jeudi 15 octobre 2009

Apparences

Pendant des années ce texte a figuré sur le mur de ma chambre parce que pour moi c'était l'un des meilleurs sketches de Raymond Devos mais c'était peut-être plus que cela, comment savoir :-)
Apparences, vous avez dit: apparences...

Mon chien c'est quelqu'un

Depuis quelque temps, mon chien m'inquiète... Il se prend pour un être humain et je n'arrive pas à l'en dissuader. Ce n'est pas tellement que je prenne mon chien pour plus bête qu'il n'est... Mais qu'il se prenne pour quelqu'un, c'est un peu abusif ! Est-ce que je me prends pour un chien, moi ?

Quoique, quoique... Dernièrement, il s'est passé une chose troublante qui m'a mis la puce à l'oreille ! Je me promenais avec mon chien que je tenais en laisse... Je rencontre une dame avec sa petite fille et j'entends la dame qui dit à sa petite fille : - "Va ! va caresser le chien !" Et la petite fille est venue me caresser la main ! J'avais beau lui faire signe qu'il y avait erreur sur la personne, que le chien, c'était l'autre... La petite fille a continué à me caresser gentiment la main... Et la dame a dit : - "Tu vois qu'il n'est pas méchant !" Et mon chien qui ne perd jamais une occasion de se taire... a cru bon d'ajouter : - "Il ne lui manque que la parole, Madame !" Ça vous étonne, hein ? Eh bien moi, ce qui m'a le plus étonné, ce n'est pas que ces dames m'aient pris pour un chien... Tout le monde peut se tromper !... Mais qu'elles n'aient pas été autrement surprises d'entendre mon chien parler... ! Alors là... Les gens ne s'étonnent plus de rien.

Moi, la première fois que j'ai entendu mon chien parler, j'aime mieux vous dire que j'ai été surpris ! C'était un soir, après dîner. J'étais allongé sur le tapis, je somnolais... Je n'étais pas de très bon poil ! Mon chien était dans mon fauteuil, il regardait la télévision... Il n'était pas dans son assiette non plus ! Je le sentais ! J'ai un flair terrible... A force de vivre avec mon chien, le chien... je le sens ! Et subitement, mon chien me dit : - "On pourrait peut-être de temps en temps changer de chaîne ?" Moi je n'ai pas réalisé tout de suite ! Je lui ai dit : - "C'est la première fois que tu me parles sur ce ton !" Il me dit : - " Oui ! Jusqu'à présent, je n'ai rien dit, mais je n'en pense pas moins !" Je lui dis : - "Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?" Il me dit : - "Ta soupe n'est pas bonne !" Je lui dis : "Ta pâtée non plus !" Et subitement, j'ai réalisé que je parlais à un chien... J'ai dit : - "Tiens ! Tu n'es qu'une bête, je ne veux pas discuter avec toi ! Enfin quoi ! Un chien qui parle ! Est-ce que j'aboie moi ?"

Quoique... Quoique... Dernièrement, mon chien était sorti sans me prévenir... Il était allé aux Puces, et moi j'étais resté pour garder la maison. Soudain, j'entends sonner. Je ne sais pas ce qui m'a pris, au lieu d'aller ouvrir, je me suis mis à aboyer ! Mais à aboyer ! Le drame, c'est que mon chien, qui avait sonné et qui m'attendait derrière la porte a tout entendu ! Alors depuis, je n'en suis plus le maître ! Avant, quand je lui lançais une pierre, il la rapportait ! Maintenant, non seulement il ne la rapporte plus, mais c'est lui qui la lance ! Et si je ne la rapporte pas dans les délais, qu'est ce que j'entends ! Je suis devenu sa bête noire, quoi !

Ah mon chien, c'est quelqu'un ! C'est dommage qu'il ne soit pas là, il vous aurait raconté tout cela mieux que moi... Parce que cette histoire, lorsque c'est moi qui la raconte, personne n'y croit ! Alors que, lorsque c'est mon chien, les gens sont tout ouïe... Les gens croient n'importe qui !

photos de Némo tirés de http://www.pbase.com/mwhabib/nemo

mardi 13 octobre 2009

le fils d'Iznogoud

René Gosciny et Jean Tabary auraient-ils conçu, post mortem pour le premier, un fils à Iznogoud?
Il faut croire que oui si je me fie à la presse qui parle actuellement d'un jeune homme de 23 ans qui postule pour une fonction à laquelle il n'aurait pu prétendre si son père n'était pas devenu calife

Un peu obscur tout ceci?
D'accord. Mais il est vrai que s'agissant de la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Hauts de Seine) "le Chat" plutôt qu'émettre un feulement de mépris en signant une pétition, préfère donner un coup de griffe en rapportant les propos d'un élu, de l'opposition of course, qui a commenté ainsi la chose: "Il nous faut un juriste, il est en deuxième année de droit ; il faut quelqu'un qui connaît bien les affaires, je suis sûr qu'il a des prédispositions ; et puis Martin Hirsch a présenté un plan de promotion des jeunes, J. S. rentre dans ce cadre."

dimanche 11 octobre 2009

Dis moi ce que tu bois...

... et je te dirai d'où tu viens.
Non pas vraiment parce que ce dont il est question, certains pour rien au monde ne veulent en entendre parler tellement une image vieillotte lui est associée. Quoi donc? Les tisanes!
La maison Pagès a donc fait preuve d'un certain culot en laissant le nom de "tisane" sur l'emballage des deux produits ci-dessous: "infusions" ça aurait fait quand même moi breuvage de grand-mère ou pour malade. Sauf que...

Sauf que ces deux là découvertes hier dans les gondoles d'une grande surface ne peuvent que taper dans l'oeil parce qu'au lieu des classiques "infusions" amincissante, relaxante, purifiante... il est mentionné une région!

Alors petit jeu dominical, en deux temps qui plus est:
- les tisanes bretonne et auvergnate ça évoque quels fruits, légumes et plantes aromatiques?
- et pour votre région, natale ou d'adoption, vous retiendriez quoi?
Attention, on reste dans le végétal donc pas question de penser "camembert" pour la Normandie ou "moules" pour le Nord... quoique ces dernières renvoient plus à la Belgique.
En outre, on fait abstraction complète de l'odeur et du goût final du produit. ça c'est pour eux qui penseraient à l'ail...
Réponse quant aux infusions bretonne et auvergnate au plus tard demain

Complément d'avant dernière minute:

En fait la maison Pagès a sorti 8 nouvelles "tisanes": Alpes (ça c'est pour Verveinecitron), Alsacienne (ça c'est, à 300 mètres près pour Cailloublanc), Auvergne et Bretonne déjà citées, Corse,...non pas de commentaire perfide Marseillaise, Provençale (ça c'est pour Arlette et caphadock) Pyrénéenne. Mais rien n'interdit d'imaginer d'autres mélanges régionaux par exemple pour les Pays de la Loire avec de l'asperge

les ingrédients!!!

En matière de composition d'infusion, en fonction des suggestions de Marwan et Verveinecitron je demande
Pour les Alpes: Reine des prés, pomme sauvage, myrtille, arômes naturels, myrtille fruit, arôme fruits rouges naturel, génépi
Pour l'Auvergne: Verveine , mélisse, pensée sauvage, arôme naturel citron, menthe poivrée , gentiane
Pour la Bretagne: Pomme fruit , chiendent , reine des prés , arômes naturels (cerise), bruyère , cannelle , artichaut , ulva lactuca (algue)
Pour la Provence: Verveine , tilleul , réglisse naturelle , arôme naturel
thym , lavande , romarin , abricot fruit

Bilan:
Marwan: une bonne réponse
Verveinecitron: idem... avec un petit bonus pour elle puisque la verveine chère à son coeur est citée deux fois :-)

samedi 10 octobre 2009

Histoire de désir...

Est-ce parce qu'il y a plus que peintres, de sculpteurs, de chanteurs homme que femme... toujours est-il qu'il est rare d'entendre celles-ci célébrer ainsi l'homme dans son aspect le plus "physique". Alors quand une chanson le fait, et bien, il convient de le mentionner et dans le cas présent de le rappeler. En effet, si la chanson qui suit a obtenu le Grand prix de la Chanson du Festival de Spa, qui s'en rappelle maintenant alors qu'elle est très belle?

L'idéal: l'écouter ici http://www.youtube.com/watch?v=zk7ufALh4P4mais en suivant les paroles ci dessous parce que en matière de séduction, les images assez dénudées de quelques uns de nos jeunes contemporains soutiennent en fait assez mal la comparaison avec leurs prédécesseurs qui eux sont habillés.

Au pays de ton corps

Je connais un pays on dirait un jardin
Je peux y vivre nue sans avoir jamais froid
Quand j'y ferme les yeux je trouve sous mes doigts
Tous les chemins

J'ai le fond de tes yeux pour y chercher de l'or
La couleur de ta peau pour lire les saisons
Le creux de ton épaule pour ligne d'horizon
Et tout autour de moi tes bras font le décor

Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps

J'y ai vu des prodiges et de plus grands mystères
Que l'été en décembre ou que la neige en mai
A ce qu'il me semble plus je le connais
Plus je me perds
Et s'il mesure à peine 1m80
J'y fais plus de chemin avec un seul baiser
Que ne font dans le ciel les hommes et leurs fusées
C'est un pays où l'on voyage avec les mains

Le pays de ton corps
Le pays de ton corps
Le pays de ton corps

Je connais un pays on dirait un jardin
Je peux y vivre nue sans avoir jamais froid
Quand j'y ferme les yeux je trouve sous mes doigts
Tous les chemins
J'ai le fond de tes yeux pour y chercher de l'or
La couleur de ta peau pour lire les saisons
Le creux de ton épaule pour ligne d'horizon
Quand paresseusement je m'enroule et m'endors

Au pays de ton corps
Au pays de ton corps
Au pays de ton corps

Après il est possible de chercher à en savoir plus sur l'interprète, Catherine Le Forestier sur

http://www.fmgerard.be/vie/chanteurs/leforestierc.html

vendredi 9 octobre 2009

lumières...

Souvent on ne s'y attend pas mais il y a là soudain une évidence: la lumière...
Elle présente quelque chose de différent des autres jours, quelque chose qu'il est bien difficile de saisir et qu'on voudrait pourvoir suspendre quelques secondes à défaut de quelques minutes.
Ainsi ces lumières matinale et vespérale des 7 et 8 octobre dernier.

jeudi 8 octobre 2009

un pont

Il est des photos qui renvoient à un certains nombre de choses et sollicitent l'imaginaire plus que d'autres. Ainsi les portes, les escaliers, les ponts...

Certes on peut les voir en tant que simple objet et ne relever dans une porte que le fait qu'elle soit ouverte ou fermée, ancienne ou récente, avec une fermeture classique ou ouvragée, etc... ce qui implique cependant derrière autant d'histoires qu'elle peut, ou ne peut pas raconter, à sa première vision, ou dans "l'image" mentale qu'elle laisse après s'être éclairée d'autres images, sensations, souvenirs... et renvoyer alors à de multiples et parfois surprenantes significations.

Ainsi, qu'est ce qu'un pont? Qu'y a-t-il de commun entre le très ancien pont-acqueduc du Gard et le viaduc de Millau.
Pour certains le pont c'est d'abord ce qui relie
Pour d'autres quelque chose qui permet d'éviter un "danger" qu'il soit simple comme celui de se mouiller les pieds ou beaucoup plus grand quand il s'agit d'un précipice.
Mais il a probablement encore d'autres sens bien au delà de la seule apparence physique.

Alors un pont, au delà de ce pont qui est le "pont de pierre" de Bordeaux, c'est quoi?

mercredi 7 octobre 2009

La photo ratée

En faisant quelques recherches au sujet de Willy Ronis dans sa dernière interview accordée au journal "le Monde" en juillet dernier, il y a eu cette anecdote/aveu troublante tant par son contenu que par la date où l'article avait été publié. Il y a parfois d'étranges coïncidences...

Willy Ronis répondait ainsi à la question:
"-avez-vous raté des photos? - Des photos que je croyais bonnes et qui se sont révélées décevantes, je n'ai pas d'exemple à donner en ce moment, mais il y en a eu, c'est inévitable. Mais la photo que j'aurais voulu faire et que j'ai renoncé à faire, je la vois encore devant mes yeux.
C'était pour un livre paru en 1992, "Toutes belles", une variation sur l'éternel féminin. Je ne parvenais pas à trouver la bonne photo pour la couverture.
Je me promenais sur les bords de Marne avec ma femme, alors malade. De l'autre côté de la route, j'ai vu une jeune femme qui portait dans le bras gauche un bébé, et dans le droit un gros bouquet de glaïeuls. C'était ma photo ! Mais traverser la route avec ma femme était difficile, ensuite il aurait fallu que je demande à cette jeune femme sa permission. Elle aurait peut-être voulu avertir son mari. J'ai renoncé. Et, en marchant, pendant une centaine de mètres, j'ai pleuré cette photo à jamais perdue."

mardi 6 octobre 2009

La pluie est revenue...

... et avec elle le souvenir de l'une des plus belles chansons de Barbara: "Pierre"

"Il pleut

Sur les jardins alanguis,
Sur les roses de la nuit,
Il pleut des larmes de pluie,
Il pleut,

Et j'entends le clapotis,
Du bassin qui se remplit,
Oh mon Dieu, que c'est joli,
La pluie,

Quand Pierre rentrera,
Tiens il faut que je lui dise,
Que le toit de la remise,
A fui,

Il faut qu'il rentre du bois,
Car il commence à faire froid,
Ici,
Oh, Pierre,
Mon Pierre,

Sur la campagne endormie,
Le silence et puis un cri,
Ce n'est rien, un oiseau de la nuit,
Qui fuit,

Que c'est beau cette pénombre,
Le ciel, le feu et l'ombre,
Qui se glisse jusqu'à moi,
Sans bruit,

Une odeur de foin coupé,
Monte de la terre mouillée,
Une auto descend l'allée,
C'est lui,

Oh, Pierre,
Pierre..."

La pluie est revenue... Post-Scriptum...

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas cette chanson de Barbara, la version non pas au piano mais celle de 1964.

http://www.youtube.com/watch?v=nB-mYuAa5QY

Comme toujours sur cette chanson elle murmure autant qu'elle chante avec en contrepoint un saxophone qui lui répond, telle une voix d'homme, celle qu'elle attend et s'en revient vers elle, bien loin donc de celui pour lequel elle s'interrogeait à ses débuts "Dis quand reviendras-tu? Dis me reviendras-tu?..."

lundi 5 octobre 2009

Histoires de Femmes

Il y a parfois des livres qui marquent. Tel est le cas des deux qui suivent et qui témoignent, chacun à leur manière, de vies difficiles, ailleurs mais aussi ici.

Le 1ère histoire a été publiée au printemps 2003, sous un pseudo: celui de Souad.
Il n'était en effet pas impossible que si les parents de cette femme d'origine cisjordanienne apprenaient qu'elle a survécu au crime d'honneur qu'ils avaient commandité, ils mandateraient de nouveau quelqu'un pour achever le travail commencé par leur gendre. Un crime d'honneur pour effacer le fait que Souad s'était retrouvée enceinte d'un jeune voisin lequel s'était empressé de déguerpir quand il l'avait su, alors même qu'il lui avait promis le mariage.
Mais Souad n'est pas morte grâce à une femme qui travaillait au sein d'une ONG, laquelle femme avait fait croire à ses parents qui avaient entretemps essayé de l'empoisonner au sein même de l'hôpital où elle avait été transportée qu'ils devaient autoriser sa sortie du territoire parce qu'ainsi elle mourrait loin.
C'est grâce à ce quasi mensonge, quasi car Souad était vraiment mal en point, qu'elle a enfin pu être soignée et témoigner.
Souad a échappé au sort des quelques 5 000 femmes qui meurent chaque année du fait d'un crime d'honneur, chiffre qu'il faut majorer d'environ 7 000 femmes qui, elles, sont mutilées à vie, toujours pour des raisons d'honneur.

Et puis il y a Brigitte dont le livre est paru en janvier 2007.
D'elle on a beaucoup retenu la description de sa vie, deux ans durant, de femme S.D.F.
Mais l'histoire de Brigitte va bien au delà de ses années de galère. C'est l'histoire d'une petite fille que sa mère n'a jamais aimée parce qu'elle a eu le malheur de naître "hors mariage" contrairement à sa soeur cadette. Une petite fille qui n'a connu un peu d'amour que de la "nounou" qui l'a gardée enfant jusqu'au moment où ses parents l'ont reprise.
Fin d'enfance difficile, adolescence encore plus, avec un père aimant mais qui ne sait pas protéger sa fille de la violence physique et verbale de celle qui est devenue sa femme. Age adulte de même. Mais comment aurait-il pu en être autrement puisque ce n'est qu'une triste application d'une petite phrase de Hervé Bazin: "Les enfants privés d’amour se détestent, ne s’aiment pas. Parce que quand on n’est pas aimé, on croit qu’on n’est pas aimable."
Alors Brigitte a beaucoup accepté: que son compagnon lui vide son compte en banque, qu'il la trompe, qu'il la batte, qu'elle doive fuir de son domicile en plein hiver avec seulement son pull sur le dos ... tellement elle avait envie d'être aimée.
L'histoire de Brigitte m'a elle aussi touchée parce qu'elle a le même âge que moi, qu'elle porte le prénom d'une de mes amies, mais surtout parce qu'il y a tant encore dans les rues de ces inconnu(e)s dont la vie a basculé petit à petit et que plus personne ne veut pas voir.



dimanche 4 octobre 2009

Les flâneries du chat en Pays de la Loire (2)

Montreuil-Bellay

Il y a ce qu'en dit wikipedia: implantée à l'extrême sud-est du département de Maine-et-Loire, Montreuil-Bellay est limitrophe des départements de la Vienne et des Deux-Sèvres, avant d'ajouter, Montreuil-Bellay est situé au cœur du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, à moins de 25 kilomètres de Saumur et est baignée par le Thouet, un des nombreux affluents de la Loire.

Qu'ajouter de plus? Qu'avec son vieux château et ses 4 000 habitants, c'est l'un de ces gros villages (avec quelques petites maisons de charme qui mériteraient d'être restaurées) qu'affectionnent les Anglais qui n'ont pas pas forcément envie de descendre jusque dans le Périgord.
Le preuve avec toutes les annonces immobilières systématiquement bilingues, le nom des entreprises avec pléthore de "Smith" et autre "Wilson" bien éloignés de nos "Martin*" et cette petite boutique qui, pour avoir un nom bien français, très vieille France: "la gente Dame", n'en avait pas moins une devanture très british.

Mais Montreuil-Bellay c'est d'abord un château dont il reste assez peu de choses: quelques bâtiments autour d'une cour au sein de laquelle se dresse l'indispensable puits en cas de siège.
L'un de ces bâtiments présente une jolie façade ouvragée et recèle quelques boiseries sculptées aux personnages surprenants...

Du chemin de ronde on a une jolie vue sur les jardins qu'il convient de descendre voir de plus près, ne serait-ce que pour observer le sourire ravi de cet ange. On peut alors se demander si c'est la musique divine qui l'inspire ou bien le breuvage local. On est en effet en plein pays d'Anjou et ce serait faire offense au Créateur que de passer par ici et de n'y point goûter.










* et oui, les noms de famille français les plus fréquents ce n'est pas "Dupondt" mais "Martin" et "Bernard"

samedi 3 octobre 2009

Les flâneries du chat en Pays de la Loire (1)

Que dire de ce village?
Qu'il figure sur la liste des plus beaux villages de France... mais ça c'est un peu faussé si l'on sait que ce sont les municipalités qui demandent à y être inscrites.






Dans dans le cas présent il faut reconnaître qu'il a beaucoup de charme quand on déambule dans les ruelles étroites d'un autre temps où les pierres ont la douce couleur du tuffeau qui renvoie si bien la lumière.

Où parfois aussi certains propriétaires n'hésitent pas à personnaliser leur maison avec moult petits détails qui accrochent le regard.


Mais le village est d'abord connu pour son château du XVème siècle qui surplombe la Loire et pour lequel, si on veut en avoir une belle vue d'ensemble, il convient de grimper à flanc de coteau le long de petites ruelles, limite sentes, ou bien encore de se risquer dans de jolis escaliers au risque qu'ils ne mènent désormais nulle part.

Un château qui a un certain charme et possède lui-même un escalier assez travaillé. Est-ce lui qui a incité Alexandre Dumas à y situer l'intrigue de l'un de ses romans historiques dont le nom est celui de la Dame de ce château.

A ce détail, les amateurs de lecture auront trouvé le nom de village. Pour les autres la réponse sera fournie plus tard.

Sur les bords de la Loire, le hasard a voulu ce jour-là que soit remise à l'eau un ancienne gabarre, juste à côté de deux barques anciennes.
Elles n'ont pas navigué mais cela n'a pas empêché de rêver un peu à un autre temps où la Loire, lorsqu'elle était calme, pouvait s'avérer parfois un axe de circulation plus sur que les routes pleines d'ornières et de mauvaises rencontres.

Le nom du village? Donneriez-vous votre langue au chat??
Ce sera pour un peu plus tard.


Post-Scriptum
Ce petit village de charme s'appelle Montsoreau.
Il est situé dans le Maine-et-Loire, à quelques kms d'une autre village dont il sera question une autre fois (lorsque les images auront été exploitées...)
Et pour les amateurs de géographie, il est à l'embranchement de la Loire et de la Vienne

jeudi 1 octobre 2009

Les flâneries du chat

Plus le temps passe et plus les photos des voyages, visites ou simples promenades s'accumulent.
Autant d'impressions sur des couleurs, des odeurs, des éléments parfois cocasses qui dorment dans la mémoire d'un PC.

Alors est venue l'idée de les refaire ces balades tout en en triant les images pour mieux les partager.
Mais avec une humeur de chat qui flâne et est moins curieux de l'histoire, de la géographie ou de la botanique de tout ce qu'il voit que d'être attentif aux ambiances, aux minuscules détails auxquels son oeil est à l'affut.
Ce qui n'empêchera nullement les billets autres: réaction sur un événement de l'actualité qui pourra être l'occasion de se rappeler un livre, un tableau... ou envie de connaître un livre, un film...