jeudi 2 octobre 2008
Voyage intérieur... d'impression en impression (3)
mercredi 1 octobre 2008
Voyage intérieur... d'impression en impression (2)
Tout en haut, une fois poussée la barrière de sécurité, il y avait la cour immaculée que personne n’avait encore foulée. Au fond, les classes avec leurs hautes fenêtres entourées de briques rouges étaient encore sombres. A droite, le préau était comme un grand trou noir. Et, presque au milieu de la cour, il y avait la silhouette de cet immense tilleul dont les feuilles à l’automne formaient un épais tapis d’or odorant et craquant que, les jours de grand soleil, nous adorions fouler pour le plaisir de la vue, celui des oreilles et de l'odorat.
J’ai traversé cette mer de neige lentement, savourant le plaisir d’enfoncer doucement mes pieds dans la neige qui crissait à chaque pas. A la fin, je me suis retournée.
Joie imense des traces que l'on laisse derrière soi. Tristesse aussi: bientôt des milliers de pas s’y ajouteraient, transformant cet océan de blancheur en une immonde boue noire. Aujourd’hui encore, les rares jours où il neige dans notre région, ce sont ces mêmes sentiments qui m’assaillent avant de traverser pour la première fois une surface enneigé que personne n'a encore marquée: joie et tristesse. Surtout ne pas chercher à savoir pourquoi.
mardi 30 septembre 2008
Voyage intérieur... d'impression en impression (1)
lundi 29 septembre 2008
Voyage intérieur... d'impression en impression (prologue)
dimanche 28 septembre 2008
Un regard bleu et des marguerites en guise de souvenirs
Le 1er fut "de l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites" vu lors de sa sortie (j'étais alors encore adolescente) très probablement à cause de l'étrangeté du titre plus que par le prix 'interprétation féminine. Il est apparemment ressorti récemment avec une autre affiche et sous son nom d'origine (et non celui de "mothers' day"). Il faudrait probablement que je le revoie car de ce film je ne garde que le souvenir d'en être sortie en me disant "mais comment est-ce qu'on peut bien vivre dans une famille pareille avec une soeur et une mère comme ça!"
Des années plus tard ce fût "Rachel, Rachel" dont je garde plus de souvenirs avec l'histoire de cette institutrice complètement étouffée par sa mère et le milieu où elle vit (une petite ville du Sud des USA où pour une célibataire avoir subi une IVG est une ignominie) qui, après une triste histoire d'amour durant un été avec un ami d'enfance auquel elle a cru (alors que lui, lui mentait) décide enfin de partir et de quitter cette ville et cette vie où elle étouffe. samedi 27 septembre 2008
Elle
Sleeping Muse by Constantin Brancusi
vendredi 26 septembre 2008
Que serais-je sans toi...
Pour beaucoup ce texte est avant tout une chanson de Jean Ferrat http://fr.youtube.com/watch?v=WZaXuFzi4Rw
mais au point de départ il s'agit bien d'un texte de Louis Aragon qu'il convient, pour une fois, de citer dans son intégralité et sans aucune photo. Et je viens de m'apercevoir, en faisant quelques recherches sur le net, qu'il peut être utile de relire ensuite ces quelques lignes où Jean Ferrat évoque comment il a utilisé les textes de Louis Aragon et notamment ce texte.
http://www.jean-ferrat.com/aragferbleu.html
Que serais-je sans toi
J’étais celui qui sait seulement être contre
Celui qui sur le noir parie à tout moment
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre.
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre.
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant.
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.
Un bonhomme hagard qui ferme sa fenêtre
Un vieux cabot parlant dans anciennes tournées
L’escamoteur qu’on fait à son tour disparaître
Je vois parfois celui que je n’eus manqué d’être
Si tu n’étais venue changer ma destinée
Et n’avais relevé le cheval couronné
Je te dois tout je ne suis rien que ta poussière
Chaque mot de mon chant c’est de toi qu’il venait
Quand ton pied s’y posa je n’étais qu’une pierre
Ma gloire et ma grandeur seront d’être ton lierre
Le fidèle miroir où tu te reconnais
Je ne suis que ton ombre et la menue monnaie
J'ai tout appris de toi sur les choses humaines.
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon.
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines.
Comme au passant qui chante, on reprend sa chanson.
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens de frisson.
J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne.
Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne.
Tu m'as pris par la main, dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux.
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.
Aragon,
Le Roman inachevé, Que serais-je sans toi
jeudi 25 septembre 2008
Ombre et lumière (10) avec une chanson
De cette chanson de "la longue Dame brune" on ne retient souvent que la première partie qui correspond effectivement au titre ... tout en oubliant la dernière strophe et le dernier refrain... Le mal de vivre
Ça ne prévient pas quand ça arrive
Ça vient de loin
Ça c'est promené de rive en rive
La gueule en coin
Et puis un matin, au réveil
C'est presque rien
Mais c'est là, ça vous ensommeille
Au creux des reins
Le mal de vivre
Le mal de vivre
Qu'il faut bien vivre
Vaille que vivre
On peut le mettre en bandoulière
Ou comme un bijou à la main
Comme une fleur en boutonnière
Ou juste à la pointe du sein
C'est pas forcément la misère
C'est pas Valmy, c'est pas Verdun
Mais c'est des larmes aux paupières
Au jour qui meurt, au jour qui vient
Le mal de vivre...
(...)
Ils ont beau vouloir nous comprendre
Ceux qui nous viennent les mains nues
Nous ne voulons plus les entendre
On ne peut pas, on n'en peut plus
Et tous seuls dans le silence
D'une nuit qui n'en finit plus
Voilà que soudain on y pense
A ceux qui n'en sont pas revenus
Du mal de vivre
Leur mal de vivre
Qu'ils devaient vivre
Vaille que vivre
Et sans prévenir, ça arrive
Ça vient de loin
Ça c'est promené de rive en rive
Le rire en coin
Et puis un matin, au réveil
C'est presque rien
Mais c'est là, ça vous émerveille
Au creux des reins
La joie de vivre
La joie de vivre
Oh, viens la vivre
Ta joie de vivre

mercredi 24 septembre 2008
Quatre films pour Audrey Hepburn
Quelques années plus tard il y aura "Charade" où une jeune femme mariée depuis assez peu de temps découvre qu'elle n'a peut-être pas été assez curieuse quant à ce qu'avait pu être la vie de son époux. Et elle hésite durant la quasi-totalité du film sur le point de savoir si elle peut ou non faire confiance à ce Carry Grant, ce qui donne droit à quelques scènes de séduction entre deux dont on ne sait si elle sont motivées par une réelle attirance ou un désir de manipulation. Que sait on d'ailleurs de l'autre?
Deux ans plus tard ce sera "My Fair Lady". Encore une histoire où une jeune femme est appelée à beaucoup évoluer. Là il s'agit d'une jeune fleuriste avec un accent très cockney avec qui un professeur de langues apprend (au départ par jeu) à parler autrement avant de s'apercevoir qu'il est tombé amoureux d'elle. . Film superbe au plan visuel mais à regarder impérativement en VO pour bénéficier du travail sur les accents de la langue anglaise. à noter que la pièce de théâtre dont s'est inspiré le film se terminait de façon beaucoup plus amère.
Et puis le dernier, non pas de ses films, mais que je souhaite retenir: "la rose et la flèche" où elle et Sean Connery se donnent la réplique dans une suite, 20 ans plus tard, de l'histoire d'amour entre Robin des Bois et Marianne. Beaucoup de mélancolie dans ce film où les deux amants d'autrefois ne sont pas en fait passés par la case "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" que laissaient sous-entendre les autres films consacrés à Robin des Bois. Lui a continué à guerroyer pour un roi qui n'en valait pas la peine et elle a renoncé à l'attendre et s'est faite nonne... Les retrouvailles ne seront pas simples entre eux deux car il faut d'une certaine manière à la fois renoncer à un certain nombre de choses (pour lui) et réapprendre à espérer (pour elle). La fin sera triste, très triste. Le prix de certains mythes? mardi 23 septembre 2008
ombre et lumière (9) avec Audrey Hepburn
lundi 22 septembre 2008
ombre et lumière (8) dans le 7ème art
et auxquelles une grande photo à l'entrée de la forteresse fait désormais allusion), je voudrais rendre hommage à ce film et à l'humanisme dont il est baigné, ce qui lui a d'ailleurs valu d'être interdit de diffusion entre 1939 et 1945, car trop pacifiste.
dimanche 21 septembre 2008
Parfois peu de photos suffisent...
samedi 20 septembre 2008
instantanés d'un fort lointain voyage (5)
LE coup de coeur? Non il y en eu deux autres ce jour là, mais il fallait choisir en respectant à ce stade la contrainte initiale que je m'étais fixée: un jour/une photo.
Or, en voiture il ne m'a pas été facile de m'arrêter le long de la route côtière dite de la côte sauvage et cela a été impossible lorsque j'ai traversé les marais salants de la presqu'île guérandaise qu'il aurait fallu explorer à vélo. Tout comme au Croisic il faudra que je revienne car je m'y sens bien.
Maintenant les vacances sont finies, il va falloir songer à trier et retravailler les photos, chercher des documents complémentaires etc... afin de donner envie de visiter (et peut-être plus?) cette région qui est la mienne et que je connaissais si mal.
vendredi 19 septembre 2008
instantanés d'un fort lointain voyage (4)
De cette exposition: aucune photo. D'abord il était interdit d'en prendre, ensuite je pense qu'une partie des oeuvres est trop récente pour figurer sur le net. Enfin: l'exposition ne me touchera pas, mais alors pas du tout. Par contre elle aura un impact inattendu: celui de me faire apprécier la peinture de la première partie du XXème siècle car celle d'un peu avant me "parlait" déjà.
Moi un peu à l'image de cette Dame?
Difficile de le nier puisque entre la reproduction quasi photographique d'une robe de velours qui se termine dont le haut se termine par un fin tulle bordé de dentelles et une pincée de poils de barbe bruns posé sur un carré de coton (en fait ce détail composait une oeuvre d'art dont j'ai oublié le nom... tout comme celui de son auteur...) je choisis sans hésiter la première.
Aujourd'hui: SOLEIL et donc la côte... mais où... Réponse très classique (mais que demander de plus à quelqu'un qui préfère M. Ingres à l'Art contemporain) demain.
un autre portrait...



