dimanche 16 novembre 2008

Le centre du motif

Tirée de l'album d'Anne Sylvestre:"comment je m'appelle" la chanson "le centre du motif", si on n'y prend pas garde, pourrait être "entendue" comme une vision nombriliste du monde de la part de la chanteuse alors que...
La chanson ne figure pas sur le net et je ne dispose que d'une d'une version sur vinyl que je n'ai pas écoutée depuis des années, mais comment oublier cette mélodie?
Elle débute avec la seule voix d'Anne a cappela..
Et puis les instruments s'ajoutent progressivement, un peu comme la brodeuse agrandit petit à petit son motif. Et nous comprenons que si le monde, les autres existent à partir de ce que nous en percevons, nous ne serions en réalité rien sans eux.
Je suis le centre du motif
Chaque fil est une tendresse, chaque fil avec moi se tresse, me prend ce que j'ai de plus vif
Je suis le centre du motif
Je suis le centre de la toile. En certains lieux, vient une étoile, en d'autres, c'est un coup de griffe
Je suis le centre du motif
Vous en ferez une dentelle, à condition que je sois telle que vos rêves les plus hâtifs
Je suis le centre du motif
Vous en ferez une rosace, si je reste bien à ma place, et sans un abandon furtif
Je suis le centre du motif
Je suis l'araignée prise au piège, l'âne qui tourne le manège. Je suis l'égoïsme tardif
Je suis le centre du motif
Maille, si je me détricote, si je m'altère fausse note, si mon cœur est inattentif

Le tissage s'éraillera, se défera la belle ouvrage
Peut-être alors serai-je sage
Peut-être alors serai-je moi

samedi 15 novembre 2008

...What else...

Cette "réponse"
pour l'Anonyme et tous les autres

jeudi 13 novembre 2008

...

Pour quelques heures, quelques jours, quelques semaines...
Le temps de s'habituer à l'idée de "la réponse qui manque".

mercredi 12 novembre 2008

...AnniversaireS...

Il y a juste six mois ouvrait ce blog, une date qui correspondait pour moi à un anniversaire...
Un peu plus de 170 billets plus tard, beaucoup de doutes perdurent, notamment autour de ce qui était sa principale raison d'être.
Tant de questions sans réponse...dont celle-ci: est-ce la peine de continuer?

mardi 11 novembre 2008

St Martin et les "poppies"

Il n'y a pas sur les calendriers français de St Martin: ce saint qui autrefois dans les livres d'histoire utilisés dans les écoles catholiques illustrait les pages relatives à la présence romaine en Gaule et à la diffusion du catholicisme. En fait, ce saint dont parlent les personnes âgées lorsqu'il fait beau bien au delà de la fin septembre (et de la Saint Michel) on ne l'y trouve pas ou plus exactement, plus. Et pour cause: il se fête le même jour que l'Armistice.

Alors pourquoi tant de coquelicots? A cause d'une tradition qui voit Outre-Manche cette jolie fleur d'été rouge vif, rouge sang, une fleur des champs qui ne supporte pas d'être cueillie sans faner aussitôt, fleurir au revers des vêtements quelques jours avant et surtout le 11 novembre.

Le "poppy" est traditionnellement porté le jour de "Remembrance Day" en hommage à toutes les personnes qui ont perdu la vie durant les deux Grandes Guerres Mondiales, ainsi que durant celles des Falklands et de la Guerre du Golfe

Les coquelicots rouges représentent les coquelicots qui poussaient dans les champs des Flandres lors de la première guerre mondiale, là où des milliers de soldats sont morts. Les coquelicots en papier qui sont maintenant portés sont fabriqués par des anciens soldats à la retraite et ils sont vendus par des représentants de la "Royal British Legion".

A défaut d'un coquelicot, aujourd'hui il faudrait porter un peu de rouge vif.

Pour oublier cet automne triste où les arbres ont bien du mal à flamboyer sous le vent et la pluie, mais aussi et surtout pour tous ceux qui sont morts ou mourront un jour parce que d'autres ont décidé qu'ils iraient faire la guerre alors qu'ils auraient tellement préféré, l'été, pouvoir se promener au bord de l'eau et regarder les coquelicots danser au moindre souffle du vent.

lundi 10 novembre 2008

"la plus que vive"

Qu'écrire après le texte d'hier?
Et puis mon regard est tombé sur un livre de Christian Bobin que l'on m'a prêté en juillet dernier. Parmi ceux que l'on me présentait ce jour-là pourquoi ai-je choisi celui-là? La photo? La 4ème de couverture? Qu'importe!
Aujourd'hui ce sera un extrait de ce livre illustré d'une photo dont je viens de m'apercevoir qu'elle est de Edouard Boubat: "la plus que vive".
Quel genre littéraire ce livre? Je ne sais. Pour moi c'est un long poème sur l'amour amical, à moins que ce ne fût une amitié amoureuse, éprouvé par l'auteur pour une jeune femme mariée à un autre qui est morte à 44 ans, le 12 août 1995.
(...) Tu ne m'as jamais appartenu. Tu n'as jamais appartenu à personne. Tu as aimé d'amour entier ceux que tu as rencontrés, et dans cet amour, tu n'as cessé d'exercer cette liberté radieuse. Il n'y a pas d'image de cette liberté. Il ne peut y en avoir. Tu n'es pas dans les photographies. Tu es dans ce goût que j'ai de vivre, tu es dans ces gens que je rencontre quand ils sont libres, et tu es dans les mots d'un poète comme Antonin Artaud (...): "Nous ne pouvons aimer personne sans vouloir automatiquement le prendre dans notre coeur, alors que l'être est de donner du coeur à ceux que l'on aime sans jamais les ramener à soi, et comment donner du coeur pendant l'éternité"

dimanche 9 novembre 2008

...Ecrire...

(...)
Ecrire pour au-delà de l'oubli;
Que vivent à jamais
Le visible et l'invisible du monde d'aujourd'hui!
Noyée dans les flots du temps.
De son cortège de sensations,
Retenir
Transmettre
L'instant fugitif du bonheur
La brumeuse dentelle d'impressions
La lumière variant au long des saisons
Les échos du silence...
(...)
Décembre 1980, Juillet 1981

samedi 8 novembre 2008

de livre en livre (4)... reflets d'une histoire du passé au futur

Reflets du passé... avec deux petits livres pour enfants qui ont du être détruits depuis fort longtemps mais dont le souvenir restait encore assez vif plus de 45 ans plus tard. Ce n'est que récemment que j'ai compris pourquoi.

Deux petits et une image mentale: un grenier d'autrefois avec la lumière qui tombe par de petits vasistas, juste assez pour voir danser les grains de poussière dorée dans l'air et lire ou plutôt feuilleter les livres.
Lire? Non car il y avait peu de texte. Feuilleter donc puisqu'il s'agissait de ces livres aux grosses pages cartonnées où il y a des découpes qui permettent à l'enfant d'y glisser ses petits doigts pour tourner les pages et voir les images se transformer petit à petit à mesure que l'histoire progresse.

Le première histoire concernait un petit lapin qui ressemblait fort à celui de la publicité pour les piles Duracell. Il était seul, perdu dans la forêt, et errait à la recherche de sa maman qu'il finissait par retrouver. La seconde "Rose-rose et Rose-rouge" était une version légèrement modifiée du classique de Grimm:

puisque les deux fleurs de mon histoire étaient rose et rouge... mais le nain irascible qui se coinçait la barbe dans un tronc d'arbre et qu'elles délivraient grâce à une paire de ciseaux était bien là... De l'ours par contre, je ne me souvenais pas.
... au futur
Trois livres offert ou achetés au cours des deux dernières années. Trois livres parfois commencés mais jamais achevés par une sorte de pressentiment, ou plus exactement de crainte que ce qu'il y soit écrit ne soit d'une certaine manière prémonitoire.
Le premier: une biographie par Donald Spoto d"Audrey Hepburn - histoire d'une femme d'exception" qui après une vie consacrée au cinéma et à ses actions au sein de l'UNICEF a été emportée assez brutalement par un cancer.
Le deuxième: un roman de Françoise Chandernagor "la voyageuse de nuit" où une vieille dame: Olga se meurt doucement dans une unité de soins palliatifs accompagnée de ses quatre filles: Katia, Lisa, Sonia et Véra qui ont chacune une vision particulière de leur mère.
Le dernier: un roman de Tahar Ben Jelloun écrit à partir des fragments de souvenirs de sa mère aujourd'hui décédée.
Maintenant je vais pouvoir les lire sans crainte.

vendredi 7 novembre 2008

Destins... Solitudes

A partir d'un billet de Gene 3 destins, l'un en marche, l'autre qui appartient au passé et entre, celui fictif d'un immigré qui a cru échapper au sien mais d'une certaine manière est trahi pas l'un des siens... mais aussi d'une certaine manière: trois solitudes

Avec Gene, http://www.accueil-beausoleil.com/ l'histoire de Fernando

"A midi, dans l'autobus des travailleurs qui retournent parfois au pays, Fernando est reparti au Portugal pour de très longs mois. Qui sait s'il reviendra en Suisse un jour? (...) La vie de cet homme n'a été et continue à n'être que soucis, solitudes et abandons. (...): la solitude de l'enfance, de l'adolescence, de la jeune recrue de Salazar en Angola, de l'immigré, de l'époux bafoué, du père abandonné... Que va-t-il retrouver là-bas sur le long terme?"

Avec le film "la graine et le mulet" d'où ressort malgré la tendresse de Hafsia Herzi, la solitude de "Monsieur Beiji, la soixantaine fatiguée, qui se traîne sur le chantier naval du port dans un emploi devenu pénible au fil des années. Père de famille divorcé, s'attachant à rester proche des siens malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions " . Il pourra espérer une autre vie avant d'être involontairement "trahi" par l'un de ses fils.

Avec Verlaine, dans son recueil "Sagesse", la solitude de Gaspar Hauser

Je suis venu, calme orphelin, Riche de mes seuls yeux tranquilles, Vers les hommes des grandes villes : Ils ne m'ont pas trouvé malin.

A vingt ans un trouble nouveau, Sous le nom d'amoureuses flammes, M'a fait trouver belles les femmes : Elles ne m'ont pas trouvé beau.

Bien que sans patrie et sans roi Et très brave ne l'étant guère, J'ai voulu mourir à la guerre : La mort n'a pas voulu de moi.

Suis-je né trop tôt ou trop tard ? Qu'est-ce que je fais en ce monde ? Ô vous tous, ma peine est profonde : Priez pour le pauvre Gaspard !

jeudi 6 novembre 2008

de livre en livre (3) Joe Leaphorn et Jim Chee sont orphelins...

Tony Hillerman, http://fr.wikipedia.org/wiki/Tony_Hillerman , je l'avais découvert via une petite bande dessinée parue dans la revue "je bouquine" que lisaient alors mes enfants. Un livre, puis deux plus loin, je guettais la publication de ses nouveaux ouvrages qui m'ont vraiment envie de connaître cette Amérique là, bien loin de la grosse pomme ou des plages du Pacifique. L'Amérique de ce peuple que les Blancs ont su si bien décimer mais qui essaye vaille que vaille de rester en harmonie (l'hozho) avec le monde qui l'entoure.

Que dire de ses deux principaux héros: Joe Leaphorn et Jim Chee? Ce que dit une dépêche AFP:

Ils travaillent pour la police tribale navajo, dans la région de Four Corners, où se touchent l'Utah, le Colorado, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. Eux-mêmes navajos, ces policiers comptent parmi les plus fins limiers du genre, mais leur vrai titre de gloire est d'avoir fait connaître la culture de leur peuple à des millions de lecteurs à travers le monde.

Et puis ce matin cette dépêche que je découvre:

Tony Hillerman, le romancier américain qui avait placé le territoire navajo sur le planisphère du polar, est mort le 26 octobre à Albuquerque, Nouveau-Mexique, d'une insuffisance pulmonaire. Il avait 83 ans.

Il y a quelques années il avait fait paraître son autobiographie, traduite en France sous le nom "Rares furent les déceptions". Un titre à l'image de l'homme. Quelqu'un de bien.

de livre en livre (2)... 3 enfants, 3 livres, 3 "histoires"

Pour tous les raconteurs et raconteuses d'histoires,
qu'ils les aies lues ou inventées,
soir après soir
Il était une fois une très jolie petite file blonde aux yeux bleus, très rêveuse puisque le premier mot qu'elle a prononcé a été "lune". Ses parents devaient l'être aussi car ce n'est que lorsqu'elle est arrivée en classe primaire qu'ils ont compris, après une discussion avec sa mamie, à quel point un livre avait compté pour elle: celui-ci

Arc-en-ciel quel drôle de nom pour un poisson... du moins jusqu'au moment où l'on comprend qu'il vient de ses belles écailles qui brillent et scintillent de toutes les couleurs. Mais Arc-en-ciel en est très fier, trop fier au point d'en devenir seul, très seul. Cependant un jour il offre à un petit poisson l'une de ses belles écailles. Puis une autre à quelqu'un d'autre, puis beaucoup d'autres, et qu'il découvre enfin qu'il n'y a de vrai bonheur que dans le partage.

Et puis il y eu un petit garçon brun aux yeux verts. Petit? A l'époque il était très gourmand au point d'avoir quelques rondeurs en trop. Est-ce pour cela que ce livre là:

lui a autant plu? En réalité probablement que non car la phrase qu'il aimait s'entendre dire et redire n'avait rien à voir avec la norriture. C'était la phrase fétiche de Porculus par rapport à son cadre de vie favori: ... "...la bonne boue si douce..."

Et oui Porculus, ce cochon tout rond était animé par une passion essentielle, s'asseoir et s'enfoncer dans la bonne boue si douce ! Il vivait en parfaite harmonie avec un couple de fermiers, jusqu'au jour où la folie ménagère de sa maîtresse nettoyat tout, tout et enlevat la boue, SA boue, l'obligeant à en chercher partout ailleurs, croire très temporairement l'avoir trouvée, avant de s'en retourner avec ses maîtres et après une pluie torrentielle ...

Il était une petite fille très souriante brune aux yeux marrons qui s'était passionnée pour une histoire de lapins au point de ne pas se lasser de se l'entendre lire, soir après soir... et pas question pour le lecteur ou la lectrice d'espérer sauter la moindre page, la moindre phrase. Notamment celle-ci qui la faisait tire au éclats la: "Tu sens mauvais" qui voyait l'un des deux lapins lancer une savonnette à son voisin et qu'il fallait prononcer en choeur avec la bonne intonation... Mais j'ai oublié de raconter l'histoire! Soit Monsieur Brun, le lapin marron, qui habite à côté de chez monsieur Grisou, le lapin gris. Monsieur Grisou trouve que monsieur Brun est un voisin très bien (et vice versa) jusqu'au jour où monsieur Brun découvre que monsieur Grisou a des défauts (et vice versa). Les voisins se fâchent. Le ton monte. Une grande dispute éclate, suivie d'une grosse bagarre. C'est le moment que choisit un renard affamé pour rendre visite aux deux lapins… Ah la réconciliation des deux lapins aux dépens du renard qui pour une fois se faisait rouler...Le moment que je préférais.

mercredi 5 novembre 2008

"... I have a dream..." (suite)

Solution un peu paresseuse de ma part que le début de cette dépêche AFP... mais bon il est 5h15 heures du matin...
Victoire d'Obama, premier président noir des Etats-Unis 05/11/2008 04h37
WASHINGTON (AFP) - Le démocrate Barack Obama a remporté mardi une victoire historique, devenant le premier Noir élu président des Etats-Unis. Son adversaire républicain John McCain a reconnu sa défaite, indiquant à ses partisans, rassemblés à Phoenix (Arizona, sud-ouest) qu'il avait félicité M. Obama. Après l'annonce de la victoire de Barack Obama, des scènes de liesse ont éclaté dans plusieurs villes américaines. Une immense clameur a fusé dans le parc de Chicago où le candidat démocrate avait donné rendez-vous à ses partisans, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des dizaines de milliers de personnes rassemblées dans le Grant Park ont laissé éclater leur joie et leur émotion, brandissant des drapeaux américains et des pancartes frappées du slogan "Yes we can" (oui nous le pouvons), du sénateur de l'Illinois. Les chaînes de télévision n'ont pas attendu les résultats de la côte ouest pour annoncer la victoire du sénateur de l'Illinois, âgé de 47 ans. Le président élu qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain...
Et pour le reste de l'article qui montrait combien sa tâche sera difficile, aujourd'hui je ferai taire la pessimiste que je suis et qui voit toujours la moitié de verre vide plutôt que celle qui est pleine.
Bon courage M. Obama pour les 4 années à venir

mardi 4 novembre 2008

"... I have a dream..."

Extraits du discours prononcé par Martin Luther King sur les marches du Lincoln Memorial pendant la Marche vers Washington pour le travail et la liberté le 28 août 1963.

http://www.youtube.com/watch?v=PbUtL_0vAJk

« I say to you today, my friends, so even though we face the difficulties of today and tomorrow, I still have a dream. It is a dream deeply rooted in the American dream. I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: “We hold these truths to be self-evident: that all men are created equal.” I have a dream that one day on the red hills of Georgia the sons of former slaves and the sons of former slave owners will be able to sit down together at a table of brotherhood. I have a dream that one day even the state of Mississippi, a state sweltering with the heat of injustice, sweltering with the heat of oppression, will be transformed into an oasis of freedom and justice. I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character. I have a dream today! I have a dream that one day down in Alabama, with its vicious racists, with its governor having his lips dripping with the words of interposition and nullification; one day right down in Alabama little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers. I have a dream today. "

« "Je vous le dis aujourd'hui, mes amis, bien que nous devions faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, j'ai tout de même un rêve. C'est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain." Je fais le rêve qu'un jour, cette nation se lève et vive sous le véritable sens de son credo : “Nous considérons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes ont été créés égaux.” Je fais le rêve qu'un jour, sur les collines rouges de la Géorgie, les fils des esclaves et les fils des propriétaires d'esclaves puissent s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je fais le rêve qu'un jour, même l'État du Mississippi, désert étouffant d'injustice et d'oppression, soit transformé en une oasis de liberté et de justice. Je fais le rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés pour la couleur de leur peau, mais pour le contenu de leur personne. Je fais ce rêve aujourd'hui ! Je fais le rêve qu'un jour juste là-bas en Alabama, avec ses racistes vicieux, avec son gouverneur qui a les lèvres dégoulinantes des mots interposition et annulation; un jour juste là-bas en Alabama les petits garçons noirs et les petites filles noires puissent joindre leurs mains avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et sœurs. Je fais ce rêve aujourd'hui. "

lundi 3 novembre 2008

Blowin' in the wind

pour A...
cette chanson écrite par Bob Dylan en 1962
avec § par § (pour les pas doué(e)s pour les langues) une traduction de P. Mercy
"How many roads must a man walk down, before you call him a man? Yes, 'n' how many seas must a white dove sail before she sleeps in the sand? Yes, 'n' how many times must the cannon balls fly before they're forever banned? The answer, my friend, is blowin' in the wind,the answer is blowin' in the wind."

Combien de routes un homme doit-il parcourir avant que vous ne l'appeliez un homme? Oui, et combien de mers la blanche colombe doit-elle traverser avant de s'endormir sur le sable? Oui, et combien de fois doivent tonner les canons avant d'être interdits pour toujours? La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent, la réponse est soufflée dans le vent.

"How many times must a man look up before he can see the sky? Yes, 'n' how many ears must one man have before he can hear people cry? Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows that too many people have died? The answer, my friend, is blowin' in the wind, the answer is blowin' in the wind." Combien de fois un homme doit-il regarder en l'air avant de voir le ciel? Oui, et combien d'oreilles doit avoir un seul homme avant de pouvoir entendre pleurer les gens? Oui, et combien faut-il de morts pour qu'il comprenne que beaucoup trop de gens sont morts? La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent, la réponse est soufflée dans le vent. "How many years can a mountain exist before it's washed to the sea? Yes, 'n' how many years can some people exist before they're allowed to be free?Yes, 'n' how many times can a man turn his head, pretending he just doesn't see? The answer, my friend, is blowin' in the wind, the answer is blowin' in the wind." Combien d'années une montagne peut-elle exister avant d'être engloutie par la mer? Oui, et combien d'années doivent exister certains peuples avant qu'il leur soit permis d'être libres? Oui, et combien de fois un homme peut-il tourner la tête en prétendant qu'il ne voit rien? La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent, la réponse est soufflée dans le vent.

crédits photgraphiques: photo 1 "à la croisée des chemins" by Bruno De Cuyper in brunodecuyper.blog.lemonde.fr, photo 2 tirée de itsmyworld02.skyrock.com , photo 3 "la madone de Bentalha" by Hocine , photo 4 tirée de bateaux.bois.free.fr

dimanche 2 novembre 2008

de livre en livre (1)... Trois livres à trois âges de la vie

Il y a des livres que l'on rencontre à certains moments de son existence, et puis on les oublie, pour, parfois, mieux y revenir plus tard.

Le premier de ceux-là fût "le Petit Prince" d'Antoine de Saint-Exupéry. Impossible de me rappeler quand je l'ai lu pour la première fois, ce livre paru en 1943. Chose étonnante, même si j'avais très vite compris que c'était un conte, car j'avais alors plus que l'âge de savoir qu'on ne peut pas vivre sur une planète telle que celle du Petit Prince, j'ai toujours rêvé qu'il n'avait pas rencontré le serpent et qu'il avait pu regagner sa planète et sa rose autrement qu'en mourant... ce qu'espérait aussi l'écrivain.

Et puis quelques années je l'ai retrouvé via le film "trois frères" où les interprètes des Nuls qui ayant découvert la fraternité et la paternité sur le tard en lisaient, les larmes aux yeux, un passage à un petit garçon malade.

Mais il a fallu quelques années encore pour que, en sachant un peu plus sur l'histoire de son auteur au delà des manuels scolaires, je le relise et en retrouve toute la beauté intemporelle.

Le second, "Jonathan Livingston, le goéland" de Richard Bach fût découvert en classe de cinquième grâce à une jeune fille, très garçon manqué, qui durant les récréations nous le fit circuler avec moult recommandations car c'était une très belle édition avec des transparents sur lesquels figuraient des goélands en vol. Lectures au vol pour un livre qui parle de la passion du vol mais aussi de beaucoup plus que cela.

Plus tard je l'ai emprunté dans une bibliothèque avant d'aller voir le film lorsqu'il est sorti. J'en gardais un excellent souvenir (au point que je gardais en mémoire les pavés luisants qui contrastaient tant lorsque j'étais sortie de la salle)... Des images qui m'avaient fait planer, tout comme la musique qui fût l'un des premières B.O.F. que j'ai achetées.

"Gardais" car depuis je l'ai relu. Et j'ai été un peu déçue car même si des idées ont retenu mon attention, un certain nombre de phrases ont vieilli et sont terriblement marquées par l'époque où le livre a été écrit: 1970. Mais il reste le film dont le DVD a finalement trouvé sa place à côté du "peuple migrateur"

Et puis il y a deux ou trois ans de cela, à force de voir sur les blogs cité "l'alchimiste" que Paul Coelho a publié en 1988, j'ai fini par l'acheter.

Il ne m'a pas passionné. Mais, à un moment où il me fallait choisir il m'a donné un peu à réfléchir. Oui il m'a déçue ce conte qui narre les aventures d'un berger espagnol lecteur qui part à cause d'un rêve faire un lointain voyage et renconter l'alchimiste qui lui apprendra à "...écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve [à vivre] sa légende personnelle, (...) que tout être humain porte en lui."
Mais peut-être n'ai-je pas su le lire et qu'un jour il me parlera davantage.

A moins que "le Petit Prince" n'ait laissé une trace telle...