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vendredi 12 avril 2019

Retour d'exposition: "Le modèle noir" au Musée d'Orsay

Ce qu'en dit le site du Musée:
"En adoptant une approche multidisciplinaire, entre histoire de l'art et histoire des idées, cette exposition se penche sur des problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales ainsi que sur l'imaginaire que révèle la représentation des figures noires dans les arts visuels, de l'abolition de l'esclavage en France (1794) à nos jours. Tout en proposant une perspective continue, elle s'arrête plus particulièrement sur trois périodes clé : l'ère de l'abolition (1794-1848), la période de la Nouvelle peinture jusqu'à la découverte par Matisse de la Renaissance de Harlem et les débuts de l'avant-garde du XXe siècle et les générations successives d'artistes post-guerre et contemporains."
Ce que j'en ai retenu: Plus que les éléments historiques, c'est la manière dont les artistes ont, au fil du temps, représenté les modèles noirs qui a retenu mon attention. Et j'ai tout particulièrement apprécié le travail qui a été réalisé pour leur redonner un nom. Effort d'autant plus méritoire que ce n'est qu'au XXème siècle que l'on a commencé à "créditer" les modèles, quelle que soit la couleur de leur peau.
Petit moment d'émotion aussi lorsqu'est apparue Jeanne Duval, photographiée par Nadar, peinte par Manet et qui fut longtemps la muse de Baudelaire. Une histoire pas simple que la leur que résume ainsi le site wikipédia: "(...) de longues années de cohabitations, de séparations, de ruptures et de réconciliations."  Au final on ne connait d'elle ni sa date de naissance, ni celle de son décès.On n'est même pas certain de son apparence physique. Et si on dispose d'un certain nombre d'écrits de Baudelaire la concernant, toutes les lettres qu'elle a adressées au poète ont été détruites par la mère de Baudelaire. 
Ci contre, non par un buste de Jeanne mais une anonyme femme (Capresse) des colonies immortalisée par Charles Cordier qui a juxtaposé onyx et bronze patiné et doré

vendredi 29 mars 2019

Dernières BD lues: "Les vieux fourneaux - Bons pour l'asile"

Acheté il y a plusieurs semaines et dégusté ce jour... car les dessins et les répliques du duo Lupano & Cauuet ça se déguste
Côté titre: ils jouent à merveille sur les mots car l'asile en question peut tout aussi bien concerner les étrangers pris en charge par les membres du groupe "Ni yeux ni maître" qui profitent bien des locaux de l'île de la Tortue mis à disposition par Fanfan... mais aussi l'asile des fous car mine de rien, Emile va péter un plomb en découvrant de ce qu'il est advenu de son île de Nauru Côté scénario: Lupano à l'art des répliques qui font mouche. Exemple: "Depuis la nuit des temps, notre pays enracine son union dans la défaite: Alésia, Azincourt, Pavie, Waterloo, Sedan, Trafalgar, Dien Bien Phu... (...) c'est même ça la France. On se trouve glorieux dans la défaite, ce qui nous rend invincibles" . Ou encore cette trouvaille: cacher les activités de l'île de la tortue derrière l'entreprise Hiock & Grants" spécialisée notamment en "Global Trade Investissements" dont il faut lire en totalité les noms pour comprendre la réelle activité, à savoir "Dave Hiock (c'est Fanfan et sa petite bande de seniors) et Demi Grants (les étrangers qui ont trouvé refuge chez elle)
Côté dessin Cauuet n'est pas en reste. Il suffit pour cela de regarder aux pages 49 les 5 cases dans lesquelles Sophie récupère sa fille Juliette qu'elle avait confiée à son père et son grand-père (qui ne se parlaient plus depuis des années) un tantinet amochée. Idem les pages 42 à 47 qui narrent le pétage de plomb d'Emile ainsi que les réactions de ses . Ou enfin pages 52 & 53, la 1ère rencontre de Juliette avec ses grands-parents paternels. A chaque fois, il y a très peu de texte, mais les images suffisent pour exprimer tant de choses!

jeudi 28 mars 2019

Dernière BD lue: "l'arabe du futur - T4" de Riad Sattouf

Pour une fois je vais commencer par la fin de la BD: ce n'est pas sympa, mais alors pas sympa du tout Riad Sattouf, de nous laisser en plan après l'appel téléphonique de votre père adressé à votre mère le 31 mai 1992! Parce que maintenant on se demande encore plus ce qu'il est advenu des différents membres de votre famille et notamment de votre plus jeune frère que votre  père a emmené avec lui en Syrie!
Pour le reste... comment dire...
Plus que jamais on sent monter la tension au sein du couple entre cette mère d'un naturel passif et son mari qui se disait "arabe du futur" mais régresse de plus en plus vers le passé au fur & à mesure qu'il renoue avec la religion.
Très fine description des transformations liées à l'adolescence au plan physique mais aussi psychologique lorsqu'on est un jeune rejeté par les petites bandes qui font la loi (ou presque) au sein du collège. De quoi donner très envie de lire, du même auteur, "les cahiers d'Esther"
Et puis, au risque de me redire...l'auteur a un excellent sens de l'observation et une manière inimitable de décrire certaines sensations, choses de la vie quotidienne à la fois tout en retenue mais chargées d'émotions. Par exemple lorsqu'il décrit le comportement de son père, son héros lorsqu'il était enfant, qui parle de plus en plus avec l'accent de son pays natal, ne supporte plus ses chaussures ou lui demande de surveiller la "moralité"de sa mère qui suit en milieu hospitalier un traitement contre le cancer.

mardi 26 mars 2019

Dernières BD lues "Algériennes" de Meralli & Deloupy

C'est d'abord la couverture qui a attiré mon attention:  si le regard est d'abord attiré par cet oeil de femme qui se cache derrière ses mains, c'est pour mieux découvrir que les motifs traditionnels habituellement effectués au henné sont cette fois-ci réalisés avec du sang , celui là même qui a imbibé le bas des manches de la djellaba .Alors j'ai feuilleté le livre et le peu que j'en ai lu a fini de me convaincre de l'acheter, même si le dessin ne fait pas partie de ceux que j'apprécie.
L'histoire? Ou plutôt les histoire car ici où se situe dans le cadre d'une fiction bâtie autour d'un personnage qui va recueillir toute une série de témoignage, pour comprendre. Le personnage central, c'est Béatrice, une "enfant d'appelé" c'est-à-dire qu'elle est née tandis que son père faisait la guerre d'Algérie.Mais ce celle-ci,  il refuse d'en parler. Alors sa fille qui a lu un article de presse qui l'a fort touchée, va chercher à savoir, à comprendre ce qu'il a pu vivre en faisant parler... 5 femmes: Lucienne, Saïda, Djamilla, Bernadette et Malika
Des témoignages
forts, parfois même bouleversants car certaines de ces femmes ont des mots très durs comme Djamilla: "la campagne algérienne devait se protéger de l'armée le jour et des fellagas la nuit". Il y a aussi des passages très difficiles à lire, comme le long témoignage de Saïda, fille de harki (pas vraiment bienvenue après son arrivée en France) ou Malika. Malika, c'était une militante avant d'être arrêtée et torturée, violée... Elle a pu échapper à la mort grâce à un appelé qui, ayant découvert ce qu'elle vivait, a organisé son transfert dans un hôpital où il a insisté pour déclarer qu'elle était mourante, contagieuse et qu'il ne fallait pas la renvoyer vers le centre d'interrogatoire. Après la fin de la guerre, Malika a participé au gouvernement algérien au sujet duquel elle est très critique: "...chaque jour la violence et l'oligarchie se sont installés. Je voyais des fonctionnaires bien placés s'enrichir quand le peuple se perdait dans la haine"Une BD fort instructive car on voit la guerre, du côté des femmes, elles dont la contribution à l'indépendance sera ensuite bien souvent effacée. Mais aussi parce que cette vision n'oppose pas d'un côté les bons Algériens et les mauvais Français. Et enfin, même si c'est accessoire, on comprend l'attachement viscéral que certains, nés là bas, peuvent garder avec leur terre natale, au point d'y être restée (quitte à y devenir une étrangère) comme Bernadette ou d'être émerveillé comme Saïda, juste en revoyant une photo de la maison natale telle qu'elle est devenue, accompagnée d'un peu de terre et de feuilles et fleur de l'oranger qui poussait à l'angle de la maison.

samedi 23 mars 2019

Dernières BD lues: "Les vieux fourneaux- Bonny and Pierrot" par Lupano et Cauuet

Un T2 au même niveau, tant au plan graphisme que  réparties (dont certaines sont savoureuses), que le précédent avec, une fois l'album refermé une question:  Antoine et Emile, les amis de Pierrot, ont ils eu raison de ne pas lui dire la vérité une fois qu'ils l'ont découverte?
Quelle vérité? Celle qui concerne Anita. Pierrot, militant gauchiste, a été amoureux fou dans sa jeunesse d'une certaine Anita (dite aussi Ann Bonny*) avec qui il a fait les 400 coups dans les meetings mais aussi braqué un bureau de poste!... avant qu'elle ne soit reconduite dans son pays d'origine, l'Algérie. Et elle vient de ré-apparaître en lui envoyant une grosse somme d'argent, pour la "cause"*
Sauf que Pierrot a toujours cru dans ce que lui avait dit Riton l'élégant (un ancien rival en amour auprès de Anita) à savoir que Anita était morte en Algérie, victime de la répression. Mais dans la réalité Anita est revenue en France sous un faux nom, elle n'a jamais essayé de revoir Pierrot, elle
a choisi d'épouser son rival, et vécu comme le constatent tristement Antoine et Emile, avec un "beauf dans un petit pavillon de banlieue", allant même jusqu'à assommer Pierrot (qu'elle n'a pas reconnu) lorsque ce dernier vient casser la figure à Riton. 
Toute vérité est elle bonne à dire? Pour Antoine et Emile, la réponse est non. Ils préfèrent laisser Pierrot avec son ancien chagrin d'amour et ses bons souvenirs d'Anita
En dehors de l'intrigue centrée sur Pierrot, il y a un gag récurent autour des trop nombreuses variétés de baguettes de pain et la triste histoire racontée par Emile (auquel sera consacré le tome 3) de l'île de Nauru (dont il sera de nouveau question dans le Tome 5)
En clair, une BD qui se lit et relit, et re-relit avec plaisir.
*La "cause" c'est le groupuscule de "Ni yeux ni maître" qui fait régulièrement des actions ... toujours pacifiques... en utilisant les ressources de ses membres. Un exemple: envoyer chaque soir dans un ancien bistrot devenu bar (très bruyant) à la mode, une bande de retraités joueurs de rami, buveurs de tisanes etc... Ou encore laisser Jean-Chi(ldéric) "empoisonner" à lui seul un dîner mondain de Jean-François Copé

dimanche 3 février 2019

Des films qui marquent - 3 - "La grande Illusion" de Jean Renoir


Un film qui m'a profondément marquée adolescente à cause de quelques scènes qui montraient que les différences de nationalité comptaient moins que celles de classe
- le noble de Boëldieu s'entend mieux avec son geôlier, von Rauffenstein qu'avec ses compatriotes, que ce soit Maréchal son mécanicien (un prolétaire!) ou Rosenthal (issu d'une famille de banquier juifs) qui est  chargé des colis destinés à améliorer l'ordinaire du du camp
- plus tard, malgré le barrage de la langue, une histoire d'amour naîtra entre Maréchal qui s'est enfui du camp et une fermière allemande qui a perdu toute sa famille (son père et ses frères) lors des grandes batailles ayant opposé Français et Allemands.
- Il y avait aussi la fausse tentative d'évasion, un tantinet suicidaire de de Boëldieu qui n'attend plus rien du monde après la guerre et oblige son ami allemand à lui tirer dessus... avant qu'il lui rende hommage en sacrifiant la seule fleur de la forteresse
Plus tard, j'ai appris à apprécier la beauté du noir et blanc du film
Et beaucoup beaucoup plus tard, en 2007, j'ai été fort émue de visiter le château du Haut-Koenigsbourg où ont été tournées beaucoup de scènes,  étant précisé que des images issues du film, étaient affichées in situ. En visitant le château en grès rouge des Vosges, qui est fort beau au delà de son aspect massif (architecture prussienne oblige) ça fait drôle de passer dans des salles où l'on sait que bien des années avant, lorsque vos propres parents n'étaient encore que des adolescents (le film est sorti en 1937), Pierre Fresnay et Jean Gabin les ont arpentées

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Grande_Illusion

dimanche 6 janvier 2019

Partage de souvenirs (5) ... Exposition "la peinture américaine"

... autour des expositions, cette fois ci: "la peinture américaine des années 30 - The Age of Anxiety"
Un régal. J'ai retrouvé le tableau de l'affiche qui a eu droit il y a quelques temps à une relecture pleine d'humour sur Arte dans le cadre de "A-musez moi"*. Et surtout il y avait 2
tableaux de Hooper et mine de rien, les voir pour de vrai c'est quelque chose!
Mais avant toute chose, avant d'aller voir cette exposition, la peinture américaine, je n'y connaissais pas grand chose. Maintenant guère plus, mais j'ai au moins appris que celle des années 30 se caractérise par une grande diversité puisque l'exposition montrait aussi bien:
- les natures mortes pour le moins surprenantes de
Georgia O’Keeffe
- que les oeuvres néo-cubiques de Stuart Davis, qui dans New York-Paris No 3 (1931) propose un étonnant paysage urbain, à la fois destructuré et réaliste.












L'exposition est organisée autour de quelques thèmes forts comme
- "contrastes" Et effectivement il y a beaucoup de contrastes entre d'une côté la puissance industrielle et de l'autre la persistance d'un monde rural qui lui aussi fait face à des temps difficiles, notamment au début des années 30 où les vastes plaines du centre des Etats-Unis sont confrontées à la sècheresse et aux tempêtes de sable. D'où le tableau poétique mais tellement triste de Alexandre Hogue où dans "Erosion No2" sa terre ressemble au corps nu et fatigué d'une femme.
- "La Ville spectacle"
où il y a certes des images pleines de joie de vivre notamment via les scènes de rue où les cabarets sont fort nombreux... mais cela ne doit pas faire oublier la jeune femme pensive qu’Edward Hopper immortalise en retrait de la scène dans le tableau "New York Movie" (1939). Pour reprendre les mots du cahier de présentation de l'exposition: sous le vernis de frivolité et de plaisir, la solitude et l’angoisse conservaient toute leur place.
- "L’histoire revisitée "
Certains artistes évoquent aussi une histoire moins glorieuse, comme le passé esclavagiste des États-Unis
- "Cauchemars et réalité"
Avec un tableau qui m'a fort marquée, celui de "American Justice" où Joe Jones, dénonce dès 1933 les exactions racistes du Sud où les KKK était (et est encore) fort présent
L'exposition se terminait avec les années 40 avec ce constat (questionnement?) "Vers un art moderne américain" puisqu'à partir de cette période, les peintres vont se partager entre 2 courants, d'une côté ceux qui, tels Pollock, sont attirés par l’abstraction et de l'autre ceux qui en reste à un réalisme froid et dont Hopper reste le meilleur représentant.

mardi 15 novembre 2016

"L'arabe du futur" - T3 de Riad Sattouf

Je reste aussi peu fan du graphisme de l'auteur, même si cette fois-ci j'ai enfin relevé une jolie trouvaille, celle qui lui fait dessiner sur fond rose sa vie dans les pays arabes et sur fond bleu celle qui se passe en France).
Il demeure que le récit, tiré de son enfance, est passionnant avec tous ces petits détails de la vie d'un enfant issu d'un couple "mixte" puisque son père est Syrien & sa mère française
La BD, comme les volumes précédents contient des moments joyeux et d'autres durs voire très durs. Je vous laisse les découvrir.
Globalement l'image du père autrefois le héros de son fils est de plus en plus écornée et il est évident que la mère supporte de plus en plus mal la vie en Syrie et espère revenir vivre en France, surtout après son dernier séjour, à l'occasion de la naissance de son 3ème enfant pour laquelle son mari n'est pas venu la rejoindre.
Lorsqu'elle retourne en Syrie, elle découvre que son mari s'est laissé pousser la moustache, a renoué avec sa mère et sa famille (avec laquelle il s'était fâché pour des questions de pratique religieuse) a décidé de faire circoncire ses fils de façon "traditionnelle"... On craint le pire quant à l'évolution à venir du père et on a raison. Riad Sattouf nous laissera en plan à la dernière page, avec sa mère qui explose un soir en annonçant que "la Syrie c'est fini!" et s'entend répondre par son mari (qui n'a jamais su vraiment l'écouter) qu'ils vont partir...en Arabie Saoudite! Vivement l'automne prochain que je sache ce qui s'est passé, ensuite!

mardi 18 octobre 2016

"Rêve d'Olympe" de Rheinard Kleist

Au cinéma, on dirait qu'il s'agit d'un "biopic" et il aurait peut-être un certain succès*. Mais là il s'agit d'une BD d'un auteur pas forcément très connu, publiée dans une maison d'édition** que j'ai découverte à cette occasion. Elle raconte l'histoire de Samia Yusuf Omar*** qui avait été choisie pour représenter son pays (la Somalie) dans la catégorie du 200m féminin aux JO de 2008. Si elle y avait été éliminée dès le 1er tour, elle rêvait de participer à ceux de 2012. 
Sauf que... sauf qu'il n'était pas pas facile pour elle de s'entraîner:
- dans un pays en guerre,
- sur une "piste" pleine de nids de poule
- avec un "entraîneur " qui n'avait même pas de chronomètre,
- une alimentation de pays sous-développé
- et surtout, surtout des intégristes qui n'acceptaient pas des femmes fassent du sport.
Alors Samia avait décidé d'aller tenter sa chance en Érythrée avant de se résoudre à essayer de gagner l'Italie via la Libye. Un long voyage pour elle qui n'avait pas de moyens financiers autres que ceux qu'elle a probablement collectés via l'hawala****, un système de transfert de fonds qui fonctionne là où le système bancaire n'est pas vraiment opérationnel et qui repose sur la confiance avec des personnes qui remettent des fonds à un agent "hawaladar" qui les transmettra à son correspondant "hawalladar", là où vit la personne qui en a besoin. 
Un voyage où Samia est vite devenue une clandestine ainsi qu'elle le racontait à demi-mots, quand elle pouvait se connecter sur FB. "Racontait" car comme tant d'autres sa course s'est arrêtée, à jamais, à une date indéterminée estimée au 2 avril 2012, lorsqu'elle s'est noyée en Méditerranée. Le mois précédent, elle venait d'avoir 21 ans.
* Peut-être car qui aurait envie de raconter l'histoire qui finit mal d'une jeune black devenue migrante pour assouvir son rêve, participer de nouveau aux JO et qui est morte à 21 ans, noyée en Méditerranée?
** http://www.la-boite-a-bulles.com/collection_detail.php?id_collection=6
*** https://fr.wikipedia.org/wiki/Samia_Yusuf_Omar
**** https://fr.wikipedia.org/wiki/Hawala

vendredi 19 août 2016

Retour sur quelques BD... (4) "Love Story à l'iranienne"

"Love Story à l'iranienne" de Jane Deuxard et Deloupy
Voici un superbe documentaire présenté sous forme de BD.
Je ne suis pas fan du type de dessin mais je dois avouer que là, il convient à merveille car il permet de se concentrer sur l'essentiel, le texte âpre de Jane Deuxard. Un achat que je recommande vivement!
Quelques précisions quand même pour mieux comprendre le contexte:
- Derrière ce pseudo, il n'y a pas une femme mais un vrai couple de journalistes qui se rend régulièrement, de façon clandestine en Iran, et, de ce fait, tient à rester discret pour pouvoir y retourner mais aussi (et surtout?)  ne pas mettre en danger ses sources .
 - Il vaut mieux éviter de la lire quand on est un peu, disons "cafardeux" car à travers une dizaine de témoignages de jeunes ayant entre 20 & 30 ans,c'est une image très sombre que l'on a de la vie de ces jeunes.  Ainsi, l'un d'eux, à la question "Ton rêve le plus fou c'est quoi?" répond: "Je n'ai plus de rêves. Le régime nous les a volés"
En fait toutes les histoire sont tristes:
- de la 1ère avec Gila et Mila, le seul couple vraiment uni que rencontrera "Jane Deuxard": "Mes parents ont participé à la révolution en 1979. Ils étaient très jeunes. Ils sont descendus dans la rue. Tu vois le résultat. Tu vois quelle est ma vie. Si on manifeste, ceux qui prendront le pouvoir seront encore pires que ceux qui sont arrivés en 1979."
- à la dernière, non l'avant dernière où Jamileh dit de son mariage qu'il a été comme souvent en Iran, "arrangé" entre les 2 familles et "Mon mari et moi formons une belle équipe, en affaires comme dans la vie" Et tous les deux excellent dans les petits trafics en tout genre qui leur permettent d'aller régulièrement faire des séjours en duo, mais plus souvent en solo, chacun de leur côté, en Europe. 
La dernière histoire, celle de Leïla, une jeune femme qui sert chez un couple qui avait 20ans en 1979. et la tradition reste bien ancrée. Ainsi Leïla est certes divorcée, mais pas question pour sa famille et celle de son ami qu'ils se marient, sauf via des mariages temporaires*
* Version soft: Document qui autorise un couple non marier à se fréquenter sans risquer de se faire arrêter, mais ne les autorise pas, en principe, à vivre ensemble
** Version dure: Procédure très hypocrite permettant à certains "croyants" d'avoir, avec la bénédiction du mollah et de Allah,  des relations sexuelles avec des prostituées!

dimanche 7 août 2016

Festival Photos 2015 de La Gacily (5)...Peter Menzel

Dernière des expositions vues à La Gacilly, celle exposées dans la grande rue piétonne et réalisées par Peter Menzel autour de la thématique: "De par le monde, dans une famille, que mange t on et combien ça coûte?"

A chaque fois c'est le même procédé qui est retenu: la famille (à comprendre au sens large car autour du noyau dur qu'est le couple et ses enfants, on trouve parfois d'autres membres de la famille voire les employés nourris et logés par le couple) pose devant les achats d'aliments et de boisson destinés à nourrir le groupe durant une semaine.

En dessous de la photo il y a indication
- du pays,
- le prénom des membres de la "famille" et leur âge
- le coût hebdomadaire et annuel des dépenses alimentaires et les grandes composantes de celle-ci
- le salaire moyen annule par habitant du pays
- la moyenne calorique absorbée par jour
Pour les deux photos: la famille française dépense 370€/semaine pour nourrir une famille de 4 personnes et une famille malienne qui a de 23€ pour nourrir 15 personnes
En fait, sur le Net on trouve d'autres photographies que celles réalisées lors de l'exposition et l'on apprend que les extrêmes (absentes ici) concernent une famille australienne de 7 personnes qui consacre 481€/semaine (avec beaucoup de viande, de boissons gazeuses) et une famille tchadienne de 6 personnes qui dépense 1,23€ (du riz & des légumes secs)*
Présentement j'ai retenu 4 autres photos compte tenu de certaines de leurs spécificité:avec de haut en bas et de gauche à droite:
- une famille indienne végétarienne qui ne consomme ni viande, ni poisson, ni oeufs
- une famille du Koweit (et ses deux jeunes domestiques népalaises) où porc & alcool sont bien sur absents des menus
- une famille américaine où aliments tout préparés et sodas sont plus d'une fois de mise
- une famille italienne...riche en fruits et légumes frais et produits de la mer... 
* Pour en savoir plus voir: "What the world eats" (pour les familles) et "What I eat"  (pour des personnes prises isolément)

lundi 21 septembre 2015

L'Arabie Saoudite & les droits de l'homme

Ci-dessous, un dessin pour deux événements mettant en cause les droits de l'homme et l'Arabie Saoudite...
D'un côté il y a eu cette nouvelle qui est tombée il y a quelques jours: la nomination d'un représentant de l'Arabie saoudite au Conseil des droits de l'homme des Nations unies.
Et puis de l'autre, le cas de ce jeune homme: Ali Mohammed al-Nimr qui a participé en 2011, lors de ce qu'on a appelé le printemps arabe, aux manifestations qui ont eu lieu dans son pays. 
Il avait alors 17 ans. Arrêté l'année suivante, il a été condamné à mort en 2014. Et la sentence est devenue exécutable à partir du , lorsque la peine a été ratifié par le roi d'Arabie saoudite. Une peine de mort qui devrait être atroce puisqu'il est prévu qu'il soit décapité, le reste de son corps étant ensuite crucifié et exposé publiquement jusqu'au pourrissement de ses chairs. 
A ce jour, et grâce à la mobilisation de la communauté internationale, le jeune homme est toujours en vie. Mais pour combien de temps encore?

jeudi 10 septembre 2015

Elisabeth encore et toujours...

Encore, oui. Toujours, non car les rois et les reines sont aussi des hommes et des femmes et ne sont pas éternels.
Une chose est certaine, aujourd'hui, Elizabeth II (89 ans) bat le record de longévité sur le trône anglais qui était jusque là détenu par la reine Victoria (morte à 82 ans). L'occasion de rappeler quelques données autour de ce règne.
63 ans de règne... durant lesquels se seront succédé 12 premiers ministres dont la fameuse Margaret Thatcher qui est celle qui est restée la plus longtemps à la tête du gouvernement britannique: 139 mois (soit 11 ans et 7 mois)
Mais tout ça, c'est en Angleterre. Que se passe t il ailleurs?
Parmi les souverains "en poste" ayant régné le plus longtemps, elle est devancée par le roi de Thaïlande, Rama IX: 69 ans de règne au compteur. Mais si l'on prend en compte aussi les siècles passés on trouve:
- un roi africain, Sobhuza II qui a régné au du Swaziland jusqu'en 1982. Bon ceci dit... on peut être perplexe sur l'effectivité de son règne puisqu'il n'avait que 4 mois et demi quand il est devenu roi
- et un roi français: Louis XIV, qui a régné pendant 72 ans
En fait être un roi (ou reine) favoriserait la longévité puisque sur les chefs d'Etat (roi ou président élu) actuellement en fonction, les 6 premières places sont occupées par... des souverains. Bon, ce que ne spécifiait pas l'article* dont sont issues ces données, c'est le pouvoir politique réel détenu par ces rois et reines   
* http://www.lefigaro.fr/international/2015/09/09/01003-20150909ARTFIG00021-elizabeth-ii-le-plus-long-regne-de-l-histoire-britannique.php

mercredi 9 septembre 2015

Les réfugiés de l'été et l'automne 2015

Un homme, un dessinateur, a très bien résumé le type d'opinions que je ne pourrai jamais accepter... Mais il faut être lucide, de plus en plus de personnes oublient que, dans leur histoire familiale, une ou plusieurs personnes ne sont pas nées en France et  osent, par un biais ou un autre,  laisser sous-entendre que "Si! Les personnes auraient du rester dans leur pays car il n'est pas si difficile que ça d'y vivre!!"

mardi 4 août 2015

"l'arabe du futur - T1" de Riad Sattouf

Même si cet album a reçu à Angoulême en 2015 le "fauve d'or", je l'avais loupée cette BD. Il faut dire que le graphisme n'est pas celui dont je raffole, tout en reconnaissant à l'auteur un indéniable talent pour passer beaucoup de choses en quelques traits, comme par exemple le tic qu'à son père de se passer le doigt sous le nez quand il y a quelque chose qui cloche, montrant bien que, très tôt, l'enfant, même si il vénérait son père, n'était au final pas dupe.
Après Marjane Satrapi dont on avait lu avec délectation les années d'enfance, d'adolescence et de jeune adulte dans une famille intellectuelle en Iran, voici celle de Riad, petit garçon blond né des amours de Clémentine la Bretonne avec Abdel-Razak le Syrien venu faire ses études en France... avant de repartir, une fois son doctorat en poche, non pas dans une université européenne -comme aurait aimé sa femme- mais en Libye, puis en Syrie.
Et oui, le père de Riad, Abdel-Razak est obsédé par le panarabisme et vit dans le culte des grands dictateurs arabes au point d'embarquer femme et enfants dans des pays ... où en plus tradition et religion pèsent lourd. Le livre regorge de petits détails qui décrivent bien ce qu'était la vie quotidienne là-bas . Ainsi en Libye cette notion de logements sans serrure de façon à ce que chacun puisse en avoir un... ce qui oblige à toujours laisser quelqu'un chez soi et tirer le loquet pour s'assurer de ne pas être délogé. Ou bien en Syrie où il ne fait pas bon être un chien, cet être impur avec lequel on "joue" comme si c'était un ballon de foot, avant de l'embrocher avec une fourche et le décapiter avec une pelle.
Au delà de toutes ses petites scènes, en tant que femme, je n'ai pu m'empêcher de me poser la question de savoir combien de temps la mère de Riad va encore supporter le conservatisme de son mari qui, malgré toutes les études qu'il a pu faire, est un rêveur macho et lâche qui est plus proche de ses frères et cousins restés au pays et soumis aux traditions laïques ou religieuses  que de l'arabe du futur .

samedi 9 mai 2015

Le chat de Bill

Si vous aimez les chats, l'humour, la photo et que vous êtes sur FaceBook vous l'avez probablement beaucoup vu circuler cette photo, en vous demandant: "Mais qui c'est ce chat? Pour que autant de personnes se mettent à 4 pattes devant lui?"

Après avoir tourné et viré sur le net, la réponse est venue via ce site: https://www.tineye.com/
sur lequel il a fallu quand même un peu fouiner parmi les différentes références proposées. Et voici l'explication.
Nom du modèle: Socks (soit "chaussettes" en américain)
Photographe: Mike Nelson
Et s'il y a autant de monde autour de Socks, c'est que son maître vient d'être élu comme Président des Etats-Unis.
Petit résumé de la vie de Socks: Socks, chat de rue (dont la date de naissance a été, faute de mieux, estimée à mars 1989) a "adopté" la fille des Clinton en 1991 (en sautant dans ses bras!). Du coup,   lorsque la famille a quitté l'Arkansas, Socks s'est installé lui aussi à la Maison Blanche.
Socks a d'abord été très connu (au point d'être la petite mascotte qui guidait les visiteurs du site internet de la Maison Blanche) avant de tomber en disgrâce en 1997, à l'arrivée... d'un chien: Buddy*.
Et de tomber un peu dans l'oubli puisque à la fin du second mandat de son maître, en 2001, Buddy a suivi les Clinton tandis que Socks prenait sa retraite auprès de la secrétaire de Clinton.
Début 2009, alors qu'il allait  avoir 20 ans, un âge plus qu'honorable pour un chat, il a été euthanasié compte tenu de ses différents problèmes de santé.
* Il est vrai que, pour beaucoup de personnes, sauf peut être les artistes, un chien est plus vendeur en matière d'image de marques Cf les derniers présidents de la république en France qui ont possédé des chiens et non des chats.

mercredi 29 avril 2015

"Madame...A voté!"

On en a semble t il assez peu parlé* sur les ondes ou à la télévision, mais cela fait très exactement 70 ans que les femmes, pardon, les femmes françaises ont pu, pour la 1ère fois voter: le 29 avril 1945. d'abord à l'occasion des municipales, puis en octobre de la même année, à l'occasion des législatives. Cette possibilité avait été introduite par une ordonnance  du Comité français de la Libération nationale en date du 21 avril 1944. 
Pas de quoi être fier cependant car si le code civil de 1804 avait bien conféré aux femmes des droits civils, il aura fallu attendre 170 ans de plus pour qu'elles aient aussi des droits politiques! Longtemps, bien longtemps après la Nouvelle-Zélande qui,elle, avait adopté le principe du suffrage universel pour les hommes ET les femmes, dès 1893. Bon d'accord, là bas, les femmes ont du attendre encore un petit peu (1919) pour être autorisées à se présenter aux élections.
Mais pour la France c'est quand même nettement mieux que l'Arabie Saoudite où les femmes ne peuvent voter que depuis... 2011! Dernier de la liste, le Sultanat de Brunei (plus de 400 000 habitants quand même) où là la chose est simple: il n'y a pas d'élection!!
* pour en savoir plus:  http://www.france.fr/institutions-et-valeurs/historique-du-droit-de-vote-des-femmes-0.html 

jeudi 2 avril 2015

"Little Tulip" de Boucq & Charyn

Après "La femme du magicien" (1986) et "Bouche du diable" (1990) qui sont l'un & l'autre à relire voire même à acheter car j'en garde un  bon souvenir, voici le 3ème opus du duo Boucq & Charyn. Toujours aussi bons l'un & l'autre. Avec notamment un investissement assez poussé de Boucq pour infléchir le cours du scénario si on en croit le supplément à la fin de la BD.
L'histoire? En fait il y en a 2: Il y a en 1970 celle de Paul, un tatoueur qui réalise aussi des portraits robots pour aider la police et celle de Pavel, un enfant de Zeks* qui a grandit dans le Goulag avant de migrer aux USA. Et oui, c'est le même homme. 
Une BD violente où il ne fait pas bon être un enfant, une femme... quand on se retrouve face à certains "hommes". Pavel sera sauvé grâce au dessin, d'abord avec des pastels, puis en devenant le tatoueur officiel d'un chef de clan au Goulag. Et au delà de l'intrigue policière de base (qui est le Bad Santa Klaus qui égorge les femmes après les avoir violées) il y a quelques pistes de réflexion sur le dessin. Le maître qui initie Paval à l'art du tatouage le fait beaucoup dessiner et parle un peu. Mais l'enfant retiendra à vie ses leçons. 
"Le dessin est un art qui consiste à essayer de donner forme à l'invisible...Dessine ce que tu vois et ce que tu ressens. Affranchis toi de ce que tu sais si tu eux éveiller ce sens caché qui te permet de cerner l'invisible quand tu dessines. Libère ton esprit des entraves du savoir."
Ce qui permet à Paul de conclure ainsi l'histoire: "Mon Maître disait que les hommes étaient des songes qio vivent dans un songe ignorant qui les rêve. Nous sommes l'étoffe d'un rêveLa grâce du dessin nous donne le pouvoir de le modifier. Disait il encore. L'art avait libéré son esprit. Il pouvait vivre dans cette prison. Son esprit lui était libre"

* prisonniers politiques du temps de Staline 

mercredi 18 mars 2015

James et Dolly Madison

Au départ il y a cette statue d'un couple qui m'a intrigué pour deux raisons:
- D'abord elle est tantôt référencée sous le nom de James et Dolly (ou Dolley) Madison, tantôt sous le seul nom de James Madison.
- Ensuite, cette statue est localisée à Montpelier (avec un seul "l")
Pour ce qui est du 1er point, James Madison (1751-1836) est l'un des Pères fondateurs des Etats-Unis puisqu'il est l'un des principaux auteurs de la Constitution (en particulier pour ce qui a trait à  l’équilibre entre les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif). De plus, de 1809 à 1817 il a été le quatrième président des États-Unis (succédant à Thomas Jefferson)
Et Dorothea « Doll(e)y* » Payne Todd Madison** (1768-1849) a d'une certaine manière inauguré le rôle de ce que nous appelons désormais celui de la Première Dame des Etats-Unis, d'abord sous le mandat de Thomas Jefferson (qui était veuf) puis sous celui de son mari, James Madison. Ces points précisés, on comprend donc à la fois mieux sa présence et sa posture dans ce groupe de statues. 
Pour ce qui est de Montpelier? Non il n'y a aucune faute d'orthographe car cette ville existe officiellement aux Etats-Unis où, bien qu'elle comptant moins de 7 900 habitants au recensement de 2010, c'est la capitale de l’État du Vermont!
Et le nom de la ville vient effectivement de Montpellier, le chef-lieu de l'Hérault
La première colonie permanente s'est établie sur le site en mai 1787 avec notamment le colonel Jacob Davis et le général Davis Parley. Le colonel Davis qui avait défriché la forêt et construit une grande maison en bois pour sa famille choisit le nom de « Montpelier » en hommage à la ville de Montpellier en France. À cette époque, suite à l'aide apporté par la France durant la Révolution américaine, il y avait en effet un fort engouement général pour ce qui était d'origine française, 
* Le surnom de Dorothea, Dolley est souvent orthographié Dolly
** Dorothea Payne a épousé en 1ères noces John Payne (un avocat) avant, devenue veuve, d'épouser James Madison

vendredi 13 mars 2015

Deux nouvelles femmes au Panthéon...

... et mine de rien, c'est un grand pas en avant qui a été fait en matière de parité puisque à ce jour, sur les 75 grands personnages qui y sont d'une manière ou d'une autre présents, il n'y avait que deux femmes, des scientifiques: Sophie Berthelot*  et Marie Curie** 
Les deux nouvelles femmes elles, tout comme les deux hommes*** qui entrent ce jour au Panthéon, se sont illustrées dans la résistance. Il s'agit:
- de l'ethnologue Germaine Tillion qui avait participé à la mise en place du réseau dit du "Musée de lHomme"
- de Geneviève Anthonioz-de Gaulle quiest surtout connue pour son engagement auprès Mouvement ATD-Quart Monde.
Pour l'une comme pour l'autre de ces femmes, le choix d'afficher des images du temps de leur jeunesse et non de vieilles dames est volontaire. Elles étaient ainsi quand elles ont fait des choix qui les ont mené toutes deux à la déportation, dans le même camp, celui de Ravensbrück dont elles sont revenues pour témoigner et s'engager encore, chacune à sa manière.
* Et encore n'y est elle entrée, l'année même de son décès, que pour des motifs assez discutables :" ... première femme à avoir ses restes déposés au Panthéon, avec ceux de son mari, car « les deux époux, qui s'étaient tendrement aimés, avaient demandé à ne pas être séparés dans la mort plus qu'ils ne l'avaient été dans la vie ». Cette distinction lui a été attribuée « en hommage à sa vertu conjugale », étant morte à quelques heures de son mari."
** Et encore, la titulaire de 2 prix Nobel de physique a t elle du attendre 1995 puisque on été panthéonisés avant elle en 1989: l'Abbé Grégoire,Gaspard Monge et le Marquis de Condorcet
*** Pierre Brossolette et Jean Zay