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dimanche 10 mars 2019

Dernières BD lues: "Geisha ou le jeu du shamisen" par C. Oerrissin et C. Durieux- T1

Au départ, c'est l'histoire d'une BD achetée par erreur car je croyais que que c'était l'adaptation du roman de Arthur Golden (qui a fait l'objet d'un film). Au final, je suis ravie de cette erreur car c'est une très jolie BD La 1ère chose qui m'a plu, ce sont les dessins très délicats en N&B avec une utilisation d'un beau nuancier de gris comme on en voit sur les dessins au fusain et non, comme c'est habituellement le cas dans les mangas, avec des "hachurés".
L'histoire aussi est touchante, c'est celle d'une petite fille vendue par son père (un ancien samouraï devenu chômeur suite à un accident de travail), à la patronne d'un "okiya"*. Si la jeune fille trouve sa place et accède à l'apprentissage, elle deviendra geisha, sinon il ne lui restera que 2 possibilités: rester servante ou devenir prostituée. En attendant elle se forme, la petite Setsuko que la patronne de l'okiya s'est empressée de renommer Kitsune. Et il s'avère assez vite qu'elle possède un réel don pour la shamisen***.
A noter que lorsque sera venu pour elle le temps de devenir apprentie geisha, elle choisira un tissu qui lui rappellera la longue marche que ses parents et elle avaient accomplie parmi des forêts d'arbres à de kakis ocre d'or afin de se rendre àTokyo.
*
Une okiya (maison de geisha) est l'endroit, au Japon, où logent les geisha le temps de leur contrat  et parfois même après. L’okiya est dirigée par une okāsan (mère) qui s'occupe de ses pensionnaires comme ses propres filles. L’okāsan assure tous les frais de sa jeune apprentie (kimonos, accessoires, effets personnels, etc.) et s'occupe de sa formation  en danse, chant.etc...Un fois devenue geisha l'apprentie commence à rembourse sa dette à l’okiya
** Kitsune: renard
*** instrument de musique traditionnel à cordes pincées, une sorte de luth à long manche

mercredi 28 novembre 2018

Les fenêtres

Les fenêtres nous guettent
Quand notre cœur s'arrête
En croisant Louisette
Pour qui brûlent nos chairs
Les fenêtres rigolent
Quand elles voient la frivole
Qui offre sa corolle
À un clerc de notaire
Les fenêtres sanglotent
Quand à l'aube falote
Un enterrement cahote
Jusqu'au vieux cimetière
Mais les fenêtres froncent
Leurs corniches de bronze
Quand elles voient les ronces
Envahir leur lumière
  Les fenêtres murmurent
Quand tombent en chevelure
Les pluies de la froidure
Qui mouillent les adieux
Les fenêtres chantonnent
Quand se lève à l'automne
Le vent qui abandonne
Les rues aux amoureux
Les fenêtres se taisent
Quand l'hiver les apaise
Et que la neige épaisse
Vient leur fermer les yeux
Mais les fenêtres jacassent
Quand une femme passe
Qui habite l'impasse
Où passent les Messieurs
 
La fenêtre est un œuf
Quand elle est œil-de-bœuf
Qui attend comme un veuf
Au coin d'un escalier
La fenêtre bataille
Quand elle est soupirail
D'où le soldat mitraille
Avant de succomber
Les fenêtres musardent
Quand elles sont mansardes
Et abritent les hardes
D'un poète oublié
Mais les fenêtres gentilles
Se recouvrent de grilles
Si par malheur on crie:
„Vive la liberté“
 
 Les fenêtres surveillent
L'enfant qui s'émerveille
Dans un cercle de vieilles
A faire ses premiers pas
Les fenêtres sourient
Quand quinze ans trop jolis
Ou quinze ans trop grandis
S'offrent un premier repas
Les fenêtres menacent
Les fenêtres grimacent
Quand parfois j'ai l'audace
D'appeler an chat un chat
Les fenêtres me suivent
Me suivent et me poursuivent
Jusqu'à ce que peur s'ensuive
Tout au fond de mes draps
 
 Les fenêtres souvent
Traitent impunément
De voyous des enfants
Qui cherchent qui aimer
Les fenêtres souvent
Soupçonnent ces manants
Qui dorment sur les bancs
Et parlent l'étranger
Les fenêtres souvent
Se ferment en riant
Se ferment en criant
Quand on y va chanter
Ah je n'ose pas penser
Qu'elles servent à voiler
Plus qu'à laisser entrer
La lumière de l'été

Non je préfère penser
Qu'une fenêtre fermée
Ça ne sert qu'à aider
Les amants à s'aimer
Non je préfère penser
Qu'une fenêtre fermée
Ça ne sert qu'à aider
Les amants à s'aimer

jeudi 17 septembre 2015

Guy Béart ne chantera plus "Qu'on est bien"

Encore une voix qui s'est éteinte à jamais, celle de Guy Béart. Une voix que l'on n'entendait plus guère sur les ondes (contrairement à ce qui se passait lorsque j'étais enfant)
Il faut dire que le personnage avait inscrit quelques jolis titres à son palmarès: des chansons qu'il avait interprétés lui même comme "le bal chez Temporel"ou bien encore "L'Eau vive", "Le Grand Chambardement" ou "La Vérité"
Pour compenser le billet d'hier qui était un tantinet mélancolique, c'est avec une chanson plus optimiste que j'ai envie de lui rendre hommage.

Et pour ceux et celles qui comme moi veulent en savoir plus sur le personnage,il y a ça, même si la partie biographique qui ne cite pas beaucoup ses sources, est probablement à relativiser sur certains aspects
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_B%C3%A9art

dimanche 16 août 2015

Il était une fois... 4 poules sur une route

Honte à moi, j'ai eu la flemme de chercher qui était l'auteur du cliché de gauche qui m'en a fait aussitôt penser, à un autre, tout comme beaucoup de personnes qui l'ont vu comme un écho de la mythique pochette du disque "Abbey Road" où l'on voit "4 garçons dans le vent" traverser sagement * un passage piétons, celui situé au croisement de Grove End Road et de Abbey Road. En fait juste en face des studios où le quatuor a enregistré presque toutes les chansons depuis 1962.
Pour en revenir à la photo des 4 poules (de Liver? car Liverpool?) deux titres de cet album me sont venus à l'esprit en les voyant: "Here comes the sun" (à cause de la lumière) et puis aussi "Come together"... Sauf que pour les Beatles, c'était la sortie .
En effet, même si j'ignore quand exactement le cliché a été réalisé, il est probable qu'à ce moment là les 4 ne savaient pas que cet album, enregistré entre février et août 69, serait leur dernier. C'est fin septembre (au moment de la sortie du disque en Angleterre) que John a annoncé qu'il quittait le groupe, ce qui revenait à dissoudre ce dernier, une nouvelle que Paul n'a rendue officielle qu'en avril 70.
* enfin tout est relatif car si, par rapport aux autres chanteurs qui ont décidé d'avoir un look plus en adéquation avec ce presque début des années 70, Paul qui porte un costume très classique est pieds nus et tient à la main une cigarette qui sera supprimée sur les ré-éditions de l'album

samedi 25 juillet 2015

Histoires d'oiseaux

Extrait tiré de "La fille de la femme araignée" de Anne Hillerman
Il faut imaginer le lieutenant Leaphorn, mortellement blessé, sur un lit d'hôpital avec à ses côtés, un ancien collègue, Jim Chee qui a longtemps hésité à rester dans la police car il souhaitait suivre les pas de son oncle et devenir un hataalii* et sa femme, Bernie Manuelito, elle aussi policière.
"Chee commença à psalmodier, d'abord tout bas. le Chant de l'oiseau bleu, celui qui, traditionnellement accueille le lever du jour, celui que les mères enseignent à leurs très jeunes enfants. Bernie chanta également, surprise que sa voix s'associe à ce chant. Ni l'un ni l'autre ne se préoccupaient qu'on puisse les entendre"
à défaut d'avoir trouvé ce chant sur le net...

* Hataalii, ni medecine-ma, ni shaman, il est le dépositaire de procédures destinées à libérer un malade au moyen de prières, chants associées à des peinture de sable. Cette libération est plus que symbolique que médicale car elle vise à aider le malade à retrouver une sérénité morale, seule à même de lui permettre de retrouver le horzo (harmonie avec l'univers)

mardi 30 juin 2015

Eddy Louis a rejoint Claude Nougaro

Que dire de plus? Rien. Juste écouter (ou re-écouter) cette chanson peu connue de Claude Nougaro où un seul musicien l'accompagne: Eddy Louis lui-même.

Et éventuellement lire cet article consacré à cette chanson qui figurait sur l'album de 1971: "Soeur Ame"
http://mobilismobile.free.fr/oeuvres/fiche.php?id=345

mardi 5 mai 2015

Pianoforte et piano... comment les différencier?

Au départ, je voulais juste déposer un morceau de musique avec du piano forte... Et puis j'ai trouvé ça qui explique certes en anglais sous titré ??? grec??? (mais les musiciens avec une oreille musicale n'auront pas besoin de mots), la différence entre les deux instruments

lundi 4 mai 2015

Connaissez-vous... Bartolomeo Cristofori?

Non? Et bien moi non plus, du moins jusqu'à ce matin où, via un doodle, j'ai découvert l'existence de celui que l'on considère comme le père du piano moderne. Avant lui, on connaissait l’épinette, le virginal ou le clavecin qui étaient des instruments à cordes... pincées. Avec lui on passera de l'ère des cordes pincées à celui des cordes...frappées avec d'abord: le clavicorde (qui existait quand même avant lui) puis le pianoforte (dont il est en quelque sorte le papa) et enfin le piano. 
Le clavicorde, héritier du moyenâgeux Tympanon, avait en effet un gros inconvénient: le son qui en sortait était faible, parfois presque inaudible, ce qui rendait l'instrument impossible à intégrer dans un orchestre.

Pour le pianoforte, Bartolomeo  Cristofori (1655-1731) a (ré)inventé 2 mécanismes
- la percussion des cordes au moyen de petits marteaux
- un système (appelé échappement) qui permettait au marteau de retomber après avoir frappé la corde pour la laisser vibrer (au lieu de rester en contact avec celle-ci, ceci à la différence du clavicorde) sans toutefois remonter trop violemment, afin de pouvoir répéter rapidement une même note. 
Date probable d'invention  du 1er pianoforte? Probablement en 1698. D'une diffusion restreinte au départ, son utilisation va aller crescendo avec une amélioration apportée par Johann Gottfried Silbermann:  la pédale forte. Utilisé d'abord par Jean-Sébastien Bach, il "décolle" vraiment avec Mozart qui, dès 1777, abandonne son clavecin et l'intègre à la plupart de ses compositions. Beethoven et Haydn suivront et composeront pour lui les 1ères grandes compositions classiques avant qu'il ne devienne incontournable dans les concertos pour orchestre et... piano.
Et Bartolomeo Cristofori dans tout ça? On connaît au final assez peu de choses de sa vie. Tout juste sait on qu'il a été un facteur de clavecin talentueux, mais dont l'invention n'a eu qu'un succès très limité de son vivant. Il faudra attendre 2015 pour que Google le fasse connaître du grand public via ce fameux doodle du 4 mai, 360 ans après sa naissance

samedi 2 mai 2015

Le chanteur de "Stand By Me" s'en est allé


Avec un peu de retard puisque la nouvelle a été connue le 30 avril, Ben E. King, le chanteur de "Stand by me" est décédé. Je ne reviendrai pas sur l'homme, dont je ne connais pas du tout le répertoire au delà de ce titre, mais sur la chanson qui fait partie de celles que j'ai entendues dans mon enfance et qui me sont restées en mémoire.
"Stand by me" était au départ une chanson religieuse qui vient du chant gospel "Lord Stand By Me" écrit par le révérend Charles Albert Tindley en 1905 et qui a été enregistré pour la 1ère fois en 1916. Il faut attendre 1961 pour que la version de Ben E. King accroche vraiment l'oreille au point de devenir un succès qui fera l'objet de nombreuses reprises, notamment en français*

J'ignore si celles-ci sont fidèles au texte original que voici.
When the night has come and the land is dark and the land is dark
No, I won't be afraid, Oh, I won't be afraid just as long as you stand, stand by me
Quand la nuit est venue et que la terre est sombre et que la lune est la seule lumière que nous voyons
Non, je n'aurai pas peur, oh, je n'aurai pas peur tant que tu restes, tu restes contre moi
So darling, darling, stand by me, oh, stand by me, oh stand, stand by me, stand by me
If the sky that we look upon should tumble and fall or the mountains should crumble in the sea
I won't cry, I won't cry  No, I won't shed a tear Stand by me 
Alors chérie, chérie reste contre moi oh, reste contre moi, oh, reste, reste contre moi, reste contre moi
Si le ciel que nous contemplons devait dégringoler et tomber ou si les montagnes devaient s'écrouler dans la mer
Je ne pleurerai pas, je ne pleurerai pas non, je ne verserai pas une larme tant que tu restes tu restes contre moi
Just as long as you stand by me Whenever you're in trouble won't you stand by me, oh stand by me
A chaque fois que tu es malheureuse pourquoi ne resterai-tu pas contre moi, oh reste contre moi
* Dalida avec "Tu croiras" en 1963 et Johnny Hallyday avec "Reste ici" en 1983

lundi 20 avril 2015

Richard Anthony a pris le dernier train...

... et nous a laissé sur le quai, pour quelques jours, mois ou années, ceux et celles qui avaient découvert ce qui restera peut-être le titre le plus connu de ce chanteur des années 60.

Et pourtant, il aurait pu suivre les conseils de ceux qui l'entouraient et lui disaient "Richard, le rythme est beaucoup trop lent, tu vas casser ton image de rocker". Et oui, à l'époque Richard Anthony marchait sur des traces similaires à celles de Johnny Hallyday.
Seulement voilà, la chanson dont est inspirée "Et j'entends siffler le train..." est inspirée de "500 Miles", un vieux traditionnel américain que Richard connaissait: "Ma mère, anglaise, me chantait cette ballade, "Five Hundred Miles", quand j'étais au berceau ! C'est un air du folklore américain que j'avais dans l'oreille depuis fort longtemps"…
La version de Richard sera l'un des premiers tubes et même slows de l'été 1962. Au point même de perdre une partie de ce à quoi renvoyait aussi la chanson. Pour beaucoup -moi la 1ère jusqu'à aujourd'hui- c'est une chanson sur un couple qui se quitte sur un quai de gare. Mais c'est aussi une référence à tous ces soldats qui, jusqu'en septembre 1962 laissaient derrière eux  parents et amis pour partir vers Marseille, et au delà vers l'Algérie et cette guerre sans nom qu'on appelait alors "les événements". Une guerre dont certains ne reviendraient pas ou alors alors blessés dans leur corps et/ou leur esprit.

mardi 14 avril 2015

Percy Sledge - "When a Man Loves a Woman" a perdu son interprète initial

Percy Sledge, ce chanteur américain de soul dont l'un des morceaux les plus célèbres est "When a Man Loves a Woman" est décédé aujourd'hui. L'occasion de revenir sur ce "tube"

Il figure sur un album du même nom sorti en 1966.
Officiellement "Quand un homme aime une femme" est une chanson écrite par Calvin Lewis et Andrew Wright*. Mais Percy Sledge affirmait de son côté que, suite à une rupture amoureuse, il avait demandé à Lewis et Wright d'interpréter un blues lent sur lequel il avait improvisé des paroles et qu'ayant pu chanter de tout son coeur sur la mélodie il leur aurait permis de garder les droits pour eux seuls. Le titre initial de la chanson aurait d'ailleurs été "Why Did You Leave Me Baby" 
Si tel a été effectivement le cas, vu le succès qu'à eu cette chanson, il serait compréhensible qu'il ait pu avoir quelques regrets de n'être crédité que comme l'un des interprètes de ce succès.
* http://en.wikipedia.org/wiki/When_a_Man_Loves_a_Woman_%28song%29 

lundi 13 avril 2015

Bon anniversaire avec... Jean Michel Jarre

...puisque c'est aujourd'hui le tien... et même si, en 1981, tu n'avais que 11 ans et que ce concert là tu n'as pu l'écouter des années plus tard.

Et pour ceux et celles qui aiment aussi ce compositeur sans avoir ce CD dans leur discothèque, voici un lien vers l'intégrale: https://youtu.be/Ii5WIAbYZms

samedi 4 avril 2015

lundi 16 mars 2015

Ennio Morricone à Nantes!...

... ça ne se rate pas, même si il faut acheter les billets près d'un an à l'avance alors qu'on sait que "Il Maestro" a connu 86 printemps!

Il était donc là et son* concert a été une fabuleuse occasion de re-balayer des oeuvres très connues comme le thème principal du film "Le Professionnel", des mélodies de films de Sergio Leone.... ou moins connues comme "La bataille d'Alger" dont voici un extrait

Pour le plaisir... et dans l'hypothèse où il* passerait dans votre ville, voici le programme 2015
- 1ère partie: 
"les intouchables", "Il était une fois en Amérique" "1900" puis "H2S" (?) "le clan des Siciliens" "Love Circle"(?) et "Maddalena" (?) et enfin: "Le bon, la brute et le truand" et "il était une fois dans l'Ouest" 
- 2ème partie "le Professionnel", "Cinema Paradiso"et "Malena" (?) puis "the end of a myster"(?) "la bataille d'Alger",  "Sacco & Vanzetti" , "la classe ouvrière va au Paradis" "Quemada"(?) et enfin "Mission"
dont un certain nombre de thèmes ont été repris lors d'un long bis... En fait les nantais ont eu le plaisir de voir remonter sur l'estrade au moins 3 fois le chef d'orchestre! Chapeau bas Monsieur  
* accompagné de 85 musiciens d'orchestre et de 75 solistes dont une soprano d'origine suédoise: Susanna Rigacci

dimanche 22 février 2015

"Que reste-t-il de nos amours..."

Souvenirs, souvenirs... le film vu hier a été l'occasion d'entendre une version modernisée de cette chanson pleine de nostalgie

Et c'est vrai qu'elle colle bien au film rempli de souvenirs:
- ceux de la vieille Dame qui retourne à Etretat qu'elle avait quitté brutalement enfant...
- ceux de son fils qui se retrouve enfin les mots pour retrouver le chemin de celle qui a été sa femme pendant tant d'années
- ceux à venir de son petit fils qui cherche et trouve l'âme-soeur quand il n'y croit plus, dans cette ville où il n'aurait jamais du venir

lundi 16 février 2015

Prendre le métro avec Serge Gainsbourg

Quelle meilleure transition vers un autre billet que cette chanson

A noter que dans le métro parisien, les poinçonneurs ont été progressivement remplacés entre 1969 et 1973

samedi 14 février 2015

Deux chansons pour la St Valentin

En avant les petits coeurs, les bouquets de fleurs, les chocolats et les bisous... enfin tout ces machins qui énervent les célibataires ainsi que ceux et celles qui voient acheter les deux choses mentionnées ci dessus, histoire pour les acheteurs de se donner bonne conscience alors qu'au fond d'eux même les autres jours de l'année, c'est éventuellement à ce genre de chose qu'ils pensent... sans parfois même se rendre compte qu'ils sont probablement aussi responsables d'une telle situation.

Et puis de loin en loin on trouve de jolis messages, avec juste une chanson adressée à celui ou à celle que l'on a connue, dix, vingt ou trente ans plus tôt et que l'on aime toujours autant, jour après jour, sans avoir besoin d'une fête très commerciale pour le lui dire


vendredi 13 février 2015

Pour G. qui avait 20 ans en 1942 et qui aura désormais toujours 86 ans

Je n'imaginais pas les cheveux de ma mère autrement que gris-blanc.
Avant d'avoir connu cette fille aux yeux clairs qu'elle était à vingt ans.
Je n'aurais jamais cru que ma mère ait su faire un enfant
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs, cette fille aux seins blancs.

Et j'avais oublié qu'avant d'être ma mère elle avait mis trente ans
Et qu'elle s'était donnée et qu'elle avait souffert, sous le joug d'un amant.
Je n'aurais jamais cru que ma mère ait pu faire l'amour
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs, cette fille aux seins lourds.

Je n'imaginais pas que ma mère soit encore si jolie, en gris-blanc,
Pour les yeux de celui qui caressait son corps, qui l'aimait à présent,
Je n'aurais jamais cru que ma mère ait su faire un enfant
Si je n'avais pas vu cette blonde aux yeux clairs, cette fille aux seins blancs...
Si je n'avais pas vu cette fille aux yeux clairs, qu'elle était à vingt ans.


samedi 24 janvier 2015

José Arthur n'est plus...

Dure période pour las anciens présentateurs d'émissions radio ou télévision car après Jacques Chancel (en décembre dernier) c'est José Arthur qui a fermé le micro.

Bon en réalité, c'est en 2005 qu'il avait cessé de présenter l'émission "le Pop Club", dont le générique de fin m'a accompagnée plus d'une fois au moment de m'endormir tant que je vivais chez mes parents.
Un décès qui est l'occasion de se repencher sur la vie de l'homme, même si au final on en sait peu. José Artur qui était né en 1927, restera donc principalement associé à cette émission qui a duré plus de 40 ans après avoir débuté sur France-Inter en octobre 1965. Si le créneau horaire n'a semble t il  guère évolué, les endroits d'où elle a été émise ont varié:  
-  le "Bar Noir" de la Maison de la Radio, 
- le salon "Louis-Delluc" du Fouquet's 
- et, les dernières années, un studio aménagé au sous-sol du Drugstore Publicis

vendredi 16 janvier 2015

Hitchcock's Music - Marnie

Hier, le compte rendu du film "Les souvenirs de Marnie" Comment ne pas penser à cette autre Marnie, une jolie voleuse mise en scène de façon un brin sulfureuse* par ce cher Alfred alors dans sa période où il faisait rimer le suspense avec le Dr Freud

* Oui sulfureuse car mine de rien dans ce film sorti en 1964 il est question:
- d'une femme dont le plaisir secret est de sans cesse changer de personnalité pour mieux voler des hommes
- d'un homme à qui elle plait justement parce qu'elle le vole et qui l'ayant prise la main dans le sac, use de chantage pour l'épouser avant de la violer

- d'une femme qui se prostituait à son domicile où vivait sa fille