vendredi 13 avril 2012

Happy Birthday...

... à quelqu'un qui m'est très cher, avec quelques unes de ses photos. 4 pour les dizaines et 2 pour les unités.

Les dizaines c'est pour présenter l'homme et son travail photographique:
- la ville où il vit et l'une de ses boissons préférées (sourire)











- son "frère" (car d'une certaine manière il faisait partie de la famille) qui l'a accompagné des années, sauf peut-être sur les terrains d'aviation, un lieu que son "maître" aimerait pouvoir fréquenter plus souvent.











Les unités, ça sera avec une image dans la série "l'arroseur arrosé" et une autre avec celle de l'appareil dont il s'est beaucoup servi avant qu'il alterne avec les Canon EOS 50 et G12.

jeudi 12 avril 2012

Nantais célèbres (3)

Deuxième série de Nantais célèbres avec cette fois-ci 3 noms, un par catégorie mentionnée.

Les politiques
Certains sont très connus comme Anne de Bretagne ou Aristide Briand ou... Joseph Fouché. D'autres beaucoup moins comme Anne-Claude Godeau, une syndicaliste morte étouffée à la station de métro Charonne ou encore Léon Jost, un "poilu" de la première guerre mondiale, résistant de la première heure qui, arrêté, fit partie de des 50 otages fusillés en 1941.
Non, je voudrais citer Pierre Waldeck-Rousseau (1846 à Nantes - 1904 à Corbeil-Essonnes). Cet avocat de formation, qui a ensuite versé dans la politique (maire de Nantes, Ministre de l'intérieur, Président du Conseil) peut en effet être considéré comme le père de la Loi de 1901 sur les associations. A noter que le commissariat central de Nantes porte son nom.

Les gens d'église
Ils sont 5 dans cette catégorie, mais je n'en retiendrais qu'un pour qui ceux qui cherchent à établir leur arbre généalogique devraient brûler un cierge: Henri le Barbu (??? - 1419 à Nantes). En effet, si l'ordonnance de Villers-Cotteret signée en 1539 par François Ier a institué la tenue obligatoire de registres des baptêmes et des sépultures, c'est dès 1406 que Henri le Barbu, alors évêque de Nantes, avait demandé qu'il en soit ainsi. Mais à l'époque cette mesure n'avit pour seule finalité que de contrôler l'âge des parents qui devaient être majeurs!

Les militaires
Là encore un seul nom sera retenu parmi les 5 proposés, mais un nom incontournable tout comme le superbe cours qui porte son nom: Pierre Cambronne (1770 à Nantes-1842 à Nantes) et qui reste dans les esprits grâce à une phrase célèbre "La garde se meurt, mais ne se rend pas" et un mot de cinq lettres (contesté par l'intéressé lui-même) que chacun connaît.

mercredi 11 avril 2012

Balade Rezé/Vertou (1)

Cette balade, légèrement plus longue à réaliser que la "Nantes/Rezé", il m'aura fallu du temps pour la commenter et mettre en forme les photos, tout simplement parce qu'elle m'a moyennement plu. Son défaut? Après un début intéressant, je me suis "enquiquinée" (notamment sur le trajet du retour) le long d'une bonne partie du chemin.

Sur le terrain, ça donne ça.

Au départ, sur la rive opposée du Parc de la Morinière, il y a une belle allée d'ormes qui fait face au quai Léon Sécher.
On dépasse quelques prairies où l'on peut voir des vaches un peu particulières dont il sera question une autre fois. Juste avant de passer sous le pont du boulevard de Vendée qui permet de regagner le périphérique Sud, on croise un beau chêne. Après, bien que la zone soit boisée, il n'y aura plus aucun arbre remarquable.

Au sortir de dessous le pont, dont on oublie pour le moment les tags, on tombe sur une première allée droite, idéale pour les cyclistes, mais un peu monotone pour les piétons. D'autant plus longue à arpenter que l'on commence à s'éloigner de la Sèvre car on entre dans une zone de prairies inondables qui font le bonheur de la faune. Un paysage dont on pourra profiter de loin en loin, quand la végétation ne sera pas trop dense.





Pour l'heure, juste après une étrange peupleraie dont les arbres sont très penchés, on arrive à un second pont, celui qui relie la sortie de l'autoroute A83 à Nantes.






Et c'est là que commence la longue, longue marche vers la zone de l'écluse à Vertou. Un trajet accompli autrefois en vélo avec les enfants et que j'avais déjà trouvé long et ennuyeux. Alors à pieds... D'un côté une succession de murs en tout genre qui protègent des propriétés privées que l'on devine au travers des arbres, en haut sur le coteau. De l'autre, des prairies elles-mêmes fermées par des haies et des barbelés. De loin en loin, on croise bien un sentier de traverse, mais la crainte est trop grande de tomber sur un cul-de-sac pour prendre le risque de le suivre.

Alors quand apparaissent on retrouve la Sèvre, que l'on entend le bruit de l'eau à l'écluse et que l'on dépasse le domaine de Mottechaix, l'une des folies vertavienne*, on pousse un très gros soupir. On est enfin arrivé au but fixé! Il ne reste plus qu'à repartir vers Rezé... en se disant qu'on ne fera pas de pub pour cette balade là.

* Folies vertavienne: le pendant, en sud Loire, des belles maisons de maîtres construites au siècle dernier par les membres de la bourgeoisie nantaise sur les rives de l'Erdre.

mardi 10 avril 2012

Nantais célèbres (2)

Qui choisir parmi les plus de 120 noms cités dans l'ouvrage?
Pas de "contemporains" afin de rester fidèle au principe qui veut par exemple que la "personnalité du mois" ne soit jamais une personne encore vivante. Aujourd'hui, deux catégories seront mises à l'honneur.

Les scientifiques
Il ne sera pas question de Jean-Jacques Audubon, ce naturaliste beaucoup plus connu aux Etats-Unis qu'en France, même s'il a donné son nom à un zone légèrement marécageuse dans la région nantaise. Idem le docteur Sourdille, cet ORL nantais dont la clinique est désormais spécialisée dans l'ophtalmologie.
Non il sera question de Ange Guépin (1805 à Pontivy-1873 à Nantes). Médecin, écrivain et homme politique français, il a joué un rôle important dans la vie politique et sociale de Nantes comme conseiller municipal et conseiller général, et, à deux reprises, comme préfet par intérim. Mais il est surtout connu comme ayant été un médecin philanthrope, un théoricien militant en faveur d’une forme de socialisme refusant la Terreur

Les industriels et les bâtisseurs
4 noms peuvent être mentionnés:
- Jules Decré (1834 à Nantes-1921 à Nantes) petit employé d'un bazar de quartier devenu LE créateur de ce qui reste LE grand magasin du centre ville. Un magasin que les vieux Nantais continuent d'appeler du nom de son créateur alors que depuis 1979 ses héritiers l'ont vendu aux "Nouvelles Galeries" (qui ont elles-même été absorbées par les "Galeries Lafayette")
- Julien Dubigeon (1711-1781) a commencé lui aussi "petit" comme apprenti en charpenterie navale avant de lancer son premier chantier naval. Il faut dire que l'époque, celle du plein essort du commerce triangulaire, était favorable à ce genre d'entreprises. 5 générations plus tard, les chantiers ont fermé et à leur place on trouve désormais "les machines de l'île" avec notamment le fameux éléphant.
- Louis Lefèvre-Utile (1858-1940) Troisième fils de Romain Lefèvre et de Isabelle Utile, c'est lui le créateur du "petit-beurre". C'est aussi celui qui va développer la mécanisation de la production et surtout contribuer à la diffusion des produits en recourant à la publicité, notamment en demandant à des illustrateurs célèbres de décorer les boites en fer-blanc dans lesquelles sont vendus ses biscuits. Au plan architectural, il ne reste plus aujourd'hui sur Nantes que l'une des deux tours lu qui marquaient la zone des biscuiteries.
- Louis Pommeraye (1806 à Port-St-Père - 1850), ce notaire qui avait relevé le défi de construire un passage comme il en existait à Paris, malgré la contrainte d'une importante dénivellation, est mort ruiné. 126 ans après sa mort, ce superbe passage qui a gardé le nom de son inventeur a été, à juste titre, classé monument historique et est devenu l'un des emblèmes du Nantes historique, au même titre que le château des Ducs de Bretagne ou la cathédrale.

lundi 9 avril 2012

"les copains dAristide" par Claude Michelet

C'est un petit livre qui tient plus de la nouvelle que du roman,
- de par sa brièveté 170 pages en gros caractères
- et parce les toutes dernières pages réservent une surprise qui s'apparente plus à une "chute" qu'à une fin.

Il se lit bien, notamment parce qu'il est rédigé dans un style humoristique que je n'avais pas eu jusqu'alors l'occasion de relever de manière aussi nette dans les autres ouvrages que j'ai lu de Claude Michelet, je pense notamment à la saga de la famille... dont j'ai oublié le nom.... qui se passe à Saint-Libéral et commence avec le célèbre "des grives aux loups".

Qu'ajouter de plus? Pas grand chose.
Que j'ai plus d'une fois souri aux aventures de ce pauvre Aristide Klobe qui, dès qu'il prépare un mauvais coup, voit celui-ci se retourner contre lui. Et puis j'ai appris un mot, celui de "coprin" ,une variété de champignon dont, d'une certaine manière, Aristide a fait ses "copains" d'Aristide. Il vont lui permettre de se venger du mauvais tour que lui a joué un "ami" qui a publié sous un autre nom, des ouvrages que lui Aristide a rédigé.
Appris un mot? Non, 2 mais ceci fera l'objet d'un billet spécifique consacré à des mots peu connus.

En résumé: Il est très bien si on doit passer deux heures à attendre quelques chose en sachant qu'à un moment ou un autre on peut être interrompu. Ne pas lui demander plus.

dimanche 8 avril 2012

Nantais célèbres (1)

Au tout départ d'une nouvelle série de billets, il y a ce petit livre (160 pages) qui m'a été offert par un "jeune" Nantais*. Le genre de cadeaux qu'on peut se faire entre Nantais ou encore offrir à un ancien Nantais nostalgique de sa ville.

"Drôle" d'histoire: oui! car l'auteur a pris le parti de présenter certains personnages de façon humoristique, en se faisant notamment aider par des dessinateurs plus connus dans le mode "rire" que "sérieux. Par exemple pour parler d'un célèbre fabriquant -aujourd'hui oublié- il fait dire à une voyante "Méfiez-vous d'un géant vert vêtu de feuilles et d'un lapin blême aux lunettes noires"
"Histoire": plus qu'une réelle biographie, disons plutôt qu'en une page maximum sont rappelés quelques éléments marquants de la vie du personnage.
"Nantais"... le terme est parfois excessif car si certains sont effectivement nés à Nantes, d'autres sont en réalité originaires d'une autre commune de Loire-Atlantique, voire sont nés et morts ailleurs et n'y ont vécu que quelques années. Mais bon, le livre est l'occasion rêvée de se replonger dans la vie de quelques personnages dont on a oublié les liens avec Nantes, même si parfois ils y ont une rue à leur nom.
"Célèbres"... pour un certain nombre d'entre eux. Il y a les incontournables comme Anne de Bretagne ou Jules Verne. Mais il y a les beaucoup moins connus comme "Ulysse" ce clochard qui pendant des années a réalisé, quasiment chaque jour place Royale, un dessin à la craie accompagné d'une petite phrase.

* "jeune" par rapport à moi car il réside à Nantes depuis maintenant 5 ans alors que j'y ai vécu 23 ans.

samedi 7 avril 2012

S comme... (3)

... "suicide"

C'était le 5 avril. Un article du Monde relatait un "fait-divers" survenu à Athènes: le suicide d'un retraité de 77 ans qui justifiait ainsi son acte: "Puisque mon âge avancé ne me permet pas de réagir de façon dynamique (...), je ne vois pas d'autres solutions que cette fin digne de ma vie. Ainsi, je n'aurai pas à fouiller les poubelles pour assurer ma subsistance."
L'article indiquait aussi ceci: "Plusieurs études ont rendu compte ces derniers mois d'une augmentation des dépressions et suicides en Grèce, où la crise économique et sociale a fait bondir le taux de chômage, chuter salaires et retraites, paupérisant des pans entiers de la population."

En fait cet article était une sorte d'écho à un long article de la revue Marianne paru moins d'un mois plus tôt et intitulé "Le suicide, enquête sur un mal français"
On y apprenait ainsi que près de 11 000 Français se donnent la mort chaque année (un chiffre 3 fois supérieur à celui du nombre de tués sur la route). Des chiffres supérieur à la moyenne européenne, laquelle s'est cependant accrue depuis 2008 de 5% dans 9 des 10 pays qui disposent de statistiques en la matière. Il faut aussi prendre en compte les 220 000 T.S.*, formulation pudique que préfèrent utiliser ceux et celles qui ont eu un proche dans cette situation. Quand ils osent en parler car les professionnels de la santé estiment que 20 à 25% des cas sont tus, niés, requalifiés en accidents ...
L'article rappelait aussi un certain nombre des données connues dans une ancienne vie professionnelle mais que le grand public ignore très souvent:
- que le taux de suicide est 3 fois plus élevé chez les hommes, notamment qui vivent seuls,
- que le processus opératoire est différent selon le sexe (les hommes "préfèrent" la pendaison ou les armes à feu et les femmes, les médicaments)
- que dans 40% des cas, il y avait eu auparavant une T.S.
- que les liens familiaux, maritaux, amicaux, sociaux "protégeraient" du suicide
- qu'il y a des période "fragiles" comme l'entrée -souvent difficile- dans la vie active ou encore la sortie de celle-ci, lorsque les personnes perdent leurs repères et leur statu social
- que durant la période de vie active, certains milieux professionnels sont plus "atteintes": les agriculteurs, les professions de la santé (accès facilité à certaines substances?) ou du social (épuisement à force de côtoyer des situations difficiles?), celles qui sont amenés à utiliser des armes dans l'exercice de leur fonction (gendarmerie, police).
Mais depuis quelques temps sont aussi montrées du doigt les entreprises où le mode de management comporte des éléments qui pourraient être qualifiés de harcèlement. Et hélas, ce n'est pas de sitôt que les quelques cellules d'accompagnement qui sont mises en place lorsqu'il y a eu trop de passage à l'acte pourront annuler l'effet de tant de réformes où le mot d'ordre est "ça passera, coûte que coûte"

* T.S. Tentative de Suicide

vendredi 6 avril 2012

S comme... (2)

... souvenirs. Ceux du temps de Pâques, quand il y avait encore une maison et un grand jardin...

Il y avait la décoration de la maison, ou plus exactement de la table. La plus réussie fut celle réalisée avec un "bouquet" de branches de charme où les feuilles vert tendre qui venaient d'apparaître quelques jours plus tôt mettait en valeur des oeufs recouverts avec du papier de soie aux tons pastels.

Il y avait surtout la chasse aux oeufs et autres sujets de Pâques. Très souvent les giboulées de mars et même de début avril obligeaient à ne cacher les "cadeaux" qu'au dernier moment, de crainte qu'une giboulée ne les mouille. Il y eu même une année où la chasse s'est achevée sous les parapluies.

Et puis les enfants ont grandi et eux-même ont acquis le droit de dissimuler des sujets dans le jardin. C'était à qui rivaliserait d'ingéniosité pour piéger les deux autres.
Cela a donné lieu à quelques gags comme ce lapin déposé sur un rebord de fenêtre bien ensoleillé où il avait commencé à fondre. Mais le record toute catégorie fut le paquet bien emballé déposé par l'une des mamies au milieu des branches d'un thuya... où il ne fut retrouvé que près de six mois plus tard lorsque la haie fut taillée.

jeudi 5 avril 2012

"le petit jardin" de Jacques Dutronc

Non ce ne sont pas de petits jardins parisiens mais de grands jardins provinciaux avec plein d'arbres fruitiers: cerisiers, figuiers, noyer et noisetier (à Nantes) auxquels s'ajoutent (à Rennes) des pêchers, poiriers et pommiers. Des fleurs aussi: jonquilles, iris, lilas, roses...
Mais je ne me fais guère d'illusion sur leur devenir. Vu leur implantation en proche périphérie de grandes villes, au prochain changement de propriétaire, il y a de fortes "chances" que les maisons qui y sont implantées soient détruites pour être remplacées par de petits collectifs où les enfants ne sauront plus différencier une fleur de cerisier d'une fleur de pêcher.

mercredi 4 avril 2012

"la maison près de la fontaine" de Nino Ferrer

C'était la 3ème maison dans laquelle j'ai vécu.
J'ai pleuré le jour où la décision a été prise de l'acheter, en grande partie parce que je trouvais le jardin beaucoup trop grand pour le piètre jardinier qu'il était, que les pièces du rez de chaussée étaient trop sombres pour moi qui aime la lumière... Mais c'était ça ou se retrouver pendant un temps dans un appartement qu'il faudrait trouver en catastrophe puisque l'autre maison que lui ne supportait plus était vendue.
Cela faisait 5 ans et demi que je l'avais quittée pour aller vivre d'abord seule dans un studio puis dans un appartement avec n°3... et un tout petit chaton tout maigrichon qui est désormais devenu un gros chat de 7 kilos.
Et si quand il avait été affecté dans le Nord, j'y retournai de temps en temps pour relever le courrier, c'était avec de plus en plus de difficultés. La maison pleine de vie quand nous y vivions à 5 était devenue une sorte de "cimetière" depuis qu'il y avait entassé les anciennes affaires de sa mère décédée et que les enfants l'avaient quittée pour suivre leurs études au loin.
N'empêche que ça m'a fait un petit coup au coeur quand il m'a annoncé qu'il la mettait en vente.

mardi 3 avril 2012

Ménage de printemps (4)

Suites et fin des images retrouvées lors d'un récent toilettage au sein du stock de photographies réalisées au printemps dernier avec le Canon Powershot. L'occasion d'une balade sur les hauteurs de Nantes, celles de la butte Ste-Anne d'où l'on a une assez belle vie sur le centre ville et sur l'ancien quartier des Docks et du chantiers naval.

Sur la photo "panoramique" de Nantes, en arrière plan on aperçoit de gauche à droite: la tour de Bretagne, une des flèches et le clocher de l'église St Nicolas, le clocher de St Clément -situé près du jardin des plantes- et les tours de la cathédrale.
Au premier plan, à gauche, le "navibus", une navette fluviale qui relie Trentemoult aux quais nantais. A droite est amarré le trois mats goélette, "la boudeuse", dont le tour du monde dans le cadre d'une mission "Terre-Océan" a brutalement été interrompu en juin 2010.

Les deux autres photos sont celles de grues Titan. Pour en savoir plus sur elles, le mieux est de se référer à l'article qui leur a été consacré.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Grue_Titan

lundi 2 avril 2012

La vie des blogs (3)

Continuer le chemin... Oui pourquoi pas. Peut-être de manière différente. En s'inspirant et de l'image et du texte qui suivent? Un texte dont je viens d'apprendre qu'Arthur Rimbaud l'aurait publié le 20 avril 1870.

Sensations

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :,
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.,
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :,
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,,
Par la Nature, — heureux comme avec une femme.

dimanche 1 avril 2012

Poisson d'avril fumé... non grillé... non brûlé :-(

A Nantes, en ce 1er avril jour traditionnel de plaisanteries diverses et variées, c'était aussi le 1er jour de défilé du carnaval. Je n'avais pas réussi à convaincre mon ami photographe de sortir de chez lui pour aller immortaliser les grosses têtes. A peu près au moment même où le carnaval devait s'ébranler, un très violent incendie s'est déclaré dans le passage commercial implanté dans l'immeuble mitoyen du sien.

Bilan quelques jours plus tard. Pas de victime. Juste des dégâts matériels.
Son immeuble pourtant mitoyen avec celui où a eu lieu le sinistre a été miraculeusement épargné! Non je ne suis pas du genre à aller brûler un cierge dédié à Ste Barbe, la patronne des pompiers. Mais quand l'hiver sera venu, plus encore que les autres années ils seront accueillis avec le sourire au moment des calendriers. Et cela même si, pour des raisons de sécurité, ils ont du forcer (en vain) la porte blindée de l'appartement avant de casser les vitres d'une fenêtre afin d'inspecter les lieux.
Maintenant les pensées vont surtout à ceux dont l'appartement a été réduit en cendres* ou a été trop abimé ou fragilisé** pour qu'ils puissent espérer retourner chez eux avant au moins un an.

Et à plus long terme?
La galerie commerciale qui comprenait 17 emplacements devrait être reconstruite. Idem pour les logements détruits. Mais avant il faudra éliminer des tonnes de gravats, consolider les lieux et rebâtir... et essayer d'oublier l'odeur entêtante de brûlé qui s'impose dès que les fenêtres sont entrouvertes.
Même si j'habite à quelques kilomètres de là, j'installerai ces détecteurs de fumée qui seront obligatoires à compter de mars 2015. Mais de quelle utilité seront ils en cas de menace venant de l'extérieur?
Et puis, de façon plus humoristique, après avoir vu des flammes de plus de 5 mètres de haut lécher le pignon de l'immeuble, ce n'est pas de sitôt que j'aurai envie de manger des crêpes flambées. Non, les crêpes, ce sera avec une boule de glace bien fraîche!

* Pour expliquer ce qui restait effectivement de leur appartement "impacté" par le feu, le chef des pompiers a indiqué aux anciens occupants que seuls les objets en céramique haute température avaient résisté. ** 9 familles, dont certaines avec des enfants, sont concernés.

samedi 31 mars 2012

La vie des blogs (2)

Près de 4 ans après l'ouverture, continuer ou ne pas continuer l'aventure "blog"? Pour aider à y voir plus clair, il peut être utile de consulter la rubrique "statistique" ouverte en mai 2009.

* nombre de billets rédigés
Un peu plus de 1 300 dont une vingtaine de "faux brouillons". En réalité, ce sont des textes qui ont été publiés à un moment "T" avant d'être retirés au printemps dernier quand une collègue de travail m'a fait comprendre qu'elle m'avait reconnue malgré le pseudo et l'absence de photo personnelle. Juste avant un départ en retraite, je n'avais pas envie que ma hiérarchie tombe sur ces textes parfois un peu critiques sur le monde du travail où nous évoluions. Ils réapparaitront donc plus tard!
Il reste qu'une fréquence quasi quotidienne est souvent difficile à tenir, même pour une blogueuse retraitée.

* nombre de visiteurs?
Depuis mai 2009: 122 590 visiteurs dont 12 080 durant le mois de mars qui vient de s'écouler. Après une montée en charge progressive entre mai 2009 et 2011 (environ 4 000 visites de pages par mois) puis une chute entre juin et septembre 2011, reprise de l'ascension pour tourner désormais autour de 8 000 pages visitées /mois.
8 000? Vraiment. En effet il y a une chose étonnante, alors que le nombre de visites croit, celui de commentaires décroit. La majorité des billets est désormais sans le moindre commentaire. Blog devenu sans aucun intérêt? Sans doute. L'explication réside aussi dans les mots clés qui sont à la source du "trafic".

* les sources du "trafic"
La porte d'entrée sur le blog est très souvent une photo avec pour l'internaute la réaction suivante. "Je cherche une image. Celle-ci me plait. Je la copie et je pars... sans chercher à lire le billet". Et cette photo est non pas personnelle mais trouvée sur le net.
La preuve via les 10 pages les plus visitées.
- 1ère place avec 3 543 visites: un dessin humoristique de St Nicolas (paru le 6 décembre 2010)
- 2ème place avec 2 037 visites: le buste nu d'une jeune femme appelée Caroline, dessiné par un peintre contemporain, Jacob Collins (paru le 28 décembre 2010)
- 3ème place avec 1 916 visites: deux photos d'une même statue de Rodin (billet paru le 20 novembre 2009)
- 4ème place avec 1 837 visites: une carte de l'Europe (billet du 26 juillet 2011)
- 5ème place: deux photos phare du XXème siècle relatives à Iwo Jima et au Reichstag (billet du 6 avril 2011)

Et puis en 6ème place: une photo parue le 15 février 2012 que les internautes tant francophones que américains trouvent grâce aux deux expressions suivantes "Tom et Jerry" ou "Tom and Jerry". Ces héros de dessin animé qui grimpent très vite dans le classement sont suivis par un billet intitulé "Quelques images du Nantes/Lyon/Nantes (7 septembre 2011) dont le seul intérêt est de contenir une appétissante image de glace Häagen Dazs. Ferment la marche 3 billets avec l'un, une photo rare d'une femme-fleur avec une jolie robe rouge, l'autre une fraise Tagada et le dernier une fleur au nom rare, l'héliotrope.

Une fois ceci constaté, il ne reste plus qu'à reprendre les interrogations de beaucoup de blogueurs qui écrivent sans forcément déposer de photos et sont peu visités et encore moins commentés: "à quoi ça sert tout ça? Pourquoi continuer? Et si oui, en gardant la même fréquence, forme, contenu?"

PS du 5 avril: Tom et Jerry continuent de caracoler et ne devraient pas tarder à passer en 3ème position!

vendredi 30 mars 2012

La vie des blogs (1)

Il y aura 4 ans le 12 mai prochain que ce blog est ouvert. Ouvert... en partie pour faire comme un certain nombre de blogueuses et blogueurs dont certains sont toujours présents sur le net et d'autres non.

Parmi les "disparus", il y a Jean qui après avoir été présent de septembre 2005 à février 2010 a cessé de publier. Pourquoi lui qui publiait beaucoup de photos d'arbres, de feuilles, de troncs, de racines etc... tout en restant extrêmement discret dans ses propos s'est il tu? Mystère.
Il y a aussi "Aurora" une enseignante à la vie privée un peu compliquée et dont le blog, un peu particulier, ne figurait pas à la rubrique "En suivant les fils de la Toile...". Après avoir beaucoup écrit entre septembre 2003 et août 2010, suite à une rupture sentimentale, elle s'est tue pendant de longs mois avant de déposer un billet dans lequel elle annonçait ses retrouvailles avec l'homme auquel elle tenait et son retour sur le net. Depuis c'est le silence.

Il y aussi les blogs "réguliers" (dans la fréquence de publication, l'objet...) que je ne visite plus que très rarement -non je ne les citerai pas!- notamment parce que avec le temps je me suis aperçue que leur contenu ne correspondait plus à mes attentes, ou encore parce que la difficulté à déposer le moindre commentaire compliquait trop les "échanges"

Et puis il y a les blogs "pointillistes". Leur auteur a publié de manière très régulière mais est désormais (pour différentes raisons parfois heureuses, mais pas toujours) moins présent. Je m'y rends de temps en temps, sans forcément déposer de commentaire. Je pense à "Ganesh", "Malaussen" et Michel.

Enfin il y a les "fidèles" que je consulte régulièrement, même si le contenu de leurs billets a évolué, probablement en même temps que la motivation qui les avais amenés à ouvrir un blog, puis à continuer à l'alimenter. Cela n'empêche pas certain(e)s de régulièrement s'interroger sur l'intérêt de continuer. Tout comme je le fais moi-même régulièrement.