Primo Levi, ou ceux de Rimbaud pour Semprun.
- et comment vivre ensuite sans avoir de rancune ou de colère.
Du livre de Tahar Ben Jelloun je garde des images très fortes comme celle de ces hommes dont la souffrance est devenue telle qu'ils en arrivent à souhaiter la mort de l'un d'entre eux pour pouvoir pendant quelques minutes pouvoir sortir des cellules/tombeaux où ils sont enfermés... du moins jusqu'au moment où les gardiens qui ont compris cela décident d'organiser les enterrements de nuit.
Et tout à la fin du livre, ce que "dit" ce prisonnier qui, alors que beaucoup de ses compagnons d'infortune sont morts en captivité, ressort à jamais brisé physiquement de ces années d'enfermement. Il n'en veut pas ni à celui qui l'a fait enfermé là, ni à ceux qui l'ont gardé emprisonné en se moquant fort bien des tortures qu'ils lui infligeait.
jeudi 11 septembre 2008
François Cheng ou quand l'Orient rencontre l'Occident
Du premier livre, le Net nous dit en résumé ceci: Au cours d'un voyage en Chine, l'écrivain retrouve un peintre nommé Tianyi, qu'il avait connu auparavant. Celui-ci remet ses confessions écrites à l'auteur. Tianyi a vécu l'avant-guerre dans une Chine imprégnée de traditions. Puis il a vécu en Occident, où il a connu la misère et découvert une nouvelle vision de la vie et de l'art. Il revient ensuite dans son pays, soumis aux bouleversements de la révolution. Il tente de retrouver des êtres qui lui sont chers. Mais la vie les emmènera tous dans des tourmentes...
Du second livre, je garde plus de souvenirs, sans doute parce qu'il m'a fallu deux lectures pour comprendre puis accepter pourquoi ce jeune musicien devenu bagnard à cause d'une femme entrevue lors d'un spectacle (mais promise à un autre), puis qui moine/médecin ramène cette femme (entretemps mariée à un homme puissant mais brutal) du monde des morts où l'a envoyé son époux avant de s'exiler (pardon... s'isoler) l'un et l'autre, chacun dans un monastère, et ne se retrouver (quoique...) qu'au moment de leur morts respectives.
Pourront-ils jamais faire corps? Et la fleur de lotus, quelle est-elle? Elle se tient plus loin, pure grâce, avec son reflet dans l'eau, aussi transparent et inaccessible que la lune.
Est-elle ton corps, ou plutôt ton âme? Que signifie-t-elle? Veux-tu, par là, évoquer la sentence bouddhiste "il suffit de se retourner pour aborder l'autre rive"? Que signifie au fond cette sentence? Nous sommes sur cette rive; quelle est notre autre rive?...mercredi 10 septembre 2008
de Paul Eluard à François Cheng
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un cœur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie la vie à se partager
Sur nos routes
by Ch. Béchir
mardi 9 septembre 2008
Quel chemin prendre
lundi 8 septembre 2008
de Aragon à Eluard
Et pourtant que cette chanson de Jean Ferrat, dont il est bien difficile de retrouver le texte du poème original, et même son emplacement exact dans l'oeuvre de Louis Aragon (a priori dans "Le fou d'Elsa" chapitre: chants du Medjnoûn) semble belle.
http://www.youtube.com/watch?v=TdRZL_Q3ujs
Belle mais triste car la relisant une fois de plus je m'aperçois que si je peux accepter que via l'Autre on puisse appréhender la douleur du monde:
La faim, la fatigue et le froid Toutes les misères du monde C'est par mon amour que j'y crois
il semble difficile de pouvoir accepter que l'espace et le temps ne se mesurent que via cet Autre :
A n'avoir que toi d'horizon Et ne connaître de saisons Que par la douleur du partir
alors qu'ils devraient au contraire s'ouvrir, un peu comme le suggèrent ces vers de Paul Eluard tirés du recueil "le temps déborde" "
Nous n'irons pas au but, un par un, mais deux . Nous connaissant par deux, nous nous connaîtrons tous. Nous nous aimerons tous et nos enfants riront De la légende noire où pleure un solitaire."
Post-Scriptum de Sido
dimanche 7 septembre 2008
problème technique...
...résolu :-)
ou bien alors à ceux de Saint-Exupéry?
Tant qu'à choisir, je préfère ceux de l'Ancien... même si je ne suis pas certaine que notre monde actuel lui aurait plu.
Oui j'aime surtout le dernier mouton qu'il a dessiné, le seul qui ait trouvé grâce aux yeux du Petit Prince ,celui-là, dans la boîte, regardez bien ...
"... je fus bien surpris de voir s'illuminer le visage de mon jeune juge:
- C'est tout à fait comme ça que je le voulais! Crois-tu qu'il faille beaucoup d'herbe à ce mouton?
- Pourquoi?
- Parce que chez moi c'est tout petit...
- ça suffira sûrement. Je t'ai donné un tout petit mouton.Il pencha la tête vers le dessin:
- Pas si petit que ça... Tiens! Il s'est endormi..."
samedi 6 septembre 2008
... et des amoureux des chats
Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Et que ma main s'enivre du plaisir
de palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête,Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.
Charles Baudelaire Les fleurs du Mal







