mercredi 18 mars 2009

post-scriptum...

... grâce à Malausen qui dans son commentaire indique: "...les trois actrices tournent encore et leurs films vont prochainement sortir (quatre pour Irène Jacob dont un tourné par Théo Angelopoulos - deux pour Juliette Binoche - quatre pour Julie Delpy dont un qu'elle a réalisé..." En tant qu'amatrice du grand écran, je ne pouvais quand même pas ne pas faire part de cette information donnée par un cinéphile.

mardi 17 mars 2009

...juste un clin d'oeil...

A quoi? La réponse est dans la page... Il suffit juste de relier certains éléments :-)

lundi 16 mars 2009

Coïncidences (3)...

... que celle qui a voulu que je cherche samedi soir le dernier de CD de Alain Bashung: "Bleu Pétrole" auquel j'avais préféré en 2008 deux plus anciens CD: "fantaisie militaire" dont la pochette m'avait mise mal à l'aise lorsque je l'avais découverte au moment de sa sortie et "l'imprudence", à cause là aussi de la pochette si atypique avec cet homme vêtu de sombre dans un sous-bois.

Bashung, il a fallu longtemps avant que je mette un nom et surtout un visage sur l'auteur de "Gaby", "Vertige de l'amour" et ma préférée jusqu'à ce jour "Madame rêve"














Je n'ai pas trouvé "Bleu Pétrole" mais en remontant dans la voiture, moi qui roule habituellement en silence, j'ai éprouvé le besoin d'allumer la radio. Sa voix si typique s'est alors élevée. Sans attendre le commentaire final il est alors devenu évident qu'il avait rejoint cet autre artiste ciseleur de textes et de mélodies, mort lui aussi d'un cancer le 4 mars 2004 : Claude Nougaro; mais aussi ce réalisateur polonais mort lui aussi trop tôt, à 55ans, le 13 mars 1996: Krzysztof Kieslowski

Trois hommes, trois destins et un même mois de mars où ils nous quittent au moment où la vie s'épanouit de nouveau après les mois d'hiver.

dimanche 15 mars 2009

... Destins d'Hommes (7)...

Ce 15 mars 1924, il faisait beau ce matin là en Bretagne tandis qu'un couple plantait des pommes de terre. La femme dût cependant laisser son époux finir seul le travail car le sien, celui que seules les femmes peuvent faire, quoiqu'à l'époque le mot "subir" était plutôt la règle, surtout quand, comme c'était le cas ce jour-là, il s'agissait d'un premier enfant, commençait.

Un peu plus de 18 ans plus tard y pensait il le bébé devenu jeune homme qui avec ses parents n'avait pas hésité un seul instant lorsque, prévenus discrètement par les gendarmes du village, ils avaient compris qu'il devenait urgent de choisir entre partir au S.T.O. en Allemagne ou franchir la ligne de démarcation et s'engager dans l'armée.

Sauf que moins de deux mois après les Allemands supprimaient cette "frontière" et qu'il resterait longtemps sans pouvoir donner le moindre signe de vie à ses parents car il n'était pas conseillé à un "terroriste" de l'Armée Secrète d'envoyer la moindre lettre.

Ces forêts et ces bois ressemblaient-ils beaucoup à ceux où une bonne vingtaine d'années plus tard il amena la plus jeune de ses filles qui n'en finissait pas de se rétablir après une coqueluche qui l'avait laissée épuisée?

Si lui a oublié ce jour-là, pas elle. Il faisait beau et doux quand, profitant d'un jour de congés qu'il avait pris exceptionnellement, il lui a appris, dans une clairière baignée de soleil et qui sentait bon les arbres fraîchement coupés et la résine, à lire l'âge des arbres. Un geste qu'elle refera plus tard avec beaucoup d'émotions avec ses propres enfants.

Aujourd'hui, un cercle nouveau s'ajoute pour lui. Nombreux seront ceux de ses enfants et petits enfants qui lui téléphoneront. Il en sera heureux mais au fond de lui gardera un fond de tristesse car il sait maintenant combien comptait pour lui celle qui l'a accompagnée 60 ans durant et l'a quitté le 15 juin dernier.

samedi 14 mars 2009

à quelques pétales du printemps...

... ceux trouvés en début d'après-midi dans le jardin familial où je n'étais pas allée depuis fort longtemps.




Camélias, cassis-fleurs, cognassier du Japon et prunus sont par contre eux toujours fidèles au poste, pour le plus grand plaisir des yeux lorsqu'un rayon de soleil les réchauffe.
Il y avait aussi les forsythias, qui lorsqu'ils fleurissent sont comme les ajoncs et les genêts de ma Bretagne natale, de véritables buissons lumineux. Alors aujourd'hui pas de place pour eux car dans ce bouquet de fleurs rose/rouge, on n'aurait vu qu'eux.

vendredi 13 mars 2009

Gran Torino: violenceS et langageS

Il y a plusieurs manières de regarder "gran torino" le dernier film de Clint Eastwood.
En reprenant certaines phrases d'un commentaires parues sur un site ça donnerait ce qui suit:
"Un Américain, vieux, raciste, vétéran de Corée, n'aime pas sa famille, l'Eglise, ses voisins. Ce vieux con, (...) qui conserve religieusement ses citations et autres fusils et pistolets constate, effaré,qu'une troupe de "jaunes" prend possession de la villa voisine... Le fils de la famille Hmong (...) est harcelé par une bande asiatique, laquelle désire l'enrôler. Et lorsque, le jeune homme résistant, la bande devient plus menaçante et foule jusqu'aux plates-bandes du vieux, ce dernier sort l'artillerie lourde et disperse les voyous... L'ours redevient humain et la bande asiatique devenant beaucoup plus violente, il finira même en héros…"

Et puis on peut y voir d'autres choses comme toute une série de réflexions sur les violences et les langages

Les violences.
Il y a celles qui sont clairement visibles: les individus ou les bandes issues de différentes communautés qui s'affrontent verbalement ou en sortant les armes comme ultime argument, celui qui a la plus grosse ou semble le plus prêt à s'en servir ayant le dernier mot.
Mais il y a aussi les violences qu'on ne montre pas mais qui sont bel et bien là: Sue la jeune femme hmong qui, assistée par son voisin grincheux, a échappé à un premier viol collectif va l'être ensuite à cause de la réaction violente de ce dernier lorsqu'il voudra aider son frère Tao, et que Walt comprendra qu'en agissant comme il l'a toujours fait, il a fait une énorme con*** et ne peut rien dire sauf se défouler silencieusement contre les portes d'un placard de sa cuisine
Enfin il y a les violences insidieuses: celle des enfants qui, leur père devenu veuf, le cataloguent vite comme un vieillard à qui ils offrent une pince ramasse-objet, un téléphone à grosses touches et des prospectus pour résidences de personnes âgées, celle de la communauté qui a du mal à accepter que certains de ses membres sortent des schémas classiques (un homme qui jardine chez les Hmongs?) celle d'un homme qui constate à la fin de sa vie qu'il se sent plus proche d'un jeune voisin étranger que de ses propres fils.

Les langages
C'est à une extraordinaire ballade que nous invite le réalisateur sur le langage verbal et non verbal.
Il est réjouissant d'entendre tous ces tics verbaux et ces insultes qui pleuvent dans la conversation quotidienne, notamment entre hommes de différentes communautés et dont il est indispensable de comprendre les "subtilités" si on veut dialoguer avec l'autre, se faire accepter et respecter. On assiste ainsi à une mémorable leçon donnée à Tao sur la manière de s'exprimer des blancs américains qu'ils soient d'origine polonaise ou italienne avant que le jeune homme n'aille se faire recruter par un entrepreneur du bâtiment d'origine irlandaise. Ce qui est au passage un rappel de ce que sont les Etats-Unis: un melting pot.
Mais auparavant il y aura eu d'autres scènes qui illustrent le non verbalisé: au début du film lorsque Kowalski observe le comportement de sa famille lors de l'enterrement de sa femme ou plus tard lorsque Sue lui donne lors d'une fête familiale hmong quelques clés fondamentales sur son peuple: on ne regarde pas les gens dans les yeux, ils sourient même quand ils se font disputer et on ne caresse pas la tête d'un enfant car c'est là que siège l'âme. Ignorer ce genre de choses mène à une incompréhension réciproque.
Enfin il y a les silences tellement parlant: l'ancêtre chaman qui observe longuement Kowalski et devine son immense solitude mais aussi sa culpabilité par rapport à quelque chose qu'il a toujours caché (et qu'il finira par avouer à Tao) et surtout cet impressionnant silence qui s'installe entre le père et l'un de ses fils au moment où le 1er s'apprête à lui annoncer qu'il va bientôt mourir mais ne dira rien parce qu'il a compris que son fils n'a pas envie de l'écouter.

Un même film et au moins deux manières de le regarder car d'autres y verront d'autres choses. L'essentiel n'est il pas d'aller le voir pour s'en faire sa propre idée?

jeudi 12 mars 2009

Reflets

Pour Gene et ceux qui aiment voir le monde autrement, une image renversante bien qu'elle soit présentement affichée dans le bon sens... Histoire de "perdre un peu la tête"

Et puis tout bien "réfléchi", la même à l'envers, pour que le ciel et la terre s'unisssent dans un sorte d'éternel recommencement.

Ciel! Elle devient étrangement normale sauf que le "ciel" se "tache" désormais comme de "nuées" d'oiseaux.

Pour de vrai l'image a été prise au tout début du printemps 2008, après que suite à des pluies abondantes beaucoup d'endroits aient été inondés le long de la coulée verte de la Chézine.

mercredi 11 mars 2009

une sorcière comme les autres (post-scriptum)

Je n'ai apparemment pas été la seul a être très émue par la Piéta de Michel-Ange. Et grâce au net j'ai pu retrouver une photo de son visage et de sa bouche que voici.















Et la même question que celle qui s'était posée pour le second billet déposé sur "...un chat..." consacré à la jeune fille à la perle de Veermer: qui a servi de modèle? Y a même t il eu un modèle ou Michel-Ange a t il imaginé ce visage à partir d'un représentation idéalisé? Est-il même souhaitable de le savoir ou n'est-il pas préférable de laisser toute sa place à l'imagination, au rêve???

... image(s) sans parole...

mardi 10 mars 2009

...Vie privée... publique...

Petit constat hier de la masse d'informations que l'on peut trouver sur le net, ne serait-ce qu'à partir de Google.
Ainsi toutes ces images dont certaines fort belles qui ont été réalisées par des non professionnels dont on accède ainsi à l'univers visuel et parfois même plus... mais parfois aussi on se retrouve dans un cul de sac, l'auteur ayant oublié de signer.

Plus généralement toutes ces données, et Wikipédia en est un bon exemple, peuvent être passionnantes à explorer... même si parfois il convient d'être prudent en ce qui le concerne car la fiabilité de certaines sources laisse à désirer, sans parler de l'aspect chronophage du surf sur le net.
Et puis il y a les réseaux sociaux qui émergent: Copains d'abord, facebook que quelqu'un a récemment rebaptisé "face de bouc" ce qui m'a fait beaucoup rire, mais jaune parce que je n'oublie pas que le bouc envoie au diable, au mauvais...et que l'histoire arrivée à un certain Marc, serait plutôt une illustration de la face sombre du net, quand l'informatique commence à ressembler furieusement à Big Brother.

Cette histoire elle figure dans la revue "le tigre" du mois de janvier:
http://www.le-tigre.net/Marc-L.html et le début donne vite le ton:
"Bon anniversaire, Marc. Le 5 décembre 2008, tu fêteras tes vingt-neuf ans. Tu permets qu’on se tutoie, Marc ? Tu ne me connais pas, c’est vrai. Mais moi, je te connais très bien. C’est sur toi qu’est tombée la (mal)chance d’être le premier portrait Google du "Tigre". Une rubrique toute simple : on prend un anonyme et on raconte sa vie grâce à toutes les traces qu’il a laissées, volontairement ou non sur Internet. Comment ça, un message se cache derrière l’idée de cette rubrique ? Évidemment : l’idée qu’on ne fait pas vraiment attention aux informations privées disponibles sur Internet, et que, une fois synthétisées, elles prennent soudain un relief inquiétant. Mais sache que j’ai plongé dans ta vie sans arrière-pensée : j’adore rencontrer des inconnus. Je préfère te prévenir : ce sera violemment impudique, à l’opposé de tout ce qu’on défend dans "Le Tigre". Mais c’est pour la bonne cause ; et puis, après tout, c’est de ta faute : tu n’avais qu’à faire attention.
La suite de l'article donne raison au rédacteur car il nous révèle beaucoup de choses sur Marc: son travail, ses ami(e)s, ses voyages, ses goûts... La preuve, cet article Marc en a eu connaissance par un de ses amis qui l'avait reconnu.

A lire avant de commencer à laisser des traces sur Internet autrement qu'en utilisant un pseudo.
Au fait, il est inutile de chercher sur le net autour de @nn@, même avec une orthographe plus classique, ni même autour du nom qui figure sur l'email à côté de l'avatar: inventé lui aussi.

C'est bien connu, les chats sont très capricieux: ils viennent vous narguer quand vous êtes occupé à tout autre chose et s'empressent de filer dès que vous voulez les caresser.

lundi 9 mars 2009

une sorcière comme les autres (suite)

Un texte très long hier et un PC (ou un site hébergeur?) très lunatique ont fait que beaucoup d'images destinées à accompagner le texte sont restées au placard. Du moins temporairement car voici certaines d'elles commentées.

Promenade au pays des images

De la vie à la mort.
La vie avec ce petit pied qui se dessine et qui rappelle tous ces coups de pieds ou de coude ou de main des enfants. Trois enfants, trois caractères dès in utéro. Parmi les plus beaux souvenirs qu'une mère puisse avoir.
La mort avec cette piéta si belle et si jeune de Michel-Ange. Je ne sais où elle se trouve (Rome, Florence?) mais son visage à lui seul justifierait de faire le voyage.

De la jeunesse à la vieillesse.
La jeunesse avec la photo de cette petite fille qui illustrait un texte où une blogeuse racontait comment un oncle abusait de sa nièce. Réalité ou fiction? Vu le nombre de détails réalistes, je ne crains que trop qu'il ne s'agisse d'un récit réel.
La vieillesse avec le visage si émouvant de cette femme au doux sourire triste. L'auteur? Un certain Stéphane Roux dont je n'arrive pas à savoir, car Google a quand même ses limites, s'il est un psychothérapeute, un enseignant de l'ENS de Lyon ou un dessinateur de mangas...

Et puis pour finir, inspirée par ces quelques vers:

"Il vous faut
Etre comme le ruisseau
Comme l'eau claire de l'étang
Qui reflète et qui attend ..."

cette photo que son auteur a déposée sur l'intern@ute sans même la signer.

dimanche 8 mars 2009

Une sorcière comme les autres

Le 8 mars, ces paroles de Anne Sylvestre en 1975

S'il vous plaît Soyez comme le duvet, Soyez comme la plume d'oie, Des oreillers d'autrefois J'aimerais, Ne pas être portefaix S'il vous plaît, Faîtes vous léger, Moi je ne peux plus bouger

Je vous ai porté vivant, Je vous ai porté enfant Dieu comme vous étiez lourd, Pesant votre poids d'amour Je vous ai porté encore A l'heure de votre mort Je vous ai porté des fleurs Je vous ai morcelé mon coeur Quand vous jouiez à la guerre Moi je gardais la maison J'ai usé de mes prières Les barreaux de vos prisons Quand vous mourriez sous les bombes Je vous cherchais en hurlant Me voilà comme une tombe Avec tout le malheur dedans Ce n'est que moi C'est elle ou moi Celle qui parle Ou qui se tait Celle qui pleure Ou qui est gaie C'est Jeanne d'Arc Ou bien Margot Fille de vague Ou de ruisseau C'est mon coeur Ou bien le leur Et c'est la soeur Ou l'inconnue Celle qui n'est Jamais venue Celle qui est Venue trop tard Fille de rêve Ou de hasard Et c'est ma mère Ou la vôtre Une sorcière Comme les autres

Il vous faut Etre comme le ruisseau Comme l'eau claire de l'étang Qui reflète et qui attend S'il vous plaît Regardez-moi je suis vraie Je vous prie Ne m'inventez pas Vous l'avez tant fait déjà

Vous m'avez aimée servante M'avez voulue ignorante Forte vous me combattiez Faible vous me méprisiez Vous m'avez aimée putain Et couverte de satin Vous m'avez faite statue Et toujours je me suis tue Quand j'étais vieille et trop laide Vous me jetiez au rebut Vous me refusiez votre aide Quand je ne vous servais plus Quand j'étais belle et soumise Vous m'adoriez à genoux Me voilà comme une église Toute la honte dessous Ce n'est que moi C'est elle ou moi Celle qui aime Ou n'aime pas Celle qui règne Ou qui se bat C'est Joséphine Ou la Dupont Fille de nacre Ou de coton C'est mon coeur Ou bien le leur Celle qui attend Sur le port Celle des monuments Aux morts Celle qui danse Et qui en meurt Fille bitume Ou fille fleur Et c'est ma mère Ou la vôtre Une sorcière Comme les autres

S'il vous plaît Soyez comme je vous ai, Vous ai rêvé depuis longtemps Libre et fort comme le vent Libre aussi, Regardez je suis ainsi Apprenez-moi n'ayez pas peur Pour moi je vous sais par coeur

J'étais celle qui attend Mais je peux marcher devant J'étais la bûche et le feu L'incendie aussi je peux J'étais la déesse mère Mais je n'étais que poussière J'étais le sol sous vos pas Et je ne le savais pas Mais un jour la terre s'ouvre Et le volcan n'en peux plus Le sol se rompt On découvre des richesses inconnues La mer à son tour divague De violence inemployée Me voilà comme une vague Vous ne serez pas noyé Ce n'est que moi C'est elle ou moi Et c'est l'ancêtre Ou c'est l'enfant Celle qui cède Ou se défend C'est Gabrielle Ou bien Eva Fille d'amour Ou de combat C'est mon coeur Ou bien le leur Celle qui est Dans son printemps Celle que personne N'attend Et c'est la moche Ou c'est la belle Fille de brume Ou de plein ciel Et c'est ma mère Ou la vôtre Une sorcière Comme les autres

S'il vous plaît Faîtes vous léger, Moi je ne peux plus bouger

samedi 7 mars 2009

Coïncidences (2)...

... de nouveau que ces billets consacrés à des "berceuses" qui témoignent de manière douce-amère sur la difficulté d'être parent, sur ce plaisir parfois mêlé de souffrances... tandis que la rubrique faits-divers se réfère à des histoires qui ne manquent pas d'amener à s'interroger sur les motivations et la capacité de certains et certaines d'être parents.

Ainsi : "L'Etat et le centre hospitalier spécialisé (CHS) (...) de B. ont été condamnés par la Cour d'appel de Paris à verser plus de 140.000 euros de dommages et intérêts à un chirurgien-dentiste de G. (...) victime d'une hospitalisation d'office injustifiée entre décembre 1998 et février 1999 (...)"
De façon plus précise: " M. C. réclamait près de 4 millions d'euros au titre des préjudices moral, financier, professionnel et familial au CHS (...) et à l'Etat, pour avoir subi 48 jours d'internement d'office suivis de 38 jours sous le régime de la sortie d'essai alors qu'il était en instance de divorce conflictuel, le privant par la suite du droit de visite et d'hébergement de ses enfants. Pour ce chirurgien-dentiste, son internement est la conséquence d'un "complot" ourdi par sa femme et son amant, gynécologue-obstétricien, avec la complicité de divers notables (...), visant à le mettre à l'écart à un moment crucial de sa procédure de divorce"

Du fait de cette "femme" (difficile d'écrire "mère"), ce père et ses enfants pourront-ils un jour avoir des liens "normaux", et ces enfants devenus à leur tour parents, comment pourront-ils vivre leur propre parentalité?

Et puis il y a eu cet autre fait divers au sujet d'un petit garçon de 7 ans qui a enfin été libéré de la pièce sans meuble sauf un "lit", ni jouet ni même de lumière où ses parents le confinaient depuis des années.
Il a fallu toute la ténacité des services sociaux pour réussir à aller voir ce qu'il y avait derrière la non scolarisation de cet enfant, la non présentation des parents lorsque le juge des enfants les convoquait...
Lui s'en sort, du moins physiquement car il n'est pas mort.
C'est en effet l'un des chiffres effrayants cités dans un reportage passé la semaine dernière en "prime time": un enfant meurt tous les 3 jours des suites de mauvais traitements. Parmi eux un certain nombre d'enfants secoués: un traumatisme dont on ne parlait pas autrefois mais dont les professionnels de santé connaissent bien désormais les effets ravageurs chez les bébés, au point qu'il figure maintenant dans les carnets de santé ... Mais noyé dans la mase des informations, ce message est-il vraiment lu ?

vendredi 6 mars 2009

Autre berceuse, autre style...

En lien avec le précédent billet, comment ne pas songer à cette autre berceuse, la "berceuse de Bagdad" écrite là aussi par Anne Sylvestre qui ne manquait jamais lors de ses concerts de redire le message introductif ainsi que cela apparaît dans la vidéo de dailymotion

http://www.dailymotion.com/video/x1rxuy_anne-sylvestre-berceuse-de-bagdad_music

Mon petit, le monde brûle Et dans ta vie minuscule Tu te croyais à l'abri Tu ne l'es plus aujourd'hui Pardon de t'avoir fait naître Mais je voulais te connaître Avant la foudre et le feu Est-ce donc que d'être deux Nous rendra moins vulnérables Sous le déluge implacable ? Nous pourrons nous tenir chaud Quand la mort viendra d'en haut

{Refrain:} Tu bois la peur avec mon lait J'aurais voulu, mon agnelet, Te donner des prairies Pour qu'un jour tu souries

Mon petit, mon espérance, Voici qu'on t'a fait violence Et qu'on t'a sorti de moi Sans attendre tes neuf mois Je te vois dans ta couveuse Et au lieu d'en être heureuse J'espère, le cœur tremblant, Que tu vives assez longtemps Pour me reprocher ce geste Et si tout en moi proteste Je voulais te faire beau Tant qu'il nous reste de l'eau

{au Refrain}

Mon petit, quel est ce monde Où des sirènes répondent Aux premiers cris d'un enfant Etonné d'être vivant ? Déjà sur ta peau si tendre Je vois se poser des cendres Qui demain nous couvrirons Qui sait même où nous serons ? Si à la mort je t'arrache Il faudra que tu le saches Qu'on se soucie peu de nous Et que les hommes sont fous

{au Refrain}

jeudi 5 mars 2009

Pour les jeunes Mamans qui saturent...

... et notamment l'une d'elle à qui j'ai écrit cette nuit au sujet de cette chanson d'Anne Sylvestre, composée quelques années avant sa bouleversante "Berceuse de Bagdad"*

La Berceuse aux petits vampires

Dodo, petits vampires, la vie pourrait être pire. La vie, mes sangsues, que de moi avez reçue. La vie vient et puis s'en va. V.I.E.N.T. V.A. À épeler comme ça, c'est facile, on pense pas.

Dodo, mes voraces, tout mon bien, toute ma race. Près de vous, mes féroces, Attila n'était qu'un gosse. La vie passe, passera. P.A. DEUX S. E.R.A. La vie, la vie que l'on a, on la donne, il reste quoi ?

Dodo, cannibales, je suis comme votre balle: je viens et je roule: entre vos mains, tendres goules. La vie ne rembourse pas, es nuits blanches, les coups bas. La vie, c'est peut-être ça: on vous mange et on s'en va

Dodo, mes barbares, en vous, déjà se prépare, la minuscule graine qui s'étendra, souveraine, qui demain vous mangera. L'amour, c'est peut-être ça. Tout ce qu'on a dans le cœur ne vaut pas la moindre fleur

Dodo, petits vampires, ça serait tellement pire de n'avoir personne P.E.R.S.O. DEUX N. E.

* voir sur http://paroles-de-chansons.abazada.com/