mercredi 12 février 2014

Cité radieuse ... sous la pluie

Cela fait 24 ans que je suis revenue vivre dans l'agglomération nantaise et il aura fallu tout ce temps pour que je me décide à visiter cet immeuble qui domine le paysage du côté sud de la Loire: la "cité radieuse" de Rezé pensée et construite par Charles-Edouard Jeanneret-Gris (plus connu sous son pseudonyme de "Le Corbusier") au milieu des années 1950.
Est ce un effet de la météo très venteuse et pluvieuse de la visite effectuée ce mercredi là*, toujours est il que ce que j'ai vu ne m'a guère convaincue d'aller vivre ou même d'investir dans un appartement de ce type.
Pourtant certaines idées de cet architecte sont "lumineuses", comme 
- celle de construire principalement des logements traversants, ce qui permet de bénéficier du soleil levant et couchant, très bien isolés -tant entre eux- que de l'extérieur (entrée/sas et double vitrage)

- de respecter la nature (au point de ne pas combler un petit étang au pied de l'immeuble sur le site de Rezé!) en construisant sur pilotis pour ne pas empiéter sur elle










- d'avoir 17 étages mais seulement 6 niveaux d'accès (baptisés "rues" avec les boites aux lettres regroupées près des ascenseurs) de 
- de prévoir plein de petit détails pratiques dans les appartements comme ce qui deviendra la cuisine américaine avec son placard/passe-plat ou la douche italienne dans la salle de bain ou la cloison coulissante/tableau noir qui sépare les deux chambres d'enfants.
Mais... car il y a un mais... ou plutôt des mais. 
Handicapés ou personnes à mobilité réduite, n'espérez pas y vivre car 
- la quasi totalité des logements sont des duplex avec un escalier étroit proche de ceux en fonction dans les bateaux!
- si les cloisons intérieures ont été maintenues en l'état, vous accéderez à la salle de bains et au WC via un seuil surélevé comme... dans les bateaux
Et surtout, personnes d'une certaine taille et/ou claustrophobes sachez que les pièces sont basses de plafond (2,33m) et souvent toute en longueur (les chambres d'enfants font 1,83 de largeur)! Tout ça parce que Le Corbusier se référait beaucoup à son homme idéal, le Modulor** qui mesure 1,83 de haut (2,33 quand il étend le bras au dessus de sa tête) ou lorsqu'il tend les bras de chaque côté.
Je n'ai pas vraiment aimé donc, mais j'y retournerai, notamment pour profiter par beau temps de la vue que l'on a du toit  terrasse accessible uniquement aux enfants et au personnel de l'école maternelle (2 classes) qui y est installée ... et aux personnes qui accompagnent le guide conférencier
site: http://www.maisonradieuse.org/
* Visites uniquement le mercredi à 16H et le samedi à 11h sur RV à prendre auprès de la mairie de Rezé
** http://fr.wikipedia.org/wiki/Modulor

mardi 11 février 2014

"Au bord du monde" de Claude Drexel

"Au bord du monde" le film documentaire  réalisé par Claus Drexel qui la présenté au Festival de Cannes 2013 n'est sorti en salles que le 22 janvier 2014. Un comble pour un film français! Mais ce n'est pas tout, à Nantes, il quitte l'affiche... le 11 février. Nous étions à peine une trentaine à la dernière séance alors que c'est un film à aller voir. 
A noter que si on y voit de superbes images de Paris la nuit, le sujet est moins glamour que les images de la ville lumière que l'on voit puisqu'il y est question de SDF parisiens, certains l'étant depuis des années: Wenceslas depuis 4 ans, Christine depuis 7... le "record" étant détenu par un vieux monsieur dont j'ai oublié le nom. 








Ils sont 13 à témoigner (11 hommes et deux femmes). Parfois ils ne disent rien comme Henri qui dort quasi nu sous une très vieille couette dans un trou de mur d'un tunnel! Et parfois ils sont assez bavards quand ils racontent leur vie: très peu celle d'avant (on apprend de certains qu'ils ont travaillé, eu des enfants et se sont retrouvés là, au bord du monde) et un peu plus sur leur quotidien. Ils sont "au bord du monde" mais ils ne se révoltent pas, ils essayent de survivre, vaille que vaille, en gardant dans l'ensemble l'espoir de s'en sortir.*









Il faut remercier le réalisateur d'avoir réalisé un documentaire qui ne verse pas dans le misérabilisme, même si certaines images m'ont énormément choquée, notamment vers la fin quand Henri est pieds nus avec juste une couverture sur le dos alors qu'il pleut sur les Champs Elysés ou alors quand des rats viennent voler le pain du SDF endormi sur un matelas jeté à même le sol dans une ruelle qui pourrait être à Montmarte ou dans le 5ème ou le 7ème...
Deux précisions pour finir:
Claude Drexel n'a pas rémunéré les SDF que l'on voit dans le film**. Il s'en est expliqué:  "Déontologiquement, ça ne se fait pas dans un documentaire. Si on paye quelqu’un, il devient un acteur, on peut lui demander de faire des choses. On voulait avoir des gens qui soient libres de nous dire ce qu’ils ont envie. Mais évidemment, la parole qu’ils nous ont offerte, c’est un cadeau d’une valeur inestimable. On leur a toujours apporté ce dont ils avaient besoin: des vêtements, à manger, ou même de l’argent, mais ce n’était pas une rémunération." Avant d'ajouter: "Ce qui est important, c’est que mon producteur reverse une partie des recettes du film à des associations pour que tous les sans-abri puissent en profiter et pas exclusivement ceux qui ont témoigné dans le documentaire."
2° "Au bord du monde" a été réalisé avec le soutien de plusieurs associations spécialisées dans le soutien aux sans domicile fixe, dont Médecins du monde, La mie de pain, Action Froid, CASH (Centre d'accueil et de soins hospitaliers) de Nanterre, Les enfants du canal, le Collectif les Morts de la Rue, Aux captifs de la libération, Toit à moi, le secours Catholique, la ligue des droits de l'Homme et l'association Aurore.
* Grâce au net j'ai su que la situation s'est un peu améliorée pour Christine (désormais hébergée dans sa famille, en province) ou Michel (entré en maison de retraite) mais pas de nouvelle de Henri qui n'a même plus de chaussures ou de Wenceslas qui dans ses glacières transporte des livres (!)  ou la nourriture récupérée dans une superette du quartier de la Madeleine et qu'il partagera ensuite avec ses compagnons d'infortune.
** Au fil du billet apparaissent, par ordre alphabétique:Christine, Henri, Jeni, Michel, Pascal et Wenceslas.

lundi 10 février 2014

Grenade...(3) Le dernier caravansérail d'Espagne

Si  vous allez au centre de Grenade visiter la cathédrale et le souk, n'oubliez pas de faire un petit détour afin de voir le dernier caravansérail 'Espagne. Ce n'est pas sous ce nom que vous le trouverez dans les guides mais sous celui de cour du Charbon.
Comment le trouver tout d'abord: en remontant l'avenue des rois catholiques en direction de la place Isabelle la catholique*, à une cinquantaine de mètres de celle-ci prenez une ruelle sur la droite et vous tomberez pile sur cette entrée surmontée de deux petites fenêtres qui ont leur pendant de l'autre coté des murs épais. N'oubliez pas de lever le nez afin d'admirer la manière dont la voute est ciselée et décorée. 
Au centre de la cour se trouve le puits, élément indispensable pour les voyageurs ayant fait une longue route et désireux de se reposer! En regardant autour de vous, essayer d'imaginer comment ont pu être ces lieux il y a 600 ans de cela, bien avant la Reconquista qui a transformé cet endroit en... théâtre (Lope de Vega y a fait représenter des pièces) puis... en une cour où se regroupaient les vendeurs de charbon! D'où le nom actuel. 
Il ne reste pas grand chose des anciennes "cellules" qui donnaient toutes sur la cour centrale et où les voyageurs déposaient leurs marchandises avant de s'installer dans les étages. Elles ont été transformées en bureaux. Mais rien n'empêche de rêver en essayant de se représenter, au sein de ce ce lieu désormais assez calme, l'importante animation qui devait y régner autrefois.
* ... immanquable avec l'impressionnante statue qui représente Christophe Colomb en train de présenter son projet à Isabelle la catholique alors même que la ville de Grenade était toujours aux mains des Maures

dimanche 9 février 2014

Trois p'tits tours pour 3 La Tour au Passage Ste Croix...

... et puis s'en vont!
Connaissez-vous le passage Ste Croix à Nantes? Le plus simple pour y aller c'est de se rendre place Ste Croix, sur la place regarder à la droite de l'église il y a une grille. Elle n'est ouverte que du mardi au samedi et de 12 à 18h30. Par là vous allez pouvoir gagner la rue de la Bâclerie, en traversant successivement le jardin, le Prieuré, une Cour pavée (en fait un patio recouvert par une verrière transparente) et le bâtiment Bâclerie réservé aux expositions. 
Le passage Ste Croix, c'est aussi un lieu culturel avec des salles de conférences et de spectacles, des ateliers d’initiation artistique, une galerie d’exposition avec 
- une exposition permanente, ouverte en décembre 2011:"questions d'hommes, quel monde à venir" * 
- et des expositions temporaires comme celle qui s'est achevée hier: «Georges de La Tour - Trois nuits pour une renaissance» et qui comportait 3 tableaux: «Le Nouveau-né», «Le Reniement de Saint-Pierre» et «L'Apparition de l'ange à Saint-Joseph». Le premier appartient aux collections permanentes du Musée des Beaux-Arts de Rennes, les deux suivants à celui de Nantes qui est en travaux pour une durée encore indéterminée. C'était donc l'occasion rêvée de les voir! Une occasion que j'ai loupée! D'où la référence aux 3 petits tours des 3 La Tour.
Mais comme cette exposition était le fruit de la collaboration entre ces deux musées, je peux espérer malgré tout les voir car les deux tableaux nantais vont semble t il aller faire un petit tour à Rennes, à compter du mois d'avril.


http://www.passagesaintecroix.fr/exposition-permanente-c1026457

samedi 8 février 2014

Retour vers la grisaille...

... la pluie et le vent qui ont sévi, sévissent encore et vont encore se faire sentir notamment sur un grand quart nord-ouest de la France. 
De quoi regretter le soleil et le ciel bleu (même si la Tramontane soufflait) du nord-est de l'Espagne où les amandiers étaient en fleurs. Et croyez moi, lorsque ces arbres là fleurissent, ils n'ont rien en envier aux cerisiers

vendredi 7 février 2014

Partager l'art (5) ... René Gruau

Dernier... jusqu'à nouvel ordre... artiste sur lequel j'ai fait des recherches: René Gruau (1909-2004). Points communs avec Cassandre, c'est lui aussi un affichiste ET il a travaillé avec Christian Dior. Mais un style complètement différent. Là où Cassandre privilégiait les lignes droites, les figures fermées, les formes stylisées, René Gruau mise sur les courbes, l'ouverture et un certain réalisme stylisé bien souvent "poétisé"

En lisant sa biographie, je n'ai pu m'empêcher de penser à celle de Guillaume Apollinaire dont le père était aussi un aristocrate italien qui n'a pas transmis son patronyme puisque Gruau est le nom de la mère de ce
dessinateur, affichiste et peintre franco-italien très connu qui a débuté très tôt comme dessinateur de mode alors qu'il n'avait pas 20 ans. 
Oui très connu, du moins à un époque et pour les cinéphiles car son affiche pour un rouge à lèvres, celui de "Rouge baiser" a marqué les esprits au point que Véra Belmont en retiendra le nom lorsqu'elle réalisera un film sur cette époque.
Mais ça c'était après bien des années à réaliser des croquis comme dessinateur de mode tant pour des revues italiennes qu'allemandes, anglaises ou françaises (Femina, Marie-Claire, L'officiel etc...)*
A partir de 1947, il va travailler avec Christian Dior mais aussi, comme il s'est installé aux Etats-Uunis, pour des revues comme Harper's Bazaar , Vogue, et surtout Flair.
A peu près un an avant la mort de Christian Dior en septembre 1957, il va commencer à travailler pour des salles de spectacle (affiches, décors, costumes etc...) comme le Lido (il dessinera pour cet établissement jusqu'en 1994), le Moulin Rouge ou le Casino de Paris, sans pour autant cesser de travailler pour de grandes marques** qui auront recours à sa "patte" inimitable
* Au début, les revues de mode privilégiaient le dessin de mode aux photos de mode
** Tout au long de sa carière il aura travaillé pour 167 marques

jeudi 6 février 2014

Partager l'art (4) ... avec Cassandre

Rien à voir avec Cassandere, la fille de roi de Troie et d'Hécube, celle qui parce qu'elle s'est refusée à Apollon a poussé celui-ci à faire en sorte que les prédictions qu'elles feraient ne soient pas crues. Non ce Cassandre là (1901-1968) est un graphiste, affichiste, décorateur de théâtre, lithographe, peintre et typographe français
En fait, Cassandre est le pseudo pris par Adolphe Jean Marie Mouron lorsque âgé de 21 ans, il a commencé à travailler... dans la "publicité" (Margarine Sacac, Pâtes Garres). Il ne voyait dans cette activité qu'un emploi alimentaire lui permettant de subsister en attendant de pouvoir vivre de sa peinture. Il dira notamment ceci:  « La peinture est un but en soi. L'affiche n'est qu'un moyen de communication entre le commerçant et le public. » 
À partir des années 1940, il délaissera la publicité et deviendra créateur de décors de théâtre et... peintre. 
Il n'en demeure pas moins que ses oeuvres les plus connues qui datent des années 30, touchent à la publicité. Il est notamment le créateur des affiches publicitaires pour l’Étoile du Nord(1927) Dubonnet, (1932) ou du paquebot Normandie(1935) des affiches où sa volonté de produire un message clair et facilement compréhensible  l'amènent à appliquer à ses visuels des conceptions empruntées à l'architecture (le Bauhaus) ou à la géométrie (tout comme le Cubisme)
A noter qu'il a été l'un des premiers à utiliser les lettres comme des éléments graphiques essentiels à la composition et à les traiter comme des surfaces, par exemple lorsqu'il a créé des logotypes dont celui de Christian Dior et de Yves Saint Laurent.

mercredi 5 février 2014

Partager l'art (3) ... avec Maurits Cornelis Escher...












... un personnage en apparence plus "lisse" ou moins "sulfureux" que Egon Schiele. Moins sulfureux, certainement. Plus lisse, ce n'est pas évident car il a l'art de mettre lui aussi mal à l'aise pour peu qu'on regarde plus en détail certaines de ses oeuvres. Que ce soit ces mains qui s'auto-dessinent ou pire, cet oeil au fond duquel se reflète... une tête de mort.
De quoi regarder tout autrement ce dessin. Est-ce la main de Escher lui même et son reflet que l'on voit dans la sphère? Probablement oui, si l'on en croit cette photo trouvée sur le net.
Voici le moment d'en savoir un peu plus sur l'homme*:
"Maurits Cornelis Escher (1898 - 1972), généralement nommé M. C. Escher, est un artiste néerlandais, connu pour ses xylogravures, lithographies et mezzotintos souvent inspirées des mathématiques. Elles représentent des constructions impossibles, des explorations de l'infini, des pavages et des combinaisons de motifs qui se transforment graduellement en des formes totalement différentes..."
Lithographie, je vois ce que c'est mais xylogravure et mezzotintos... c'est quoi?
Xylogravure: "...action de graver un dessin sur une planche de bois, généralement avec une gouge ou un burin. On appelle une xylographie l'épreuve obtenue par l'impression de cette plaque de bois mais c'est aussi le nom de cette technique."
Mezzotinto: "La manière noire (ou gravure noire) est un procédé de gravure en creux : c'est-à-dire un procédé de gravure exécuté à l’aide d’un outil muni d'une lame au tranchant semi-circulaire et « cannelé de fines rayures » sur une surface de métal (la « planche »). Le grain obtenu donnera un noir profond. Cette technique est également connue sous le nom de mezzotinte ou mezzo-tinto, de l'italien qui signifie « demi-teinte »
Ce point technique précisé, retour aux oeuvres les plus connues de M-C Escher avec ce "couloir" qui mène à une ville aux formes arrondies et surtout ces escaliers qui augurent... bien des cauchemars pour qui voudrait les emprunter, fût-ce en rêve.
* Et même plus ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurits_Cornelis_Escher    

mardi 4 février 2014

Partager l'art (2)... avec Egon Schiele

Parmi les artistes que j'ai cherché à mieux connaître parce que certain(e)s les mentionnait, c'est celui qui m'a le plus mise mal à l'aise. Ce dessinateur autrichien que je connaissais très mal. Ni le trait (anguleux), ni la gamme chromatique (verts, bruns...) ni la manière dont il traitait certains thèmes récurrents (érotisme flirtant allégrement avec la pornographie*) ne m'inspiraient pas.
Grâce soit donc rendue à cette initiative qui sur Facebook m'a incitée à revisiter son oeuvre. Une oeuvre où les paysages semblent rares...

...le sujet essentiel étant l'homme... ou plutôt la femme, du moins quand on interroge les bases de données sur le net.









Une oeuvre très abondance quand on songe que bien que mort à 28 ans, il a laissé derrière lui: trois cents peintures, dix-sept gravures et lithographies, deux gravures sur bois, de nombreuses sculptures et 3000 dessins, aquarelles ou gouaches!
Et puis sur Wikipedia** j'ai lu ceci, rédigé probablement par un grand admirateur de ce peintre, mais qui a eu le mérite de me faire regarder autrement ses oeuvres (même si ici j'ai choisi les oeuvres les plus "soft") :
"...Le dessin est très net, avec un trait marqué, énergique et sûr, parfois même violent. La connaissance du corps humain qu'a Egon Schiele est d'autant plus remarquable qu'il ne fait pas disparaître le squelette sous la chair, il le dessine dans la logique de ses mouvements et postures et lui donne ainsi trois dimensions, au lieu que ce soit deux, comme c'est souvent le cas chez d'autres artistes. Ses portraits et ses nus sont en outre saisis dans des poses insolites, voire caricaturales, Egon Schiele ayant étudié les attitudes de certains déments dans un asile psychiatrique, ainsi que les positions des marionnettes manipulées, ce qui donne cet aspect « désarticulé » propre à certains de ses personnages et à son art.
Le trait marqué, les poses complexes générant une multiplication de lignes obliques, la chair comme tuméfiée des corps, les fonds parfois tourmentés, la provocation de certains nus ont amené à rapprocher Schiele du courant expressionniste qui marque alors les pays germaniques."
Quand on voit la manière dont son trait a évolué entre les oeuvres de jeunesse - il a commencé à exposer à 19 ans- et son décès 9 ans plus tard, on ne peut que s'interroger sur la manière dont son art aurait évolué si la grippe espagnole ne l'avait emporté, 3 jours après sa femme qui était alors enceinte de 6 mois. Son dernier tableau où les personnage retrouvent une sorte de rondeur, de douceur...inhabituelles -notamment la femme- est intitulé "la famille", une famille qu'il ne connaîtra jamais, n'en est donc que plus troublant.  

* sur Wikipedia: "... L'œuvre de Schiele occupe également une place essentielle dans l'histoire des relations entre art et érotisme. Certains de ses nus prennent des poses explicites : par exemple, le modèle de Vu en rêve (1911) ouvre son sexe face au spectateur. L'artiste a aussi largement traité le thème de la masturbation féminine et masculine dans des œuvres que l'on pourrait qualifier de pornographiques encore aujourd'hui (L'Hostie rouge, Eros ou Autoportrait se masturbant, tous de la même année 1911)."

lundi 3 février 2014

Partager l'art (1)

En général je ne donne jamais suite aux « chaînes » qui apparaissent sur FB. A la rigueur, quand la cause me touche tout particulièrement, je « like » en précisant que je ne recopierai pas. Et puis depuis la fin janvier il en est apparu une qui cherche à inonder FB d’art. Je doute qu’elle réussisse dans cette mission, notamment parce que bien souvent les préoccupations des membres qui la composent ne sont pas particulièrement artistiques. Mais bon, à l'occasion d'un voyage qui va me tenir éloignée des PC pendant quelques jours, c’était l’occasion rêvée de connaître le travail de certains artistes et à défaut de revoir certaines de leurs œuvres moins ou pas connues.    
Pour commencer voici les artistes qui m’ont été attribués parce que j’avais aimé et/ou commenté les œuvres qui apparaissaient sur le mur de mes « amis » et qui seront présentés en fonction … de leur date de naissance avec de haut en bas et de gauche à droite:

Camille Pissarro (1830-1903) Boulevard Montmartre-effet de nuit
Auguste Rodin (1840-1917) Danaïde
Gustav Klimt (1862-1918) Les 3 âges de la Femme
Camille Claudel (1864-1943) Sankoutala (l’abandon)
Juan Miro (1893-1983) Dancer 1925
Alexander Calder (1898-1976) Helen Wills

samedi 1 février 2014

Des images et des hommes...

... superbement mis en musique
Une belle occasion de revisiter des oeuvres picturales (que certains classeront dans le style "pompier") notamment de lafin du XIXème siècle et qui ont pour l'occasion été mises en mouvement sur une musique qui m'a fait penser aux BOF de certains films tels que "Gladiator", "Avatar" et quelques autres films récents. 
Normal, le musique est de "Future World Music" un "groupe de musique orchestrale, épique, fondé par Armen Hambar en 2004, en Californie. Il est particulièrement spécialisé dans la musique de bandes-annonces cinématographiques. Les compositions ont des éléments traditionnels d'orchestre mélangés avec un style moderne."
Plus à leur sujet ici:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Future_World_Music