Affichage des articles dont le libellé est Femmes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Femmes. Afficher tous les articles

jeudi 24 octobre 2024

"le Choeur des femmes", adaptation BD du livre éponyme


 J'avais lu le livre il y a fort, fort longtemps. Probablement lors de sa sortie en 2009 et parce que j'avais beaucoup aimé l'un des précédents livres de cet auteur ("la maladie de Sachs" qui lui est beaucoup plus ancien car il date de 1998). J'avais assez aimé "le choeur des femmes", mais lorsqu'il avait fallu faire du tri dans ma bibliothèque (et ne garder qu'un seul ouvrage de certains auteurs) je ne l'avais pas conservé.
Au moment de la sortie de sa version BD, je l'avais cependant feuilleté, sans être convaincue de l'acheter, à la fois à cause du graphisme mais aussi à cause de la manière de s'exprimer de l'héroïne (arrogante à écrit un internaute) . ça avait pu passer lorsque j'avais lu le livre, mais désormais ça m'agaçait énormément. Sauf  qu'un de mes enfants, qui l'avait vu autrefois dans ma bibliothèque, l'avait lu et aimé, me l'a offert pour mon anniversaire.
Je l'ai donc (re)lu "sérieusement". Et j'ai eu du mal. Aux 2 reproches initiaux (graphisme et le ton de Jean) s'en sont ajouté 2 :
-la rapidité avec laquelle Jean Atwood, pourtant en fin de parcours d'internat avant de prendre un poste de chirurgien, va changer d'attitude au contact de Frantz Karma
- le côté énorme de la découverte finale: elle est sa patiente "Alpha", celle pour laquelle il a décidé, il y a plus de 25 ans de cela, de renoncer à la chirurgie pour devenir médecin gynécologue.
Restent 3 éléments qui, alors même que le livre initial est paru il y a 15 ans restent d'actualité, voire sont plus forts qu'autrefois. D'abord le réquisitoire contre l'état d'esprit et les pratiques d'une partie du corps soignant, notamment lorsqu'il s'agit des soins destinés aux femmes*. Et puis ce qui a trait au consentement**. Et enfin il y a ce qui va au delà de l'intersexualité qui prend désormais un tout autre relief avec les questions autour du genre, des changements de sexe...
* Je pense aux nombreux articles où des femmes, parfois elles-mêmes issues du monde médical, ont rapporté des propos et/ou des actes inacceptables réalisés par des soignants hommes.
** Le consentement, une notion dont il est beaucoup question dans les relations H/F est devenu quelque chose d'incontournable dans tous les actes, par exemple dans les soins, quelle que soit leur nature. Désormais, avant une opération, le chirurgien demande l'accord écrit du patient avant d'opérer auquel il a décrit auparavant l'intervention. 

samedi 19 octobre 2024

Lee Miller, le film

 

Il y a quelques temps déjà que j'avais vu passer la bande annonce sur le Net. Tant le thème (j'avais découvert son travail photo et surtout la personnalité de cette femme via une série de podcasts) que l'actrice interprétant Lee Miller ne pouvaient que m'inciter à aller voir ce faux biopic. 
Oui faux biopic car dans un biopic, on part de l'enfance et on va jusqu'au décès. Or là on oublie la petite enfance et même toute la période où elle a été modèle puis travaillé avec Man Ray. De même il n'y a rien de montré quant à sa vie après son retour à Londres en 1946.
En fait, le film est conçu sous forme d'un flashback où, après une introduction centrée sur la rencontre, en 1937, entre Lee Miller et Roland Penrose (qui deviendra son second mari) il y a un saut dans le temps. On la retrouve, à la fin de sa vie en train de raconter à un journaliste ses années de guerre (entre 1940 et 1946). Elle va lui montrer les photos réalisées à cette époque là. Or ces entretiens sont une fiction puisqu'à un moment on comprend que ledit journaliste serait son fils. En réalité, ce n'est qu'après sa mort que son fils a découvert lesdites photos, ainsi que ce qu'avait vécu sa mère lorsqu'elle avait 7 ans. 
Kate Winslet s'est particulièrement investie dans ce film qui a été compliqué à réaliser et cela dès le stade de son financement. La gente masculine, qui reste majoritairement aux commandes dans l'industrie cinématographique aurait elle craint, à l'ère post "me-too", le regard féministe de Kate Miller?

mercredi 27 mars 2024

Le début d l'année au cinéma avec.. "Winter Break"

Film vu le 27 janvier... mais commentaire du 27 mars 

Encore un long film (+ de 2 heures) sauf que cette fois-ci je n’ai pas vu le temps passer et que j’aurais bien voulu, même si je sais que c’est une fiction, savoir ce qu’il est advenu ensuite des 3 principaux personnages qui sont très attachants.
Mention spéciale aux coiffures et tenues (l’action se passe fin 1970) .

Dans un établissement privé américain des années 70, 3 personnes vont devoir passer ensemble les "fêtes" de Noël:
un professeur d'histoire très aigri qui méprise les élèves et ses collègues... lesquels le détestent eux aussi
la cuisinière dont le fils, qui avait pu faire ses études dans l'établissement avant de partir au Viet-Nam, vient d'y mourir
un élève, dont la mère s'est remariée avec un homme qui le déteste.
La cohabitation n'est pas simple au départ. Mais les uns et les autres finissent par s'apprivoiser. Un voyage improvisé à Détroit donnera même plein d'espoirs:
la cuisinière commencera à faire le deuil de son fils en renouant avec sa jeune soeur enceinte,
le professeur donnera quelques détails de ce qu'était sa vie avant avant qu'un "incident" du à son intégrité le condamne à rester dans l'établissement actuel
l'élève reverra enfin son père, très malade, ce à quoi s'opposaient sa mère et le nouveau mari de celle-ci.
Une fois les vacances finies, la vie  aurait pu reprendre, plus douce entre ces 3 là qui ont constitué une sorte de famille de coeur. Mais un petit "cadeau" laissé par l'élève à son père va changer la donne. Et le professeur va devoir choisir: avouer ce qui s'est passé (et condamner l'élève à aller dans un établissement qui le broiera) ou mentir tout en laissant parler son coeur avant de s'enfoncer de telle sorte que si l'élève est sauvé, lui est viré de l'établissement.
Heureusement les dernières images, filmées sous un beau soleil, laissent espérer que finalement ce "Winter Break" qui se termine avec son départ, lui sera bénéfique.  
NB: Découverte au début du film: le film est classé « R »  aux USA… et pourtant pas de scène ultra violente (même si a un moment deux adolescents en viennent aux mains) pas de scène de sexe ouvertement montrée .. mais le langage est correct, même lorsque le vieux prof compare son proviseur à un cancer du pénis!

Alors serait-ce parce que 
les 2 adultes boivent et fument ++ et qu'il y a quelques allusions sexuelles: une petite dame plus toute jeune propose une "gâterie » au professeur et ce dernier montre une scène de sodomie sur un vase grec (ce qui  incite à se demander si il ne préfère pas les hommes.). N'y aurait il pas aussi le fait que ce vieux prof grincheux mais très intègre, refuse de remonter la note d’un élève au motif que le père de ce dernier pourrait alors financer un nouveau gymnase.




dimanche 17 septembre 2023

"Putain de salopard" - T3

La série continue: on en est au T3 & ça va se poursuivre. Pas mal pour une BD initialement pensée comme un diptyque. Le rythme reste soutenu, à l'image du dessin de couverture.
Sinon, rien de vraiment neuf sous le soleil:
- les femmes, sans exception, restent de super nanas, solidaires, prêtes à aider... 
- le Manchot (dont on avait appris à la fin du volume précédent qu'il était le père de Max) fût autrefois connu sous le pseudo de Mermoz (car il était pilote). Il reste un "putain de salopard" et les dernières pages de la BD montrent que ça fait très longtemps que c'est le cas.
- la plupart des autres hommes ne valent guère mieux (mais le Manchot se charge de les faire "disparaître" les concurents) avec quand même quelques exceptions le flic Rego et 2 personnages qui évoluent doucement. Il y a d'abord Max qui perd un peu de sa naïveté (en espérant qu'il ne suivre pas une voie semblable à celle de son père). Il y a aussi Hermann, le propriétaire de la mine qui, avant de mourir voudrait retrouver le corps de sa fille,  enlevée par Mermoz et le comptable, elle est décédée (après paiement d'une rançon en diamants) dans l'accident d'avion piloté par Mermoz/Le Manchot. Hermann voudrait que sa fille (devenue l'esprit qui avait guidé Baïa) parte en paix via un rite amazonien.

Pour conclure, il va falloir attendre avant de savoir si Baïa et Max vont échapper au Manchot, si Hermann va survivre et retrouver sa fille tout en éliminant le Manchot. Quant aux amours de Max & Baïa, si le père de celle-ci est bien celui qui a violé sa mère à l'issue du massacre d'une tribu (glaçantes images quasi sans texte des dernières pages) elles seront très compromises.

dimanche 16 juillet 2023

Le goût des images animées - La maison des égarées.

La bande annonce était tentante, une histoire de vieille dame qui, dans un centre de "réfugiés", réussit à convaincre qu'elle est la grand-mère de 2 enfants "perdus": une adolescente en fugue et une petite fille muette. Et qui les emmène dans une drôle de maison isolée qu'elle semble découvrir en même temps qu'elles.
Le film me donnait une impression de déjà vu. Normal, il partage avec "Suzume" vu il y a quelques semaines, de nombreux points communs: la reconstruction après un séisme (qui peut être physique mais aussi émotionnelle) la beauté de la nature, même lourdement touchée par une catastrophe, la famille (biologique ou "reconstituée"), les personnages féminins à la fois fragiles et forts, le shintoïsme...
Mais avec lequel il présente aussi des différences comme le fait que les héros ne sont pas deux grands ados/jeunes adultes (avec une possible histoire d'amour) mais 3 femmes: une adolescente qui a fui son père (séparé de sa mère) qui est violent avec elle, une fillette dont on apprend qu'elle est devenue muette suite à une succession de deuils qu'elle n'a plus aucune famille et cette grand-mère sortie de nulle part, qui raconte des histoires fantastiques mettant en scène des divinités japonaises  (dont les "petites filles" comprennent vite que ces dernières sont aussi ses ami(e)s). 
"Suzume", sorti quelques mois avant fera probablement une meilleure carrière que "la maison des égarées" mais je préfère cette dernière:
- à cause des personnages, cette adolescente brisée par son père mais qui saura lui échapper et devenir la grande soeur de la petite fille qui retrouvera sa voix grâce à elle mais aussi sa voie en décidant de prendre le moment venue le relais de la vieille dame auprès des divinités
- l'idée de ses maisons refuges, isolées, dans les bois
- la présentation, certes rapide, des multiples dieux qui m'a fait penser au "voyage de Chihiro" 
- la graphisme retenu pour narrer les contes mettant en scène ces divinités qui m'ont fait penser à ceux racontés dans la BD "Naoto, le gardien de Fukushima" 
- l'idée de ce monstre qui se nourrit des peurs, pertes etc... des humains et les pousse à fuir ailleurs pour oublier.

lundi 6 avril 2020

Musiques du temps du confinement -12- "une sorcière comme les autres"


Pour moi cette chanson fait partie des très grandes et très belles chansons d'Anne Sylvestre. Et pourtant, c'est souvent d'autres interprètes, souvent féministes, qui l'ont fait connaître et notamment Pauline Julien (1928-1998) . 
Bien des années plus tard, je m'aperçois que je n'avais que 17 ans lorsqu'elle a créé cette chanson en 1975. Dans celle ci, je serais bien en peine de privilégier un des couplets, tant ils sonnent tous justes. En voici quelques uns:  
"...Je vous ai porté vivant, Je vous ai porté enfant, Dieu comme vous étiez lourd, Pesant votre poids d'amour
Je vous ai porté encore, À l'heure de votre mort, Je vous ai porté des fleurs, Vous ai morcelé mon coeur. 
Quand vous jouiez à la guerre moi je gardais la maison, J'ai usé de mes prières les barreaux de vos prisons, Quand vous mouriez sous les bombes je vous cherchais en hurlant, Me voilà comme une tombe et tout le malheur dedans...
...Vous m'avez aimée servante, M'avez voulue ignorante, Forte vous me combattiez, Faible vous me méprisiez,
Vous m'avez aimée putain, Et couverte de satin, Vous m'avez faite statue, Et toujours je me suis tue
Quand j'étais vieille et trop laide, vous me jetiez au rebut, Vous me refusiez votre aide quand je ne vous servais plus, Quand j'étais belle et soumise vous m'adoriez à genoux, Me voilà comme une église toute la honte dessous..."

mardi 31 mars 2020

Musiques du temps du confinement -6- La BO de "The Hours"


Christian, un ami suisse avait beaucoup aimé le film, notamment à cause des actrices qui y jouaient. Contrairement à lui, ce n'est pas Nicole Kidman qui a le plus retenu mon attention, ni même Meryl Streep mais la toute jeune Julianne Moore. Et son fils, si sensible, qui comprend à quel point sa mère va mal. Et craint de ne jamais la revoir lorsqu'elle le dépose chez une voisine. Et il avait amplement raison car, alors même qu'elle était enceinte de plusieurs mois, elle s'apprêtait à se suicider... avant d'y renoncer après avoir lu "Mrs Dalloway", ce livre de Virginia Woolf qui sert de fil rouge à 3 histoires de femmes.
Et des années plus tard, en faisant des recherches sur ce film, je tombe sur cet article qui se termine par : "Le temps a beau passer, les heures ont beau s'écouler, il restera toujours l'amour, la haine, la mélancolie et l'espoir. Tout ce qui fait la beauté et l'horreur de la vie."Quant aux musiques de ce film... elles sont toutes si belles, que j'ai opté pour la facilité: partager une version piano qui fait encore mieux ressortir la beauté des mélodies. 

vendredi 28 juin 2019

Retour d'exposition: "125 ans de National Geographic" au Museum d'histoires naturelles de Paris









Pour une revue, 125 ans d'existence ça se fête! Et c'est en 2017 que ça s'est passé et que le Museum d'histoire naturelle de Paris a permis à ceux et celles qui n'étaient pas nés à cette époque là (tous les visiteurs) de voir, année par années,  quelques unes des couvertures et photos, avec 
- beaucoup de photos en grand format, et pour certaines ce fut un choc de voir en taille 2x3 ces photos jusque là connues en format magazine photos
- la découverte de l'immense travail accompli par les photographes (pour beaucoup inconnus du grand public, notamment les plus anciens) afin de garder trace des paysages, des animaux, des civilisations...
- et cela aussi difficiles qu'aient pu être certaines prises de vue.
Bien sur il y avait l'iconique "Jeune fille afghane aux yeux verts " immortalisée en 1984, alors qu'elle n'avait que 13 ans, par Steve Mc Curry... avec à côté la jeune femme, vieillie avant l'heure, qu'elle est devenue.Mais ce n'est pas la photo de Sharbat Gula que j'ai envie de monter mais une autre jeune femme, algérienne immortalisée au début du 20ème siècle par Rudolf Lenherd et Ernst Landrock .
Et puis parce qu'il faut bien choisir parmi cette très belle et riche expositions, 2 autres photos que celle de cette jeune femme algérienne:
-l'une parce qu'elle explore la thématique des espèces animales, avec la mise en avant des immenses progrès réalisés depuis que les 1ers photographies d'animaux nocturnes...
Ici un puma mâle californien (photo de Steve Winter)

l'autre photo c'est un "paysage" grandiose, que l'on croirait de prime abord être un agrandissement de roche avant de remarquer les petites silhouettes en combinaison orangée qui escaladent  des cristaux géants dans une grotte mexicaine (photo de Peter Carsten)


lundi 17 juin 2019

Née sous le signe du Lion ... ou du Cancer? (3) Histoire de Maria

Maria, ma tante du côté maternel, qui était née en 1920, est morte à 38 ans, quelques mois après ma naissance. D'elle non plus je ne garde, et pour cause, aucun souvenir.
Pour elle, les mots "longue et douloureuse maladie" s'appliquaient pleinement compte tenu de ce que m'a raconté ma mère quant à sa maladie, et qui m'avaient traumatisée enfant
. Notamment le récit de ce moment où Maria était si mal, que mes parents qui veillaient sur elle avaient récité la "prière des agonisants"... avant que quelques heures plus tard elle émerge de son état semi comateux et leur dise: "je vous entendais bien la réciter mais je ne pouvais rien faire"
J'ignore quel organe a été touché au départ. Probablement un cancer féminin. Il existait alors si peu de suivi médical pour les femmes, mis à part peut-être durant leurs grossesses (et encore!) Or, mariée, elle n'avait jamais eu d'enfant (contrairement à son mari qui s'est remarié après son veuvage) alors la palpation des seins ou les frottis vaginaux, elle n'a jamais du en avoir. Sans compter qu'à l'époque ces examens étaient rarement pratiqués, notamment par les généralistes (très souvent alors des hommes) en milieu rural. Autant dire que, si elle a été atteinte d'un cancer féminin, le  le crabe devait être bien installé quand il a été découvert. Et le pèlerinage à Ste Anne d'Auray qu'elle a du accomplir car j'en ai retrouvé les traces via moult images religieuses conservées par sa mère et sa soeur n'aura servi à rien, sauf peut-être à lui donner (de faux) espoirs


jeudi 30 mai 2019

Méli-mélo de photos et tableaux avec S. Takaoka

Shusaku Takaoka est un "artiste" japonais qui maitrise fort bien l'infographie et a réalisé des photomontages en incrustant des visages cultes de la peinture dans des scènes contemporaines. Il fait aussi l'inverse.
Certains crient au génie. Je me contente de penser que le procédé est amusant à petite dose ... mais lassant à la longue car ce sont souvent les mêmes personnages qui sont utilisés: Mona Lisa ou de la jeune fille à la perle pour les femmes ou l'un des autoportraits de Van Gogh pour les hommes. Mais peut-être ai je mal cherché sur le Net lorsqu'il a fallu rédiger le texte du présent billet.
Ceux que le procédé passionneraient pourront toujours chercher à en voir plus sur le compte Instagram de ce monsieur



 



samedi 11 mai 2019

Floralies - Hall Spiritualité (2) avec... quelques touches de violet

Pour moi, le violet est une couleur qui est souvent associée à la spiritualité.
Effectivement quand on fait quelques recherches sur le net on trouve ceci:
"le violet a un aura mystérieuse qui évoque l'esprit, les sentiments et l'étrange. Symbole de spiritualité et de religion (c'est la couleur portée par les évêques), cette couleur est aussi considérée comme désagréable car elle évoque la mélancolie, la solitude et est une représentation du monde des morts." Et effectivement, autrefois, quand les femmes portaient le deuil, la 1ère couleur qu'elles étaient autorisées à porter une fois la période de grand deuil passée (un an) c'était le violet.
"

mercredi 10 avril 2019

Retour d'exposition: "Doisneau & la musique" à la Cité de la Musique



Doisneau et la musique, j'en étais restée à ses photos avec Maurice Bacquet. Et j'avais tort!
On peut en voir un certain nombre de ces photos, avec notamment quasi une salle entière réservée à cette collaboration qui a duré des années, les 2 compères ayant pas mal bourlingué, en France comme aux USA pour réaliser certains clichés. Au point qu'il n'est pas évident d'en sélectionner pour illustrer leur travail en commun! Une moins connue peut-être?
Mais j'ai découvert d'autres aspects du travail de Doisneau. Par exemple, ses clichés plus anciens, juste après la seconde guerre mondiale, de ceux qui le rattachent à 100% au courant de la "photographie humaniste", lorsqu'il arpentait aussi bien les quartiers populaires (n'hésitant pas à suivre plusieurs jours d'affilée un duo composé d'une chanteuse assez bien en chair qu'accompagnait à l'accordéon une jeune et mince jeune femme vers laquelle tous les regards se tournaient) que les personnalités montantes à la demande de la revue Vogue.
Et puis j'ai oublié l'amitié qui a uni Doisneau et Prévert...  Prévert le poète, dont certains textes ont été mis en musique. Ce qui permet de visualiser un certain nombre de photos sur la thématique: "un parolier &un compositeur de musique à la recherche du succès" ... qui se fait attendre et est illustrée par des photos d'interprètes très connus. Par exemple Bourvil ou Montand (mais aussi d'autres) tous très naturels sur la photo car, par la magie du Rolleiflex qui se porte à hauteur de nombril et tandis que le photographe ne les regardent, ils ne pensent pas poser.
Et surtout, j'ai découvert que Doisneau a aussi immortalisé la jeune génération qui avait l'âge d'être ses enfants comme ... par ordre alphabétique: Higelin, Renaud, les Rita Mitsouko...dont il aréalisé les pochettes de disques

mardi 9 avril 2019

Retour d'exposition: "Hammershoi" au Musée Jacquemart-André

L'un des compte-rendus publiés à l'occasion de cette nouvelle exposition temporaire évoque des intérieurs silencieux. Personnellement j'ajouterai volontiers l'adjectif "mélancolique" car c'est bien ce sentiment que l'on ressent à la vue de ses intérieurs vides*  où figure parfois la silhouette d’une femme de dos**, dans des gammes de gris et de blanc***.
*Des intérieurs vides qui correspondent souvent à des vues de son propre appartement mais dont il ne fait pas figurer, sur la toile, certains éléments décoratifs. C'est ce qui ressort de la comparaison entre certaines toiles et les photographies de son intérieur. Des "épures" de logement en quelque sorte où de loin en loin figurent une coupelle, une tasse, une fleur en pot.
** Une femme qui est en fait très souvent Ida, sa propre femme, laquelle pose souvent de dos.  C'est d'ailleurs l'un de ses portraits, de dos, qui figure dans les collections du Musée d'Orsay qui l'ont prêté à l'occasion de cette rétrospective. La 1ère qui se tient en France et donne l'occasion d'admirer des oeuvres disséminées dans des musées danois (pays dont est originaire le peintre) ou suédois, voire au sein de collections privées. Petite anecdote en passant: il est probable que, pour le 1er portrait de sa femme, il ait beaucoup travaillé à partir d'une photographie de cette dernière car même si ils étaient fiancés lorsqu'il a réalisé en 1890 son portrait, il était inconvenant qu'une femme, même chaperonnée pose pour un peintre.
à noter que lorsque plusieurs personnages figurent sur un tableau (ici Ida entourée de ses 2 belles-soeurs) , non seulement ils ne se regardent jamais les uns les autres, mais il est exceptionnel qu'ils regardent vers le peintre: des personnes isolées chacune dans leur monde.

*** un monde dans un nuancier de gris et blanc... avec des taches noires: les robes de sa femme qui porte souvent un long tablier blanc.. et puis quand on y regarde bien, des tons bleutés, ocrés...mais toujours noyés dans une lumière blanche ou gris très clair. Même si le peintre a parfois été comparé à Veermer ce dernier utilise une palette de couleurs beaucoup plus riche.
Pour conclure ce billet, deux oeuvres jumelles puisqu'elles représentent le même sujet: une fenêtre traversée par la lumière et une porte. Malgré ce qui a été écrit plus haut au sujet de la prédominance de gris dans l'oeuvre du peintre, c'est le tableau de gauche qui figure à l'exposition. Mais je n'ai pu m'empêcher d'ajouter le tableau de droite,à cause de son titre: "danse de la poussière dans la lumière du soleil" car la lumière c'est aussi l'une des thématiques fétiches de Hammershoi.

mardi 26 mars 2019

Dernières BD lues "Algériennes" de Meralli & Deloupy

C'est d'abord la couverture qui a attiré mon attention:  si le regard est d'abord attiré par cet oeil de femme qui se cache derrière ses mains, c'est pour mieux découvrir que les motifs traditionnels habituellement effectués au henné sont cette fois-ci réalisés avec du sang , celui là même qui a imbibé le bas des manches de la djellaba .Alors j'ai feuilleté le livre et le peu que j'en ai lu a fini de me convaincre de l'acheter, même si le dessin ne fait pas partie de ceux que j'apprécie.
L'histoire? Ou plutôt les histoire car ici où se situe dans le cadre d'une fiction bâtie autour d'un personnage qui va recueillir toute une série de témoignage, pour comprendre. Le personnage central, c'est Béatrice, une "enfant d'appelé" c'est-à-dire qu'elle est née tandis que son père faisait la guerre d'Algérie.Mais ce celle-ci,  il refuse d'en parler. Alors sa fille qui a lu un article de presse qui l'a fort touchée, va chercher à savoir, à comprendre ce qu'il a pu vivre en faisant parler... 5 femmes: Lucienne, Saïda, Djamilla, Bernadette et Malika
Des témoignages
forts, parfois même bouleversants car certaines de ces femmes ont des mots très durs comme Djamilla: "la campagne algérienne devait se protéger de l'armée le jour et des fellagas la nuit". Il y a aussi des passages très difficiles à lire, comme le long témoignage de Saïda, fille de harki (pas vraiment bienvenue après son arrivée en France) ou Malika. Malika, c'était une militante avant d'être arrêtée et torturée, violée... Elle a pu échapper à la mort grâce à un appelé qui, ayant découvert ce qu'elle vivait, a organisé son transfert dans un hôpital où il a insisté pour déclarer qu'elle était mourante, contagieuse et qu'il ne fallait pas la renvoyer vers le centre d'interrogatoire. Après la fin de la guerre, Malika a participé au gouvernement algérien au sujet duquel elle est très critique: "...chaque jour la violence et l'oligarchie se sont installés. Je voyais des fonctionnaires bien placés s'enrichir quand le peuple se perdait dans la haine"Une BD fort instructive car on voit la guerre, du côté des femmes, elles dont la contribution à l'indépendance sera ensuite bien souvent effacée. Mais aussi parce que cette vision n'oppose pas d'un côté les bons Algériens et les mauvais Français. Et enfin, même si c'est accessoire, on comprend l'attachement viscéral que certains, nés là bas, peuvent garder avec leur terre natale, au point d'y être restée (quitte à y devenir une étrangère) comme Bernadette ou d'être émerveillé comme Saïda, juste en revoyant une photo de la maison natale telle qu'elle est devenue, accompagnée d'un peu de terre et de feuilles et fleur de l'oranger qui poussait à l'angle de la maison.

samedi 23 mars 2019

Dernières BD lues: "Les vieux fourneaux- Bonny and Pierrot" par Lupano et Cauuet

Un T2 au même niveau, tant au plan graphisme que  réparties (dont certaines sont savoureuses), que le précédent avec, une fois l'album refermé une question:  Antoine et Emile, les amis de Pierrot, ont ils eu raison de ne pas lui dire la vérité une fois qu'ils l'ont découverte?
Quelle vérité? Celle qui concerne Anita. Pierrot, militant gauchiste, a été amoureux fou dans sa jeunesse d'une certaine Anita (dite aussi Ann Bonny*) avec qui il a fait les 400 coups dans les meetings mais aussi braqué un bureau de poste!... avant qu'elle ne soit reconduite dans son pays d'origine, l'Algérie. Et elle vient de ré-apparaître en lui envoyant une grosse somme d'argent, pour la "cause"*
Sauf que Pierrot a toujours cru dans ce que lui avait dit Riton l'élégant (un ancien rival en amour auprès de Anita) à savoir que Anita était morte en Algérie, victime de la répression. Mais dans la réalité Anita est revenue en France sous un faux nom, elle n'a jamais essayé de revoir Pierrot, elle
a choisi d'épouser son rival, et vécu comme le constatent tristement Antoine et Emile, avec un "beauf dans un petit pavillon de banlieue", allant même jusqu'à assommer Pierrot (qu'elle n'a pas reconnu) lorsque ce dernier vient casser la figure à Riton. 
Toute vérité est elle bonne à dire? Pour Antoine et Emile, la réponse est non. Ils préfèrent laisser Pierrot avec son ancien chagrin d'amour et ses bons souvenirs d'Anita
En dehors de l'intrigue centrée sur Pierrot, il y a un gag récurent autour des trop nombreuses variétés de baguettes de pain et la triste histoire racontée par Emile (auquel sera consacré le tome 3) de l'île de Nauru (dont il sera de nouveau question dans le Tome 5)
En clair, une BD qui se lit et relit, et re-relit avec plaisir.
*La "cause" c'est le groupuscule de "Ni yeux ni maître" qui fait régulièrement des actions ... toujours pacifiques... en utilisant les ressources de ses membres. Un exemple: envoyer chaque soir dans un ancien bistrot devenu bar (très bruyant) à la mode, une bande de retraités joueurs de rami, buveurs de tisanes etc... Ou encore laisser Jean-Chi(ldéric) "empoisonner" à lui seul un dîner mondain de Jean-François Copé

mardi 12 mars 2019

Dernières BD lues: "Le jour où elle a pris son envol" par Beka, Marko & Cosson

J'avais beaucoup aimé le 1er volume: "le jour où elle a raté son bus"
https://un-chat-passant-parmi-les-livres.blogspot.com/2019/03/dernieres-bd-lues-le-jour-ou-le-bus-est.html
Celui ci, beaucoup moins car, comme l'a fait remarquer quelqu'un : "Je sais bien que suivre son instinct ou vouloir poursuivre ses rêves à tout prix est très à la mode, mais je ne crois pas que la majorité des gens puisse matériellement tout plaquer du jour au lendemain pour aller voyager à travers le monde et prendre le temps de savoir ce qu'il ou elle a réellement envie de faire de sa vie."
Car c'est bien cela qui se passe... sur un coup de tête Olivia met dehors son compagnon (dont on se demande ce qu'elle a pu lui trouver vu qu'il a une vie aux antipodes de la sienne) et file passer le week-end chez celui qui l'avait aidée 2 ans avant: Antoine. Sauf que Antoine n'est plus là, remplacé par un physicien quantique passionné d'apiculture qui l'envoie dès le lundi voir une amie à lui à Berlin. (à noter qu'elle se contente de passer un coup de fil à son employeur -une maison d'édition- pour lui signaler qu'elle sera absente un certain temps!) Puis elle part en Norvège, aux îles Lofoten où elle retrouve Thomas, croisé dans la précédente BD, chez Antoine. Et Thomas, après lui avoir expliquer le principe de Pareto* lui suggère de s'envoler pour Bali. Ce qu'elle fait! Et elle y retrouve Chantal, croisée elle aussi 2 ans auparavant chez Antoine... avant de partir toutes les 2 retrouver... Antoine au Japon où il lui délivre la dernière leçon** ...Un tantinet utopiste d'ailleurs puisqu'il s'agit d'oublier les pensées négatives chargées de doutes, d'amertume et d'insatisfaction (ainsi que l'avis des autres) et d'oser imaginer les rêves les plus fous. Ils se réaliseront!
Perplexe je suis...parce que même si, sur le papier, ces idées sont fort séduisantes: il n'y a que dans les BD que l'on peut se permettre de chercher à réaliser ses rêves SANS se soucier du quotidien. Voir la remarque en début de billet .
* En économie, le principe de Pareto c'est ceci "80% de nos résultats sont produits par 20% de nos activités" ... ou dit d'une autre manière "80% de nos succès découlent de 20% de notre temps de travail". Il invitait donc à se concentrer uniquement sur ces 20% et oublier tout ce qui génère des soucis, problèmes ...
** Enfin c'est ce que je croyais car depuis un T3 est sorti: "le jour où elle n'a pas fait Compostelle" dont les quelques critiques que j'ai lues ne m'emballent pas 

samedi 9 mars 2019

Dernières BD lues: "une vie avec Alexandra David-Néel" par F. Campoy & M. Blanchot - T2

Suite & fin (?) du récit de la vie d'Alexandra David-Néel par Marie-Madeleine Peyronnet qui fut sa gouvernante, secrétaire, confidente... On passe en permanence des souvenirs anciens (en couleurs) au récit de leur vie ensemble (sépia)
De cette seconde partie je retiens surtout deux éléments: d'abord ceux ayant trait à sa jeunesse, très solitaire entre
- une mère qui ne l'a jamais acceptée car c'était une fille et elle voulait un garçon pour que celui-ci devienne évêque!
- et un père instituteur anarchiste
Un couple très atypique  pour une enfant qui ne l'était pas moins . Un tantinet fugueuse puisque toute petite elle échappait régulièrement à la surveillance parentale avant de fuguer pour de bon: une fois à 15 ans en Angleterre et ensuite à 18 ans pour accomplir en vélo un long périple Bruxelles/Côte d'Azur/Espagne/ Mt St Michel/Bruxelles!
Elle a aussi beaucoup lu, tout au long de sa vie
Et il y a aussi le récit de ces 17 jours et 18 nuits de son "agonie" avec cette question de "Tortue": "... je ne cesse de me demander comment une telle vie est possible. D'où peut bien provenir cette détermination sans limite, cette rage de vivre et de découvrir le monde, et ce mental hors norme"
La BD se termine sur le récit de la découverte des nombreuses lettres échangées entre Alexandra et son mari, celles là même qui permettront à Marie-Madeleine Peyronnet de ramener au Népal, les cendres d'Alexandra et de son fils adoptif... une sorte d'introduction au tome 3 (encore à lire) qui a été publié en août 2018 

mercredi 6 mars 2019

Dernières BD lues: "Monet, nomade de la lumière" de Effa & Rubio

3ème des BD reçues à mon anniversaire en juillet 2017
A l'époque voici ce que j'en avais dit sur FB: "[BD] aussi très intéressante car on recroise certains personnages vus dans la BD consacrée à Caillebotte lequel a droit à un joli coup de patte (tout comme Berthe Morisot & Edgard Degas*)" Mais aussi:"J'ai aussi mieux compris en la lisant pourquoi Berthe Morisot citée ci-dessus se plaignait régulièrement du côté "geignard" de Monet, toujours à cours d'argent. Au moins jusqu'à ses 40 ans, en 1880. Avec des années noires, quand il a du entretenir deux foyers, celui fondé avec sa femme Camille dont il a eu 2 enfants ainsi que Alice Hoschedé & ses 6 enfants"
Et puis avec le recul, je m'aperçois que j'avais omis de parler d'un élément important, l'amitié. Celle  qui a uni
Monet au "Tigre" Clémenceau avec lequel commence et finit la BD. Mais avec Renoir, avec qui il suit de fort mauvais gré des cours à l'Académie Gleyre (après avoir fait ses débuts en Normandie aux côtés de Eugène Boudin) . Renoir l'a plusieurs fois aidé d'abord en partageant ses toiles et couleurs avec lui mais aussi en le soutenant moralement lorsqu'il allait mal, très mal et enfin en l'introduisant auprès du cercle d'amis de Charpentier, l'éditeur de Zola. Monet a alors la quarantaine et ce n'est que désormais qu'il pourra se poser après des années de galère aux côtés de Camille, sa toute première véritable modèle (dont il eut 2 enfants et qui est morte alors qu'elle n'avait que 32 ans) et Alice Hoschedé.
* Tirade de Renoir: "Oscar [le1er prénom de Claude Monet] tu n'as donc rien compris? Les Impressionnistes dont tu parles (...) Degas, Morisot, Caillebotte, ...ils sont riches. Ils n'ont jamais du vivre de la peinture comme toi, Sisley, Cézanne, Pissarro ou moi (...) Ils n'ont jamais souffert de la faim, de la pauvreté ou de la misère ..."

lundi 4 mars 2019

Dernières BD lues: "Le vrai sexe de la vraie vie" de Cy(rielle)

C'est une drôle de BD offerte par l'ainée de mes enfants! Une BD qu'en temps normal je n'aurais pas achetée, ni même remarquée, car ce n'est pas le style de graphisme que j'apprécie et je ne suis pas fan des BD compilations de micros histoires. Mais celle-ci a un immense mérite: parler de choses ayant trait à la vie sexuelle, non pas sous l'angle performance, mais au travers de choses que l'on évoque peu dans la vraie vie.Parmi les choses dont on parle rarement, il y a les loupés comme le partenaire qui, dans le feu de l'action, confond le tube de lubrifiant avec celui... du gel hydroalcoolique. 3 douches de rinçage plus tard, le feu me semblait pas calmé chez la Dame qui raconte sa mésaventure. Ou cette histoire du petit couple qui fantasme sur l'idée d'un trio et invite un ami... et cale en pleine action parce que pour de vrai, si les "plans à 3" ça les fait rêver,les vivre pour de vrai, c'est pas leur truc. Ils sont loin, très loin du couple de la 1ère histoire qui se rend costumé dans un château qui a organisé un week-end libertin... avant de filer vite fait récupérer les enfants.  Et puis il y a les choses sérieuses comme la sexualité des personnes handicapées qui ont besoin parfois d'aides (l'auteure de la BD en cite quelques unes) mais aussi de l'importance de la prévention (il y a quelques encarts plus techniques) et aussi du consentement, quel que soit le stade où en sont arrivées les choses. Ici une jeune femme qui a invité chez elle un jeune homme rencontré lors d'une sortie en boite de nuit. Alors même que les préliminaires sont bien avancés, ellearrive à lui faire comprendre que  son désir à elle n'est pas/plus au diapason du sien et qu'il n'y aura rien de plus. Et lui n'insiste pas, retourne dormir chez lui et elle finit la soirée devant un épisode de"Games of Thrones" 
Pas une grande BD, mais écrit sur la couverture du livre "Cy n'a pas la prétention de monter LE sexe mais plus un échantillon DES sexualités."

dimanche 3 mars 2019

Dernières BD lues: "Culottées - T2" de Pénélope Bagieu

La suite de "Culottées" du T1... Mêmeprincipe, raconter en mode express, avec des "chapitres"de 10/12pages, l'histoire de femmes très connues (Peggy Guggenheim)... ou tombées dans l'oubli (les membres du groupe The Shaggs), voire très peu connues en Europe (Phulan Devi)...  encore en vie Sonita Alizadeh) ou mortes depuis des années (Frances Glessner Lee), mais qui pour une raison ou une autre ont marqué leur temps. Avec en outre des points communs, avoir connu des choses difficiles durant leur enfance et s'être battu pour dépasser cette souffrance... ou bien encore avoir eu, d'une certaine manière plusieurs vies.
Wikipedia présente Peggy Guggenheim (1898-1979)*  comme une"mécène américaine, collectionneuse d'art moderne et galeriste" ... en passant un peu sous silence la petite fille peu aimée de ses parents, et du reste de sa famille... ainsi que nombre de ses amants furent probablement plus motivés par ses aides financières que par la femme
Autrement qui connait "the Shaggs"** ? Ce groupe de rock américain féminin créé par un père de famille, juste pour réaliser le 3ème des voeux d'une chiromancienne?
Quant à Phulan Devi*** , j'ignorais son nom et même son surnom de "reine des bandits" et pourtant quelle trajectoire de vie entre la petite fille de 11 ans violée pendant des mois par son mari âgé de38 ans et l'élection au Parlement indien après avoir passé 11 ans en prison du fait de ses agissements, parfois très violents en tant que "reine des bandits" 
Et que dire de Frances Glessner Lee**** (1878-1926) dont la vie commence vraiment après ses 55 ans, lorsque, après quelques héritages, elle a contribué à réformer la médecine légale en créant notamment des "Nutshell studies of unexplained deaths" avec un souci du détail inégalé puisqu'elle allait jusqu'à tricoter avec des épingles, de vrais vêtements pour les minuscules poupées/victimes d'un homicide!
En résumé: 15 passionnantes histoires de femmes ...
* https://fr.wikipedia.org/wiki/Peggy_Guggenheim
**  https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Shaggs

*** https://fr.wikipedia.org/wiki/Phoolan_Devi
**** https://fr.wikipedia.org/wiki/Frances_Glessner_Lee