dimanche 19 septembre 2010

Souvenir d'un dimanche

J'y étais allée il y a plusieurs années déjà sur les "terres" en fait une société créé par la famille de ce marquis que certains surnomment "l'agité du bocage". J'avais été impressionnée par certaines prouesses techniques comme ce drakkar qui sort de l'eau où il est en temps normal replié et cet immense château qui tournait silencieusement sur lui même pour symboliser le passage du moyen-âge à la renaissance... mais très agacée par les fréquentes références à la religion catholique.

Retour hier pour revoir finalement revoir 3 des 4 spectacles déjà vu et renoncer à 2 des plus récents pour davantage explorer les villages créés autour et qui reconstituent des ambiances: moyen-âge, XVIIIème et 1900 avec de multiples détails qui donnent l'impression de se promener dans un livre d'histoire.

Pour les spectacles, le coup de coeur cette fois-ci va vers les oiseaux de proie dont le spectacle a été étoffé avec quelques jolies démonstrations de "piqué" qui finissent de convaincre que lorsqu'on est une petite souris repérée par eux, il n'y a quasiment aucune chance de leur échapper.
Idem lorsque sur invitation de l'un des fauconniers ils s'invitent au milieu des spectateurs et quand ils passent au milieu de nous on sent le souffle du vent à leur passage.
Ne reste plus qu'à attendre le printemps prochain pour y retourner car toutes les attractions du Puy du Fou, puisque c'est de lui dont il s'agit se déroulent en plein air et que de fait le parc est fermé durant l'hiver.

samedi 18 septembre 2010

!Votez Panurge, ça presse!

Je suis en retard... parce que je joue (triche en fait) avec le temps pour déposer cette photo (qui aurait du sortir le 7 septembre) avec quelques précisions:
- non je ne soutiens pas la majorité actuelle!
- non, même si j'étais en grève mardi, je n'ai pas arpenté le trottoir nantais!

Il n'empêche que la photo qui date un peu (qui saurait identifier le sigle du parti politique que l'on entrevoit?) m'a fait sourire
PS: au fait je fais partie de ces femmes qui vont se "faire avoir" par la réforme des retraites. En effet, il y a de nombreuses années de cela, j'ai fait le choix du congé parental suivi pendant plus de 15 ans du travail à temps partiel. Le tout parce qu'il existait ce droit - bientôt supprimé- pour les mères de 3 enfants de partir après 15 ans de service public.

vendredi 17 septembre 2010

... le 777ème...

Le 12 mai 2007 paraissait le 1er billet sur "...un chat...". Depuis, 776 billets se sont succédés avec plusieurs l'envie d'arrêter parce que tenir un blog prend du temps (que ce soit pour rédiger les billets ou répondre aux éventuels commentaires) ... ou parce que l'inspiration voire même l'humeur n'était pas là.
En outre, il ne reste pas grand chose de certains des principes initiaux voulus à son ouverture. D'ailleurs même son titre serait à revoir car il est rarement question de livres. Alors...
Alors nouvelle mutation avec ce 777ème billet.

"...un chat..." sera probablement désormais plus un blog "réactionnel" à l'actualité plus ou moins récente, publique ou privée, à certaines phrases,... mais aussi plus un blog "photos", histoire notamment d'obliger à trier parmi toutes les photos prises depuis l'été 2006 où a été mis en service le 1er APN.

NB: cette photo a été prise dans les escaliers de la butte Ste Anne à Nantes. Non pas tout en bas car il ne faut pas exagérer, les descendre passe encore, mais il aurait fallu ensuite les remonter!

jeudi 16 septembre 2010

...passer de l'ombre à la lumière...

... tel est parfois le "défi" que doivent accomplir certain(e)s qui peuvent douter et hésiter sur :
- arrêter ou continuer?
- sur les mêmes bases ou en modifiant celles-ci?

Les blogeurs ne font pas exception: si certains pratiquent de manière assidue sans vraiment changer la formule, d'autres ont quasiment arrêté ou font de longues pauses (Ganesh, Malaussen, Michel) ou sans forcément en avoir conscience l'ont ré-orienté ( Verveine) voire rouvert d'autres pistes (caphadock)...

L'essentiel, quel que soit le domaine, n'est il pas de s'y trouver bien?

mercredi 15 septembre 2010

escaliers

Ci dessous, c'est exactement le même escalier qui permet d'accéder au terril d'une ancienne mine d'étain autour de laquelle certains paysages sont très "lunaires", le même escalier photographié une fois dans le sens de la montée et une autre fois dans le sens de la descente.







Dans un cas, il débouche sur une sort d'infini plein de potentialités, dans l'autre on plonge vers un mystère angoissant.



Mais lorsqu'on retravaille les photos en mode "négatif" on passe à tout autre chose. La montée devient cauchemar et la descente se fait éblouissement. En fait, ce sont deux mots qui viennent à l'esprit: "mort" et "inconscient"

lundi 13 septembre 2010

... 13/09/1992...

C'était un dimanche et comme pour moi elle ne pouvait pas naître un week-end puisque 5 jours par semaine son père était absent, malgré des sensations qu'il me semblait bien reconnaître, j'avais incité ce dernier à aller ramer sur l'Erdre, car il faisait très beau. Moralité, moins de une heure plus tard, j'ai du sonner chez une voisine pour lui demander que sa fille de tout juste 18 ans m'emmène à la maternité...
Et là j'attendis.
La petite demoiselle qui avait semble t il décidé d'assumer à sa manière une filiation entre beaucoup de femmes de la famille (ses deux grands-mères étaient nées l'une un 13 février et l'autre un 13 décembre -sans compter cette arrière grand mère décédée ... un 13 septembre) souhaitait aussi de ne pointer le bout de son nez qu'en présence de son père.

Depuis 18 ans ont passé. De sa petite enfance l'une et l'autre gardons le souvenir des peluches.
Moi avec cette photo où une fois de plus elle m'avait "emprunté" ce gros nounours dit "Fifi" que son père m'avait offert 10 ans plus tôt.
Elle avec le souvenir de ses petites peluches tournant dans le lave-linge. Allergique aux acariens, elle ne pouvait pas garder un "doudou" trop longtemps dans son lit. D'où la bonne collection qui, du dessus de son bureau continue de veiller sur elle, étant précisé que faute de place, c'est au dessus de l'armoire et sur le parquet que se trouvent les 4 dernières acquises.

Mais les peluches ne doivent pas faire oublier que les affiches de manga sur le mur revoient elles à des histoires beaucoup moins sages...

dimanche 12 septembre 2010

Souvenirs photos d'un dimanche...

... conservés d'un dimanche consacré à une commune qui pendant des années a été la hantise des vacanciers se rendant en Bretagne sud. Beaucoup n'en voient désormais du haut du large pont qui permet de franchir la Vilaine, qu'une flottille de bateaux tout en contrebas et ignoreront à jamais la jolie petite cité millénaire où un certain nombre d'artistes se sont installés.

Mais présentement, ces fleurs ci-dessus provenaient plutôt des alentours d'un vieux lavoir préservé dans une coulée verte de la ville.

vendredi 10 septembre 2010

humour animalier (suite)

à votre avis, si les chats pensaient comme les humains, que dirait ce chaton?

Je propose:
- "Moi quand je serai grand, je serai un lion"
ou encore
- "Si t'es pas gentil avec moi, j'vais l'dire à mon papa"

Mais d'autres solutions sont possibles.

Au fait, cette photo qui provient d'une carte postale est "orpheline" car elle n'a pas d'auteur

jeudi 9 septembre 2010

Drôles de noms (1)

Hier soir, au moment de fermer le PC cette question: à quoi consacrer le prochain billet?

Apparaît alors ce coquelicot grand format qui sert de fond d'écran depuis quelques jours... et revient en mémoire cette discussion avec n°3 qui s'étonnait que certain(e)s de ses collègues de classe préparatoire ne connaissent pas le mot d'héliocentrisme... ce qui nous avait amenées à parler des plantes héliotropiques dont le tournesol est l'exemple le plus connu. Le tournesol mais aussi cette fleur au nom un peu compliqué que Jacques Brel osa utiliser dans une de ses chanson à l'humour acide" les jardins du casino" :

"Quelques couples protubérants

Dansent comme des escalopes
Avec des langueurs d'héliotrope
Devant les faiseuses de cancans"

Le sujet du billet était trouvé: ces mots rares et peu usités qui pour une raison ou une autre nous plaisent.
Quel pourrait bien être le prochain sur la liste?

mercredi 8 septembre 2010

Quand les chats décident de faire un boeuf

Il pleut, le temps n'incite pas à la gaité alors pour (re)trouver un peu "la pêche" autant replonger dans ses classiques qui ont tant fait rire autrefois et n'ont, tout bien réfléchi, pas si mal vieilli

mardi 7 septembre 2010

4 images pour une balade

Une balade improvisée en ce 1er week-end de septembre qui sentait déjà tellement l'automne avec sa lumière si particulière alors que ce n'était que la fin d'après-midi. Une lumière encore un peu forte pour réaliser certaines photos, mais avec cette douceur, ce voile imperceptible du soir, d'autant que le jardin très boisé et qui est orienté Est/Ouest est aussi très pentu.

Le parc c'est celui de "la Gaudinière". Situé au nord de Nantes il est réputé pour sa beauté au printemps quand les milliers de bulbes qui ont été plantés (crocus, jonquilles....) dans les pelouses tachent ces dernières de milliers de pointillés couleur soleil.
Impossible de me rappeler si c'est avant ou après la floraison des rhododendrons qui ont fait aussi la réputation de ce parc.

En cette fin d'été, rien de tout cela mais d'immenses canas et quelques dahlias.
Du coup l'attention des familles se portait sur la gente ailée: pigeon, coq et ses poules, cygnes et ... tout comme au parc de Procé, des oies bernaches qui allaient en se dandinant tout en laçant de loin en loin leur cri caractéristique.
Sont elle définitivement sédentarisées ou partiront elles l'automne venu? Mystère

Mais ce dimanche la promenade a juste consisté à remonter le cours de la minuscule rivière le cens qui se jette à quelques kilomètres là, dans l'Edre

lundi 6 septembre 2010

Leloir et Cavanna (2)

Quand Jean-Pierre Leloir ressort quelques uns de ses clichés des années 50/60 dans la veine du réalisme poétique et rencontre François Cavanna, ça donne ça, des photos sérieuses qui, lorsqu'on lit le texte juste à côté donnent parfois très envie de rire.

"On t'a reconnue Grand-Mère!
Allons, fais pas ta mauvaise tête et rentre à l'étable"

"Voyons... Bâbord, c'est à gauche. Tribord, c'est à droite. L'Amérique, c'est en face."

"Hé! T'as oublié ta p'tite laine"






"Il n'a pas l'air de savoir que le dernier chameau est déjà passé..."

dimanche 5 septembre 2010

Leloir et Cavanna (1)

Le second est très connu. Pendant longtemps je n'ai pas toujours accroché avec ses dessins, son humour. Et puis j'ai lu "les ritals": merveilleuse chronique sur une enfance d'avant WWII et tendre hommage à son père.

Quant au 1er... Qui le connaît vraiment. Impossible de trouvé la moindre photo de lui sur le net, son visage reste inconnu.
Ayant vécu des années avec un "jazzeux" je savais qu'il était connu dans ce monde là car il a publié de nombreux albums, de ces albums qui ne sont pas de simples photos d'artistes de jazz, mais retranscrivent de manière artistique ce que peut être l'homme derrière l'artiste dans cette atmosphère très particulière qui n'est pas celle des concerts de musique classique ou des concerts de rock.

Mais pour beaucoup, Leloir c'est l'homme d'une photo: celle du trio Brassens, Brel et Ferré qui, si ma mémoire est bonne, un jour de janvier 69, se sont retrouvés pour discuter autour d'une certain nombre de bières et dans une atmosphère un tantinet enfumée.

Cavanna et Leloir se sont aussi trouvés et ont réalisés ensemble un petit livre: les photos de l'un avec les commentaires (une phrase ou deux de l'autre). Un petit bijou d'humour... mais de celui là il sera question un autre jour.

samedi 4 septembre 2010

le troisième sexe

C'était il y a quelques jours, un petit article dans la presse locale au sujet d'un professeur d'un lycée privé de l'agglomération nantaise qui de « Vincent » en juin dernier, lors de la sortie des classes, était devenu « Martine » pour accueillir les élèves le jour de la rentrée.
Le directeur du lycée indiquait avoir transmis, en lien avec l'Association des parents d'élèves de l'enseignement libre (APEL), un courrier aux parents d'élèves pour les informer de la situation avant la rentrée. « Ce changement d'identité est un cheminement personnel qui s'impose à nous, et nous n'avons pas à nous positionner là-dessus ». Pour le directeur, ce qui comptait « c'est le travail au quotidien et le professionnalisme de ce professeur ». L'article de presse précisait qu'une psychologue de la direction diocésaine était intervenue sur place le jour de la rentrée.

Qu'il est loin le temps où comme beaucoup de personnes je découvrais la vie pas toujours simple de ces personnes dont l'identité sexuelle n'est pas clairement définie ou dont le sexe physiologique n'est pas en accord avec le sexe psychologique. C'était en 1987 à l'occasion de la sortie du livre de Maud Marin, née Jean Planchard, qui racontait dans "le saut de l'ange" ce qu'avait été sa vie.
Enfant auquel ses parents bien que conscient qu'il y avait un problème donnèrent un prénom masculin et l'élevèrent comme un garçon. Arrivé à l'âge adulte, il s'avéra vite que la prostitution était la manière la plus facile de gagner assez d'argent pour financer une opération alors interdite en France. Opération réussie à l'issue de laquelle il obtient deux autres victoires: celle de voir sa nouvelle identité acceptée par la justice puis celle de réussir les examens permettant d'exercer comme avocat, pardon avocate, la 1ère avocate transsexuelle.
Mais chaque médaille à son revers, ainsi à titre professionnel elle fût vite cataloguée comme l'avocate des prostituées et l'homme dont elle partageait la vie en lui ayant caché son changement d'identité la quitta quand il en eu connaissance.

Plus triste était la vie de Simone. Une personne qui retenait toute l'attention du public lorsqu'il/elle apparût en 1992 dans une émission de Mireille Dumas. Simone... en réalité pour l'état civil Alain, un homme de 44 ans à l'époque qui avait refusé/renoncé à se faire opérer et se prostituait au Bois de Boulogne, parce qu'à l'époque il n'était pas facile de vivre autrement quand on se sentait aussi différent.
De ces deux personnes, c'est peut-être elle qui m'avait le plus touchée avec ses mains d'homme, son visage assez masculin, sa voix ... qui, au delà des mots, disait avec beaucoup de pudeur et de dignité la difficulté d'être quand on est différent, son immense solitude aussi.

Aux dernières nouvelles, Maud Marin voulait en devenir magistrate. Mais Simone, qu'est elle devenue?

vendredi 3 septembre 2010

aventuriers et héros (3)

Dans mon enfance donc, et parce que j'étais européenne, c'était Zorro le héros. Mais quelques années plus tard j'ai eu accès aux films inspirés des BD parues aux éditions Marvell. A peu près à la même époque ce furent les héros venus du Japon qui retinrent l'attention des enfants. Et maintenant?

Une étude, présentée par le professeur Sharon Lamb, de l'université de Boston (Massachusetts), ferait presque regretter les super-héros du XXe siècle avec leurs seules tenues en Lycra, slips ostentatoires et capes délavées.

Selon elle, "il y a une énorme différence entre le super-héros des films d'aujourd'hui et le super-héros des comics d'hier. Le héros d'aujourd'hui est trop proche d'un héros d'action qui participe à un flot continu de violence, il est agressif, sarcastique et ne revendique quasiment jamais l'idée d'agir pour le bien de l'humanité. Quand ils ne sont pas dans leur costume de super-héros, ces hommes, à l'image d'Iron Man, exploitent les femmes, étalent leurs richesses et traduisent leur virilité avec des armes surpuissantes".

Un homme comme Indiana Jones est un peu à la charnière entre ces héros à l'ancienne et les héros actuels, notamment pour ce qui est de ses relations avec les femmes

En fait, les hommes forts d'aujourd'hui manquent cruellement du côté vulnérable des héros d'hier. La chose est en réalité un peu plus compliquée car ainsi que l'étude le souligne il n'existerait qu'une alternative à ces monstres d'agressivité et de confiance en soi exacerbée, ce sont des hommes fainéants et immatures, incarnés par le "gentil bon à rien" qui est désormais bien souvent le personnage principal de nombreux teen movies.

Alors qui choisiront les enfants?