Crédits photographiques:
image 1: papillon1967.centerblog.net
image 2: http://media-2.web.britannica.com/
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... et après avoir marché de nombreux jours dans le désert
« (...) Tout mon bien est là, autour de cet arbre. Comment, en traversant quarante-quatre saisons identiques, ai-je pu amasser si peu? J'aurais pu me débrouiller pour avoir aujourd'hui cent, deux cents, ou même mille chèvres.(...) Mais qu'aurais-je de plus avec cent ou même mille bêtes? Je porterais autour des os une graisse épaisse au lieu d'être décharné comme aujourd'hui. Cependant je resterais de viande et d'os, ma cervelle allant pareillement pourrir un jour sans que ces mille chèvres y puissent rien. Ma vie se tend chaque jour comme une peau douloureuse mais au moins elle m'apporte en consolation la conscience de moi, du temps, de Dieu, des miens. Dans les pays d'opulence, il paraît que les hommes s'assoupissent. Ils ne se réveillent qu'à l'heure de mourir, avec un sentiment de terreur absolue, leur existence soudain plus nue que tous nos déserts.(...) »
Voila ce que dit le synopsis officiel du film:
« D’un côté, le désert qui grignote la terre. (...) De l’autre la guerre qui menace. Au village (...) la majorité des habitants, se fiant à leur instinct, partent en direction du Sud. Rahne, seul lettré, décide de partir avec Mouna, sa femme et ses trois enfants vers l’Est. (...) Histoire d’exode, de quête, d’espoir et de fatalité. (...) »

Hier un mouvement somme toute banal: étendre du linge m'a soudain remis en mémoire un rêve au contenu a priori innocent mais qui pourtant ne l'était pas.
Elle est près de moi et, elle qui a désormais tant de mal à marcher car elle est si fatiguée, je m'apprête à l'aider à descendre le petit escalier sous la véranda. Lui a pris l'autre escalier et, ayant fait le tour de la maison, s'impatiente.
C'est la conscience que ce geste là était désormais impossible et qu'il était trop tard, pour moi, pour lui, qui m'a réveillée.
Oublie-t-on un jour?
Et pour ce matin les sources étaient les suivantes:
Photo 1
http://ainsivalavie.blog50.com/files/arbres_et_brouillard_au_petit_matin_dans_le_gers.jpg
Photo 2
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://i183.photobucket.com/albums/x117/ange-de-dieu/automne.jpg
Photo 3
http://alain.blog.lemonde.fr/files/2007/12/chene-68.1198022978.jpg
Photo 4
http://calendrier.celtique.free.fr/img/automne4.JPG

...incertitudes...

... certitudes...
La réponse est peut-être...
C'est alors que je me suis rappelée cette chanson de cet ancien jeune premier qui, dans "quai des brumes", trouvait les yeux de Michèle Morgan si beaux, et pour qui, lorsqu'il fût parvenu à l'âge des rôles de patriarches à crinière blanche, Jean-Loup Dabadie écrivit ce texte sur cette alternance de doutes et certitudes: "Maintenant je sais"
Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes J'parlais bien fort pour être un homme J'disais : je sais, je sais, je sais, je sais
C'était l'début, c'était l'printemps Mais quand j'ai eu mes dix-huit ans J'ai dit : je sais, ça y est, cette fois, je sais
Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne J'regarde la Terre où j'ai quand même fait les cent pas Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !
Vers vingt-cinq ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout l'tour !>P> Mais heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain : Au milieu de ma vie, j'ai encore appris. C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots : Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau J'peux pas mieux dire : il fait très beau !
C'est encore ce qui m'étonne dans la vie Moi qui suis à l'automne de ma vie On oublie tant de soirs de tristesse Mais jamais un matin de tendresse !
Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire "je sais"
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j'savais
Il y a soixante coups qui ont sonné à l'horloge J'suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge : Maintenant je sais, je sais qu'on n'sait jamais !
La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses On n'sait jamais le bruit ni la couleur des choses C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le sais !
http://fr.youtube.com/watch?v=bMoY5rNBjwk
Je me lève et je te bouscule, tu ne te réveilles pas comme d'habitude,
Sur toi je remonte le drap, j'ai peur que tu aies froid comme d'habitude
Ma main caresse tes cheveux, presque malgré moi comme d'habitude
Mais toi tu me tournes le dos, comme d'habitude
Alors je m'habille très vite, je sors de la chambre comme d'habitude
Tout seul je bois mon café, je suis en retard comme d'habitude
Sans bruit je quitte la maison, tout est gris dehors comme d'habitude
J'ai froid, je relève mon col, comme d'habitude
Comme d'habitude, toute la journée, je vais jouer à faire semblant
Comme d'habitude je vais sourire, comme d'habitude je vais même rire
Comme d'habitude, enfin je vais vivre, comme d'habitude
Et puis le jour s'en ira, moi je reviendrai comme d'habitude
Toi, tu seras sortie, pas encore rentrée comme d'habitude
Tout seul j'irai me coucher, dans ce grand lit froid comme d'habitude
Mes larmes, je les cacherai, comme d'habitude
Comme d'habitude, même la nuit, je vais jouer à faire semblant
Comme d'habitude tu rentreras, comme d'habitude je t'attendrai
Comme d'habitude tu me souriras, comme d'habitude
Comme d'habitude tu te déshabilleras, comme d'habitude tu te coucheras
Comme d'habitude on s'embrassera, comme d'habitude
Comme d'habitude on fera semblant, comme d'habitude on fera l'amour
Comme d'habitude on fera semblant
http://fr.youtube.com/watch?v=sEbgB6X6S5c&feature=related
And now the end is near, and so I face the final curtain. My friend, I'll say it clear, I'll state my case, of which I'm certain.
I've lived a life that's full. I travelled each and every highway. And more, much more than this, I did it my way. Regrets, I have a few, but then again, too few to mention, I did what I had to do, and saw it thru' without exception. I, planned each chartered course, each careful step along the by-way. And more, much more than this, I did it my way.
Yes, there were times, I'm sure you knew, When I bit off more than I could chew, But thru' it all, when there was doubt, I ate it up, and spit it out. I faced it all and I stood tall, and did it my way. I've loved, I've laughed and cried, I've had my fill, My share of losing, and now, as tears subside, I find it all so amusing. To think I did all that, and may I say. "Not in a shy way." Oh, no, oh no not me, I did it my way. For what is a man, what has he got, if not himself, Then he has not the words of one who kneels, The record shows I took the blows, and did it my way.Et voilà, la fin est proche, et donc j'affronte le rideau final. Mon ami, je vais le dire clairement, je vais affirmer mon cas, de ça j'en suis sûr.
J'ai vécu une vie complète, j'ai voyagé sur chacune des autoroutes. Mais plus, plus que cela, je l'ai fait à ma façon. Des regrets, j'en ai eu quelques-uns, mais là encore, trop peu pour en parler. J'ai fait ce que j'avais à faire, et l'ai fait sans exception. J'ai planifié chaque course en piste, chacun des pas effectués sur le côté de la route. Mais plus, plus que cela, je l'ai fait à ma façon.
Oui, il y a eu des moments, je suis sûr que tu le sais où j'ai mordu dans plus que je ne pouvais mâcher. Mais par-dessus tout, quand il y avait un doute, jJe l'ai mis dans ma bouche et l'ai recraché. J'ai tout affronté et me suis tenu droit et l'ai fait à ma façon. J'ai aimé, j'ai ri et pleuré, j'en ai eu ma part: ma part de perte. Et maintenant, comme les larmes perdurent, je trouve cela si amusant de penser que j'ai fait tout cela. Et puis-je dire - de façon non timide- "Non, oh non pas moi Je l'ai fait à ma façon" Parce que qu'est un homme, qu'a-t-il? Si ce n'est pas lui-même, il n'a rien, de dire les choses qu'il ressent vraiment et non les mots de celui qui s'agenouille. Les registres montrent que j'ai explosé et l'ai fait à ma façon!
Hier j'écrivais sur les chemins qui parfois font perdre, plus ou moins volontairement le fil.

Seul le dernier point a pour le moment été respecté car dès le 17 mai une nouvelle apprise la veille m'avait incitée à modifier le projet. Et au bout de cinq mois et d'un peu plus de 150 billets ce constat: Il y a des chemins évidents, enfin plus ou moins...

... mais parfois la tentation de prendre des chemins de traverse est grande. Et il arrive qu'elle soit la plus forte à défaut d'être la plus sage.
Ces derniers temps beaucoup de choses ont été lancées et laissées inachevées. Il est temps désormais d'y remédier en achevant, au moins pour un temps, certaines séries de billets, comme cela a été le cas hier avec ceux sur l'ombre et la lumière et demain...
Et après... Après sera un autre jour.
Rapproche ou rapprocherait.
Même nationalité (mais celle-ci est-elle significative?)
Utilisation de la bichromie
Ambiance complètement différente avec Giardino
, un dessinateur italien qui après avoir utilisé un assez séduisant noir et blanc pour narrer les aventures de son privé "Sam Pezzo" (bien dans l'ambiance des films dits noirs) s'est orienté pour des couleurs.

4 dessinateurs mais deux générations et deux nationalités
Le plus ancien, le Maître, non El Maestro: Hugo Pratt et son emblématique Corto Maltèse apparu dans "la balade de la mer salée", Corto que l'on ne présente pas et dont j'ai une grande reproduction sur toile.
Un dessinateur doté d'une immense culture et ayant une manière inimitable de travailler ses dessins à la plume...
Et que dire des femmes qui ont traversé les aventures de son héros (j'ai eu autrefois entre les mains un livre qui leur était consacré et que j'aimerais bien retrouver). Même si elles se ressemblent toutes un peu, elles partagent quelques points communs: une personnalité et une classe auprès desquelles les demoiselles dessinées par Manara n'ont plus qu'à aller se rhabiller (dans tous les sens de l'expression...)
15 ans plus tard naissait Comès (de nationalité belge) dont j'avais apprécié les planches couleur de "Ergün, le dieu vivant" lorsqu'elle étaient parues dans le magazine Pilote
C'était avant qu'il ne publie le très beau "Silence" en noir et blanc, couleurs, auxquelles il semble désormais rester fidèle. 
Que cette image là m'a fait rêver...
Et maintenant de qui parler?
"Mais il est tard Monsieur
Il faut que je rentre chez moi"