Affichage des articles dont le libellé est BD. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est BD. Afficher tous les articles

jeudi 24 octobre 2024

"le Choeur des femmes", adaptation BD du livre éponyme


 J'avais lu le livre il y a fort, fort longtemps. Probablement lors de sa sortie en 2009 et parce que j'avais beaucoup aimé l'un des précédents livres de cet auteur ("la maladie de Sachs" qui lui est beaucoup plus ancien car il date de 1998). J'avais assez aimé "le choeur des femmes", mais lorsqu'il avait fallu faire du tri dans ma bibliothèque (et ne garder qu'un seul ouvrage de certains auteurs) je ne l'avais pas conservé.
Au moment de la sortie de sa version BD, je l'avais cependant feuilleté, sans être convaincue de l'acheter, à la fois à cause du graphisme mais aussi à cause de la manière de s'exprimer de l'héroïne (arrogante à écrit un internaute) . ça avait pu passer lorsque j'avais lu le livre, mais désormais ça m'agaçait énormément. Sauf  qu'un de mes enfants, qui l'avait vu autrefois dans ma bibliothèque, l'avait lu et aimé, me l'a offert pour mon anniversaire.
Je l'ai donc (re)lu "sérieusement". Et j'ai eu du mal. Aux 2 reproches initiaux (graphisme et le ton de Jean) s'en sont ajouté 2 :
-la rapidité avec laquelle Jean Atwood, pourtant en fin de parcours d'internat avant de prendre un poste de chirurgien, va changer d'attitude au contact de Frantz Karma
- le côté énorme de la découverte finale: elle est sa patiente "Alpha", celle pour laquelle il a décidé, il y a plus de 25 ans de cela, de renoncer à la chirurgie pour devenir médecin gynécologue.
Restent 3 éléments qui, alors même que le livre initial est paru il y a 15 ans restent d'actualité, voire sont plus forts qu'autrefois. D'abord le réquisitoire contre l'état d'esprit et les pratiques d'une partie du corps soignant, notamment lorsqu'il s'agit des soins destinés aux femmes*. Et puis ce qui a trait au consentement**. Et enfin il y a ce qui va au delà de l'intersexualité qui prend désormais un tout autre relief avec les questions autour du genre, des changements de sexe...
* Je pense aux nombreux articles où des femmes, parfois elles-mêmes issues du monde médical, ont rapporté des propos et/ou des actes inacceptables réalisés par des soignants hommes.
** Le consentement, une notion dont il est beaucoup question dans les relations H/F est devenu quelque chose d'incontournable dans tous les actes, par exemple dans les soins, quelle que soit leur nature. Désormais, avant une opération, le chirurgien demande l'accord écrit du patient avant d'opérer auquel il a décrit auparavant l'intervention. 

vendredi 3 mai 2024

BD lues il y a quelques temps: "Loire"

 Attention le titre est "Loire" et non 'la Loire"

Sortie hier* achetée cet AM, lue aussitôt, bien installée au soleil sur les marches de la fontaine Royale : "Loire" de Etienne Davodeau. Je la relierai tranquillement pour mieux profiter des dessins (splendides) des petites phrases et des silences...
Une BD dans la lignée de "Lulu femme nue" (sur une quadra) et des "couloirs aériens" (avec Yvan le tout juste quinqua) avec un petit quelque chose en plus qui n'est ni Louis (le sexagénaire venu retrouver Agathe avec qui il a vécu autrefois) ni même Agathe Mais il s'aperçoit qu'il n'est pas le seul à avoir reçu une invitation. En fait, même si on s'attache à connaître Agathe... et ceux/celle qu'elle a aimé(e)s ;le personnage central, c'est bien Loire
De l'humour, et beaucoup de moments forts, parfois très émouvants. Les dernières pages sont de merveilleux condensés d'instants de vie. Et puis il y a la "conclusion", qui pourra sembler inachevée pour certains, tout comme l'étaient celles des 2 BD précitées. C'est une phrase de Louis, appuyé sur les rebords d'un pont qui enjambe la Loire tout en regardant les oiseaux "je voudrais penser comme un fleuve"

* Il faut dire que je la guettais depuis quelques temps car j'apprécie beaucoup l'auteur, tant dans son graphiste, les couleurs qu'il emploie... que dans les histoires qu'il invente et le regard, assez tendre qu'il porte sur ses personnages 

jeudi 2 mai 2024

BD lues il y a quelques temps: "Le prof qui a sauvé sa vie"

C'était il y a un an. Même si j'apprécie beaucoup Florence Cestac, pas sur de garder la BD, même si j'avais gardé un assez bon souvenir. 
Relecture ce soir... au départ juste quelques pages pour faire suite à la discussion avec une collègue de sport (enseignante retraitée depuis plus de 15 ans) mais de page en page j'ai tout relu, car c'est bien difficile, une fois qu'on l'a attaquée cette BD, de la quitter tant les anecdotes et le parcours d'Albert Algoud durant les 10 années où il a été enseignant sont passionnants... notamment ses 5 premières années dans un petit collège de Haute-Savoie. J’ai moins accroché avec les 5 années suivantes (une fois qu'il se retrouve en région parisienne) sans doute parce que alors il commençait à perdre foi dans l’enseignement tout en s’engageant au sein de « Hara Kiri » et de canal +
Le plus bel hommage: c'est ce chauffeur de taxi marseillais qui, bien des années plus tard, se rappelait avoir étudié avec lui "voyage au bout de la nuit" lorsqu'il était en 3ème. Ce qui m'a rappelé ce prof de français qui, lorsque j'étais en seconde scientifique, avait partagé avec nous sa passion p
our Guillaume Apollinaire
Un an plus tard  je comprends une des raisons de mes légères réticences de l'an dernier, ce prof devenu humoriste à Canal + me rappelait un peu trop, tant au physique qu'au comportement, un photographes du Sud-Ouest qui faisait une sorte de fixation sur les photos où il se mettait en scène dans un rôle de curé libidineux entouré de dames fort déshabillées. Un peu ça peut être amusant, trop, on tombe dans l'anticléricalisme crétin.  

lundi 25 septembre 2023

"La jeune femme et la mer" de Catherine Meurisse

BD « découverte » via l’émission « le temps d’un bivouac » dont elle était l’invitée. 
BD à la fois pleine d’humour (pas toujours léger quand le tanuki* est présent) je pense par exemple à ce poète qui cherche l'inspiration afin d'écrire LE haïku célébrant la jeune fille du titre mais à qui il arrive quasi toujours un souci qui compromet l'écriture dudit texte. Mais ce sont aussi des réflexions plus sérieuses: par exemple, comment peindre la beauté dans un monde où les espaces naturels se font rares et sont parfois "altérés" par des éléments artificiels, comme ce mur érigé sur la plage afin de protéger des tsunamis.
On retrouve ces 2 aspects dans les dessins où cohabitent parfois des personnages proches de la caricature (l’auteur elle même qui n'est pas tendre avec elle même** le peintre/poète.. et de superbes paysages ou dessins de plantes. Je ne résiste pas à l'envie de partager 2 très belles planches qui compensent largement le texte, parfois un peu léger, de l’album. 
Du coup j'hésite: acheter ou pas "la légèreté" sorti en 2016 et dans lequel elle évoque sa vie après l'attentat de Charlie Hebdo?
  

* Kanuki au Japon mais aussi chien viverrin (Nyctereutes procyonoides) ou « chien martre » (de l'allemand Marderhundraccoon dog en anglais et wasbeerhond en néerlandais, ce qui signifie littéralement « chien raton laveur ». 
Dans la mythologie japonaise, il est l'un des yōkai (esprits) de la forêt, inspiré du chien viverrin auquel les Japonais attribuent des pouvoirs magiques. Maître des déguisements, il est réputé pouvoir changer de forme à volonté. Les tanukis sont souvent représentés avec un chapeau de paille, une gourde de saké, un ventre rebondi qu'ils utilisent comme un tambour et des testicules de grande taille. Symbole de chance et de prospérité, ils sont présents dans l'art et les contes japonais depuis le Moyen Âge.

dimanche 24 septembre 2023

"Le droit du sol" de Davodeau

« Journal d’un vertige » tel est le sous titre. A titre personnel je pense plutôt à : "journal d’un marcheur" 
dans l’espace (entre Peche Merl er le bois du bois Lejuc à Bure) et le temps entre -22 000 ans (les dessins de la grotte) et + 100 000 ans (fin de durée de vie des déchets radioactifs les plus "toxiques"). Un marcheur qui fait des rencontres, comme par ex cette sémiologue* avec qui il va échanger sur la difficulté d'élaborer aujourd'hui des symboles pour signaler la dangerosité de site à ceux/celles qui voudraient l'explorer dans 100 000 ans. 
En fait, c'est à la fois un journal de randonnée comme lorsque j'ai lu "longue marche -la route de la soie(avec de superbes dessins pour illustrer les sensation éprouvées)  mais avant tout une suite de réflexions ou plus exactement de discussions qui ont parfois eu lieu en amont ou durant ce long voyage. Les thèmes abordés tournent principalement autour de ce projet (bien avancé) d’enfouissement pour des décennies de déchets nucléaires.  On apprend un certain nombre de choses par rapport à l’attitude de la police, justice… dans leurs relations aux opposants à ce projet... mais aussi de choses plus périphériques telles que les raisons qui auraient pu pousser le peintre de Perch Merle à s’enfoncer sous terre pour dessiner le mammouth qui a fasciné Davodeau ou Davodeau parle de son quotidien comme par ex du plaisir de se reposer dans une chambre d'hôtel après des jours de marche sous le soleil qui tape et de bivouacs en pleine nature.
Mais il se fait plus sensuel quand il évoque du plaisir de se lever la nuit (en n'oubliant pas ses chaussures!!) pour aller uriner en regardant les étoiles dans le ciel. Le plaisir simpe aussi de différer le moment de manger des abricots gorgés de soleil afin de les savourer dans un cadre qui s'y prête. 
* La sémiologie correspondait initialement à une discipline médicale qui étudiait les signes (symptômes) des maladies. Mais aussi depuis la fin du 19ème siècle, c'est aussi une science qui étudie les systèmes de signes (dans le langage mais aussi d'autres systèmes).

dimanche 17 septembre 2023

"Putain de salopard" - T3

La série continue: on en est au T3 & ça va se poursuivre. Pas mal pour une BD initialement pensée comme un diptyque. Le rythme reste soutenu, à l'image du dessin de couverture.
Sinon, rien de vraiment neuf sous le soleil:
- les femmes, sans exception, restent de super nanas, solidaires, prêtes à aider... 
- le Manchot (dont on avait appris à la fin du volume précédent qu'il était le père de Max) fût autrefois connu sous le pseudo de Mermoz (car il était pilote). Il reste un "putain de salopard" et les dernières pages de la BD montrent que ça fait très longtemps que c'est le cas.
- la plupart des autres hommes ne valent guère mieux (mais le Manchot se charge de les faire "disparaître" les concurents) avec quand même quelques exceptions le flic Rego et 2 personnages qui évoluent doucement. Il y a d'abord Max qui perd un peu de sa naïveté (en espérant qu'il ne suivre pas une voie semblable à celle de son père). Il y a aussi Hermann, le propriétaire de la mine qui, avant de mourir voudrait retrouver le corps de sa fille,  enlevée par Mermoz et le comptable, elle est décédée (après paiement d'une rançon en diamants) dans l'accident d'avion piloté par Mermoz/Le Manchot. Hermann voudrait que sa fille (devenue l'esprit qui avait guidé Baïa) parte en paix via un rite amazonien.

Pour conclure, il va falloir attendre avant de savoir si Baïa et Max vont échapper au Manchot, si Hermann va survivre et retrouver sa fille tout en éliminant le Manchot. Quant aux amours de Max & Baïa, si le père de celle-ci est bien celui qui a violé sa mère à l'issue du massacre d'une tribu (glaçantes images quasi sans texte des dernières pages) elles seront très compromises.

samedi 16 septembre 2023

"Les vieux fourneaux" T7

Encore une bonne cuvée que ces nouvelles aventures du trio : Antoine (l'ancien cadre syndicaliste dans un laboratoire pharmaceutique désormais retraité et grand-père), Emile (l'amateur de rugby devenu baroudeur pour cause d'amour de jeunesse mal assumé) et Pierrot (célibataire anarchiste toujours prêt à s'enflammer pour une cause) !
Avec toujours cette manière inimitable d‘aborder des sujets sérieux: cette fois-ci ce sont les travailleurs clandestins dans le secteur agricole, l’attrait de certains -mais pas eux!- pour les idées liées au « « grand remplacement »* les limites du « vivre ensemble » (notamment entre ruraux et néo-ruraux, mais aussi les violences faites aux femmes … mais en n'oubliant jamais de le faire avec humour. 
Exemple de dialogue, quand Antoine refuse de manger à l’hôpital où il a été admis avec avoir été tabassé par les flics le 1er mai, Pierrot, à qui on demande de le faire manger, explose: « Je ne vais pas le gaver comme un canard avec un bâton! Il bouffera quand il aura faim! Ça m’étonnerait 
qu’il se laisse dépérir. On parle quand même d’un gars qui dégaine son barbecue à la moindre éclaircie depuis 50 ans »
BD à lire et relire. Les occasions de parler avec légèreté de choses sérieuses sont trop rares pour être boudées. Et j'ai hâte que la volume suivant paraisse, tout en ayant conscience qu'il n'est pas facile de trouver de nouveaux thèmes sans trop "radoter", ce qui serait une triste fin pour ces vieux fourneaux.

* idées développées par un certain E Zemmour lors de la campagne présidentielle 2022

dimanche 27 octobre 2019

Plaisir de lire (7) "le journal de mon père" de Jiro Taniguchi

Dans la rubrique "BD" j'avais d'abord songé à
"Maus" de Art Spiegelman... mais   le côté témoignage sur des faits passés durant la seconde guerre mondiale, les camps etc... il en est question dans le livre précité de Primo Levi. Mais aussi aux incontournables Astérix, Valérian (et Laureline) ou Gaston Lagaffe ou Isa,l'héroine des "Passagers du Vent"... et j'en oublie.
Mais Taniguchi,finalement choisi, renvoie à mon goût pour le Japon. Et j'aime beaucoup ses héros, aux traits souvent ronds et le côté sensible tout en restant discret, pudique du dessinateur.
Pendant longtemps dans la presse, quand il était question de "Mangas" pour adultes, on ne mentionnait que  "L'homme qui marche" où Tanguchi narre les déambulations de son héros, avec très peu de mots, alors même que tant de choses sont exprimées.
Mais c'est un autre Taniguchi qui est entré dans la maison familiale via  un cadeau offert à mon fils par la grand-mère des enfants. Elle avait été fort bien conseillée par la vendeuse du rayon "jeunesse" de la plus ancienne librairie nantaise. Cependant, nul doute qu'en offrant l'ouvrage à son petit-fils, alors au tout début de l'adolescence, elle espérait lui donner quelques pistes afin d'aborder avec plus de "tolérance" les relations avec son géniteur, ce qui n'avait pas été le cas entre son mari et son fils. Car cette BD raconte comment un fils, au mi-temps de sa vie, et à l'occasion des cérémonies liées au décès de son père, découvre enfin qui était celui-ci. Comme l'écrit un internaute "On connait parfois bien mal les gens qui nous sont les plus proches. Parfois aussi parce qu'on s'évertue à bien mal les connaitre, engoncés que nous sommes dans nos certitudes." 

lundi 1 juillet 2019

Retour d'exposition: "Hugo Pratt" au Musée Confluences de Lyon

 L'an prochain cela 25 ans que Hugo Pratt a disparu... Grâce soit rendue au Musée "Confluences" de Lyon d'avoir organisé cette 1ère grande exposition qui permet aux jeunes générations d'en savoir plus sur cet auteur de BD qui a enchanté plus les générations plus anciennes, notamment celle  était adolescente ou jeunes adultes lors de la publication des 1ères aventures de Corto Maltese, à la fin des années 60.
Une très belle exposition organisée officiellement en 3 parties avec une partie biographique, une autre sur les inspirations de l'auteur de bandes dessinées et une dernière sur ses œuvres.
C'est la seconde qui m'a le plus passionnée. Notamment parce qu'on y voit un certain nombre d'objets dont on retrouve trace dans l'oeuvre du dessinateur,comme un crâne en cristal.
Et puis j'ai eu un très gros coup de coeur pour les versions "aquarellées" de certains de ses dessins (sans que je sois certaine qu'elles soient réellement de la main de Hugo Pratt) Le doute est permis puisque si on voit dans une vidéo, Hugo Pratt réaliser une aquarelle et que ses oeuvres, initialement en noir et blanc ont été republiées en couleurs... un article de presse précise que "Outre les originaux, nombre de dessins ont été retravaillés en couleurs, par la graphiste Tiphaine Massari"
Petit coup de coeur aussi pour l'une des "salles" où étaient regroupées 390 visages des personnages inventés au fil des volumes. Et juste avant, une sorte de carte interactive où les visiteurs étaient invités à faire voyager Corto en utilisant un chat.
J'allais oublier un détail: de nombreuses citations émaillent le parcours de l'exposition, avec beaucoup de références aux auteurs anglo-saxons. Mais pas que,car s'il fallait n'en retenir qu'une ça serait celle de Dont cette fort joli phrase de Jorge Luis Borgès qui colle tellement bien au personnage de CortoMaltese: "Un gentleman ne peut s'intéresser qu'à des causes perdues"

jeudi 27 juin 2019

Retour d'exposition: "Valérian & Laureline" à la Cité des Sciences et de l'Industrie

 Voilà une exposition que je ne voulais à aucun prix manquer... parce que durant mes années de fac j'ai dévoré les différentes BD de la série, avant de recommencer à les acheter plus tard, ravie que désormais la série ne s'intitule plus"Valérian" mais "Valérian & Laureline" quitte à être un petit peu déçue de la manière dont la BD s'achevait et très déçue de l'adaptation cinématographique où la rousse Laureline devient une fade blonde. 
L'exposition elle ne m'a pas déçue. Plus que l'interview d'un certain nombres de scientifiques quant à la probabilité d'exister de certaines inventions du duo Christin-Mézières, ce sont les vignettes qui explicitent l'origine de certains personnages ou certains détails au sein d'une vignette qui m'ont emballée.
Certains liens sont faciles à faire comme ici avec le film "2001, odyssée de l'Espace ou bien encore Orson Welles, démiurge en tant que cinéaste et qui a laissé une impressionnante composition de flic pourri dans "la fureur" du mal qui devient "Dieu le Père" dans la Sainte-Trinité (aux côtés d'un fils baba cool grand amateur de substances diverses et d'un Saint-Esprit ayant les traits d'un juke-box)












Il faut un oeil plus aguerri pour reconnaître la femme rousse de la publicité pour le papier à cigarettes Job inventée par Mucha dans la déesse-mère des "Héros de l'Equinoxe". Et carrément être un spécialiste de la peinture pour retrouver dans les restes d'un repas pris par Laureline qui figurent dans un coin de vignette, une "nature morte aux huitres, citron et coupe d'argent" de Willem Claeszoon Heda!

vendredi 29 mars 2019

Dernières BD lues: "Les vieux fourneaux - Bons pour l'asile"

Acheté il y a plusieurs semaines et dégusté ce jour... car les dessins et les répliques du duo Lupano & Cauuet ça se déguste
Côté titre: ils jouent à merveille sur les mots car l'asile en question peut tout aussi bien concerner les étrangers pris en charge par les membres du groupe "Ni yeux ni maître" qui profitent bien des locaux de l'île de la Tortue mis à disposition par Fanfan... mais aussi l'asile des fous car mine de rien, Emile va péter un plomb en découvrant de ce qu'il est advenu de son île de Nauru Côté scénario: Lupano à l'art des répliques qui font mouche. Exemple: "Depuis la nuit des temps, notre pays enracine son union dans la défaite: Alésia, Azincourt, Pavie, Waterloo, Sedan, Trafalgar, Dien Bien Phu... (...) c'est même ça la France. On se trouve glorieux dans la défaite, ce qui nous rend invincibles" . Ou encore cette trouvaille: cacher les activités de l'île de la tortue derrière l'entreprise Hiock & Grants" spécialisée notamment en "Global Trade Investissements" dont il faut lire en totalité les noms pour comprendre la réelle activité, à savoir "Dave Hiock (c'est Fanfan et sa petite bande de seniors) et Demi Grants (les étrangers qui ont trouvé refuge chez elle)
Côté dessin Cauuet n'est pas en reste. Il suffit pour cela de regarder aux pages 49 les 5 cases dans lesquelles Sophie récupère sa fille Juliette qu'elle avait confiée à son père et son grand-père (qui ne se parlaient plus depuis des années) un tantinet amochée. Idem les pages 42 à 47 qui narrent le pétage de plomb d'Emile ainsi que les réactions de ses . Ou enfin pages 52 & 53, la 1ère rencontre de Juliette avec ses grands-parents paternels. A chaque fois, il y a très peu de texte, mais les images suffisent pour exprimer tant de choses!

jeudi 28 mars 2019

Dernière BD lue: "l'arabe du futur - T4" de Riad Sattouf

Pour une fois je vais commencer par la fin de la BD: ce n'est pas sympa, mais alors pas sympa du tout Riad Sattouf, de nous laisser en plan après l'appel téléphonique de votre père adressé à votre mère le 31 mai 1992! Parce que maintenant on se demande encore plus ce qu'il est advenu des différents membres de votre famille et notamment de votre plus jeune frère que votre  père a emmené avec lui en Syrie!
Pour le reste... comment dire...
Plus que jamais on sent monter la tension au sein du couple entre cette mère d'un naturel passif et son mari qui se disait "arabe du futur" mais régresse de plus en plus vers le passé au fur & à mesure qu'il renoue avec la religion.
Très fine description des transformations liées à l'adolescence au plan physique mais aussi psychologique lorsqu'on est un jeune rejeté par les petites bandes qui font la loi (ou presque) au sein du collège. De quoi donner très envie de lire, du même auteur, "les cahiers d'Esther"
Et puis, au risque de me redire...l'auteur a un excellent sens de l'observation et une manière inimitable de décrire certaines sensations, choses de la vie quotidienne à la fois tout en retenue mais chargées d'émotions. Par exemple lorsqu'il décrit le comportement de son père, son héros lorsqu'il était enfant, qui parle de plus en plus avec l'accent de son pays natal, ne supporte plus ses chaussures ou lui demande de surveiller la "moralité"de sa mère qui suit en milieu hospitalier un traitement contre le cancer.

mercredi 27 mars 2019

Dernières BD lues "Ambulance 13 - Pourquoi?" par Ordas & Mounier

9ème et véritable dernier volume qui commence le matin du 11/11 et s'achève au cimetière militaire de Fleury-devant-Douaumont.
En fait la BD se divise en 2 parties.
Il y a le récit des 10 & 11 novembre 1918... et notamment cette dernière mission de Bouteloup, aller récupérer des blessés allemands (volontairement oubliés sans médecin ni médicaments par leur compagnie)  alors même que l'ordre est de ne pas fraterniser avec l'ennemi. Il le fait... mais revient avec une dernière victime, un "bleu" qui n'a pas eu le temps d'acquérir certains réflexes et ne plonge pas lorsqu'un soldat allemand  rancunier lance une dernière grenade. Bouteloup antidatera sa mort, afin que la mère adoptive de ce "bleu" (qui avait devancé l'appel) dont c'était le seul enfant, puisse bénéficier de sa pension de "mort pour la France".
Avant de revenir à la seconde partie de la BD, centrée elle sur les mésaventures de Jules dit l'Ecaille, je reviens sur ce qu'aurait dit Georges Clémenceau, président du conseil et ministre de la guerre lorsqu'il a été informé que l'armistice prendrait effet le 11/11 à 11 heures: " Le temps de rédiger mon discours et je fonce à l'assemblée. Pas besoin d'escorte, c'est inutile. Je ne serai pas seul. 1 375 000 morts m'accompagneront"
Plusieurs éléments m'ont laissé perplexe lors de la seconde partie de la BD: notamment la manière dont Bouteloup
- aide Jules (qui a eu le malheur de recroiser Dervilly*) à mourir le plus sereinement possible. Même si officiellement c'est juste une piqure de morphine, ça ressemble fort à une euthanasie.
- obtient que son corps de civil (puisque tel était le statut de Jules, démobilisé en mai 1919) puisse être transféré à Verdun, et plus encore au sein de ce qui deviendra le cimetière de Douamont. L'occasion pour les scénariste de rappeler le lourd tribu payé par les services de santé dans une note  à
la dernière page: "En 1914-1918, le taux de pertes du service de santé [des armées] le place au deuxième rang des armes les plus exposées, après l'infanterie; nous dédions cet ouvrage aux chirurgiens ,médecins, pharmaciens, infirmiers et brancardiers inconnus". Avant que , comme les précédentes BD de la série, celle-ci ne se termine se clôt par un cahier technique où il est notamment mentionnés les progrès techniques réalisés au plan médical durant la 1ère guerre (et dont on pu bénéficier ensuite le reste de la population): en matière d'anesthésie, de transfusion sanguine, de radiologie, de psychiatrie, d'hygiène...

dimanche 24 mars 2019

Dernières BD lues: "les vieux fourneaux - Celui qui part" par Lupano et Cauuet

Ils sont toujours aussi en forme nos octogénaires. Bon d'accord, Mimile, le héros de ce volume a droit à un petit séjour à l'hosto mais l'essentiel n'est pas là.
Un volume où on se marre toujours autant mais avec des passages plus graves avec les histoires
- à 10 & 20 ans de Berthe, la voisine dont, aux dires d'Antoine et Pierrot, mais aussi des gamins du village, il ne faut surtout pas acheter les oeufs
- et de Errol, un vieil Australien de l'âge de 3 héros, mais en beaucoup plus déglingué et qui cherche "The Biouche"
Peut-être plus que dans le précédent volume, les histoires s'entrecroisent, les histoires de ceux que Sophie baptise les 3 ânes en racontant via ses marionnettes comment les 3 grands copains d'enfance ont eu un comportement assez détestable avec Berthe lorsqu'ils étaient enfants.
Le seul qui ne s'en sort pas trop mal et échappe à l'écrasage d'oeufs sur la tête c'est Emile. Emile  dont on a comprend pourquoi il a quitté le village à 20 ans pour aller s'entraîner au rugby aux antipodes. Et qui explique comment il a rencontré Errol, cet Australien, alors tout aussi baroudeur que lui, avant que,toujours à cause de lui, il ne devienne, ainsi que le décrit Pierrot: "un vieil Australien repoussant, farci de prothèses! on dirait qu'il a été mâché par Belzébuth"
Ne pas oublier les passages où, dans l'introduction, Pierrot est déguisé... en abeille quand il fait un coup médiatique contre le lobby des insecticides. Et quand Sophie rencontre le PDG des laboratoires Garan-Servier. Vraiment un sale c** celui-là (avec peut-être un début d'explication quand au comportement bizarre du père de Sophie avec ses parents)

samedi 23 mars 2019

Dernières BD lues: "Les vieux fourneaux- Bonny and Pierrot" par Lupano et Cauuet

Un T2 au même niveau, tant au plan graphisme que  réparties (dont certaines sont savoureuses), que le précédent avec, une fois l'album refermé une question:  Antoine et Emile, les amis de Pierrot, ont ils eu raison de ne pas lui dire la vérité une fois qu'ils l'ont découverte?
Quelle vérité? Celle qui concerne Anita. Pierrot, militant gauchiste, a été amoureux fou dans sa jeunesse d'une certaine Anita (dite aussi Ann Bonny*) avec qui il a fait les 400 coups dans les meetings mais aussi braqué un bureau de poste!... avant qu'elle ne soit reconduite dans son pays d'origine, l'Algérie. Et elle vient de ré-apparaître en lui envoyant une grosse somme d'argent, pour la "cause"*
Sauf que Pierrot a toujours cru dans ce que lui avait dit Riton l'élégant (un ancien rival en amour auprès de Anita) à savoir que Anita était morte en Algérie, victime de la répression. Mais dans la réalité Anita est revenue en France sous un faux nom, elle n'a jamais essayé de revoir Pierrot, elle
a choisi d'épouser son rival, et vécu comme le constatent tristement Antoine et Emile, avec un "beauf dans un petit pavillon de banlieue", allant même jusqu'à assommer Pierrot (qu'elle n'a pas reconnu) lorsque ce dernier vient casser la figure à Riton. 
Toute vérité est elle bonne à dire? Pour Antoine et Emile, la réponse est non. Ils préfèrent laisser Pierrot avec son ancien chagrin d'amour et ses bons souvenirs d'Anita
En dehors de l'intrigue centrée sur Pierrot, il y a un gag récurent autour des trop nombreuses variétés de baguettes de pain et la triste histoire racontée par Emile (auquel sera consacré le tome 3) de l'île de Nauru (dont il sera de nouveau question dans le Tome 5)
En clair, une BD qui se lit et relit, et re-relit avec plaisir.
*La "cause" c'est le groupuscule de "Ni yeux ni maître" qui fait régulièrement des actions ... toujours pacifiques... en utilisant les ressources de ses membres. Un exemple: envoyer chaque soir dans un ancien bistrot devenu bar (très bruyant) à la mode, une bande de retraités joueurs de rami, buveurs de tisanes etc... Ou encore laisser Jean-Chi(ldéric) "empoisonner" à lui seul un dîner mondain de Jean-François Copé

vendredi 22 mars 2019

Dernières BD lues: "La Guerre des Lulus - Le Der des Ders" par R.Hautière & Hardoe

BD lue et achevée en avril 2018... et relue à l'occasion du présent billet. Achevée dans tous les sens du terme puisqu'elle se termine - mis à part un épilogue* et un extrait en avant-première** - en novembre 1918, avec la complète séparation des 4 "Lulu" masculin (la seule Lulu fille, Luce était restée en Belgique avec sa grand-mère dans l'épisode précédent).
Adonc durant cet "épisode" les 4 Lulus sont assez vite séparés en 2 groupes (avant de se retrouver tous isolés) avec 
-
Lucien (le plus grand) Luigi (le plus rond, grand amateur de confitures) qui sont envoyés par un groupe de résistants comme espions auprès du fils du Kaiser installé à Charleville... avant d'être expédiés sur le front***, puis après de dures semaines, récupérés par le camp français à l'issue d'un assaut. Luigi restera près du front français tandis que Lucien, blessé et qui a du être amputé sera rapatrié à l'arrière.
-
Ludwig (le rouquin qui porte des lunettes) et Lucas (le plus petit) restent eux comme garantie auprès du chef des résistants avant - une fois la nouvelle du transfert de leurs compagnons sur le front connue- d'être convoyés vers la Belgique où Léandre dont ils recroisent le chemin, les trahit une nouvelle fois, ce qui fait que seul Lucas peut passer aux Pays-Bas tandis que Ludwig se retrouve aux mains des soldats allemands qui occupent la Belgique.
Les 4 Lulus finissent donc tous la guerre vivants, ce qui n'est guère surprenant
car la BD étant destinée à l'origine plus destinée aux enfants, il semblait peu concevable de faire mourir leurs "héros".
Que penser de la BD. A dire vrai, il était temps qu'elle s'achève car certains éléments commençaient à me peser. Serais-je plus "difficile" que la plupart des lecteurs ayant laissé des commentaires fort élogieux de ci de là sur le Net? Mais il est vrai que je la lis comme un adulte et non comme un enfant à qui la série était destinée. Du coup, pas sure du tout que je craque pour les 2 volumes annoncés et dont l'un est paru en juin 2018. 
* L'épilogue se situe bien bien des années plus tard lorsque le dernier des survivants de Lulus (très probablement Ludwig) s'apprête à construire une cabane avec ses petits enfants en leur racontant comment il a rencontré leur grand-mère Luce
** Les 1ères pages du diptyque "la perspective Luidgi" consacré à la quasi année que les Lulus ont passée en Allemagne
*** l'explication comme quoi Lucien aurait prétexté chercher,
dans le bureau du fils du Kaiser, de l'argent et non des renseignements militaires et qui aurait justifié l'envoi du duo dans un bataillon disciplinaire et non devant un peloton d’exécution, m'a laissée fort perplexe.

jeudi 21 mars 2019

Dernières BD lues: "Airborne 44 - Génération perdue" par Jarbinet

Un peu déçue ce coup-ci par ce nouveau dyptique... sans doute parce que l'intrigue qui se passe cette fois ci dans l'Allemagne d'après la mi mars 1945 est un tantinet compliquée avec beaucoup de personnages (aux motivations diverses) qui gravitent autour de Aurélius, dont le passé est lui-même complexe.
Aurélius a grandi dans le culte de Hitler au point d'avoir intégré les SS (qu'il a quitté après le passage à tabac et la mort de son jeune frère) avant de finir la guerre dans une unité de la wehrmach . Il accepte une mission secrète de la part de Geisel, un de ses anciens "amis" d'enfance, lui même SS prêt à tout pour préparer l'après-guerre dont il espère bien sortir vivant. Sauf que Geisel qui a entrainé Aurelius dans une mission secrète, meurt plus rapidement qu'il ne pensait en lui laissant le minimum d'instructions ainsi qu'une caisse de plaques d'or.
Et à la fin du volume on retrouve auprès d'Aurélius:
-
Solveig, une jeune femme blonde qui accompagnait Geisel avant de signaler qu'elle était passée très tôt du côté des Anglais qui l'ont chargée d'exfiltrer un certain Stadler (un scientifique porteur des plans du V2) auprès des Américains
-
Jörg, un jeune soldat déserteur qui ne fait confiance à personne, sauf à ...
Nadia et Nathan, 2 jeunes juifs évadés de Dora où ils travaillaient pour Stadler, sachant que Nathan a promis à son père de le venger de Stadler .
Et une question: quel est le personnage qui au début de la BD (dont l'action se situe en 1969) tient en joue un autre homme? Bien difficile de répondre à cette question puisque si la reconstitution des armes et véhicules est très pointue, les visages des protagonistes se ressemblent beaucoup. Seuls indices, les 2 hommes qui se font face ont les yeux bleus comme Aurélius, Nathan et Stadler. Et celui qui tient l'arme semble plus jeune que celui qu'il menace.  Mais l'interview de Jarbinet que l'on trouve sur le Net laisse penser que c'est  probablement plus compliqué que cela!
Réponse au prochain épisode

mercredi 20 mars 2019

Dernières BD lues: "Ambulance 13 - d'un enfer l'autre" par Ordas & Mounier

BD achetée dès sa sortie (début janvier 2018) mais j'ai attendu mars 2018 pour la lire.  Probablement parce que la lassitude se fait de plus en plus sentir au point de me demander si c'était une bonne idée que faire survivre Bouteloup au bombardement de l'église St Gervais durant lequel, contrairement au livre, seule la dessinatrice Emilie (qui aurait pu lui faire oublier la moniale Isabelle) était décédée.
Je viens d'ailleurs de découvrir que je ne suis pas la seule à regretter que l'aventure ne se soit pas terminée avec le tome 6 puisque, parmi les critiques,  j'ai lu ceci: "
au bout de 6 tomes, une certaine répétition s’installe dans l’intrigue : les moments de paix sont rares et Louis retourne inlassablement au front alors que tous cherchent à en partir, allant toujours au-devant de nouveaux problèmes"* et même "ce nouveau cycle parait anesthésié, sans rythme et sans émotion. Est-ce une subtile mise en abyme ou la suffocation d'une série de qualité ?"* Mais j'ai appris quelques "truc" intéressants comme:
- que la dernière charge de cavalerie française aurait eu lieu sur le front oriental, à Uskuk pour être précise
- comment conserver des corps avant de les rapatrier en France... en me demandant si, comme mentionné dans l'histoire, certains des jeunes soldats de cette dernière bataille ont bel et bien été embaumés avant d'être convoyés par terre puis mer jusqu'à Marseille afin d'être rendus à leur famille.
Et puis en relisant récemment la BD, j'ai compris le sous-titre de ce volume: "d'un enfer, l'autre" , puisque Bouteloup et son équipe qui avaient été versés dans la cavalerie pour "protéger" le jeune frère d'un gradé, une fois leur mission accomplie se retrouvent une fois de plus sur le front : celui de la Meuse, trèspeu de temps avant que ne soit signé l'armistice puisque c'est le10 novembre 1918.

mardi 19 mars 2019

Dernières BD lues: "Canardo - un con en hiver" par Sokal

BD Survolée dans les heures qui ont suivi l'achat puis relu avec soin... et approuvéeUn "Canardo" ce sont des personnages, des situations et des répliques. Celle que je retiens en priorité c'est lorsqu'un des membres du gouvernement parle de Boulachon le syndicaliste:
"...la gauche...est ce bien raisonnable... passe encore pour valoris
er la culture de l'art et des essais en tous genres ou encore pour gérer les particularités sociétales pittoresques... mais pour gérer l'économie et le budget, j'vous demande un peu... ces gens-là s'entendent pour dilapider les deniers de l'Etat"... qui prend un savoureux relief un an plus tard, au moment de rédiger le présent billet parce qu'on a tous en tête quelques uns des petits scandales liés à des membres de la classe politique ayant  pu se référer à la gauche, qui ont émaillé la vie politique française entre mars 2018 (achat et lecture de la BD) et maintenant.
Bon à part ça...c'est un assez bon cru: avec cette fois-ci la Duchesse du Belgambourg elle même qui, cachée sous une burka, vient rendre visite à Canardo qu'elle avait fait emprisonner à la fin de l'épisode précédent. Et oui, elle a besoin de lui pour une mission délicate: son père qui avait abdiqué des années auparavant et qu'elle avait consigné manu militari dans un château "entouré d'une armée d'infirmières compétentes mais lubriques, histoire d'accompagner une fin de vie en pente douce"  a disparu mais poste à sa fille via le Net petites vidéos fort gênantes.
Voilà donc Canardo et la Duchesse qui partent en catimini dans les Flandres française afin récupérer le papa qui joue les séniles* tandis qu'il est le prisonnier de faux scouts mais véritables extrémistes politiques mahométans. Opération qui s'avère vite calamiteuse même si à la fin de la BD, et après la mort de tous les scouts grâce à l'intervention providentielle de SSW0012**  le papa de la duchesse est libre. En effet, entretemps le syndicaliste Boulanchon, profitant de l'inertie des membres du cabinet a pris le pouvoir, déclaré la République et décidé de poursuivre pour haute trahison politique la Duchesse. Comment va t elle s'en sortir? Et la question de pose aussi pour Canardo dont le destin est une fois de plus lié au sien.Réponse au prochain épisode, au mieux à l'automne 2019
*Bien difficile de savoir si le père joue à 100% la comédie, avec beaucoup d'humour, ou si il est effectivement (à force de se(mélanger dans les différentes histoires de sa famille) mais avec des moments d'hyperlucidité

lundi 18 mars 2019

Dernières BD lues: "Les Vieux fourneaux - Ceux qui restent" par Lupano & Cauuet

Un régal cette BD parce que ce vieux trio (l'un d'eux va devenir arrière grand-père ) vaut le détour!
Je n'avais quasiment rien écrit à son sujet après acheté & lu dans la foulée cette BD... C'est l'occasion de se rattraper, en commençant par présenter les membres du trio qui auront chacun droit à une BD.
Donc dans le trio: voici Antoine, qui vient de devenir veuf de Lucette, une fort jolie femme (à qui ressemble beaucoup Sophie, sa petite-fille et fille de Bertrand avec lequel il est fâché) qui pendant des années a fait tourner un petit théâtre dont le personnage central était un loup en slip*.
Antoine, est d'une certaine manière le plus "sage" des 3. Il faut dire que réussir à bosser 40 ans auprès du laboratoire Garan-Servier (spécialisé dans les médicaments type anti-dépresseurs) ça calme, même quand on est syndicaliste comme lui, sauf quand on s'appelle Pierrot, un des autres membres du trio auquel une BD sera consacrée.
Enfin, ça calmait jusqu'au moment où, chez le notaire, Antoine lit une lettre laissée par sa femme  et où il est question... de Garan-Servier père... expédié en Toscane depuis qu'il a refusé de s'expliquer sur une somme de 100 millions disparue de la comptabilité. Ce qui l'incite à partir armé d'une fusil voir ledit patriarche. Suivi de près par les 2 autres membres fort inquiets du trio: Pierrot et Mimile le tatoué (qui aura droit lui aussi à sa BD) qui ont réquisitionné Sophie, enceinte de 7 mois (et dont personne ne connait le père de l'enfant, du moins jusqu'au tome 4 de la série)
La BD se finit bien, Antoine ne tue pas Garan-Servier lequel confie à Sophie (qu'il confond avec Lucette à qui il tenait beaucoup) ... le code d'accès à un compte secret qu'il a aux îles Caïmans.
On a désormais quasiment tous les éléments pour les volumes à venir qui aborderont chacun des pans de la vie actuelle et surtout passé de Pierrot (T2) Emile (T3) et Sophie (T4) et on replonge avec plaisir dans les scènes, dialogues et les tirades bourrés d'humour... sans pour autant exclure des moments d'émotion, comme lorsque Pierrot prétexte une envie de faire pipi pour cacher son envie de pleurer car avec Lucette il s'était fâché et "on fait partie de ces vieux cons qui auront pas été fichus de se rabibocher avant le passage de la faucheuse"