samedi 12 novembre 2022

Insomnie?…

 Insomnie oui car selon l’expression que j’utilise habituellement : « j’ai loupé le coche ». D’autres écriraient « j’ai loupé le train » ou « Morphée m’a oubliée ». En clair, j’ai bien éteint mais rallumé assez vite après avoir commencé à « ruminer » . De continuer les coloriages que je fais souvent le soir avant de m’endormir n’a été d’aucune utiliser contre les idées sombres. 

En fait tout à dû commencer quand le PC a commencé à déconner. Ou plus exactement recommencé à déconner. Un souci d’alimentation électrique. Un peu comme moi? Il bascule d’office sur la batterie alors même qu’il est branché sur secteur. Jusqu’à quand va t il tenir? Un peu comme moi qui ronronne à l’habitude en accumulant des activités sans intérêt pour oublier ou plutôt éviter de penser. 

Pessimiste dit gentiment M. mon compagnon. En fait il est en deçà de la réalité. Je pense être un peu plus que déprimée mais pour le moment je « donne le change » en n’étant pas encore au fond du trou. Juste sur la pente descendante, bien savonnée avec le cortège d’angoisse. Pardon, d’angoisseS. Il y a eu… et il y a encore car selon les moments d’autres la précédent… ou coexistent en même temps: le climat, la sécheresse, le temps qui passe, la mort, la solitude, la crainte de lasser mon compagnon avec mon pessimisme, celle de le perdre tout simplement (même si statistiquement avec 12 ans d’écart je devrais le précéder) 

La différence d’âge, c’est  une chose dont parlait parfois ma mère en évoquant les 2 années de plus qu’elle avait par rapport à mon père « les femmes vivent plus longtemps alors j’en ai pris un plus jeune pour rester seule moins longtemps ». Perdu Maman! Tu nous a quittés en 2008, à l’âge de 86 ans. Il est parti en 2015, à l’âge de 91 ans, 7 ans après toi. 

A donc… je rumine. Et épuise l’un après l’autre les trucs qui en temps normal m’aident à retrouver un peu de sérénité et le sommeil avant d’aller chercher LE pense-bête : le papier avec les mots de passe pour écrire ceci… avant de nouveau éteindre. Et qui sait…

samedi 6 août 2022

100

 100… c’est le chiffre du jour

100 c’est surtout le nombre de commune où il n’y a plus d’eau. Dans la presse c’est 100 communes privées d’eau potable. Mais la réalité est beaucoup plus grave. C’est 100 communes sans plus aucune eau à arriver dans les canalisations. 

Plus d’eau pour boire donc … mais ce type de situation est connue. Même si c’est en général rare et limite dans le temps. Il y a de l’eau, mais elle est impropre à la consommation. Alors en France (et dans les autres pays européens et plus généralement occidentaux) l’Etat via le préfet y remédie via des distributions de bouteilles d’eau. 

Mais là c’est plus d’eau du tout. Plus d’eau pour boire, pour préparer les repas, pour se laver, pour laver son linge, … et se servir des sanitaires. Presque le point le plus difficile à gérer. 

Une situation que j’ai très brièvement connue lorsqu’il a fallu changer le circuit d’eau qui avait une fuite. Avec un peu d’organisation et parce que ça avait été bref dans le temps ça c’était assez bien passé. 

Mais là ça va concerner des milliers et des milliers de personnes. Et ça va être le bordel dès que les gens, dont beaucoup sont en vacances, vont prendre conscience de la gravité de la situation… ça va être le rush sur les bouteilles d’eau. Moi même j’ai d’ores et déjà évoqué la chose avec mon compagnon. Sauf que quelques bouteilles ne suffiront pas quand on sait qu’actuellement un nantais utilise en moyenne 120 litres d’eau par jour. 

Et même si on différait nos douches & Co, nos lessives etc… et apprenions à vivre sobrement comme les font depuis des années les habitants de certains pays il faut penser à l’agriculture et à l’élevage qui ne pourront pas tenir longtemps. Même si ça sera plus étalé dans le temps. Idem les entreprises qui ont besoin d’eau pour tourner. Et parmi celles ci il y à EDF et ses centrales nucléaires qui vont devoir être mises au ralenti. 

Alors j’ai peur. Très très peur. Je grelotte d’angoisse tout en ayant envie de hurler contre les gens qui dehors rient, plaisantent, font la fête… on est sur un volcan. Et ils s’en foutent 

lundi 1 août 2022

33 ans aujourd’hui


Il y a 33 ans, il faisait déjà chaud. Son père et moi étions loin, très loin de penser que 33 ans plus tard il passerait sa journée d’anniversaire seul, loin de son fils, de sa famille et ses anciens amis, à des milliers de kms de nous. Un départ qui fut long à mettre en place car c’est durant l’été 2019 qu’il avait évoqué ce projet de partir en Inde, faute de pouvoir le faire dans d’autres pays d’extrême-orient avec lesquels il se sentait plus d’affinités. 

Et il y a un an, il faisait chaud aussi lorsque, lors d’un repas en tête à tête, il avait partagé une partie des doutes et inquiétudes qu’il avait vécu en apprenant qu’il allait être papa alors qu’il n’envisageait pas du tout de vivre avec la mère de l’enfant à venir. On avait aussi parlé de notre planète qui, entre guerres et réchauffement climatique flambe. 

Que sera notre monde quand son fils atteindra son âge… lui aura 66 ans. Moi, sur le papier , j’aurai 97 ans et il est fort probable (et même souhaitable) que je serai redevenu une poussière d’atomes.

jeudi 28 juillet 2022

64 & les « non-dits dits »

 Avec la « Lionne ascendant Taureau… » il y a cette référence l’ astrologie. En écrivant cette phrase hier matin je n’ai pu m’empêcher de repenser à deux internautes : à  S. de Lyon qui m’avait lancé « l’astrologie, c’est de la merde en boîte » et à J-C qui n’avait pas été aussi brutal dans sa formulation mais dont le regard et d’autres propos au sujet de certaines « croyances » m’avaient fait comprendre le peu d’estime plus que de mépris qu’il avait au sujet de cette dernière. En fait, j’y crois et je ne m’y réfère qu’en cas de période de doute, lorsque, pour me rassurer, je cherche à comprendre passé et présent… et aimerait connaître l’avenir et m’y préparer. Mais quand j’y réfléchis plus de 2 secondes, je ne peux raisonnablement que constater qu’il est impossible que des planète lointaines puissent influencer la vie de personnes nées à quelques minutes d’écart et proches géographiquement les unes des autres. 

Les « commentaires » de mes enfants avec cette comparaison aux microprocesseurs ou l’utilisation de l’expression « Madre » m’ont renvoyée à ce triste constat fait récemment : dans la famille on est plus à l’aise pour lancer des piques que faire des compliments. Et ça va même plus loin, on ne peut souvent s’empêcher de prêter d’étranges intentions à celui qui félicite : il se fiche de moi ou il veut me demander quelque chose? Ce vilain trait de caractère je sais d’où il vient: de mes parents, si critiques -dans le mauvais sens du terme- vis à vis des autres, fut ce leurs propres enfants. De me dire qu’ils ne faisaient ainsi que reproduire l’attitude de leurs propres parents à leur sujet ne me console pas. Seule lueur d’espoir avec mes enfants, ils en ont conscience et, via les rencontres qu’ils ont pu faire dans le cercle familial et en dehors de celui ci, ils ont su évoluer.

mercredi 27 juillet 2022

64

 64 ans depuis quelques heures  … enfin oui et non. 

Non si on se réfère à mon acte de naissance : 15 heures. Oui si on se réfère à la mémoire de ma mère qui m’avait dit que j’étais née en pleine nuit, après un orage. Mais 15 heures, c’est en pleine journée, et j’aime beaucoup l’idée de l’orage qui libère des tensions, tout comme elle a dû se sentir libérée après cette naissance alors que cette grossesse avait été si difficile pour elle. Et puis je me suis toujours sentie plus « Lionne ascendant Taureau » que « Lionne ascendant Scorpion ». Alors dans ma tête, je suis née à 15, 15 pour 15mn après minuit et non 15h00 de l’après-midi. Et donc en écrivant ceci j’ai d’ores et déjà 64 ans. 

64… un chiffre important selon mon fils qui vient d’envoyer un WhasApp depuis l’Inde où il vit désormais. « 64 est un chiffre important en informatique, c’est une puissance de 2 et donc particulièrement important pour les microprocesseurs ». Étrange compliment … un peu comme cette expression utilisée par ma fille aînée en parlant de moi, celle de « la Madre ». 

Et au delà de ces quelques mots écrits nuitamment en profitant (?) d’une insomnie plein de dits et de non-dits, sur lesquels je reviendrai plus tard… ou pas. En attendant je vais essayer de me rendormir.

mercredi 25 mai 2022

En thérapie ?

 Ça y est, j’ai fini de regarder le dernier épisode de la saison 2. Elle m’a plus touchée que la saison 1. Peut-être parce que j’ai plus accroché à l’histoire de certains personnages ou du moins que leurs histoires ont davantage trouvé un écho dans ma propre histoire. Peut-être aussi parce que dans la 1ere saison, certains patients m’agaçaient: par exemple ce couple qui oscillait sans cesse entre « je t’aime / je te déteste » ou cette femme urgentiste qui fonctionnait en mode séduction, du thérapeute, du flic…

Là il n’y a qu’avec le jeune Robin que c’est moins « passé » même si, en réfléchissant bien, sa difficulté à trouver sa place au collège ainsi que le harcèlement dont il faisait l’objet viennent de faire remonter en surface de vilains souvenirs : la dernière colo où je suis allée juste avant de rentrer au lycée et les 1eres semaines dans un centre de formation pour devenir fonctionnaire… 

Avec Inès… qui découvre sur le tard qu’elle a été élevée par sa grand-mère car sa propre mère qui souffrait d’une dépression postpartum était repartie un an dans son pays natal … comment ne pas penser aux mois que j’ai passé en nourrice, loin de mes parents et de mes sœurs (beaucoup plus âgées que moi) avant de revenir auprès de ma famille et notamment qui ne m’avait jamais caché qu’elle n’avait pas été ravie de récupérer un bébé qui portait encore des couches. Pas surprenant qu’à l’âge adulte et même encore maintenant j’ai autant de mal à avoir des liens avec la famille 

Avec Lydia … grande sœur d’un frère autiste (qui fait aussi des crises d’épilepsie) et qui refuse de soigner un cancer pour ne pas être une charge de plus pour ses parents, j’ai retrouvé ce cas de figure de l’enfant qui doit s’oublier car seul compte celui qui a toujours des soucis dont il se plaint. Je me suis alors rappelé de plein de choses que j’avais tues, cachées pour éviter que mes parents, plein de préjugés, ne se mêlent de mes affaires comme ils l’avaient fait avec d’une sœur aînée. D’abord ado avec des soucis scolaires quand j’étais une enfant qui apprenait sans souci. Puis jeune mère de famille qui ne se résolvait pas à quitter un mari pervers narcissique quand ado je découvrais, seule (car aucune de mes très rares amies de primaire/collège/lycée ne m’avaient suivie au collège/lycée/fac) que je n’étais pas une si bonne élève que ça… 

Avec Alain… tyran dans sa vie privée comme professionnelle qui craque après le suicide d’une employée et découvre qu’il a toujours essayé d’égaler, pour les autres, un frère ou un ami très brillant morts prématurément … j’ai retrouvé le poids du souvenir des morts. Dur, dur de naître après un bébé mort au bout de 3 jours, une grossesse extra-utérine et dans un contexte où le cancer a fait disparaître en quelques années plusieurs membres de la famille proche…et qui me fait parfois dire « Lionne du 27 juillet née sous le signe du cancer.

J’allais oublier Philippe, le thérapeute. Pardon: thérapeute mais aussi patient dans le cadre de ses relations avec son superviseur. De lui je retiens plusieurs choses: sa manière d’être vraiment à l’écoute une fois qu’il a prononcé le « je vous écoute » (sachant qu’il est aussi attentif aux silences, aux moindres réactions de ses patients…) mais cette autre phrase fétiche « vos mots et votre manière de raconter sont aussi importants que ce que vous racontez »

vendredi 14 janvier 2022

Passe-temps

Au fil des années j’ai cultivé l’art d’avoir des passe-temps qui occupaient l’esprit et empêchaient de réfléchir aux sujets qui mettent mal à l’aise.

Mariée et avant d’avoir des enfants je me rappelle avoir, lors des week-ends et profitant de l’absence de Monsieur parti faire en solo du sport, passé des matinées entières à bouquiner dans le lit avant de me précipiter pour faire quelques taches ménagères avant son retour. C’était de merveilleux moments d’évasion.

Plus tard, beaucoup plus tard car les enfants en bas âge laissent peu de temps libre aux mères de familles, surtout quand il s’avère au fil des années que la répartition des corvées que peuvent être courses, ménage, lessive devient de plus en plus inéquitable entre les parents…donc plus tard il a eu  la broderie au point de croix (je gardais de trop mauvais souvenirs de la broderie au demi point) et les mots croisés ou fléchés
Les premières broderies ont été consacrées aux enfants, lorsque j’étais enceinte du second enfant j’ai réalisé un coussin classique avec deux chats pour l’ainée… lors de la 3eme grossesse ça a été un coussin en forme de chat avec un chat européen roux… Et le 3eme a aussi eu sa broderie, juste pour le plaisir: un tableau avec un chaton endormi au milieu de pelotes de laine. Plus tard ce sont plus des motifs floraux qui ont eu ma préférence. Il doit même rester quelque part un début de broderie avec un brin de lavande.

Les mots fléchés sont venus plus tard, avec une préférence pour les grilles faciles de certains revues. Le père de mes enfants m’avait même offert au moins 2 livres dont un réalisé par Georges Pérec. Si l’intention était fort louable, il aurait dû toutefois se renseigner davantage sur l’auteur car ces mots fléchés étaient loin d’être simples. Du coup il n’y a que peu de grilles que j’ai complétées mais j’ai gardé les ouvrages car un cadeau ne se jette pas. J’ai recommencé à faire des grilles, celles du journal gratuit "20 minutes" il y a quelques années avec ma dernière et désormais c'est avec mon compagnon : un mot pour l’un, un mot pour l’autre… 

Désormais, ayant un iPad à ma disposition, il y a quelques applications qui m’occupent beaucoup, au point que je n'exclus pas qu'elles soient devenues un tantinet addictives. Il y a d’abord eu les puzzles. Une sorte de retour en arrière car durant mon adolescence et jusqu'à mes premières années de mariage j'ai réalisé pas mal de puzzles dont une reproduction du "déjeuner des canotiers". 

Et puis j'ai découver tles coloriages. il est facile d’y passer des heures en oubliant tout le reste. ça permet d’atteindre une certaine sérénité en ne pensant pas/plus pendant un certain temps aux choses qui tracassent… et dieu sait si elles peuvent être nombreuses avec les personnes d’un naturel anxieux…Mais est ce vraiment une bonne chose? Qu’en reste t il au final de ces activités qui occupent l’esprit: vraiment peu de choses.

mercredi 12 janvier 2022

Insomnie

Insomnie… j’ai failli rajouter «nocturne » avant de me raviser. Une insomnie n’est elle pas ipso facto « nocturne »? Et cette expression ne serait elle pas une … comment dit on déjà « litote» non… «redondance» non… enfin je ne crois pas. Ça commence mal cette reprise de la tenue du blog: à peine commencée il me faut faire des vérifications. 

Pause… « insomnie nocturne » c’est un « pléonasme ».

Et moi en ajoutant cette photo je m’aperçois que j’ai perdu mes réflexes pour insérer des photos. Il faut dire qu’il y a longtemps que je n’ai pas rédigé de billet. En plus cela n’est jamais arrivé en utilisant un mini iPad.

Mais je digresse une fois encore… histoire de différer le moment d’expliquer pourquoi je reprends l'écriture de ce blog.

Donc… insomnie… et ayant terminé les petites choses commencées sur la tablette comme par exemple le coloriage ci contre  ou cet autre, ci dessous, réalisé via une autre application installée sur la tablette, j’ai décidé de faire le saut et reprendre ce blog là où je l’avais laissé, il y a quelques années de cela, après le décès de mon père … enfin presque car après il y a eu quelques articles, parus à des dates totalement décalées de la réalité.

Entre les débuts sur ce blog, en mai 2008 et maintenant il s’est passé tellement de choses. 

En très résumé: en commençant à écrire ici je voulais surtout échanger avec un internaute, C. qui m’avait fait prendre conscience à compter de mai 2006 à quel point mon mariage « battait de l’aile » … C’était quelques semaines avant que ma mère décède, en juin 2008, après avoir regretté de ne pas avoir su ou plus exactement pris le temps d’écrire au sujet de ce qu’elle avait vécu.

Quelques années plus tard, via cet internaute que je n’ai jamais rencontré, j’ai fait la connaissance d’un de ses "contacts" qui est, lui, devenu bien plus qu’un ami. C’est d'ailleurs lui qui était à mes côtés lorsqu’en octobre 2015 mon père, à son tour, s’en est allé. Mais il y avait un certain temps déjà que la motivation pour continuer, jour après jour la rédaction du blog, me faisait défaut. Sans doute parce que je n’éprouvais plus le besoin d’écrire. Une longue pause s’est alors instaurée, à peine suspendue lors de l’un des confinements liés au Covid. 

Et puis l’été dernier … après une année 2019 pleine d’interrogations liées en partie au changement climatique (mais qui chez moi n’étaient au final que des interrogations quant au temps qui reste à vivre, sur ma propre fin, sur ce qu’on laisse derrière soi…) et une année 2020 sous le signe du Covid, ses confinements, les gestes barrières et l'éloignement d'avec ceux rencontrés (pour de vrai) via les réseaux sociaux...l’un de mes enfants m’a appris que j’allais être grand-mère. 

Désormais ce n’est pas pour l’enfant à naître que j’écris: 

il vivra probablement loin, sans réels contacts avec sa grand-mère paternelle, avec en plus l'obstacle d'une langue qui ne sera pas la sienne 

ni pour mes propres enfants, ils sont à un âge où, tout comme moi je l'étais au leur, on se préoccupe plus de son quotidien et son futur que du passé de ses parents 

ni même pour mon compagnon. 

Non, c’est juste pour garder une trace des jours qui passent. Ne pas finir ma journée en me disant : «Qu’as tu fait aujourd’hui ? Qu’as tu appris, même si tu sais que d’ici quelques heures, semaines ou au mieux mois tu l’auras oublié? ». Et laisser une trace de mots sur ce support si éphémère qu’est le Net. 

Tiens c’est amusant… je retrouve du coup le titre que j’avais donné à ce blog. Sauf qu’alors je pensais aux papillons qui ne vivent qu’un jour après avoir passé des années à grandir cachés sous terre. Encore un point à vérifier : ce qu’est la vie réelle des éphémères.

mercredi 5 janvier 2022

Reprise?

 



jeudi 2 avril 2020

Musiques du temps du confinement -8- "Old Friends"


Difficile, très difficile était la mission de choisir, au sein du répertoire interprété par ce duo, celle que j'allais mettre en avant,tant il y en a beaucoup que j'aime. Il y avait "bridge over trouble water", "Mrs Robinsons", "Cecilia"... Mais c'est celle-ci que j'ai finalement retenue, et qui plus est non pas dans sa version retrouvailles lors du concert public à Central Park en 1981, mais l'une des 1ères interprétations, comme si tous les 2 répétaient dans une chambre d'étudiants.
Une sorte de paradoxe car il aura fallu des années avant que ce duo connaissent une renommée mondiale en 1966 car mis à part un succès d'estime en 1957 (ils enregistrent alors sous le nom de "Tom & Jerry") il faut attendre, chacun menant de front études et carrière solo (surtout pour Paul Simon)... avant de se séparer en 1970,après 4 années parsemées de fâcheries diverses.... et ne plus se retrouver que de très loin en très loin avant ce fameux concert de 1981 qui a rassemblé plus de 500 000 personnes. Un paradoxe? Quoique...Quoique... car je viens de découvrir qu'en 2003,suite à une tournée aux Etats-Unis et en Europe, ils avaient sorti un double CD-DVD intitulé "Old Friends: Live on Stage"
Non, bel &bien un paradoxe que ce choix car si ils ont rechanté ensemble dans les années 2009/2010, une chose est certaine, même si Art Garfunkel semble avoir résolu ses soucis de cordes vocales apparus en 2010, les 2 hommes qui sont nés tous 2 en 1941, ne rechanteront jamais ensemble.
Old Friends mais au final plus côté âge que réelle amitié vu les fréquentes périodes où les tensions entre eux étaient bel et bien réelles.

mercredi 1 avril 2020

Musiques du temps du confinement -7- Villa-Lobos


Des "Bachianas Brasileiras" (Bachianas brésiliennes?) c'est la partie le plus connue. Elle m'a toujours époustouflée par l'amplitude de voix qu'il suppose chez son interprète, ce que les spécialistes appellent  l'ambitus. Et lorsque je l'écoute, je ne peux m'empêcher de calquer ma respiration la mélodie.
J'ai toujours eu beaucoup de mal à retenir le titre, sans doute parce que je n'ai jamais appris l'espagnol et encore moins le portugais, Villa-Lobo étant Brésilien.
Mais le présent billet m'a incité à faire quelques recherches. J'ai ainsi appris
- que chacune des 9 "bachianas" représente une fusion entre des airs du folklore brésilien (ou des musiques populaires brésiliennes) et le style musical de Jean-Sébastien Bach. C'est pourquoi la plupart des mouvements de chaque suite ont deux titres, l'un emprunté à Bach (Prelúdio, Fuga, etc.), l'autre brésilien (Embolada, O Canto da Nossa Terra, etc.).
- mais aussi que le texte que l'on entend est un poème de Ruth V. Corrêa qui décrit la beauté du ciel le soir
Tarde, uma nuvem rosea lenta e transparente,
Sobre o espaço sonhadora e bela!
Tard, un nuage rose lent et transparent,
Sur l’espace rêveur et beau !



mardi 31 mars 2020

Musiques du temps du confinement -6- La BO de "The Hours"


Christian, un ami suisse avait beaucoup aimé le film, notamment à cause des actrices qui y jouaient. Contrairement à lui, ce n'est pas Nicole Kidman qui a le plus retenu mon attention, ni même Meryl Streep mais la toute jeune Julianne Moore. Et son fils, si sensible, qui comprend à quel point sa mère va mal. Et craint de ne jamais la revoir lorsqu'elle le dépose chez une voisine. Et il avait amplement raison car, alors même qu'elle était enceinte de plusieurs mois, elle s'apprêtait à se suicider... avant d'y renoncer après avoir lu "Mrs Dalloway", ce livre de Virginia Woolf qui sert de fil rouge à 3 histoires de femmes.
Et des années plus tard, en faisant des recherches sur ce film, je tombe sur cet article qui se termine par : "Le temps a beau passer, les heures ont beau s'écouler, il restera toujours l'amour, la haine, la mélancolie et l'espoir. Tout ce qui fait la beauté et l'horreur de la vie."Quant aux musiques de ce film... elles sont toutes si belles, que j'ai opté pour la facilité: partager une version piano qui fait encore mieux ressortir la beauté des mélodies. 

lundi 30 mars 2020

Musiques du temps du confinement -5- "éducation sentimentale"


Plein de souvenirs d'adolescence avec ce disque là...et cette chanson là
Il y a d'abord cette chanson là découverte par une jeune fille lors de ce qui fût ma dernière colonie de vacances. Une très belle voix.
Et puis ça correspondait pleinement à ce que je vivais puisque c'est elle qui, alors que j'étais contente de revoir Eric, mon premier amour rencontré 2 ans auparavant lors d'une autre colonie, m'avait douchée en m'annonçant que
- fréquentant le même collège que lui, elle était "sortie" avec lui
- et que de toute manière c'était un coeur d'artichaut: une petite amie différente chaque année scolaire et une autre durant chaque été!
Dur, dur pour moi qui, en me fiant à ce que vivaient mes grandes soeurs beaucoup plus âgées, croyais que le 1er amour dure toujours.
Et quelques mois après cette colonie, il y a eu Guy-René, ce jeune homme qui fréquentait la même classe de seconde que moi. On échangeait en douce des poèmes, d'abord trouvés dans les livres puis les nôtres. Il m'a fait écouter ce disque -et bien d'autres- chez lui, sans jamais alors oser franchir le pas... car  nos parents "surveillaient". Et puis nos études respectives nous ont séparé: j'étais une littéraire et lui un scientifique, avant qu'on se retrouve en faculté. Nous avons alors enfin franchi le pas...  avant que je le quitte quelques mois plus tard car je ne supportais pas qu'il n'assume pas notre relation: lorsque nous croisions dans les rues ses amis de fac, je ne devais être qu'une simple copine du temps du lycée. Bien des années plus tard, alors que j'étais jeune mariée, je l'ai recroisé dans les rues de ma ville. On s'est reconnu mais aucun de nous n'a fait le moindre geste pour renouer, ne serait ce que le temps de boire un café ensemble.

dimanche 29 mars 2020

Musiques du temps du confinement -4- "to be by your side"


Un très beau souvenir que ce film. Mais il faut dire que bien des années auparavant (c'était durant mes années de fac) j'avais déjà beaucoup aimé "Jonathan Livingston" et puis une vingtaine d'années plus tard, "Microcosmos".
C'est aussi avec cette chanson que j'ai appris, moi qui suis si peu doué pour les langues étrangères,  comment récupérer les paroles de chanson sur le Net mais aussi comment les traduire avec l'aide de sites de traduction...  avant de découvrir, plus tard, quelques sites qui, comme "la coccinelle", utilisent Et surtout, c'est une fort belle chanson d'amour, de ceux où il faut accepter de laisser l'autre libre tout en étant côte à côte

samedi 28 mars 2020

Musiques du temps du confinement -3- Klaus Nomi dans "cold song"


Je ne sais comment j'ai découvert ce morceau. Mais il m'avait fort impressionnée. Et encore plus quand j'avais connu l'histoire de l'interprète et les paroles de cette "chanson".
Par contre je me souviens fort bien de la soirée chez des amis où j'ai fait découvrir cette musique au père de mes enfants, alors grand amateur de Jazz, grâce à la maîtresse de maison, une professeure de musique qui possédait l'un des CD de Klaus Nomi.