dimanche 10 mars 2013

A Lyon, du "Progrès" à la "FNAC"

Parmi les titres de la presse régionale, il y a le groupe Ouest-France dans le grand Ouest, l'Est Républicain dans l'Est. Un "Est Républicain don fait partie "Le Progrès" tout comme "Presse-Océan" appartient désormais à Ouest-France. Je ne suis pas restée assez longtemps à Lyon pour avoir envie d'acheter des exemplaires du Progrès mais j'ai pu admirer la façade de son ancien siège* où est désormais installée la FNAC.

Comment la louper d'ailleurs cette façade quand on quitte la place Bellecour pour rentrer dans la longue rue piétonne de la République! La première fois que je suis venue à Lyon, alors même qu'elle était en cours de rénovation, elle m'a tapé dans l'oeil et j'ai aussitôt pensé: voilà une ville où il faudra revenir, ne serait-ce que pour ça (et la place des terreaux bien sur). 
Maintenant les travaux c'est fini! Mais bon, pour avoir une vue d'ensemble, il faut un peu s'accrocher car c'est juste devant que stationnent les vélos-taxis dont le guide vous explique la ville tout en pédalant pour vous. Et quand si on veut avoir un peu de recul, on est condamné à se coller le dos aux portes du fast-food d'en face. Pas évident donc.
Qu'importe! Pour les non-lyonnais ou ceux et celles qui n'y ont jamais mis les pieds, voici donc quelques photos de la façade de l'ex-Progrès de Lyon avec notamment ses deux statues -que le rédaction de l'article sur wikipedia a qualifiées de "païennes"- que je n'ai pu m'empêcher de déposer, un peu par défi, sur Facebook**
* Depuis novembre 2007, le siège du journal est installé rue Montrochet, dans le 2e arrondissement (quartier de la Confluence)
** Pour ceux qui n'y sont pas inscrits, je précise que ce réseau social présente des côtés très "Tartuffe" puisqu'il ne saurait tolérer la présence sur les murs de la moindre photo avec un mamelon de sein... tout en laissant passer des images qui prônent des idéologies plus que discutables

samedi 9 mars 2013

Une pause avec Francis P.

Francis P. pour Francis Panigada.
Impossible de me rappeler quand et comment il est devenu mon "ami" sur Facebook. Un ami féru de poésie et de musique avec lequel je n'échange quasiment jamais*. Ce qui ne m'empêche pas d'apprécier ses publications qu'il illustre notamment de belles photos d'hommes et de femmes.
Il est aussi le "père" de deux blogs:
- "Raconte moi": http://racontemoi.fr/presentation
à propos duquel il précise: Lire et écrire des histoires en ligne, c'est ce que vous propose Racontemoi.fr, qui se présente sous la forme d'une communauté d'écrivains francophones, publiant leurs récits rédigés dans des genres littéraires tels que des contes, des poèmes, des nouvelles ou romans. Tous les textes, publiés ici, appartiennent aux auteurs. Ils ne sauraient en aucun cas être reproduits ni être diffusés, même partiellement, sans leur autorisation expresse, et ce conformément à la législation relative aux droits d'auteur
- "l'écrit vain": http://ecritvain.over-blog.com/
où ne figurent que ses publications
Que dire de plus à son sujet? 
Que sur Facebook, à la rubrique "à son propos" il mentionne ceci: "En ce monde nous marchons Sur le toit de l'Enfer Et regardons les fleurs" (Kobayashi Issa), à celle relative à sa citation favorite il indique: "On ne peut pas inviter le vent, mais on doit laisser la fenêtre ouverte." (Krishnamurti). Enfin, les photos du présent billet correspondent à quelques unes des "couvertures "qu'il a utilisées.
* Parfois il faut savoir rester lucide et se contenter du rôle de "voyeuse"

vendredi 8 mars 2013

"La femme est l'avenir de l'homme" - Jean Ferrat...

http://youtu.be/kXC4qGOIr_I

On a tous entendu au moins une fois la chanson de Jean Ferrat. Et beaucoup savent que le poète auquel il fait référence est Louis Aragon. Mais rares sont ceux qui savent de quel(s) vers Jean Ferrat est parti pour composer cette chanson, qui a toute sa place en ce 8 mars.
Les voici, tirés de recueil "le fou d'Elsa" tels que j'ai fini par les trouver grâce au net:
L’avenir de l’homme est la femme
Elle est la couleur de son âme
Elle est sa rumeur et son bruit
Et sans elle, il n’est qu’un blasphème

jeudi 7 mars 2013

"Sarah" par Serge Reggiani

Cette chanson, dont ceci :
http://youtu.be/k57Zbo_mnWY

est probablement la version la plus connue, beaucoup ignorent d'elles un certain nombre de choses que la vidéo ci-jointe rappelle, à savoir
- qu'elle commence par quelques vers de ... Baudelaire*... avec une petite modification puisque le poète dit: "... Cette bohème-là, c'est mon tout, ma richesse... " que Serge Reggiani transforme en "... Cette bohème-là, c'est mon bien, ma richesse... "
- qu'elle a été composée par GeorgesMoustaki, qui fût, pendant quelques temps le jeune amant d'Edith Piaf pour qui il avait écrit l'un de ses grands succès: "Milord". Un très jeune amant en vérité car si Edith Piaf était née en 1915, Georges Moustaki avait vu le jour 19 ans plus tard, en 1934.
* tirés de "Je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre" qui figure parmi les poème divers habituellement adjoints au recueil "les fleurs du mal".

mercredi 6 mars 2013

Lyon... à la recherche du tableau pas vu au Musée des Beaux-Arts

C'est en passant dans la boutique juste avant de quitter le Musée des Beaux-Arts de Lyon que je l'ai vue, sur une carte postale, cette jeune fille au visage atypique qui m'a aussitôt fait penser aux peintres pré-raphaëliques. 
Visage "atypique"? Oui, mais je serai bien en peine de dire pourquoi. Est ce la manière dont la chevelure encadre sagement le visage de Madone? Les pommettes qui lui donnent un visage un peu carré là où l'ovale prédomine si souvent? La bouche pulpeuse d'un rose tendre qui ne sourit pas? Les yeux tristes?
Et de retour à Nantes, j'ai fait quelques recherches à son sujet.
Voici le tableau tel que je ne l'ai pas vu et qui m'a donné envie de retourner au Musée de Lyon. Son titre? "Les fleurs des champs"? Le peintre qui l'a réalisé? Louis Janmot (1814-1892) qui faisait partie de l'école lyonnaise, car il en existe une!
Voici quelques extraits de ce qu'en dit wikipedia qui illustre son article avec notamment ce tableau qui fût en son temps remarqué par Charles Baudelaire!: "... Apparaissant dans les années 1810, ce style comprend à ces débuts outre le genre troubadour, des peintres floraux, proches des dessinateurs de motifs pour la fabrication de pièces de soie et des peintres de paysages. Au salon de 1819, où l'école lyonnaise est identifiée pour la première fois, elle est décrite comme ayant "un style soigné, avec une facture fine et brillante". L'école lyonnaise se singularise dans les années 1830 avec un mouvement inspiré par les courants mystiques et illuministes lyonnais; (...) Ce courant pictural proche des préraphaélites britanniques s'inspire principalement des thèmes philosophiques, moraux et religieux. Ce courant, qui vit durant une partie du siècle, s'achève avec Puvis de Chavannes."
Quant à Louis Janmot... Après en avoir lu ce qu'en dit toujours la même source qui illustre son article* avec les images de son œuvre majeure, "Le Poème de l'âme", un ensemble formé de 18 tableaux et 16 dessins, je ne suis pas certaine de raffoler du reste de son oeuvre, contrairement à sa jeune fille couronnée de fleurs des champs.
* Comme Hippolyte Flandrin, autre peintre de l'école lyonnaise et élève d'Ingres, Janmot réalise un grand nombre de commandes pour la décoration des églises. Dans sa peinture, le dessin et le fini d'Ingres se combinent avec [le] mysticisme (...) Janmot est considéré comme un artiste de transition entre le romantisme et le symbolisme, préfigurant le versant français du préraphaélisme (...)

mardi 5 mars 2013

Lyon - les tableaux du Musée des Beaux-Arts

Un Musée des Beaux-Arts aussi grand que celui de Lyon ne se voit pas en une poignée d'heures. Alors les tableaux antérieurs à la fin du XIXème siècle, ceux qui traitent bien souvent de sujets religieux ou mythologiques, comme je n'en raffole pas trop, ils passent souvent à la trappe.
Du coup à Lyon, il y a ceux que j'ai vu... et tous ceux que je n'ai pas (volontairement ou non) vus et ceux que j'espère bien voir un jour à l'occasion d'un nouveau séjour.
Donc je n'ai pas vu par exemple le tableau de Véronèse consacré à "Bethsabée au bain"... et surtout j'ai loupé cette superbe étude de draperie de Dürer.
Et même quand on arrive dans les périodes qui me "parlent" davantage, il y a eu des lacunes... effet secondaire du à la fatigue du voyage en train et à la saturation après la longue visite consacrée à la chapelle et ses statues? 
J'ai fui ce Delacroix dont le visage de la femme me mettait fort mal à l'aise, jusqu'au moment où, bien après être revenue de Lyon, j'ai su que le peintre avait immortalisé des pensionnaires d'un asile psychiatrique... mais j'ai pu apprécié les couleurs chaudes du Gaugin. Difficile de le louper celui-là, bien isolé sur un mur à lui tout seul, en entrant dans une galerie.
Je n'ai pas repéré ce Monet ou plus exactement pas repéré qu'il s'agissait d'un Monet même s'il était difficile de ne pas reconnaître Etretat. Pas vu non plus ce  Degas, alors même que ce tableau du café-concert avec cette femme en robe rouge qui semble interpeler le public est très connu.
 Et dans le moderne? Enfin, le XXème siècle.
Vu ce Picasso, impossible à louper tant il est typique! 
Mais pas vu le Bacon, ce qui ne me manque guère car je ne l'ai jamais vraiment appréciée. Et encore ne s'agit-il là qu'une partie des tableaux détenus par le Musée qui sera à revoir. Peut-être en "oubliant" cette fois-ci la section "sculpture" afin de garder l'oeil frais et dispos, notamment pour une oeuvre découverte en passant tout à la fin par la boutique du Musée. Une oeuvre d'une peintre de l'école lyonnaise... 

lundi 4 mars 2013

Lyon - au Musée des Beaux-Arts, Pandore de Jean-Pierre Cortot

Il y a Louise Brooks, la femme-enfant qui, dans le film de Pabst interprète "Loulou", un film dont le véritable titre est "Die Büchse der Pandora/La boite de Pandore". Et il y a la très jeune modèle, plus une enfant qu'une adolescente tant le buste est menu, qui a du poser pour Jean-Pierre Cortot (1787-1843) avec une simple boite. Une version pour le moins surprenante quand on connaît la légende de Pandore telle que la résume, par exemple Wikipedia:
" Pandore fut créée sur l'ordre de Zeus qui voulait se venger des hommes pour le vol du feu par Prométhée. Elle fut ainsi fabriquée dans de l'argile et de l'eau par Héphaïstos ; Athéna lui donna ensuite la vie, lui apprit l'habileté manuelle (elle lui apprit entre autres l'art du tissage) et l'habilla ; Aphrodite lui donna la beauté ; Apollon lui donna le talent musical, Hermès lui apprit le mensonge et l'art de la persuasion ; enfin Héra lui donna la curiosité et la jalousie." C'est cette curiosité qui, une fois mariée, lui fit ouvrir la boite (en réalité une jarre) offerte par Zeus qui lui avait interdit de le faire, sans lui expliquer pourquoi. Elle contenait en effet "... tous les maux de l'humanité, notamment la Vieillesse, la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la Folie, le Vice, la Tromperie, la Passion...". Heureusement pour les hommes, il y avait aussi l'Espérance qui, plus lente à réagir, resta seule enfermée dans la jarre lorsque Pandore la referma. 

Ce décalage entre le mythe et sa représentation laisse pour le moins perplexe de la part de quelqu'un dont la contribution à l'art de la sculpture est ainsi qualifiée: "...Son style néo-classique austère, héritier à la fois des modèles classiques de la fin du XVIIIe siècle et de la tradition gréco-romaine s'applique à de nombreuses statues ou groupes mythologiques, religieux ou tirés de l'histoire moderne..." Mais qu'importe après tout car la statue de Jean-Pierre Cortot a été l'occasion d'admirer un drapé de toute beauté, celui du voile qui drape ses jambes à partir des hanches.

dimanche 3 mars 2013

Lyon - au Musée des Beau-Arts, Persée de Joseph Chinard

Le "Persée" de Joseph Chinard (1756-1813) renvoie à une autre page des aventures de ce héros, celle où il libère Andromède du rocher où sa mère Cassiopée, jalouse de sa beauté, l'a fait attacher nue afin d'appâter un monstre marin*
Ici, plus d'une chose intéresse. Il y a d'abord l'histoire de la version la plus connue de cette oeuvre qui est... en terre cuite. Et oui, car elle a été conçue dans un contexte particulier. En effet, dans le cadre de sa formation, Joseph Chinard était allée à Rome et avait demandé à participer à un concours ouvert par l'Académie de Saint-Luc. La commande était la suivante: réaliser dans un temps imparti une sculpture avec deux personnages à un moment précis: celui où Persée libère Andromède. Et Joseph Chinard s'en était très bien sorti puisqu'il avait gagné ce concours. 
Sauf que... sauf que l'oeuvre devait rester la propriété de l'Académie. Qu'à cela ne tienne, il obtiendra quelques années plus tard d'en faire une réplique afin de satisfaire des commanditaires.Et c'est celle-ci qui figure dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Lyon. Juste à côté d'une autre version, en marbre elle. Le Musée des Beaux-Arts l'a aussi exposée alors même qu'elle est inachevée. Et en apportant un soin particulier à l'éclairage qui met en valeur le "regard"  échangé par les deux futurs époux!
Et puis il y a l'histoire de Joseph Chinard, qui tâta deux fois de la prison. Pendant 6 mois en 1789 où, acquis aux idées nouvelles, il irrita certains jacobins avec une couronne « végétale » tenue à la main par une figure allégorique. La petite histoire veut que ce soit une autre figurine « L’Innocence, sous les traits d’une colombe se réfugiant dans le sein de la Justice » qui envoyée à un des juges, le fit libérer. Nouvel emprisonnement, de deux mois cette fois-ci au château Saint-Ange sur ordre du Pape pour ouvrages subversifs. Il avait, en effet, créé deux groupes d’inspiration révolutionnaire. Pas évident d'être un artiste engagé en ces temps troublés!
* Si on y réfléchit bien ce cher Charles Perrault n'a pas inventé grand chose avec la marâtre de Blanche-Neige qui demande à un chasseur de l'emmener dans la forêt pour la tuer.

samedi 2 mars 2013

Lyon - au Musée des Beaux-Arts, Persée de Laurent Marqueste

Persée est à l'honneur au sein de l'ancienne chapelle consacrée aux sculptures puisque deux de ses principaux faits d'armes y sont relatés. Il y a tout d'abord la capture et le meurtre de Médusa, l'une des 3 Gorgones, tels que les imaginait Laurent Marqueste en 1890. 
L'occasion rêvée de balayer très rapidement la mythologie grecque avec notamment Persée, l'un des nombreux rejetons que Zeus a eus avec une humaine, en prenant cette fois-ci l'aspect d'une pluie d'or! Persée, un enfant que son grand-père biologique à qui un oracle avait prédit qu'il serait tué par son petit-fils, n'hésite pas, lorsqu'il en découvre l'existence, à jeter en pleine mer, enfermé dans un coffre. Mais l'enfant est sauvé par un pêcheur et, des années plus tard, il reçoit la kunée ou casque d'Hadès, (qui rend invisible son porteur) et une paire de sandales ailées qui permet de voler dans les airs*. Grâce à quoi il pourra en évitant de croiser son regard mortel, tuer la Méduse, la seule des 3 Gorgones à être humaine.
Laurent Marqueste (1848-1920) a choisi le moment qui précède la mise à mort, d'où l'effroi qui se lit clairement sur le visage de Méduse dont Persée se garde bien de croiser le regard, celui-ci étant réputé mortel.
L'histoire de l'art a beaucoup oublié Laurent Marqueste dont j'ignorais complètement le nom jusqu'à cette rencontre avec sa Méduse. Pourtant beaucoup de ses oeuvres sont exposées à Paris, sans qu'il soit besoin d'acheter un billet de Musée: voir par exemple: L’Art, place de l'Hôtel-de-Ville, Ferdinand Fabre, au jardin du Luxembourg ,La France de Louis XIV, sur le pont Alexandre-III, (côté rive gauche) le Monument à Waldeck-Rousseau et Le Centaure Nessus enlevant Déjanire, dans le jardin des Tuileries...

* Parmi les différentes versions (voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pers%C3%A9e  ) il en existe une qui le dote en plus d'un bouclier poli comme un miroir.

vendredi 1 mars 2013

Lyon - au Musée des Beaux-Arts, l'Odalisque de James Pradier

On a tous en tête "La grande Odalisque" de Monsieur Ingres cette femme allongée sur le flanc et qui regarde le spectateur. Avec le temps on e a même oublié l'un des éléments qui fit scandale à l'époque: la posture de la Dame n'était possible que grâce à un "détail" anatomique  que Monsieur Ingres s'était autorisé: lui rajouter 3 vertèbres!
Rien de tout cela semble t il avec "l'Odalisque" de James Pradier qui est l'une des plus jolies pièces que j'ai été amenée à admirer dans la galerie "sculptures" du Musée des Beaux-Arts de Lyon. Parmi toutes les oeuvres qui sont regroupées dans l'ancienne chapelle, elle a en effet été mon coup de coeur: une jolie pose, un beau visage serein et un turban artistiquement noué. Tout cela a incité à faire des recherches et sur l'oeuvre et sur l'auteur.
L'oeuvre? Elle fait partie de ces nombreuses "Odalisque"  apparues au début du XIXème siècle*. Pour mémoire, au sujet de "La grande Odalisque" Wikipedia nous précise ceci: "Le mot Odalisque, du turc odalık, désigne une femme de harem : sont donc présents des éléments et objets divers évoquant cette dimension orientale, comme un éventail, des bijoux ou un turban.". Pas de bijoux ici mais un turban et un éventail de plumes.
Et l'auteur? James Pradier (1790-1852), malgré son prénom plutôt anglo-saxon, est une sculpteur et peintre français d'origine suisse. On trouve ses œuvres principalement au Musée du Louvre et à l'Hôtel... des Invalides (des statues illustrant des Victoires françaises durant les guerres napoléoniennes)
A titre privé, avant de se marier avec une certaine Louise Darcet dont il aura 3 enfants, il aura une liaison avec Juliette Drouet, laquelle lui servira de modèle pour la statue "Strasbourg" située place de la Concorde,  laquelle le quittera pour un prince russe puis... Victor Hugo avec lequel Pradier était ami).

* Celle de Ingres date de 1814

jeudi 28 février 2013

Lyon - Le jardin du Musée des Beaux-Arts

De l'extérieur, le Musée des Beaux-Arts est une grande bâtisse classique dont on est loin de soupçonner qu'elle cache un très joli petit jardin. Normal, quand on passe place des Terreaux, on n'a d'yeux que pour la fontaine de Bartholdi et l'Hôtel de ville. Du coup on ne pense pas à entrer dans le bâtiment du Musée pour, sans forcément le visiter mais faire une pause dans ce joli petit jardin dont seules profitaient, au siècle dernier, les moniales de l'abbaye. 
En plein hiver, il n'a pas été possible de s'assoir sur les bancs disposés à l'ombre des tilleuls, bouleaux ou même du grand chêne. Mais, avant d'entrer visiter le Musée, c'était très agréable de déambuler sous les arcades, à la recherche de moult détails et tourner autour des statues exposées dans le jardin.
Parmi les détails qui attirent l'oeil, il y a les fresques murales et les mosaïques en l'honneur de Lyonnais célèbres (du moins dans leur temps car je doute que beaucoup de personnes connaissent les réalisations de Philibert de L'Orme qui fut architecte au XVIème siècle) ou tout simplement de l'Hôtel de Ville (façade est).
Et puis sous les voutes du côté sud, il y a aussi cette grande grille de chaque côté d'une entrée de service: un petit bijou en matière de ferronnerie.
Mais le jardin est surtout l'occasion d'admirer librement un certain nombre de statues. L'auteur de certaines est très célèbre. Je pense notamment à Rodin dont le "Adam" (aussi appelé l'Ombre) et "l'Âge d'airain" figurent aussi dans les collections du Musée Rodin. Mais il y a aussi un "Carpeaux" une oeuvre réalisé par Bourdelle
Et puis, parmi les autres statues de facture plus classique, on trouve cette mère éplorée qui n'a pas été sans me faire penser à la "Bretonne maudissant la Loire" qui, sur les hauteurs de Nantes, décore le square Marcel Schwob. Avec deux différences de taille: si la Bretonne de Jean Boucher est en colère et a un visage et un corps durs, anguleux, la mère lyonnaise qui est effondrée a des rondeurs qu'on serait bien en peine de retrouver dans les modèles actuels. Impossible cependant de trouver sur place la moindre indication quant aux noms de l'artiste et de l'oeuvre. Toute aide pour les identifier sera donc la bienvenue.

mercredi 27 février 2013

"l'étudiant étranger" de Philippe Labro (extraits)

Des extraits tirés de l'épilogue, lorsqu'il hésite à monter dans une voiture qui doit l'emmener travailler tout l'été dans le Colorado avant de retourner passer une seconde année dans son "collège" de Virginie. Ils montrent à quel point le jeune homme qui 18 mois plus tôt avait présenté sa candidature pour devenir un "étudiant étranger" a changé. 
"A chaque mystère qui s'était présenté à lui, il avait été contraint d'aller de l'avant, et d'agir. L'Amérique lui avait appris ça.
Il avait appris bien d'autres choses. Il avait aimé une femme qu'il n'avait pas le droit d'aimer, et elle lui avait enseigné des sentiments inconnus. Il avait reçu des leçons de quelques hommes sages et d'une jeune fille déséquilibrée. (...) Il avait pratiqué la dissimulation et deviné le goût amer de l'infidélité, la trahison. Les mots: devoir, amitié, effort et tolérance n'étaient plus pour lui des mots abstraits; il connaissait le poids d'un secret, et savait comment l'on peut risquer de souiller son âme à coups de petits compromis petits et successifs. La vérité, le mensonge, la comédie sociale, la flatterie, la faiblesse de chaque homme devant le choix de se battre ou se soumettre, il avait commencé à en faire l'expérience.
L'expérience! Il avait compris qu'il fallait systématiquement transformer en bien tout ce qui lui arrivait - en quelque chose de bien pour lui. (...)
Agir! L'Amérique lui avait enseigné qu'il est naturel et facile d'agir, alors que le continent d'où il était arrivé, lourd d'une éducation ancienne, privilégiait l'acte de compréhension. (...)"

mardi 26 février 2013

"l'étudiant étranger" de Philippe Labro

Un beau livre tant sur le fond que sur la forme. Il existe sur wikipedia un résumé assez bien fait sur cette oeuvre qui a, je l'ai appris après avoir commencé à le lire, obtenu le prix Interallié en 1986 et été porté à l'écran (réalisatrice américaine avec des acteurs américains peu connus) quelques années plus tard sans avoir vraiment de succès. Ce qui ne m'a pas vraiment surprise car la qualité principale du livre n'est pas tant dans la description des faits que dans l'analyse de ceux-ci des années plus tard.
Il y a de nombreux fort beaux passages, parfois effrayants, : 
- page 94, sur la (re) découverte de sa sensualité
- page 134, sur l'ivresse de l'apprentissage, seul, d'un autre pays, avec la crainte qui l'accompagne et la mélancolie par rapport au cocon familial d'avant
- page 210, avec la description de son banquier, un américain moyen qui n'est autre que le versant masculin d'une "Desesperate housewife" du milieu des années 50
- page 218, avec la manière pour une femme de "... faire des hommes ce que l'on veut en faire: des victimes, des comptes en banque, de futurs maris soumis et avertis de ce qui leur en coûtera de la moindre incartade..."
Parfois ce sont des chapitres entiers qui retiennent l'attention commes le 44 & le 45 consacrés au "bal de printemps", plein de rituels qui montrent qu'on appartient à une communauté.
Au final un livre qui a donné très envie de poursuivre l'étude de cette période en se plaçant cette fois-ci du côté d'April, la jeune femme noire qui a suspendu ses études pour devenir institutrice et lire "la couleur des sentiments" de Kathryn Stockett.

lundi 25 février 2013

"Pluto" de Urasawa & Tezuka - T2

Le précédent volume s'arrêtait sur la rencontre, sous la pluie, de Gesicht, le flic triste, avec Astro, un  petit garçon. Enfin en apparence, car lui aussi est un robot puissant tout en ayant, comme Gesicht, des parts d'humanité. Contrairement à ce que pensent les humains qui méprisent les robots, elles sont telles que Gesicht ne peut s'empêcher de dire à Astro: "... quand je te regarde, j'ai l'impression que mon système de discernement homme-robot fonctionne mal...". Et c'est vrai qu'Astro est très surprenant: il est évident qu'il éprouve réellement des sensations et des sentiments au point: 
- d'avouer alors qu'il mange une glace: "A force de les imiter, j'ai j'ai l'impression d'avoir commencé à comprendre ce que veut dire "bon". Je ne comprends pas exactement ce que les humains veulent dire mais je ressens quelque chose en moi..." 
- et après, avoir lu la carte-mémoire de Gesicht afin d'échanger des informations sur les enquêtes policières en cours, de trouver le prétexte d'un besoin naturel pour aller pleurer seul dans les toilettes tant il est triste par rapport à ce qu'il a découvert aussi sur la vie privée de Gesicht.
Car l'enquête continue, d'autant plus que deux autres meurtres sont commis: 
- celui d'un juriste japonais initiateur d'une loi internationale sur les droits des robots
- celui d'un robot qui a lui aussi participé au 39ème conflit en Asie centrale, un conflit visant à destituer du royaume de Perse un dictateur soupçonné de détenir des robots géants de destruction massive. ça ne vous rappelle rien?
Une enquête qui semble piétiner autour de la question: qui tue? Un robot ou un homme?
Question d'autant moins évidente que Gesicht et l'homme qui a en charge sa "maintenance" commencent à penser que la "mémoire" de Gesicht a été volontairement modifiée (ça ne vous rappelle pas un film?) Pourquoi et par qui? Une question qui devient d'autant plus importante que l'on voit apparaître deux étranges personnages dont un ours en peluche qui répond au nom de Dr Roosevelt et semble très désireux de supprimer 4 autres robots très puissants.  
Deux personnages? Non peut-être 3 car suite à une nouvelle tornade inexpliquée (dont on sait qu'elles sont liées à la présence du meurtrier) on voit apparaître une petite fille qui répond au prénom de Uran. Le type même de conclusion qui donne envie d'acheter le manga suivant!

dimanche 24 février 2013

Le "chat" est de retour de Lyon

ça y est j'ai retrouvé la douceur océanique. Enfin c'est assez relatif car, à Nantes, les températures flirtaient quand même avec le zéro. Dans le ciel voletaient de microscopiques flocons! Mais par ici, il y a beaucoup moins de vent et surtout c'est en général un vent océanique et non ce vent glacial descendu du Nord-Est, celui qui vous incite à prendre en compte la température dite "ressentie". Moralité, la moisson photos lyonnaises reste assez maigre (aux environs de 430 photos) car réaliser des photos en extérieur s'est très vite révélé un exercice désagréable. Du coup, le temps a principalement été consacré aux visites de musées. 5 en tout avec, du moins au plus apprécié:
- le musée des arts décoratifs: vu trop au pas de course car, contrairement à celui situé dans la même enceinte, il ferme entre 12 et 14 heures)
- le musée des tissus: parcours pas toujours très bien fléché et à la fois trop et pas assez technique. J'y reviendrai.
- le musée Beaux-Arts: une très belle cour, une section "sculptures" bien mises en valeur* dans une ancienne "chapelle", des peintures des XIX et XXème présentées de manière trop "classique", ... et une cafétéria très mal située qui empestait à des mètres à la ronde
-  le musée miniatures et cinéma: dans un bâtiment historique, coup de coeur pour le 1er où plus d'une "pièce"** m'a laissée bouche bée et déception pour le second où la part belle est faite aux films fantastiques parfois de seconde zone
- le musée Gadagne avec:
° des plus pour le parcours clair et facile à suivre, alors même qu'il est situé dans un bâtiment historique plein de recoins, des pièces très judicieusement choisies pour faire comprendre l'évolution de la ville de Lyon. On y apprend plein de choses et on a envie d'y revenir, ne serait-ce que pour visiter le musée des marionnettes situé sur le même site. 
°° un bonus: complètement accessible aux personnes handicapées
°°° un moins: la "boutique" ferme à l'heure du déjeuner. 
* Par exemple l'Odalisque de James Pradier qui illustre le présent billet
** pièce est à prendre aussi au sens 1er car il y a des reconstitutions de pièces à vivre au 1/12 avec moult petits détails comme par exemple des chaussons ou des patins dans la chambre suisse!