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dimanche 22 septembre 2024

Souvenirs...d'hier et de maintenant

 

Souvenirs FB.
22 septembre 2021: "en plein rangement avant la venue à l’heure du thé de notre gentille voisine de 86 ans qui a gardé le chat durant notre absence (et celle de la « cat-sitter » habituelle)" 22 septembre 2022: "364 jours plus tard, cette gentille voisine n’est plus. Elle est décédée samedi dernier après avoir vu son état de santé se dégrader +++ à compter d’octobre dernier 🤨
suite à une tumeur au cerveau qui n’a été découverte qu’il y a un mois." Aucun souvenir particulier pour le 22 septembre 2023... sauf qu'à l'époque, suite à de nombreux examens*, avait commencé l'attente, celle du rendez-vous qui confirmerait, ou pas, la date d'une grave opération, pas pour moi, mais un très proche.
22 septembre 2024, l'opération a eu lieu début septembre. Elle a été très longue. Il faisait beau et même chaud ce jour là. Tout comme les jours qui ont suivi, durant son séjour en réanimation, puis en "hospitalisation conventionnelle". Et même lors du trajet de retour à la maison. De quoi espérer un bel automne. Mais depuis hier et surtout ce matin, retour des pluies et de la fraîcheur. Du coup, pas de regret à avoir de faire une convalescence qui s'annonce longue en restant en intérieur. On se console en disant qu'une fois celle ci finie on profitera davantage du printemps et des autres saisons à venir * on ignorait alors qu'il y en aurait encore beaucoup, beaucoup d'autres avant ce long passage sur une table d'opération

mardi 1 août 2023

Signature d'autrefois

C'était il y a fort, fort, longtemps. Enfant j'avais fort peu de livres personnels. Au mieux, j'en recevais un par an. Du coup, dans la modeste bibliothèque familiale, on trouvait majoritairement des livres qui avaient été achetés parce que l'oeuvre était étudiée en classe de français. C'était principalement des pièces de théâtre car les poésie et extraits de romans provenaient des différents volumes du "Lagarde & Michard". 
Par certains côtés ça m'arrangeait de les avoir sous la main ces vieilles éditions (dans des tons violacés décolorés par le temps) des pièces de Racine ou Molière. En effet, je ne devais pas attendre que mes parents trouvent l'un ou l'autre le temps d'aller dans une librairie. D'ailleurs, je n'ai pas le souvenir de les avoir jamais vu dans une librairie, ni même une bibliothèque*. 
Au collège, j'ai donc plus d'une fois utilisé un exemplaire qui avait été acquis pour mes grandes soeurs. L'une d'elle marquait systématiquement sur la page de garde ses nom et prénom (ou bien signait avec la forme anglicisée de son prénom). Et j'en prends maintenant conscience, ça m'agaçait beaucoup**.  
Alors quand j'ai pu avoir mes propres livres, notamment ceux acquis avec le salaire de mes travaux d'été, je les ai quasiment systématiquement signés. J'ignorais alors qu'il était possible d'utiliser un tampon, voire une griffe en relief, sinon je pense que je l'aurais fait. Maintenant je comprends à quel point, avec ce geste, je souhaitais laisser mon empreinte, marquer mon territoire. 

Je souris en revoyant cette signature, avec cette double boucle qui entourait le corps du nom, comme pour me protéger. Un bel indice de manque de confiance en moi. 
Plus tard, j'ai cessé d'abord de marquer les livres. Quel intérêt lorsqu'on commence à avoir sa propre bibliothèque? La sienne!  Avec des livres acquis pour le plaisir et non par nécessité scolaire! Une bibliothèque qui s'est agrandie quand le nom de famille a changé. Il y avait mes livres et les siens. Pourquoi marquer des livres quand on pense qu'on se les partagera toujours, comme le nom. Elle s'était  encore plus étoffée avec le décès de sa mère, très grande lectrice qui en plus des livres qui l'avaient marquée, avait acquis des ouvrages en pensant à nous, mais aussi à ses petits enfants*** 
Mais une fois le divorce prononcé, la maison familiale vendue, les livres ont été éparpillés. J'ai repris une autre signature sans pour autant recommencé à marquer les nouveaux ouvrages acquis. 
* Vers 15 ou 16 ans, c'est toute seule que j'ai trouvé le chemin de la bibliothèque municipale de Rennes que j'ai beaucoup utilisée car elle était gratuite.
** De même je n'avais guère apprécié que cette même soeur, afin d'aider mon père dont la mémoire faiblissait, mette en place un grand calendrier avec les anniversaires des siens (elle, mari, enfants, petits-enfants) ainsi que ceux de sa soeur cadette et des enfants... mais oublie mes propres enfants.
***Elle ne pouvait alors pas prévoir que les habitudes d'achats (notamment avec les livres d'occasion pour ceux souhaitant préserver la planète ou leur portefeuille) ou de dons (mêmes motifs) de vie  (installation dans des appartements plus petits que les maisons familiales d'autrefois) de lecture (en 2007 je ne pense pas qu'il était possible de lire sur "tablette" ) changeraient à ce point

mercredi 27 juillet 2022

64 ans?

64 ans depuis quelques heures  … enfin oui et non.Non si on se réfère à mon acte de naissance : 15 heures. Oui si on se réfère à la mémoire de ma mère qui m’avait dit que j’étais née en pleine nuit, après un orage. Mais 15 heures, c’est en pleine journée, et j’aime beaucoup l’idée de l’orage qui libère des tensions, tout comme elle a dû se sentir libérée après cette naissance alors que cette grossesse avait été si difficile pour elle. Et puis je me suis toujours sentie dans mon corps -qui s'alourdit d'année en année- plus « Lionne ascendant Taureau » que « Lionne ascendant Scorpion ». Alors dans ma tête, je suis née à 15... 15 pour 15mn après minuit et non 15h00 de l’après-midi. Et donc en écrivant ceci j’ai d’ores et déjà 64 ans.

64… un chiffre important selon mon fils qui vient d’envoyer un WhasApp depuis l’Inde où il vit désormais. « 64 est un chiffre important en informatique, c’est une puissance de 2 et donc particulièrement important pour les microprocesseurs ». Étrange compliment … un peu comme cette expression utilisée par ma fille aînée en parlant de moi, celle de « la Madre ».
Au delà de ces quelques mots écrits nuitamment en profitant (?) d’une insomnie plein de dits et de non-dits et sur lesquels je reviendrai plus tard (… ou pas) je vais essayer de me rendormir.
Peinture de Léa Roche trouvée sur le Net

mercredi 12 janvier 2022

Insomnie

Insomnie… j’ai failli rajouter «nocturne » avant de me raviser. Une insomnie n’est elle pas ipso facto « nocturne »? Et cette expression ne serait elle pas une … comment dit on déjà « litote» non… «redondance» non… enfin je ne crois pas. Ça commence mal cette reprise de la tenue du blog: à peine commencée il me faut faire des vérifications.
Pause… « insomnie nocturne » c’est un « pléonasme ».

Et moi en ajoutant cette photo je m’aperçois que j’ai perdu mes réflexes pour insérer des photos. Il faut dire qu’il y a longtemps que je n’ai pas rédigé de billet. En plus cela n’est jamais arrivé en utilisant un mini iPad.
Mais je digresse une fois encore… histoire de différer le moment d’expliquer pourquoi je reprends l'écriture de ce blog.
Donc… insomnie… et ayant terminé les petites choses commencées sur la tablette comme par exemple le coloriage ci contre  ou cet autre, ci dessous, réalisé via une autre application installée sur la tablette, j’ai décidé de faire le saut et reprendre ce blog là où je l’avais laissé, il y a quelques années de cela, après le décès de mon père … enfin presque car après il y a eu quelques articles, parus à des dates totalement décalées de la réalité.

Entre les débuts sur ce blog, en mai 2008 et maintenant il s’est passé tellement de choses.
En très résumé: en commençant à écrire ici je voulais surtout échanger avec un internaute, C. qui m’avait fait prendre conscience à compter de mai 2006 à quel point mon mariage « battait de l’aile » … C’était quelques semaines avant que ma mère décède, en juin 2008, après avoir regretté de ne pas avoir su ou plus exactement pris le temps d’écrire au sujet de ce qu’elle avait vécu.
Quelques années plus tard, via cet internaute que je n’ai jamais rencontré, j’ai fait la connaissance d’un de ses "contacts" qui est, lui, devenu bien plus qu’un ami. C’est d'ailleurs lui qui était à mes côtés lorsqu’en octobre 2015 mon père, à son tour, s’en est allé. Mais il y avait un certain temps déjà que la motivation pour continuer, jour après jour la rédaction du blog, me faisait défaut. Sans doute parce que je n’éprouvais plus le besoin d’écrire. Une longue pause s’est alors instaurée, à peine suspendue lors de l’un des confinements liés au Covid. 

Et puis l’été dernier … après une année 2019 pleine d’interrogations liées en partie au changement climatique (mais qui chez moi n’étaient au final que des interrogations quant au temps qui reste à vivre, sur ma propre fin, sur ce qu’on laisse derrière soi…) et une année 2020 sous le signe du Covid, ses confinements, les gestes barrières et l'éloignement d'avec ceux rencontrés (pour de vrai) via les réseaux sociaux...l’un de mes enfants m’a appris que j’allais être grand-mère.
Désormais ce n’est pas pour l’enfant à naître que j’écris:
non, car il vivra loin, sans réels contacts avec sa grand-mère paternelle, avec en plus l'obstacle d'une langue qui ne sera pas la sienne
ni même pour mes propres enfants, ils sont à un âge où, tout comme moi je l'étais au leur, on se préoccupe plus de son quotidien et son futur que du passé de ses parents
ni même pour mon compagnon.
Non, c’est juste pour garder une trace des jours qui passent. Ne pas finir ma journée en me disant : «Qu’as tu fait aujourd’hui ? Qu’as tu appris, même si tu sais que d’ici quelques heures, semaines ou au mieux mois tu l’auras oublié? ». Et laisser une trace de mots sur ce support si éphémère qu’est le Net.
Tiens c’est amusant… je retrouve du coup le titre que j’avais donné à ce blog. Sauf qu’alors je pensais aux papillons qui ne vivent qu’un jour après avoir passé des années à grandir cachés sous terre. Encore un point à vérifier : ce qu’est la vie réelle des éphémères.

lundi 18 janvier 2021

1er canevas, 1er puzzle …

Je me rappelle fort bien de l’un et de l’autre.
Le 1er canevas figurait dans une petite mallette, probablement reçue à Noël lorsque j’avais 6 ou 7 ans. Elle contenait un petit dé en plastique rouge, un centimètre de couturière en papier, quelques boutons, des bobines de fil à coudre ET un minuscule canevas qui représentait un coq (avec quelques longueurs de coton à broder de couleurs vives).
Ma mère était une excellente couturière, mais aussi tricoteuse et brodeuse. Elle avait même réalisé de grands tableaux au point de demi-croix qui étaient encadrés. Mais je ne garde aucun souvenir de ce qu’elle m’ait montré comment faire. Et je n'ai pas osé lui demander*. Alors j’ai improvisé en multipliant les erreurs peu graves comme commencer et arrêter une couleur avec un noeud. Ou plus gênantes comme broder en haut puis en bas du canevas, mais avec des points dans des sens différents. Sur une broderie au point de croix, ça n’aurait pas posé problème, mais là la bêtise était irréparable (même si j’avais défait la plus petite des parties réalisées, je n’aurais plus eu assez de fil). Et je me me voyais mal quémander du fil à ma mère, ce qui m’aurait obligée à avouer mon échec. L'ouvrage est donc resté inachevé, caché au fond de la mallette où si elle l’a aperçu, elle n’en a rien dit. Et j’ai attendu 20 ans avant de me relancer dans un travail de broderie, en optant cette fois ci pour un travail... au point de croix.
* Je gardais aussi un fort mauvais souvenir de mon 1er et unique tricot. Après une dizaine de rangs, ma mère ayant remarqué que je m'étais trompée n'a pas hésité à tout détricoter jusqu'aux erreurs avant de me redonnant l'ouvrage... avec tous les mailles à ré-enfiler sur l'aiguille. 
C'est l'une de mes soeurs qui m'a offert pour mes 13 ou 14 ans, mon 1er puzzle. On y voyait une jeune femme brune, en bikini rouge et blanc, sur une goélette en bois blanc qui fendait les vagues. 250 pièces assez faciles à assembler qu'au fil du temps j'avais appris à ne plus trier car j'avais mémorisé plein de détails comme les nuances de blanc parfois grisâtres des voiles qui étaient différentes de celles blanc jaunâtre de l'écume. 
Voyant que ça me plaisait, elle m'en avait offert d'autres et durant mon adolescences, j'ai passé des heures à les réaliser, allongée sur la moquette de ma chambre. Un merveilleux passe-temps...  

vendredi 10 avril 2020

Confinement 1 - J24

Texte rédigé en juillet 2023

Le 10 avril 2020
Ah ce goéland sur les remparts de St Malo, qu'est ce qu'il pouvait crier fort! Oui crier, parce que autant les mouettes peuvent gentiment piailler, lui il crie, non il braille! 
Bon, pour de vrai, le goéland "pleure" ou "raille" et la mouette... et bien je n'ai pas trouvé. On peut juste écrire que les mouettes rieuses rient?
Une chose est certaine, si les goélands pouvaient avoir une image favorable lorsque adolescente j'avais lu le livre de Richard Bach "Jonathan Livingston le goéland" (avant, étudiante de voir le film), une fois adulte je n'ai plus trouvé aucun charme à ces oiseaux qui en plus pullulent dans les décharges à ciel ouvert.
Pour revenir au jour de la photo, j'avais eu de la chance de pouvoir avoir un bel  arrière-plan avec du ciel bleu car il faisait beau en arrivant à St Malo en fin de matinée. Mais une sournoise brume (dite de de mer) était tombée sur la ville durant l'heure du déjeuner (qui avait été composé de galettes et crêpes bien sur). Et du coup la visite de la ville s'était limitée à l'intra-muros. 

jeudi 9 avril 2020

Confinement 1 - J23

Texte rédigé en juillet 2023

Le 9 avril 2020
Cette photo date très probablement de l'une des toutes premières, voire de ma 1ère visite au site de la vieille mine d'étain d'Abbaretz. Rectificatif, l'une des 1ères fois que j'y suis retournée, bien des années après y être allée avec celui qui deviendra le père de mes enfants. Mais la partie du site où on était allés était trop humide alors on s'était rabattu sur le site de l'étang juste à côté (en fait le trou de l'ancienne mine qui s'est rempli d'eau)  
En prenant cette photo j'avais en tête une image de Edouard Boubat qui illustrait un livre de Christian Bobin: une petite fille qui s'était confectionné une couronne avec une longue traîne de feuilles mortes*. 
Ce jour là, je crois que j'étais à peu près seule seule à déambuler un peu partout sur le site et notamment dans les nombreux canyons et autres ravines de "sable" blanc qui donnait à certaines parties du site un aspect lunaire. Quelqu'un semblait cependant y vivre dans une vieille caravane sans eau (mis à part celle qui coulait dans un petit ru dont les bords étaient soit irisés, soit rougeâtres) ni électricité.
Ce n'est que quelques années plus tard que j'ai appris que l'eau du ru était imbuvable et que le site avait été fermé: trop dangereux à la fois à cause des éboulements imprévisibles de sable mais aussi à cause de la composition dudit sable qui contenait des résidus de métaux toxiques, lesquels étaient entrainés dans l'eau. 
La dernière fois que je m'y suis rendue, des travaux d'aménagement étaient en cours afin de le rendre en partie accessible ... avec obligation de suivre le sentier qui faisait le grand tour. Je comprends le souhait de sécuriser le site, mais craint qu'il ne perde le charme de son côté sauvage. 
*Bizarrerie de la mémoire qui m'a fait confondre "la petite fille aux feuilles mortes" avec celle qui orne la couverture de "une petite robe de fête"

mercredi 8 avril 2020

Confinement 1 - J22

Texte rédigé en juillet 2023

Le 8 avril 2020
Joli souvenir d'un bouquet d'anniversaire offert par l'un de mes enfants, en je ne sais trop quelle année. J'avais apprécié les tournesols, des fleurs de saison puisque je suis née fin juillet, mais aussi les couleurs, dans les tons jaunes orangés avec lesquels contrastaient bien, si ma mémoire est bonne, des "chardons" dans des tons bleus. Un fort joli bouquet bien choisi.
Petit constat en passant: plus une femme vieillit, plus la tendance est forte de lui offrir des bouquets dans des tons pastels, même si elle n'a pas les cheveux gris ou blancs. A défaut de pousser Mamie dans les orties, on lui passe le message qu'elle prend de la bouteille (éventuellement en plus du poids) et qu'il faut devenir sage et renoncer aux couleurs vives.    

dimanche 5 avril 2020

Musiques du temps du confinement -11- "Nisi Dominus -Cum Dederit"

Je ne sais plus comment j'ai découvert cette musique il y a fort, fort longtemps. Dans un recoin de ma mémoire flotte le vague souvenir de l'avoir entendue un jour comme musique d'attente sur un téléphone. Mais la mémoire est trompeuse! La seule chose certaine, c'est que ce morceau là fait partie de ceux que je peux écouter des dizaines de fois sans m'en lasser*, alors même qu'il s'agit d'un chant religieux. 
La curiosité a fini par m'inciter à récupérer le texte et le faire traduire (Vive Internet). "Cum dederit dilectis suis somnum. Ecce hæreditas Domini, filii. Merces fructus ventris.
Soit en français "Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil. Voici l'héritage du Seigneur : des fils. Le fruit des entrailles est une récompense". ça parlait très certainement aux croyants du temps de Vivaldi, mais à moi ça ne dit rien. Des siècles plus tard, il n'en demeure pas moins que, pour moi, la mélodie est superbe. * Est ce parce que c'est sur un tempo largo ou en sol mineur? Voire les 2?


Confinement 1 - J19

Texte rédigé en juillet 2023

Le 5 avril 2020 
Ici, aucun doute quant à la ville, ou plutôt le village vu sa taille, où la photo a été réalisée : La Gacilly. Probablement l'année où j'ai découvert le festival de la photo qui s'y tient tous les ans durant l'été.* 
J'ai cependant un micro doute quant à l'endroit exact: est-ce à l'entrée de la rue La Fayette (ce que laisserait à penser le mur sombre tout au fond) ou plus bas dans le village, à l'entrée de la "venelle des fleurs" ** ou bien encore les jardinières le long du pont qui enjambe l'Aff? 
* ce fut je crois la seule année où j'y suis allée en plein été car j'ai vite compris qu'il fallait privilégier le hors saison: c'est moins fleuri car l'été est passé par là mais c'est surtout beaucoup moins fréquenté! 
** J'ai découvert via le Net que son véritable nom est "venelle du Lihoué" Et je dois avouer que d'année en année, et encore plus depuis le confinement de 2020 qui a retardé les plantations puis les été chauds voire très chauds, elle port de moins en moins bien son surnom de "ruelles aux fleurs"  

samedi 4 avril 2020

Musiques du temps du confinement -10- "les Marquises"


Je n'ai jamais possédé ce CD* là, le tout dernier de Jacques Brel. Pourtant, il comporte d'autres chansons que j'aime: Orly, Voir un ami pleurer... 
Mais le coup de coeur est pour cette chanson là, pour sa musique et le texte par exemple 
"...La pluie est traversière, Elle bat de grain en grain, Quelques vieux chevaux blancs, Qui fredonnent Gauguin..."
et surtout les dernières phrases:
"...Les pirogues s'en vont, Les pirogues s'en viennent, Et mes souvenirs deviennent, Ce que les vieux en font 
Veux tu que je te dise, Gémir n'est pas de mise, Aux Marquises."
Et puis je ne peux m'empêcher de penser à C. cet internaute avec qui j'ai échangé pendant plusieurs années, et qui, parce qu'il aimait beaucoup Brel, était allé passer quasi une semaine sur l'île où il avait vécu et où il est enterré , pas très loin de Paul Gauguin.
* En fait j'aurais du écrire "33 tours" car l'album est sorti en 1977, 5 ans avant le tout premier disque compact. 

jeudi 2 avril 2020

Musiques du temps du confinement -8- "Old Friends"


Difficile, très difficile était la mission de choisir, au sein du répertoire interprété par ce duo, celle que j'allais mettre en avant,tant il y en a beaucoup que j'aime. Il y avait "bridge over trouble water", "Mrs Robinsons", "Cecilia"... Mais c'est celle-ci que j'ai finalement retenue, et qui plus est non pas dans sa version retrouvailles lors du concert public à Central Park en 1981, mais l'une des 1ères interprétations, comme si tous les 2 répétaient dans une chambre d'étudiants.
Une sorte de paradoxe car il aura fallu des années avant que ce duo connaissent une renommée mondiale en 1966 car mis à part un succès d'estime en 1957 (ils enregistrent alors sous le nom de "Tom & Jerry") il faut attendre, chacun menant de front études et carrière solo (surtout pour Paul Simon)... avant de se séparer en 1970,après 4 années parsemées de fâcheries diverses.... et ne plus se retrouver que de très loin en très loin avant ce fameux concert de 1981 qui a rassemblé plus de 500 000 personnes. Un paradoxe? Quoique...Quoique... car je viens de découvrir qu'en 2003,suite à une tournée aux Etats-Unis et en Europe, ils avaient sorti un double CD-DVD intitulé "Old Friends: Live on Stage"
Non, bel &bien un paradoxe que ce choix car si ils ont rechanté ensemble dans les années 2009/2010, une chose est certaine, même si Art Garfunkel semble avoir résolu ses soucis de cordes vocales apparus en 2010, les 2 hommes qui sont nés tous 2 en 1941, ne rechanteront jamais ensemble.
Old Friends mais au final plus côté âge que réelle amitié vu les fréquentes périodes où les tensions entre eux étaient bel et bien réelles.

Confinement 1 - J16

Texte rédigé en juillet 2023

Le 2 avril 2020 

Quelque part dans un recoin de ma mémoire cette photo a été réalisée à St Malo*, en 2019, lorsque j'en avais profité pour faire connaître cette ville (ainsi que le Mont St Michel) à un nouveau Nantais qui, du temps où il avait été soit Normand soit Breton, n'y avait jamais mis les pieds. 
J'avais bien aimé le contraste entre la solidité des vieilles pierres intemporelles et les fleurs, fragiles et éphémères, qui ne durent que le temps d'un été.
Certains sont partisans de ne rien laisser pousser en de tels endroits. Mais de plus souvent les gens (dont je fais partie) sont favorables à laisser la Nature reprendre ses droits, quitte à l'aider un peu en plantant des fleurs à qui on demande de plus en plus d'être locales et de pouvoir s'adapter au réchauffement climatique. 
* Le hasard a voulu que je retombe sur cette photo qui cette fois là était géolocalisée et elle a été faite à... Concarneau 

mardi 31 mars 2020

Musiques du temps du confinement -6- La BO de "The Hours"


Christian, un ami suisse avait beaucoup aimé le film, notamment à cause des actrices qui y jouaient. Contrairement à lui, ce n'est pas Nicole Kidman qui a le plus retenu mon attention, ni même Meryl Streep mais la toute jeune Julianne Moore. Et son fils, si sensible, qui comprend à quel point sa mère va mal. Et craint de ne jamais la revoir lorsqu'elle le dépose chez une voisine. Et il avait amplement raison car, alors même qu'elle était enceinte de plusieurs mois, elle s'apprêtait à se suicider... avant d'y renoncer après avoir lu "Mrs Dalloway", ce livre de Virginia Woolf qui sert de fil rouge à 3 histoires de femmes.
Et des années plus tard, en faisant des recherches sur ce film, je tombe sur cet article qui se termine par : "Le temps a beau passer, les heures ont beau s'écouler, il restera toujours l'amour, la haine, la mélancolie et l'espoir. Tout ce qui fait la beauté et l'horreur de la vie."Quant aux musiques de ce film... elles sont toutes si belles, que j'ai opté pour la facilité: partager une version piano qui fait encore mieux ressortir la beauté des mélodies. 

lundi 30 mars 2020

Confinement 1 - J13

Texte rédigé en juillet 2023

Le 30 mars 2020
C'était il y a quasi une dizaine d'années de cela, à l'occasion d'une sortie photos dans le cadre du "Voyage à Nantes" : entre le bas du parking à l'est du château de Nantes et la station de tramway avait été installé un nouveau massif de fleurs. Des plantations a priori assez classiques. Sauf que parmi les fleurs il y avait des dahlias. J'avais alors pris conscience que, pendant des années, on n'avait plus vu ce type de plantes dans les parcs et jardins publics.  
Et il en était un peu de même dans les jardins privés, par exemple celui de mes parents. Pourtant dans mes souvenirs les plus anciens, il y avait des massifs de dahlias où la petite fille que j'étais aimait se cacher, quitte à faire des détours pour éviter des toiles d'araignées. Mais des années plus tard, il me revient d'abord à l'esprit les immortelles (dont ma mère faisait des bouquet de fleurs séchées) et les zinnias et les reines marguerites de mon père que mon père arrosait chaque soir en revenant du travail. 
Alors, le retour des dahlias à Nantes (mais aussi d'autres villes alentours): la redécouverte d'une plante d'été pas trop compliquée ou choix du service des espaces verts d'anticiper le changement climatique et de désormais privilégier des plantes rustiques susceptibles de ne pas trop souffrir des restrictions d'arrosage?

Musiques du temps du confinement -5- "éducation sentimentale"


Plein de souvenirs d'adolescence avec ce disque là...et cette chanson là
Il y a d'abord cette chanson là découverte par une jeune fille lors de ce qui fût ma dernière colonie de vacances. Une très belle voix.
Et puis ça correspondait pleinement à ce que je vivais puisque c'est elle qui, alors que j'étais contente de revoir Eric, mon premier amour rencontré 2 ans auparavant lors d'une autre colonie, m'avait douchée en m'annonçant que
- fréquentant le même collège que lui, elle était "sortie" avec lui
- et que de toute manière c'était un coeur d'artichaut: une petite amie différente chaque année scolaire et une autre durant chaque été!
Dur, dur pour moi qui, en me fiant à ce que vivaient mes grandes soeurs beaucoup plus âgées, croyais que le 1er amour dure toujours.
Et quelques mois après cette colonie, il y a eu Guy-René, ce jeune homme qui fréquentait la même classe de seconde que moi. On échangeait en douce des poèmes, d'abord trouvés dans les livres puis les nôtres. Il m'a fait écouter ce disque -et bien d'autres- chez lui, sans jamais alors oser franchir le pas... car  nos parents "surveillaient". Et puis nos études respectives nous ont séparé: j'étais une littéraire et lui un scientifique, avant qu'on se retrouve en faculté. Nous avons alors enfin franchi le pas...  avant que je le quitte quelques mois plus tard car je ne supportais pas qu'il n'assume pas notre relation: lorsque nous croisions dans les rues ses amis de fac, je ne devais être qu'une simple copine du temps du lycée. Bien des années plus tard, alors que j'étais jeune mariée, je l'ai recroisé dans les rues de ma ville. On s'est reconnu mais aucun de nous n'a fait le moindre geste pour renouer, ne serait ce que le temps de boire un café ensemble.

dimanche 29 mars 2020

Musiques du temps du confinement -4- "to be by your side"


Un très beau souvenir que ce film. Mais il faut dire que bien des années auparavant (c'était durant mes années de fac) j'avais déjà beaucoup aimé "Jonathan Livingston" et puis une vingtaine d'années plus tard, "Microcosmos".
C'est aussi avec cette chanson que j'ai appris, moi qui suis si peu doué pour les langues étrangères,  comment récupérer les paroles de chanson sur le Net mais aussi comment les traduire avec l'aide de sites de traduction...  avant de découvrir, plus tard, quelques sites qui, comme "la coccinelle", utilisent Et surtout, c'est une fort belle chanson d'amour, de ceux où il faut accepter de laisser l'autre libre tout en étant côte à côte

samedi 28 mars 2020

Confinement 1 - J11

Texte rédigé en juillet 2023

Le 28 mars 2020
Là encore je me rappelle l'endroit de la photo et à peu près la période de l'année où elle a été faite. Mais pas de l'année. L'endroit, c'était le parc de la Gaudinière, Le moment, c'était au printemps, à la saison où les fleurs de jonquilles et narcisses couvrent certaines grandes zones du parc car des milliers de bulbes de fleurs y ont été autrefois plantés. 

Sauf que cette année là, je me souviens y être arrivée trop tard, la quasi totalité des fleurs étaient fanées. Ma déception était grande car je gardais le souvenir ébloui d'y être allée dans les années 80. Je gardais en mémoire une photo où ma belle-mère et moi étions, avec nos gros manteaux d'hiver (car ce jour là il ne faisait pas vraiment un temps de printemps) devant des carrés de pelouse piquetés de milliers de tâches jaunes. 
Alors, faute de fleurs jaunes, on s'était (avec le photographe qui m'accompagnait) "vengés" en photographiant plein de fleurs de camélias - même si la collection est loin d'être aussi riche que celle du jardin des plantes- et un des cygnes alors en pleine toilette, avec de jolies gouttes d'eau accrochées à son plumage. 

Musiques du temps du confinement -3- Klaus Nomi dans "cold song"


Je ne sais comment j'ai découvert ce morceau. Mais il m'avait fort impressionnée. Et encore plus quand j'avais connu l'histoire de l'interprète et les paroles de cette "chanson".
Par contre je me souviens fort bien de la soirée chez des amis où j'ai fait découvrir cette musique au père de mes enfants, alors grand amateur de Jazz, grâce à la maîtresse de maison, une professeure de musique qui possédait l'un des CD de Klaus Nomi.

vendredi 27 mars 2020

Musiques du temps du confinement -2- "Gymnopédies"


Avec ces musiques, c'est le souvenir des soirs où je m'endormais après avoir écouté et ré-écouté ces mélodies sur mon petit magnétophone à cassettes.
Impossible de me rappeler si je les avais enregistrées après les avoir entendues à la radio ou après avoir emprunté l'un des disques de la discothèque de la Maison de la Culture de Rennes (où je vivais alors).