
mardi 15 juillet 2008
... un mois...

lundi 14 juillet 2008
Destins de Femmes (3) Gene Tierney
Cette Laura là n'a rien a voir avec un chanteur français. Elle renvoie par contre les amateurs de jazz un thème musical que l'on entend régulièrement durant le film du même nom...
Durant ce film en noir et blanc qui appartient à l'époque des films noirs américains,
http://www.cineclubdecaen.com/analyse/policier/policiernoirfilms.htm
un policier est chargé de l'enquête sur le meurtre d'une jeune femme trouvée morte, défigurée, dans un appartement où trône en bonne place un portrait d'elle.
De savoir qu'elle est morte, et que de toute façon ce n'était pas une femme pour lui, ne l'a pas empêché de tomber amoureux d'elle avant de s'endormir dans un fauteuil. Et voilà qu'elle surgit bien vivante devant lui.
On devine aisément son trouble, tout comme quelques années plus tard le sera James Steewart, dans "Vertigo", devant la "réincarnation" d'une femme qu'il croit morte de par sa faute.
Qui n'a pas un jour rêvé de pouvoir (re)vivre auprès de quelqu'un auquel il tient passionnément?
Mais c'est de Gene Tierney, actrice un peu oubliée que j'avais envie de parler. Pas vraiment de sa biographie pour laquelle le Net, fournit, assez d'informations quant à sa biographie et filmographie. Ainsi: : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gene_Tierney Non, j'avais envie de parler d'un autre film d'elle, plus dans la veine fantastique/poétique: "l'aventure de Mrs Muir" Encore plus que dans le précédent film nous sommes entre rêve et réalité.
Mrs Muir s'est elle révélée (et libérée de ce qu'attendait d'elle sa famille: qu'elle soit une veuve irréprochable se consacrant exclusivement à l'éducation de son enfant) en imaginant un roman sur les aventures mouvementées du capitaine dont elle a acheté la maison (et dont les gens des environs disent qu'il hante celle-ci)?
Ou bien ce fantôme existe-t-il vraiment pour elle seule et c'est lui , vieux misanthrope devenu amoureux d'une belle jeune femme, qui la séduit, notamment en lui racontant ce que fût sa vie qu'elle rédige jour après jour avant que l'ouvrage ne soit publié?
L'histoire semble trop belle pour être vrai alors nous finissons par croire tout comme ceux qu'elle croise et finalement elle-même que tout cela n'a été que le fruit de son imagination...
Ce n'est que des années plus tard, après que son capitaine ne lui ait plus rendu visite depuis fort longtemps suite à une fâcherie, que le doute revient. Devenue bien âgée, elle parle un soir avec sa petite fille devenue adulte qui lui confie que enfant elle avait eu du mal à accepter de vivre dans cette maison jusqu'au moment où elle avait eu la visite d'un capitaine. Et le soir même, lorsque Mrs Muir s'endort, à jamais, juste avant, redevenue jeune, elle voir revenir vers elle son capitaine qui l'emmène avec lui.
dimanche 13 juillet 2008
Destins de Femmes (2) Les Femmes du Fayoum

Elles sont belles n'est ce pas ces jeunes femmes? Etrangement modernes dans leur apparence. On pourrait même penser pouvoir un jour les croiser au coin de la rue.
samedi 12 juillet 2008
... et se perdre un jour


vendredi 11 juillet 2008
Vieillir ensemble...
Il est des couples qui durent, qui défient le temps.
Le lien qui les unit est-il le même durant toutes ces années qui passent?
Qu'mporte après tout!
Un chanteur a bien décrit ce que pourrait être vieillir, pour soi-même et à deux: Jean-Marie Vivier : http://jeanmarievivier.free.fr/
Vieillir
jeudi 10 juillet 2008
Vieillir ...au féminin
Aujourd'hui, des actrices pour illustrer le temps qui passe au féminin et une autre chanson de Anne Sylvestre:
Marie Géographie (aussi intitulée le droit de vieillir)
On a tant navigué sur tes canaux
On a fait tant de vagues sur ta peau
On a tant labouré ton ventre
On a tant escaladé tes sommets
Tant exploré ton monde au plus secret
Reposé le long de tes pentes
Avec espoir ou épouvante
Que se défait le paysage
Que se décale ton image
Qu'on te qu'on voudrait que tu te voies
Déjà moins belle qu'autrefois.
Mais pourtant que tu es belle, Marie,
Marie-Géographie,
Belle comme un pays
Comme un pays meurtri
Comme un pays meurtri
Si au plus doux de tes collines,
Se produisent hier ou demain
Quelques glissements de terrain
Tu n'en dois pas être chagrine
Ne regrette rien pour la source
Où tous ensemble nous buvions
Même si quelques alluvions
Sont venus la rendre plus douce
C'est alors que tu es belle, Marie...
S'il a neigé même en automne
Dans la forêt de tes cheveux
mercredi 9 juillet 2008
Vieillir... au masculin
Et que votre front haut n'a plutôt rien qui le protège
Qui a dit qu'il faut conserver tous ces privilèges?
Ne pleurez pas trop!
Que vous êtes beaux quand vous prenez de la charpente
Que vous êtes beaux quand vous améliorez la pente
Et qu'on ne sait pas trop si ce confort qui nous enchante
On l'eût aimé un peu plus tôt, il se pourrait bien que l'on se sente
Un peu plus au chaud
Sans courber le dos, enfin vous regarder en face
Mais pianissimomardi 8 juillet 2008
Les escaliers
...
...
ou dans d'autres lieux où je me suis arrêtée.
lundi 7 juillet 2008
Pause ...(5) Clotilde et Melancholia
dimanche 6 juillet 2008
Pause ...(4) {the} hours
Après avoir vu le film, honte à moi, non pas à sa sortie mais sur DVD, j'ai lu sur le net un certain nombre de commentaires sur la vie de Virginia Woolf et sur ce film. Il y a donc un certain nombre de choses dont je ne parlerai volontairement pas pour ne retenir que quatre « impressions »: autour du montage, de la musique du film et de deux des personnages.
« Uatki – agua da amazona », suite de morceaux que l'on pourrait apparenter à de la musique répétitive et « concerto pour violon » qui, lui, est d'inspiration nettement plus classique.
C'est rare au cinéma que l'on ose montrer chez une femme enceinte une pulsion de mort aussi vive alors que généralement que beaucoup s'accordent pour dire qu'à ce moment là les femmes sont toujours radieuses, rayonnantes. Je garde le souvenir de l'immense ambiguïté de son geste lorsqu'elle caresse son ventre arrondi, geste tendre mais aussi peut-être d'adieu.
Et il y a la rencontre finale entre Meryl Streep et Julianne Moore. La performance de cette dernière est impressionnante car elle a du, avec plus de plus de 40 ans d'avance, accepter d'affronter l'image qui sera probablement plus tard la sienne.
Le regard si beau et si bouleversant de Richard enfant, qui, bien plus que son père, a compris que sa mère allait mal. Richard qui refuse qu'elle parte parce qu'il a vraiment peur de ne plus jamais la revoir, qui donne le change à la voisine laquelle pense en le voyant jouer qu'il ne s'agissait que d'un caprice d'enfant et qu'il a déjà tout oublié.
Son soulagement quand sa mère revient, sauf qu'il ne sait pas qu'elle a déjà décidé certes de ne plus mourir mais d'abandonner sa famille après la naissance de l'enfant qu'elle porte.
Et Richard adulte, tellement changé, tellement marqué, aussi délabré physiquement que son logement. Pas facile de jouer un tel rôle, si peu glamour en comparaison avec les images de l'enfant qu'il a été. Et surtout sans sur-jouer. La scène où il essuie une larme qui glisse le long de sa joue décharnée, mal rasée... est très belle, malheureusement très belle. samedi 5 juillet 2008
Pause ... (3) Les Voiles de la Liberté
Mais heureusement il y a eu le livre qui est resté quelque part dans la maison familiale et dont j'avais scané une photo, celle de Lionel VERET, placée à l'envers selon le souhait de son auteur.
vendredi 4 juillet 2008
Pause ... (2) Les heures
jeudi 3 juillet 2008
Hésitation (suite)
...aube ou crépuscule?
Pour Marwan, le nouveau Nantais, la réponse était "photo vespérale"... comme quoi certaines lumières peuvent être trompeuses...
Et pour Pierre l'Orléanais je signale qu'il faut se méfier à Nantes de l'effet des marées qui se ressent jusqu'à Ancenis. La Loire coule bien d'est en ouest ... mais à certaines heures elle donne l'impression de vouloir faire comme le suggérait Serge Reggiani, aller à rebours. Pour être un peu plus précise, la photo a été prise... un matin de fin septembre 2007 alors que courageusement je me rendais à pied à mon travail (depuis, honte à moi, j'ai recommencé à contribuer au réchauffement de la planète) en suivant la promenade aménagée en contrebas du boulevard François Blancho.
Quelques mois auparavant et une centaine de mètres plus en aval de l'arbre de la photo du haut (et dont entrevoit tout au fond la silhouette) il y avait un taillis couvert de coquelicots..
mercredi 2 juillet 2008
Pause ... (1) René Magritte
Le 16 septembre, tel est le nom de ce tableau.
Ce n'est pas forcément mon préféré (il est d'ailleurs exclu qu'un jour j'affiche celui qui a longtemps été mon préféré) mais je le trouve assez significatif du travail de l'artiste. Il nous entraîne dans un autre monde, celui où il n'est pas choquant de voir la lune au milieu d'un arbre ou encore un tableau plein d'humour représentant une pipe oser s'intituler "ceci n'est pas une pipe". Ou comment faire rêver à partir de simples images du quotidien...
En le peignant ce tableau, connaissait-il ce conte pour enfants, d'origine asiatique je crois, où un roi promet sa fille en mariage à celui qui osera aller chercher un objet précieux que l'on voit au fond d'un lac, avec comme sanction, pour ceux qui échouent: la mort. Un jeune pauvre, avec l'aide son père sage et observateur réussira... mais je ne dirai pas comment. Il faut laisser le plaisir de le découvrir à ceux qui sont parents de jeunes enfants ...ou grands-parents :-)








