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samedi 4 mars 2023

Le goût des images animées - The Fabelmans

C'est un Steven Spielberg... qui a mal marché aux Etats-Unis... et plaira sans doute aussi assez peu en France car ce n'est pas un film dans la lignée de ceux qui ont fait la réputation du réalisateur. En effet, on est loin de "Duel", des "Dents de la Mer", des "Indiana Jones" ou même de "La liste Schindler"... 

En fait, le titre du film pourrait être "The Spielbergs" tant le scénario est proche de l'histoire du réalisateur. Même composition familiale, avec un fils ainé et ses deux soeurs, un père cadre informatique -un secteur qui alors n'en était qu'à ses débuts- une mère qui renonce à ses ambitions musicales, un ami très proche de la famille et surtout de la mère de famille... Et surtout l'histoire de ce garçon puis jeune homme, passionné d'images depuis sa 1ère séance de cinéma (qui le traumatise quand même, car il s'agit de "sous le plus grand chapiteau du monde" avec une scène où un train déraille) et qui pendant des années mettra à contribution famille et amis pour réaliser durant son temps libre, des fictions. Du moins jusqu'au moment où en faisant le montage des petites vidéos des vacances familiales, il découvrira un secret que sa mère croyait bien gardé. 
Alors oui, ceux qui cherchent un grand film d'action dans la lignée des "Indiana Jones" ou des "Jurassic Park" seront déçus. Les autres qui, comme moi, aiment savoir comment la vie privée d'un réalisateur a pu influencer son oeuvre apprécieront ce film. Surtout que ce film incite à se poser plein de questions et notamment celle-ci : jusqu'où peut on aller lorsqu'on met en scène sa propre histoire.

mardi 5 février 2019

Des films qui marquent - 5 - "Blade Runner" de Ridley Scott


Blade Runner m'a marquée à plus d'un titre:
- à cause du décryptage d'une photo où un petit détail (un reflet dans un miroir) permet d'être assuré que l'un des réplicants a vécu dans l'appartement suspect
- à cause de ses scènes de bagarre comme celles avec les deux femmes (Zhora la rousse, dans la rue et Pris la blonde platine, dans l'appartement où elle s'est réfugiée) ... mais surtout celle avec Roy, le chef de bande des réplicants qui poursuit Deckard à travers tout l'appartement, puis sur le toit de l'immeuble avant de le sauver pour que quelqu'un puisse assister à sa propre mort
- à cause de la scène où Rachel, alors que Deckard s'est endormi, épuisé par sa course poursuite avec deux réplicants, dénoue ses cheveux et commence à jouer du piano car elle a compris, même si elle ne s'en rappelle pas, que savoir jouer du piano figure parmi les souvenirs qu'on lui a implantés,
mais aussi et surtout le monologue sous la pluie de Roy :
« J'ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez pas croire... De grands navires en feu surgissant de l'épaule d'Orion... J'ai vu des rayons fabuleux... Des rayons C briller dans l'ombre de la porte de Tannhäuser.... Tous ces moments se perdront dans l'oubli... comme... les larmes dans la pluie... Il est temps de mourir. »
qui m'avait incitée à lire de livre de Philip K. Dick sans retrouver ce texte et pour cause. Il n'y figure pas car il a été inventé par l'acteur lui même qui, sans prévenir le réalisateur, a ré-écrit à sa manière le texte qui figurait dans le scénario et qui était loin de le valoir ce qu'on entend.
« J'ai connu des aventures ; j'ai vu des endroits que vous humains ne verrez jamais ; j'ai voyagé dans les hors-mondes et suis revenu... frontières ! J'ai chevauché sur le dos d'un clignotant en partance pour les Camps de Plutition avec la sueur dans mes yeux observant les étoiles combattre sur les épaules d'Orion. J'ai senti le vent dans mes cheveux, naviguant sur des navires de tests dans les galaxies noires et j'ai vu une flotte d'attaque brûler comme une allumette et disparaître. Je l'ai vu... l'ai senti ! »

dimanche 3 février 2019

Des films qui marquent - 3 - "La grande Illusion" de Jean Renoir


Un film qui m'a profondément marquée adolescente à cause de quelques scènes qui montraient que les différences de nationalité comptaient moins que celles de classe
- le noble de Boëldieu s'entend mieux avec son geôlier, von Rauffenstein qu'avec ses compatriotes, que ce soit Maréchal son mécanicien (un prolétaire!) ou Rosenthal (issu d'une famille de banquier juifs) qui est  chargé des colis destinés à améliorer l'ordinaire du du camp
- plus tard, malgré le barrage de la langue, une histoire d'amour naîtra entre Maréchal qui s'est enfui du camp et une fermière allemande qui a perdu toute sa famille (son père et ses frères) lors des grandes batailles ayant opposé Français et Allemands.
- Il y avait aussi la fausse tentative d'évasion, un tantinet suicidaire de de Boëldieu qui n'attend plus rien du monde après la guerre et oblige son ami allemand à lui tirer dessus... avant qu'il lui rende hommage en sacrifiant la seule fleur de la forteresse
Plus tard, j'ai appris à apprécier la beauté du noir et blanc du film
Et beaucoup beaucoup plus tard, en 2007, j'ai été fort émue de visiter le château du Haut-Koenigsbourg où ont été tournées beaucoup de scènes,  étant précisé que des images issues du film, étaient affichées in situ. En visitant le château en grès rouge des Vosges, qui est fort beau au delà de son aspect massif (architecture prussienne oblige) ça fait drôle de passer dans des salles où l'on sait que bien des années avant, lorsque vos propres parents n'étaient encore que des adolescents (le film est sorti en 1937), Pierre Fresnay et Jean Gabin les ont arpentées

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Grande_Illusion

samedi 2 février 2019

Des films qui marquent - 2 - "Cris et chuchotements" de Ingmar Bergman

"Cris et chuchotements" d'Ingmar Bergman*
Je suis allée le voir à la "Maison de la Culture" (est ce que ça existe encore ce genre de choses?) de Rennes avec 2 élèves de terminale de ma classe: France et Myriam.
Nous avons aimé le film en nous identifiant chacune à un des personnages féminins.
- France c'était Karin qui, dans un résumé du film, est décrite comme "(...) l'aînée, froide, impatiente et phobique, ... mariée à un homme rigide qu'elle n’aime pas."... au point de se mutiler pour éviter tout contact avec lui.
Myriam, c'était Anna, la douce et silencieuse chambrière qui seule saura aider et accompagner Agnès, l'une des 3 soeurs qui se meurt d'un cancer. Et ça correspond bien à la jeune fille qu'était Myriam.
Moi j'hésitais entre Anna et Maria (interprétée par la très belle Liv Ullmann) même si, au final, c'était, ainsi que le dit son ancien amant: un être superficiel et insouciant qui ne se préoccupait que d'elle même. Avec le temps, c'est le personnage de Anna que je préfère, au point d'avoir choisi mon pseudo en pensant notamment à elle.
Dernières anecdotes au sujet de ce film: l'affiche la plus connue est loin de correspondre au film qui se passe à 95% dans des intérieurs dans les tons rouge, noir et blanc. Mais elle renvoie à la fin lumineuse du film alors qu'il a été si sombre auparavant. Et elle a figuré pendant des années sur les murs de ma chambre
* https://fr.wikipedia.org/wiki/Cris_et_Chuchotements

mercredi 13 août 2014

Quand les étoiles d'Hollywood s'éteignent...

... cela peut parfois être de manière assez brutale, alors qu'ils sont encore relativement jeunes. Et l'on découvre alors que le personnage dont on gardait une image solaire avait sa part d'ombre qui l'a finalement emportée. Ainsi Robin Williams, mort à 63 ans et dont beaucoup gardent en tête avant tout le rôle dans Mrs Doubtfire, alors qu'il avait aussi joué dans d'autres films beaucoup plus sérieux comme: Good Morning, Vietnam, Le Cercle des poètes disparus, voire interprété des rôkes très sombres comme dans Insomnia
Et puis il y a les icônes passées de "mode" depuis bien longtemps parfois au point qu'en apprenant leur mort on s'étonne "Mais elle était encore en vie?". Tel est le cas de Lauren Bacall qui aurait eu 90 ans en septembre prochain et dont les derniers grands films dans lesquels elle a tenu un rôle principal remontent aux années 70 avec "le crime de l'Orient-express" et "le dernier des géants"... soit 30 ans après ses mythiques apparitions aux côtés de Humphrey Bogart (décédé quant à lui il y a plus de 50 ans de cela) alors même qu'elle n'a jamais cessé de tourner puisque son dernier film, "the Forger"  date de 2012!

lundi 4 août 2014

Bleu..."Song for the Unification of Europe"

Pour prendre un peu de distance avec les chiffres très durs d'hier, cette vidéo illustrée par la superbe musique de Preisner* pour le très beau film de Kieslowski: "Bleu"... en espérant qu'un jour ce qui semble un rêve puisse devenir réalité.

Reste quand même à vérifier la signification des paroles de ce "Song for the Unification of Europe"**
* Un tantinet "tonitruant" par rapport à d'autres mélodies qu'il a composées, je veux bien l'admettre 
** Ici en anglais, la traduction française des paroles initialement en grec me laissant perplexe: 
"If with the tongues of men I speak,
and of angels,
Love I do not have,
I have become a gong resounding or cymbal clanging.

And if I have the gift of prophecy,
and know mysteries all,
faith mountains move,
Love I do not have, nothing I am.

Love is generous, virtuous,
Love does not envy, boast, not proud is.

All she protects, all she trusts, all she hopes, all she perseveres.
Love never she fails. Be it prophecies, they will cease,
Be it tongues, they will be stilled, be it knowledge it will cease.

So remain, Faith"

lundi 21 juillet 2014

Exposition "Orient-Express" à l'Institut du Monde Arabe (suite)

La partie la plus intéressante de l'exposition, c'était la visite des wagons reconstitués tels qu'ils ont pu circuler entre Londres (ou Paris) et Istanbul aux alentours de 1930.
Seuls ceux relatifs au salon et à la salle à manger pouvait être photographiés. En effet l'espace était trop exigu dans celui consacré aux chambres, pardon aux cabines, qui avaient été décorées dans le style de certains personnages célèbres (réels ou fictifs) les ayant empruntés. 

Parmi les personnages réels: Mata Hari ou Lawrence d'Arabie et parmi les fictifs: James Bond (rappelez-vous, "Bons baisers de Russie") et Samuel Ratchett. Ce dernier nom ne vous dit rien, c'est un peu normal puisqu'il s'agit de la victime qui se fait assassiner dans le livre (et le film) "le crime de l'Orient-Express". 
Dans la cabine de James, on trouve donc... un smoking et dans celle de la victime... un grande mare de sang bien rouge qui n'en finit pas de sécher.
Ce ne sont pas les cabines de nuit qui m'ont le plus intéressée (même si les surprenants lavabos bilingues escamotables ont retenu mon attention) mais les espaces consacrés aux activité de jour. 
  1. Là on ne pouvait qu'admirer le soin apporté aux reconstitutions qui allaient bien au delà de la seule présence de vaisselle ou de couverts de l'époque mais intégraient plein de petits objets qui ont ou auraient pu appartenir aux voyageurs célèbres l'ayant emprunté. Mention spéciale doit être faite du grand salon, là où on peut notamment admirer l'un des multiples panneaux en acajou décoré de nacre de style art déco . C'est celui là même dans lequel Sydmet Lumet à tourné son adaptation de roman de Agatha Christie. Le genre de chose qui vous donne envie de relire le livre et surtout de revoir le film (qui comporte en outre une sacrée brochette d'acteurs connus).

mardi 13 mai 2014

La créature a perdu son père

En 1979 j'avais 21 ans et j'ai accepté, sans trop me faire prier, de suivre deux amis qui avaient tout comme moi été intrigués par l'affiche d'un film. J'ignorais en mettant les pieds dans la salle que j'allais rencontrer l'une des plus effrayantes créatures qui soit: Alien!
Elle avait été imaginée par  Hans Ruedi Giger, un plasticien, graphiste, illustrateur, sculpteur et designer (rien que ça!) suisse qui vient de décéder, laissant "orphelin" ce qui a probablement été sa plus célèbre créature. Célèbre Alien, mais pas beau! Enfin, à mes yeux qui n'avaient pas plus goûté que cela le spectacle de sa dégoulinante mâchoire aux multiples dents acérées (à faire passer un crocodile pour un enfant de choeur), celui de ses moeurs, de son mode de reproduction... que l'on découvre de film en film.  
La mort du Papa de la "Bête" (beaucoup plus intelligente que le commun des humains) est l'occasion de revenir sur l'oeuvre de son créateur et de découvrir notamment quel a été son parcours. Passionné par le fantastique et le surréaliste Giger a suivi des études d'architecture et de dessin industriel avant de s'orienter à plein temps vers le dessin où il créera son propre style mêlant l'organique et la mécanique. Il a d'ailleurs nommé cela la "biomécanique".
Bon ceci dit, son univers continue de me faire un peu peur. Pas sur donc que j'aille un jour visiter le musée qui lui est consacré dans la ville de Gruyères.

mercredi 7 mai 2014

Variations autour de "Libertango"

Au départ de "Libertango", il y a un tango composé par Astor Piazzolla et qu'il a enregistré et publié en mai 1974. Ce titre qui est  un mot-valise composé à partir de "libertad" et "tango" correspond au moment où Piazzolla passe du tango dit "classique" au tango "nuevo"*, ce tango qui incorpore au tango de bal des  figures jusque là prévues lors des chorégraphies destinées aux démonstrations sur scène.

Et puis est venue la version de Grâce Jones qui,en 1981, a sorti un single intitulé "I've seen that face before" dont elle a composé les paroles avec Barry Reynolds. Une version plus sombre que la version de Piazzolla où la chanteuse évoque les aspects sombres de la vie nocturne parisienne. Est ce pour cela que Roman Polanski l'a choisie pour figurer en 1988 dans son film "Frantic" où Harrison Ford erre dans Paris à la recherche de sa femme qui a été enlevée? Ce n'est pas le passage du film où Emmanuelle Seigner danse avec lui que j'ai choisie mais le "clip" réalisé par Jean-Paul Goude.

Dernière version parmi les très nombreuses qui existent de ce morceau qui a tout juste 40 ans, celle de Guy Marchand que l'on connaît plus souvent comme acteur de série télévisées (il s'est parfaitement bien glissé dans la peau du détective privé "Nestor Burma") ou de cinéma où il a souvent hérité de seconds rôles que pour ses talents de musicien** et de chanteur. Il est vrai qu'en France, il n'est pas facile d'avoir la notoriété des grands crooners américains tels que Franck Sinatra. Alors, même si la mélodie de "Moi je suis tango" qui figure sur son disque de 1995, "Buenos Aires", est très vite reconnue, peu savent que c'est une des variantes de "Libertango"

* On l'appelle aussi «Neo Tango » ou bien encore "tango contemporaneo".
** il joue du piano, du saxophone et de la clarinette

dimanche 4 mai 2014

Audrey Hepburn aurait eu 85 ans...

... si un cancer du colon ne l'avait fait disparaître prématurément en 1993 alors qu'elle n'avait que 63 ans. Google lui rend aujourd'hui hommage.
Pour beaucoup, notamment en France, elle est avant tout une actrice qui a tourné 26 films entre 1948* et 1989, principalement entre 1951 (4 films peu connus) et 1967 avec cette année là:












- "le voyage à deux" qui raconte 12 années de la vie d'un couple à travers 4 voyages accomplis sur la Côte d'Azur
- "Seule dans la nuit" où elle interprète une jeune femme aveugle confrontée à 3 trafiquants de drogue. 
Après elle ne reviendra que 4 fois devant la caméra. La dernière fois ça sera en 1989, pour quelques scènes d'à peine 10 minutes mises bout à bout, dans "Always". Elle y interprète, 4 ans avant sa mort, le rôle d'un ange qui aide un pompier de l'air mort au feu à faire le deuil de sa vie terrestre.
Il est probable que, pour les anglo-saxons, le doodle du jour renvoie aussi à son rôle d'ambassadrice auprès de l'UNICEF, une partie de sa vie peu connue des européens. A ce titre, elle effectuera une cinquantaine de voyages d'études au Soudan, au Salvador, au Honduras, au Mexique, au Venezuela, en Équateur, au Bangladesh, au Viêt Nam, en Thaïlande, en Éthiopie, en Érythrée et en Somalie. Un engagement qui a incité cette ONG a inaugurer en 2002 une statue à sa mémoire. Dénommée "L'Esprit d'Audrey", elle est située au siège de l'organisation internationale.
* Un documentaire, "Le Néerlandais en 7 leçons", où elle, pendant moins de 3 minutes, elle incarne une hôtesse de l'air

jeudi 24 avril 2014

Ennio Morricone forever... (2)

Toujours dans le même film, il y a le duel final* où l'on entend une dernière fois la petite mélodie d'une montre où figure un portrait de femme...

... une ritournelle grâce à laquelle on va avoir confirmation de ce qui relie le chasseur de primes joué par Lee Van Cleef et le personnage du méchant interprété par Gian Maria Volontè
* Pour beaucoup il s'agit de la plus belle scène de duel qui ait jamais été filmée

lundi 7 avril 2014

Carnaval de Nantes... les chars

L'année où je suis arrivée à Nantes, il y a plus de 30 ans de cela, l'une de mes premières surprises aura été de découvrir qu'on y célébrait la Carnaval: oui un carnaval avec des chars, des danseuses, des fanfares, des reines, des grosses têtes et... et plein de confettis. Depuis, même si les "ingrédients restent les mêmes, un certain nombre de choses ont changé:
- la première d'entre elle concerne la date ou plutôt les dates.
Autrefois il y avait 2 "séances" qui se tenaient en début et fin de carême. Maintenant il y en a 3, toutes situées vers la fin du carême : le carnaval de jour (un dimanche) de nuit (un samedi) et celui des enfants qui, un mercredi, emprunte un trajet un peu plus court et ne comporte pas de fanfares.
- la seconde tient à la composition du défilé: autrefois il y avait beaucoup de grosses têtes, les chars étaient relativement statiques et le répertoire des fanfares comportait pas mal de morceaux tirés du classique. Cette année, il n'y avait qu'un groupe de grosses têtes (des indiens), les chars étaient tous animés et donnaient souvent dans le spectacle "son et lumière", quant aux fanfares, elles n'hésitent plus à piocher dans le répertoire de la variété internationale ou les musiques de film.
Cette année, ce dernier aspect était normal car la thématique retenue était le cinéma. Et le premier char à se présenter était celui du Roi du Carnaval: Jean-Loup 1er (en fait Jean-Loup Hubert, le réalisateur de "La Reine Blanche", un film sorti en 1991 et dont l'action se situe dans l'agglomération nantaise).

Le thème du cinéma a bien inspiré les festivaliers, pas tant le cinéma en noir et banc (même si le char qui lui était consacré a rendu hommage à Nelson Mandela) que le cinéma actuel avec des références à quelques films célèbres comme "les Blue Brothers", "Toys story", "Harry Potter" et surtout le cinéma de Tim Burton avec des chars et danseurs autour de "l'étrange Noël de M. Jack" ou bien encore "les noces funèbres"

A noter que ceux et celles qui, des mois durant, préparent leurs chars n'ont pas oublié de faire référence à "Bollywood" avec un char sur ce thème avec un nom jouant sur les mots et un conducteur en tenue traditionnelle... L'art et la manière de rester fidèle aux classiques tout en les modernisant!

samedi 22 mars 2014

"The Grand Budapest Hôtel" de Wes Anderson

La bande annonce m'avait beaucoup plu. Le film aussi. Même si j'ai été un peu déconcertée par le côté film d'initiation (celle d'un jeune Lobby Boy) policier (comment le concierge de l'hôtel va t il prouver sa bonne foi?) dans un contexte historique (un faux pays d'Europe de l'Est confronté à des événements qui ressemblent fort à ceux s'étant déroulés entre les deux guerres) le tout dans un style très BD (genre ligne claire)
Ceci dit j'ai, alors même que l'histoire est sérieuse, plus d'une fois ri, ou plutôt souri. Comme dans les bons films de Lubitsch ou les meilleures comédies anglaises. Et je le recommande volontiers pour passer un bon moment avec quelques moments forts comme les poursuites, par exemple lorsque Gustav H. (le concierge de l'hôtel) s'enfuit de la prison, ou que le cercle des concierges s'associent pour lui venir en aide, ou que, avec Moustapha Zéro (le Lobby Boy) il accomplit un incroyable périple à la recherche de Serge X. avant de poursuivre l'assassin de ce dernier en... luge.
Ah cet assassin... il y avait longtemps que je n'avais pas vu au cinéma un méchant aussi réussi. Willem Dafoe a composé un délectable Jopling qui donne froid dans le dos... alors même qu'on ne le voit jamais directement tuer ses victimes. Même si un détail laisse toujours comprendre sans aucune équivoque possible qu'elles ne sont plus en vie.
Dernière chose à relever, la musique... En voici un petit extrait qui rend très partiellement compte du travail accompli par Alexandre Desplat... un compositeur à suivre




lundi 10 mars 2014

Marienbad, la chanson

Il serait dommage d'avoir parler de "l'année dernière à Marienbad" et de Delphine Seyrig, la belle jeune femme brune qui le arpentait, sans évoquer Barbara, cette autre longue Dame brune, celle là même qui a composé en 1973 la musique de "Marienbad"
L'idéal aurait été de déposer la vidéo mais elle fait partie de celles qui sont difficilement partageable, sauf via un lien** à regarder en relisant les paroles
Sur le grand bassin du château de l'idole, un grand cygne noir portant rubis au col, dessinait sur l'eau de folles arabesques. Les gargouilles pleuraient de leurs rires grotesques. Un Apollon solaire de porphyre et d'ébène attendait Pygmalion, assis au pied d'un chêne...
Je me souviens de vous et de vos yeux de jade, là-bas, à Marienbad,là-bas, à Marienbad. Mais où donc êtes-vous ? Où sont vos yeux de jade, si loin de Marienbad, si loin de Marienbad?
Je portais, en ces temps, l'étole d'engoulevent qui chantait au soleil et dansait dans les temps. Vous aviez les allures d'un dieu de lune inca, en ces fièvres, en ces lieux, en ces époques-là. Et moi, pauvre vestale, au vent de vos envies, au cœoeur de vos dédales, je n'étais qu'Ophélie...
Je me souviens de vous du temps de ces aubades, là-bas, à Marienbad, là-bas, à Marienbad. Mais où donc êtes-vous ? Vous chantez vos aubades, si loin de Marienbad, bien loin de Marienbad.
C'était un grand château, au parc lourd et sombre, tout propice aux esprits qui habitent les ombres. Et les sorciers, je crois, y battaient leur sabbat. Quels curieux sacrifices, en ces temps-là. J'étais un peu sauvage, tu me voulais câline, j'étais un peu sorcière, tu voulais Mélusine...
Je me souviens de toi, de tes soupirs malades, là-bas, à Marienbad, à Marienbad. Mais où donc êtes-vous ? Où sont vos yeux de jade, si loin de Marienbad, bien loin de Marienbad?
Mais si vous m'appeliez, un de ces temps prochains, pour parler un instant aux croix de nos chemins. J'ai changé, sachez-le, mais je suis comme avant, comme me font, me laissent, et me défont les temps. J'ai gardé près de moi l'étole d'engoulevent, les grands gants de soie noire et l'anneau de diamant.
Je serai à votre heure, au grand château de jade, au coeœur de vos dédales, là-bas à Marienbad. Nous danserons encore dans ces folles parades, l'oeœil dans tes yeux de jade, là-bas, à Marienbad.
Avec tes yeux de jade, nous danserons encore, là-bas, à Marienbad, là-bas, à Marienbad. Mais me reviendras-tu ? Au grand château de jade, à Marienbad...


* Les paroles sont de François Wertheimer
** http://youtu.be/zh3qei9dbAc

dimanche 2 mars 2014

Je me souviens... d'Emmanuelle Riva dans "Hiroshima..."

Alain Resnais est décédé et parmi sa filmographie, ce sont les films les plus anciens qui me reviennent d'abord à l'esprit: "Hiroshima, mon amour", "L'année dernière à Marienbad" et "Muriel ou le temps d'un retour"*, peut-être parce qu'après les avoir vus, j'étais fort, fort perplexe
Est ce pour cela que j'ai vu si peu de ses oeuvres plus récentes, même si deux d'entre eux ("Mon oncle d'Amérique" et "Smoking/no smoking") m'avaient passionnée?
* Il avait fait alors très fort en 1963 en osant aborder, via les souvenirs obsédant d'un des personnages, le thème de la torture durant la guerre d'Algérie. Ce qui, par certains côtés, n'est pas si surprenant que cela puisque 4 ans auparavant il abordait déjà le problème des femmes tondues à la Libération

mardi 25 février 2014

"Les garçons et Guillaume, à table" de Guillaume Gallienne

On m'en avait parlé en termes chaleureux: 
"Je n'aime pas Guillaume Gallienne, sa manière de jouer, mais là, dans ce film, il est génial!
- Guillaume Gallienne? 
- Mais oui, celui qui joue Pierre Bergé dans le film "YSL"!"
Et de me raconter certaines scènes de son film où Guillaume Gallienne est le réalisateur et l'interprète.
J'y suis donc allée... J'ai aimé. Même si pour moi ce N'est PAS un grand film.
Ce qui est passionnant, c'est sa performance lorsqu'il interprète le rôle... de sa propre mère... Ainsi que la manière dont il montre, mine de rien, comment les gens ont vite fait de vous coller dans une case bien souvent réductrice.
J'ai plus d'une fois souri (plus que ri, la faute sans doute au fait d'avoir connu à l'avance la chute de certaines histoires) Mais pour le reste... Et bien ça reste la mise en image d'un spectacle, une suite de petits sketches mis bout à bout. Et au bout du compte, une manière agréable de passer 1h30 sans trop se prendre la tête.
Ce que j'en retiens surtout c'est sa manière très troublante d'interpréter sa mère, "Maman" comme il le dit. Il est tout simplement bluffant. On a vraiment l'impression de voir une femme! Un peu masculine certes, mais comme peuvent l'être des femmes qui ne font pas pour autant "hommasses". Il est parfaitement crédible dans son interprétation et devient presque caricatural quand il interprète... son propre rôle de jeune un peu efféminé. Quand il joue sa mère, on s'aperçoit qu'être homme ou femme, si l'on fait abstraction de l'anatomie, c'est avant tout une manière d'être et de se comporter face aux autres. Et au final c'est un joli écho à la BD "mauvais genre" dont il a déjà été question ici.

dimanche 23 février 2014

La drôle d'histoire de la musique de générique de "Viva La Muerte"

Au départ, il y a une mélodie très chantante qu'on a tous peu ou prou mémorisée sans forcément savoir qu'elle provenait de la bande originale d'un film "Viva la Muerte" que peu de personnes ont vu lors de sa sortie et qui, à ma connaissance, passe rarement sur les écrans de télévision. Ce qui se comprend un peu quand on connaît l'histoire du film qui se situe lors de la guerre d'Espagne et sous le régime de Franco et comprend des scènes dures, voire violentes. Mais quand on sait cela, les dessins que Roland Topor a réalisés pour le générique correspondent bien au film... Mais plus vraiment la petite ritournelle que l'on y entend à plusieurs reprises.


Le titre de celle-ci: "Ekkoleg", non ce n'est pas du basque mais du danois et celle qui l'a composée s'appelle Grethe AGATZ.
Pour les petits curieux (dont je fais partie) j'ai trouvé un début de traduction (en anglais) de ce qui ressemble fort à une comptine: "... I found a translation of the lyrics (a lot of the song is just nonsense words that are supposed to sound funny): Hør et ekko (Hear the echo) Sjove lyde (Funny noises) Ali buh bæh (Ali buh bæh) Kaki suh sæh (Kaki suh sæh) Dimpe dampe dumpe dim (Dimpe dampe dumpe dim) Vil du med mig (Come go with me) Ud på landet (To the country) Lati duh la (Lati tuh la) Mani muh la (Mani muh la) Sikke noget tosseri (What tomfoolery)"
A noter que cette chansonnette a eu une variante française composée par Michel Jonasz et interprétée par Eric Damain, le petit garçon qui interprétait la héros de Jacquou le croquant. Les paroles de la chanson "C'est mon Papa" étaient fort éloignées de la tonalité du film *
Quant à l'auteur-compositeur... et bien le net est TRES silencieux, tout ce que j'ai  apprendre c'est que cette Danoise est née en 1913, morte en 2004 et qu'elle était considérée comme un compositeur et une "music teaching-pioneer"
* "C'est mon Papa...
J'ai un jardin (bis) Plein de cerises (bis) Un grand jardin...Plein d'friandises...C'est pour mon papa et moi..."
Et je vous épargnerai les couplets suivants

mardi 18 février 2014

"12 years a slave" de Steve Mc Queen

Doit-on encore donner le résumé du film? Oui parce que certain(e)s pourraient ne pas souhaiter le voir notamment à cause de 3 scènes dures à voir (cf après le résumé)
Donc: c'est l'adaptation de l'autobiographie "Douze ans d'esclavage" de Solomon Northup qui a été publié en 1853 et est ressorti récemment en librairie. Il y raconte comment, alors qu'il vivait comme un" homme libre" dans l'état de New York, il a été enlevé et vendu comme esclave sous le nom de Platt en Louisiane, où il est resté pendant 12 ans.
Il semblerait que l'adaptation ait été assez fidèle au livre original  où les scènes chocs figurent bel et bien:
- le "passage à tabac" de Solomon Northup alors qu'il émerge à peine du sommeil comateux dans lequel l'a plongé la drogue qu'on lui a fait absorber avant de l'enlever
- le long moment où, après un début de lynchage par un contremaître jaloux, il est suspendu entre la vie et la mort: il est en effet pendu, les mains attachées dans le dos, avec pour seul espoir le bout de ses pieds qui glissent sur un sol boueux
- lorsqu'il doit fouetter à mort la jeune esclave victime du désir du maître et de la haine jalouse de la maîtresse de la plantation.
L'interprétation de Chiwetel Ejiofor  dans le rôle de Salomon est remarquable, tout comme celle de Michael Fassbender - un acteur avec lequel Mc Queen a travaillé à deux reprises- dans le rôle du maître violent ainsi que celle de Lupita Nyong'o la très belle esclave.
Seul reproche: cette histoire bien réelle* ne montre qu'une micro partie de ce qu'a été l'esclavage. Jusqu'à nouvel ordre, l'ouvrage de référence restera pour moi une BD, ou plus exactement la série de BD faisant partie du premier cycle de la série "Les passagers du vent" de François Bourgeon***
Quant aux relations très complexes, mélange de désir et de haine, qui ont pu "unir" un geôlier et sa prisonnière** la représentation la plus effrayante reste celle qui a été faite par Spielberg dans "la liste Schindler" lorsque Amon Göth le directeur du camp de concentration de Płaszów, poursuit la jeune fille qui lui sert de bonne
* En faisant des recherches j'ai découvert que certains avait remis en cause la véracité du récit initial
** J'avais initialement écrit "le bourreau et sa victime"
*** L'action des deux volumes "la petite fille Bois Caïman" se situent certes en Louisiane, une vingtaine d'années après l'histoire de Salomon Norhup, mais elle est principalement centrée sur le récit que fait Isa à son arrière petite fille Zabo   

mardi 11 février 2014

"Au bord du monde" de Claude Drexel

"Au bord du monde" le film documentaire  réalisé par Claus Drexel qui la présenté au Festival de Cannes 2013 n'est sorti en salles que le 22 janvier 2014. Un comble pour un film français! Mais ce n'est pas tout, à Nantes, il quitte l'affiche... le 11 février. Nous étions à peine une trentaine à la dernière séance alors que c'est un film à aller voir. 
A noter que si on y voit de superbes images de Paris la nuit, le sujet est moins glamour que les images de la ville lumière que l'on voit puisqu'il y est question de SDF parisiens, certains l'étant depuis des années: Wenceslas depuis 4 ans, Christine depuis 7... le "record" étant détenu par un vieux monsieur dont j'ai oublié le nom. 








Ils sont 13 à témoigner (11 hommes et deux femmes). Parfois ils ne disent rien comme Henri qui dort quasi nu sous une très vieille couette dans un trou de mur d'un tunnel! Et parfois ils sont assez bavards quand ils racontent leur vie: très peu celle d'avant (on apprend de certains qu'ils ont travaillé, eu des enfants et se sont retrouvés là, au bord du monde) et un peu plus sur leur quotidien. Ils sont "au bord du monde" mais ils ne se révoltent pas, ils essayent de survivre, vaille que vaille, en gardant dans l'ensemble l'espoir de s'en sortir.*









Il faut remercier le réalisateur d'avoir réalisé un documentaire qui ne verse pas dans le misérabilisme, même si certaines images m'ont énormément choquée, notamment vers la fin quand Henri est pieds nus avec juste une couverture sur le dos alors qu'il pleut sur les Champs Elysés ou alors quand des rats viennent voler le pain du SDF endormi sur un matelas jeté à même le sol dans une ruelle qui pourrait être à Montmarte ou dans le 5ème ou le 7ème...
Deux précisions pour finir:
Claude Drexel n'a pas rémunéré les SDF que l'on voit dans le film**. Il s'en est expliqué:  "Déontologiquement, ça ne se fait pas dans un documentaire. Si on paye quelqu’un, il devient un acteur, on peut lui demander de faire des choses. On voulait avoir des gens qui soient libres de nous dire ce qu’ils ont envie. Mais évidemment, la parole qu’ils nous ont offerte, c’est un cadeau d’une valeur inestimable. On leur a toujours apporté ce dont ils avaient besoin: des vêtements, à manger, ou même de l’argent, mais ce n’était pas une rémunération." Avant d'ajouter: "Ce qui est important, c’est que mon producteur reverse une partie des recettes du film à des associations pour que tous les sans-abri puissent en profiter et pas exclusivement ceux qui ont témoigné dans le documentaire."
2° "Au bord du monde" a été réalisé avec le soutien de plusieurs associations spécialisées dans le soutien aux sans domicile fixe, dont Médecins du monde, La mie de pain, Action Froid, CASH (Centre d'accueil et de soins hospitaliers) de Nanterre, Les enfants du canal, le Collectif les Morts de la Rue, Aux captifs de la libération, Toit à moi, le secours Catholique, la ligue des droits de l'Homme et l'association Aurore.
* Grâce au net j'ai su que la situation s'est un peu améliorée pour Christine (désormais hébergée dans sa famille, en province) ou Michel (entré en maison de retraite) mais pas de nouvelle de Henri qui n'a même plus de chaussures ou de Wenceslas qui dans ses glacières transporte des livres (!)  ou la nourriture récupérée dans une superette du quartier de la Madeleine et qu'il partagera ensuite avec ses compagnons d'infortune.
** Au fil du billet apparaissent, par ordre alphabétique:Christine, Henri, Jeni, Michel, Pascal et Wenceslas.

mercredi 29 janvier 2014

"le vent se lève" de Hayao Miyazaki

Le titre du dernier Miyazaki se réfère à un vers «Le vent se lève, il faut tenter de vivre» extrait du poème de Paul Valéry, « le cimetière marin ». Un vers que, dans la VO, on entend prononcer par le héros avec délicieux accent japonais. Ce sera la seule référence à la France car les allusions à l’Italie (via les rêves du héros où il rencontre un célèbre ingénieur aéronautique italien) et l’Allemagne où il séjournera à la demande de son employeur seront beaucoup plus fréquentes
Ceci précisé, que penser du film ? Il renvoie à une réalité historique et biographique, du coup ceux et celles qui comme moi préfèrent les films plus oniriques de Miyazaki seront un peu déçus. On retrouve cependant la plupart des thèmes cher à Miyazaki avec semble t il, dans la vie du héros, quelques éléments qui font songer à la propre vie de Miyazaki.
Le héros au fait, qui est-il ? Sa vie est fortement inspirée de celle de Jirō Horikoshi qui a été le concepteur des chasseurs bombardiers japonais Mitsubishi A6M, appelés « Chasseurs Zéro »*. Mais de la conception sur le papier à la réussite des vols, la route est parfois longue et le héros connaîtra quelques échecs.
A ses côtés il y a une femme qu’il rencontre en 1923, lors d’un tremblement de terre, avant de la retrouver des années plus tard et d’oser l’épouser alors même qu’elle l’a dès le départ prévenu qu’elle était atteinte de la tuberculose.
Mais il y a surtout Honjo, son ami des années lycée qui lui travaillait plus sur ce qui va devenir le bombardier utilisé par les japonais durant la seconde guerre mondiale.
Vu le sujet abordé, on pourrait craindre des dérives militaristes. Il n’en est rien car Miyazaki insiste bien sur le fait que son héros est plus passionné par le fait de fabriquer de beaux avions que des armes de guerre. Les militaires sont en outre systématiquement montrés à leur désavantage, tout juste bon à acheter les avions et rentabiliser tous les frais engagés. Cela n’a pas empêché les pays qui comme la Chine ou la Corée du Sud ont particulièrement souffert de « tousser » quand le film est sorti
A propos de tousser: on fume beaucoup dans le film, dès le lycée, dans les chambres de malades… alors l’association qui dénonce les dangers du tabac a protesté. C'est oublier un peu vite une réalité qui a duré longtemps. Je me souviens fort bien que lorsque j’ai commencé à travailler, il était encore fréquent de voir les participants fumer en disant que ça les aidait à se concentrer.
Au final… un film que je suis contente d’avoir vu mais qui ne fera pas partie de ceux que je reverrai de façon prioritaire. Et oui, je lui préfèe nettement « Princesse Mononoké », « Le voyage de Chihiro » ou « Porco Rosso » où où était déjà question d’avions.
* Parmi les innovations clés, il y a celle des ailes d’avion inclinées vers le bas en forme de V et l’utilisation de rivets spéciaux