vendredi 16 janvier 2009

Une vie en 4 photos

Sur Terre, il arrive parfois que certains "anges" tombent en enfer. Et même s'ils le souhaitent, de chute en rechute, n'en reviennent jamais complètement.

Ils en ont très probablement conscience. Chet Baker (1929-1988) est de ceux-là.

Comme beaucoup de musiciens de jazz de cette époque là (Charlie Parker, Miles Davis...) il a connu très tôt la drogue.

A sa mort, à moins de 60 ans, elle ne l'avait jamais vraiment quitté depuis ses années de jeunesse, en le marquant profondément.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chet_Baker

jeudi 15 janvier 2009

Suzanne

Qu'est ce qui fait qu'une chanson dont nous ne connaissons pas la langue ou si peu , si mal que c'est tout comme, nous émeuve? La mélodie? Mystère. Une chose est certaine, au delà des mots qu'on ne peut pas comprendre, elle nous touche.

Tel est le cas d'une chanson de Léonard Cohen découverte il y a bientôt 35 ans de cela grâce à un ami qui en avait acheté le vinyle.Un peu plus tard il y eu la version de Graeme Allwright entendue cette fois-ci à la radio. Même émotion.

Et puis le temps passe, les goûts musicaux changent et certaines chansons ne s'entendent plus guère sur les ondes. Vient enfin le jour où ce CD que l'on voyait de loin en loin dans les bacs en cherchant autre chose en se disant qu'on le prendrait une autre fois, on l'achète.

Et l'émotion est toujours là que se soit dans sa VO
http://fr.youtube.com/watch?v=Swl2bETKqWg ou la version française.
http://fr.youtube.com/watch?v=QmlpOZSt2Ww

Oui, qu'est ce qui fait qu'une chanson nous touche? Peut-être dans le cas présent le désir que nous avons d'un jour rencontrer Suzanne ou d'être quelqu'un qui lui ressemble.

Suzanne t'emmène écouter les sirènes. Elle te prend par la main pour passer une nuit sans fin. Tu sais qu'elle est à moitié folle, c'est pourquoi tu veux rester. Sur un plateau d'argent, elle te sert du thé au jasmin. Et quand tu voudrais lui dire: tu n'as pas d'amour pour elle, elle t'appelle dans ses ondes et laisse la mer répondre que depuis toujours tu l'aimes

Tu veux rester à ses côtés. Maintenant, tu n'as plus peur de voyager les yeux fermés. Une flamme brûle dans ton cœur

Il était un pêcheur venu sur la terre qui a veillé très longtemps du haut d'une tour solitaire. Quand il a compris que seuls les hommes perdus le voyaient, il a dit qu'on voguerait jusqu'à ce que les vagues nous libèrent. Mais lui-même fut brisé, bien avant que le ciel s'ouvre. Délaissé et presqu'un homme, il a coulé sous votre sagesse comme une pierre

Tu veux rester à ses côtés. Maintenant, tu n'as plus peur de voyager les yeux fermés. Une flamme brûle dans ton cœur

Suzanne t'emmène écouter les sirènes. Elle te prend par la main pour passer une nuit sans fin. Comme du miel, le soleil coule sur Notre Dame des Pleurs. Elle te montre où chercher parmi les déchets et les fleurs. Dans les algues, il y a des rêves, des enfants au petit matin qui se penchent vers l'amour, ils se penchent comme ça toujours. Et Suzanne tient le miroir

Tu veux rester à ses côtés. Maintenant, tu n'as plus peur de voyager les yeux fermés. Une blessure étrange dans ton cœur

mercredi 14 janvier 2009

Pluies

Pour Gene, à qui le froid pèse tant sur les bords du Léman qu'elle rêve de pluies

Pluie nocturne

Dehors le vent souffle et les arbres gémissent

Cliquetis de la pluie sur le toit

Martèlement de l'eau sur la table de jardin

Bien au chaud dans le lit

Pluie nocturne, mémoire de toutes les pluies

Pluie d'automne

Lumière chancelante

Pluies hésitantes, de plus en plus violentes

Les feuilles pleuvent elles aussi, goutte à goutte

Comme le temps s’enfuit

Pluie d’hiver

Ciel bas et gris

Infinie tristesse des jours

Pluie fine qui noie tout le paysage

Pluie qui dure et qui n’en finit pas

Et cette humidité qui s’insinue partout

Sous la carapace des vêtements, les tréfonds de l’âme

Pluie de printemps

Le ciel n'est jamais complètement gris

Il y a toujours un petit recoin bleu

Les gouttelettes d'eau scintillent au moindre rayon de soleil

Les nuages s’effilochent

Un arc-en-ciel

Pluie et soleil

Pluie d’été

Pieds nus dans l’allée et tiédeur des dalles en ardoise

Absence de vent, chaleur étouffante, sensation d’oppression

Un éclair déchire le ciel

Les premières gouttes s'écrasent lourdement sur le sol

Et puis ce ruissellement tiède sur la peau

Et cette odeur fraîche qui émane de la terre

mardi 13 janvier 2009

Voyage intérieur ... d'impression en impression (7)

La pluie.
La pluie est revenue.
Elle bat sur les volets, tambourine sur le rebord de la fenêtre.
La pluie est revenue et avec elle les sensations et les souvenirs d'autrefois.




Bien des années auparavant: une chambre d'adolescente sous les toits.
Les ardoises grises de ma Bretagne natale sont le tambour du ciel.
Des états d'âme aussi.
Petite pluie: petits soucis.
Pluie d'orage...
Mais la pluie lave tout
Puis emporte tout
Dans l'oubli
De la nuit








Bien des années plus tard
En sera t il de même
...

lundi 12 janvier 2009

Hier... Demain...

En lançant "... un chat passant parmi les livres..." il y a tout juste 9 mois de cela, j'ignorais que l'aventure prendrait autant de temps.

227 billets plus tard (auxquels se sont ajoutés plus de 580 commentaires...) force est de constater que c'est un petit animal pas toujours facile à maîtriser (Mmmmm la modification des billets post publication via le code HTML...) mais il est vrai qu'on ne "maîtrise" pas un chat. Et surtout, il demande beaucoup de temps entre la rédaction du billet, la recherche des photos, la mise en page, la réponse aux commentaires.... Et tout ce temps se fait aux dépends de la recherche et de la "gestation" de ce qui donnera lieu aux billets à venir (lecture, cinéma, voyage...)

Alors... alors voici le temps du temps venu du "temps suspendu" via des billets qui apparaîtront de loin en loin, avec juste une ou quelques photos, quelques lignes d'un texte... à charge pour le visiteur de deviner pourquoi ces images, pourquoi ces mots... et s'interroger sur l'écho qu'ils trouvent en lui.

dimanche 11 janvier 2009

Un dimanche de matin d'hiver...

Ouvrir les volets, quelques minutes avant que le soleil se lève... Pendant que le thé du matin infuse, la lune s'apprête à disparaître...










Le boire en écoutant les chants d'oiseaux d'un matin calme sur la place... Il manque cependant...

samedi 10 janvier 2009

Histoires de... (1)

... calendriers.

Par une étrange coïncidence ma fille aînée et moi même, bien que résidant depuis quelques mois à 1 500kms l'une de l'autre, avons acheté pour Noël aux deux autres enfants de la famille non seulement le même type de cadeau: un calendrier, mais qui portent sur les mêmes thèmes: autour de Gustav Klimt pour l'un et de peintres japonais (Hokusaï et Hiroshige) pour l'autre.

Compte tenu du poids de cadeaux à ramener, l'idée des calendriers avait du lui paraître fort judicieuse car j'ai donc eu droit à... un calendrier sur un sujet qui me tient à coeur: le cinéma.

Très amusant d'ailleurs de voir comment un même thème, le cinéma des années 60 est perçu côté espagnol ou français et des subtilités de choix et de traduction de titres qui ne manquent pas de laisser perplexe. Côté choix de film: rien que la couverture du calendrier "How to steal a Million" surprend car il est peu connu dans la filmographie de Audrey Hepburn, contrairement à "Breakfast atTiffany's", "Charade", ou "My fair Lady". Sans doute des histoires de droits de diffusion. Idem pour le film qui illustre le mois de janvier, un film avec Mickaël Caine diffusé en France sous le nom "l'Or se barre" alors qu'il semble davantage connu sous le nom de "the italian job". à noter aussi cette spécificité bien connu des cinéphiles: la diversité des affiches sous lesquelles le film est porté à la connaissance du public et qui voudrait à elle seule un billet spécifique.

Il a donc fallu lui trouver une place car deux calendriers avaient déjà monopolisé les lieux les plus évidents de ma vie quotidienne.

Dans la chambre c'était "Butterflies" et au travail "Femmes du Monde", 12 dessins de Titouan Lamazou extraits du livre publié à l'occasion de l'exposition qui a eu lieu en 2007.

Ce dernier calendrier ayant beaucoup plu à mes collègues, comment résister à l'envie de les partager encore plus avec notamment ceux et celles qui, des quatre coins de l'hexagone et peut-être même au delà, visitent ce blog sans même parfois laisser de commentaire.

C'est désormais chose faite via la colonne de droite du blog.

Mais les "Histoires de..." ne s'arrêtent pas là.

vendredi 9 janvier 2009

2006...

Rencontre entre une amoureuse et un bel inconnu aux yeux bleus...

jeudi 8 janvier 2009

Réflexions...

Attendre... Avec patience... Car tout finit bien par arriver...

mercredi 7 janvier 2009

Sourire...

Trop froid dehors... Fatigué(e)... Plus tard...

mardi 6 janvier 2009

a kind of blue...











... sur "so what" de Miles Davis...











... en repensant au texte de Michel Pastoureau "bleu - histoire d'une couleur"

dimanche 4 janvier 2009

Unforgiven (Impitoyable)

Dans l'image d'hier il y avait beaucoup de souvenirs: comme par exemple ce tableau de Friedrich: "l'arbre aux corbeaux" http://www.universalis.fr/images/corpus/medias/v11/photo.jpg/ph00m010.jpg

Mais il y avait aussi et surtout, via la silhouette sous un immense arbre, celle que l'on voit au début 'elle a disparu à la fin) du film de Clint Eastwood: Unforgiven (Impitoyable).

Je n'ai pas vu ce film à sa sortie en 1992 mais quelques années plus tard, sur DVD. Une fois, voire deux, guère plus. Mais des images et des impressions restent très présentes bien des années plus tard.

Première impression, malgré la présence de nombreuses scènes de jour, c'est un western sombre associé à la nuit, la pluie, la tristesse, la vieillesse, la mort ... Mais comment pourrait-il en être autrement compte tenu de l'histoire?

L'histoire? C'est celle de prostituées dont l'une d'elle a été défigurée par un client et dont les consœurs, insatisfaites de la "justice" rendue par le shérif local (joué par Gene Hackman), décident d'offrir une prime à celui qui punira comme elles estiment qu'il convient de l'être l'auteur et ses amis. Une histoire de vengeance donc,où un jeunot ambitieux (Kid) ira solliciter dans le fin fond d'une ferme qui végète, un homme qui fût autrefois un tueur célèbre , qui est devenu fermier par amour d'une femme et a oublié toute cette partie là de sa vie: Wiliam Munny (Clint Eastwood). Ce dernier acceptera finalement l'offre après avoir obtenu l'aide de l'un de ses anciens compagnons de route: Ned (Morgan Freeman).

Sauf que le temps a passé, la vie a changé: ce que le nouveau trio va apprendre.

Kid saura qu'il n'est pas facile de tuer. Il ne fait que blesser sa 1ère victime qui sera achevée par Munny afin de lui éviter de souffrir trop longtemps. Quand enfin il tuera, la manière dont il le fera contribuera à le dégoûter à jamais de l'envie de devenir un tueur, et même de toute forme de violence.

Ned parti contre l'avis de sa trop jeune femme, autant par ennui d'une vie trop calme que par fidélité à Munny, trouvera une mort atroce après avoir été torturé par le "shérif" qui s'avère être un horrible représentant de l'ordre, plus prompt à blesser les faibles qu'à les aider.

Quant à ce shérif là, difficile de ne pas se demander si le duel final ne représentait pas pour lui une manière détournée de mettre fin à une vie et un rôle dont il est las.

Et Munny?.. Munny après des années de vie de fermier a notamment oublié comment monter un cheval... Munny, passé à tabac par le shérif et ses aides, malade, renonce à ce "travail" et à la prime, avant de revenir venger son ami Ned. Et pour lui devenu si retif à la violence, la seule manière de le faire sera de se comporter comme chacun attend qu'il soit, comme l'histoire restée dans les mémoires et que cherche à mettre sur le papier un écrivaillon de passage: un tueur inoubliable, impitoyable.

Après Munny quittera sa ferme, sa femme dont la tombe est sous le chêne, et disparaîtra dans l'anonymat d'une grande ville avec ses deux enfants à qui il se gardera bien de parler de ce passé là, car la légende de l'Ouest n'avait finalement rien de glorieux.

Finalement, que l'histoire, grande ou petite, que la mémoire des autres gardent elles finalement comme souvenirs?

samedi 3 janvier 2009

...

vendredi 2 janvier 2009

Après les voeux...

... pour les autres, les promesses que l'on (se) fait en début d'année.

Il y a les impossibles à réaliser: par exemple remonter dans le temps, rajeunir ... Est ce même souhaitable ou voire raisonnable? Pas vraiment si l'on se fie aux "exemples " tirés de la littérature ou du cinéma. Il y a les inutiles: par exemple arrêter de fumer... Vu que je n'ai jamais vraiment commencé à le faire puisqu'entre un paquet de cigarettes et un livre ou une place de cinéma j'avais très vite appris à choisir. Il y a LE grand classique, surtout chez certaines femmes chez qui l'expression "les nourritures terrestres" ne renvoie pas d'abord à un livre d'André Gide (non je ne citerai pas de nom...): perdre au moins quelques kilos... Et il y a tous les autres voeux que heureusement personne ou presque ne note, sinon le "bilan" de fin d'année serait déprimant.

Enfin,il y a d'autres types de voeux, souhaits, promesses... de ceux que l'on se fait en secret mais que l'on peut essayer de laisser deviner entre les lignes, à travers d'anodines photos par exemple.

Alors voici une petite balade dans deux parcs nantais avec tout d'abord le bout de la dernière grande île de Nantes. Plus exactement le bout de l'île Beaulieu, située à l'opposé de l'île Ste Anne (je n'ai jamais su où passait "la frontière") car ainsi que le disait Raymond Devos: même un bout de bois a deux bouts... et la principale île de Nantes n'y fait pas exception. avec un "parc" aménagé sur son extrémité est.

Parmi les arbres actuels de l'espace vert aménagé côté est, rien a priori de vraiment remarquable, même si l'endroit a séduit le conseil régional et la communauté des soeurs clarisses qui vivent recluses près d'une église au joli nom: Notre-Dame de Lumière.

Rien de particulier sauf cet arbre là qui, pour des raisons bien particulières, avait attiré mon attention dès le début de juillet 2006.

A l'automne suivant, je suis retourné le voir, à cette heure où à la fin d'une belle journée la température est douce, où ombres et lumière jouent encore ensemble dans les parcs et jardins quasiment déserts, pour le seul plaisir des yeux des promeneurs.

Quasiment deux ans plus tard, c'est un autre parc qui, un soir, a attiré mes pas. Celui de la Beaujoire plus connu, selon les affinités propres à chacun, pour son stade ou son parc floral où se tiennent tous les 5 ans des "floralies internationales".

Ce jour-là, ce n'est ni le jardin des bruyères, ni le bassin aux iris situés près de l'Erdre qui m'ont attirée mais, tout en haut, la Roseraie.

Pas "l'allée des vieilles gloires" où sont rassemblées les roses anciennes mais un petit bassin près duquel tous les 5 ans une nouvelle espèce de rosier choisie par des professionnels pour un certain nombre de qualités: couleurs, pafum...est implantée

J'ignore où se trouve le rosier "Pierre de Ronsard" et si ce dernier aurait trouvé dans un tel lieu motif à écrire... mais à réfléchir probablement que oui.

jeudi 1 janvier 2009

Voeux 2009

En espérant qu'en cliquant sur l'image elle s'agrandira, sinon vive les petites souris dont on caresse le dos...