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mardi 7 avril 2020

Confinement 1 - J21

Texte rédigé en juillet 2023

Le 7 avril 2020
Il y a beaucoup plus de souvenirs liés à cette photo.
Déjà le lieu, le "parc oriental du Maulévrier", à une petite quinzaine de kms au sud-est de Cholet... mais à une bonne heure de route à partir de Nantes. Ce qui explique notamment pourquoi je m'y rends si peu souvent (sans compter qu'il s'agit d'un parc privé payant) ou plus exactement pas aussi souvent que je l'aimerais car il est très beau, quelle que soit la saison. Enfin l'hiver, je n'en sais trop rien car il est fermé au public du 15 novembre au 15 mars, et l'étang central est vidé pour des raisons de sécurité. 
Là c'était probablement un soir au printemps car les feuilles des arbres sont d'un beau vert clair, tout comme les rives de l'étang. Le printemps n'est pas ma saison préférée, même si c'est un grand moment que celui où les prunus* puis les azalées et rhododendrons sont fleuris. Non, je lui préfère l'automne où petit à petit les arbres prennent de belles couleurs allant du jaune au rouge. 
Dans l'un et l'autre cas, c'est toujours un peu un pari que celui d'arriver au bon moment car lorsque le printemps est frais et un peu humide, la montée en fleurs se fait attendre. Au contraire, lorsque l'été joue les prolongations (St Michel voire St Martin) il faut vraiment attendre le début novembre pour voir les arbres prendre leur parure finale. 
Je ne parle pas du parc durant l'été, parce que alors il n'y a pas ces superbes touches de couleurs des fleurs ou des feuilles, mais aussi parce que les visiteurs sont alors très, trop nombreux à mon goût.  Impossible à cette saison là de passer quelques minutes en paix sur la "colline de la méditation" à écouter le bruit de l'eau, le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux...
Je garde cependant le souvenir de 2 visites en été, à l'occasion de nocturnes (avec parfois des spectacles) qui donnent l'occasion de visiter la partie basse du parc et de le re-découvrir: avec pour seules lumières quelques sites plus éclairés entre lesquels on se déplace avec juste des bougies individuelles dans de petits lumignons. Seul regret pour la Nantaise que je suis, en pareil cas, le parc ne rouvre au public qu'à la tombée de la nuit, et une fois la balade d'environ une heure achevée, il faut reprendre la voiture. 
* appelés aussi "cerisiers du Japon" . Ce sont eux qui donnent leur nom à "Hanami", cette fête que célèbre aussi le parc, comme au Japon, en permettant aux visiteurs de déjeuner sous les arbres en fleurs et bénéficier de spectacles notamment de musique avec des instruments traditionnels.  

dimanche 29 mars 2020

Confinement 1 - J12

Texte rédigé en juillet 2023

Le 29 mars 2020

La photo a été faite dans l'un de ces jardins créés à la fin du 20ème siècle à Paris. Ouvert au public en 2004, il s'intitulait initialement  « jardin de la ZAC-Didot "; il porte désormais le nom de "Jardin Françoise Héritier"*. 

Je l'avais découvert par hasard en suivant une petite ruelle qui donne sur la rue Pernety et était ressortie rue Losserand. Une bien belle intuition. 
J'avais beaucoup aimé ce petit poumon vert loin de l'asphalte, des  voitures, du bruit... avec une petite partie "jardin des voisins" et sa  parcelle créée pour les enfants de l'école toute proche. C'est là que j'ai découvert ce joli hôtel à insectes.
J'y suis retournée quelques années plus tard et apprécié de voir que les arbres et arbustes avaient pris entretemps une belle ampleur.
*
philosophe féministe (1933-2017).

samedi 28 mars 2020

Confinement 1 - J11

Texte rédigé en juillet 2023

Le 28 mars 2020
Là encore je me rappelle l'endroit de la photo et à peu près la période de l'année où elle a été faite. Mais pas de l'année. L'endroit, c'était le parc de la Gaudinière, Le moment, c'était au printemps, à la saison où les fleurs de jonquilles et narcisses couvrent certaines grandes zones du parc car des milliers de bulbes de fleurs y ont été autrefois plantés. 

Sauf que cette année là, je me souviens y être arrivée trop tard, la quasi totalité des fleurs étaient fanées. Ma déception était grande car je gardais le souvenir ébloui d'y être allée dans les années 80. Je gardais en mémoire une photo où ma belle-mère et moi étions, avec nos gros manteaux d'hiver (car ce jour là il ne faisait pas vraiment un temps de printemps) devant des carrés de pelouse piquetés de milliers de tâches jaunes. 
Alors, faute de fleurs jaunes, on s'était (avec le photographe qui m'accompagnait) "vengés" en photographiant plein de fleurs de camélias - même si la collection est loin d'être aussi riche que celle du jardin des plantes- et un des cygnes alors en pleine toilette, avec de jolies gouttes d'eau accrochées à son plumage. 

samedi 21 mars 2020

Confinement 1 -J4

Texte rédigé en juin 2023

Le 21 mars 2020
Ma fleur préférée: l'Iris

Celui-ci a très probablement été photographié au parc floral de la Beaujoire, à l'époque où j'essayais d'y aller chaque année au moment où ils étaient en fleur*. J'avais commencé par ceux qui étaient dans les tons bleus. Puis j'vais découvert que chaque iris avait non seulement sa couleur, mais aussi son odeur. J'y ai passé des heures.  
*Désormais, le grand carré près de la fontaine en bas, près de l'Erdre, ne contient plus que de la pelouse. Déjà j'avais remarqué que la zone avait beaucoup souffert lors du Covid où les jardiniers étaient restés chez eux. Mais en y réfléchissant bien les choses avaient commencé à se dégrader lorsque la ville de Nantes avait banni l'usage des produits phytosanitaires. Une bonne idée pour la planète... et une mauvaise pour les amateurs d'iris dont une plante les rhizomes ne supportent pas d'être noyés sous la végétation. 

dimanche 12 mai 2019

Floralies - Hall Spiritualité (3) avec... ambiances sereines











En restant sur la lignée de Bouddha, du violet associé à l'esprit, à la méditation... quelques photos, des détails de décors mis en place par les paysagistes, emprunts de calme et de sérénité. A noter que beaucoup d'entre eux dans ce hall ont eu recours à des "fontaines" d'où de l'eau sortait sous forme de fort poétiques vapeurs

vendredi 10 mai 2019

Floralies - Hall Spiritualité (1) avec... Bouddha



Et si, pour rendre compte des Floralies internationales de Nantes (édition 2019),  je commençais par la fin... à savoir le grand hall consacré à la "Spiritualité"? En effet, cette année, ce sont les images réalisées dans ce hall là, censé conclure un parcours sur la thématique "des fleurs à vivre" et qui débutait avec l'innocence et s'achevait avec justement la spiritualité et un immense arbre que j'ai  commencé à travailler les photos ramenées de cette journée passée au Floralies.
Début de la visite avec deux photos de Bouddha. La suite des billets ne comportera que des photos regroupées autour de thématiques.... et très peu de texte, parce que les Floralies, pour le visiteur lambda, c'est d'abord un plaisir visuel
A noter, la petite citation de Montaigne qui illustre le dossier "scénographie" visible sur le Net*
" Si la vie n'est qu'un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs"
*http://www.comite-des-floralies.com/uploads/fichiers/Floralies-Dossier-scenographie-2019-FR.pdf

dimanche 24 septembre 2017

Nantes la nuit

Vendredi & samedi soir le jardin des plantes a été ouvert en nocturne. Après une période pluvieuse, il faisait beau et doux et c'était l'occasion rêvée pour y aller à pied en réalisant quelques photos de monuments & sites plus ou moins emblématiques de Nantes. Et tout d'abord la place Royale, encore très fréquentée en ce début de soirée, avant de lever le nez vers le clocher -campanile de l'église Ste Croix.
Plus loin, il y a eu une longue pause au mur d'eau qui, la nuit, est éclairé. Il représentait un sacré défi à photographier
- j'avais volontairement  laissé le pied de l'appareil photo chez moi
- fixer une image colorée mouvante avec une faible à lumière n'estpas aisé
- le principe du plan d'eau c'est d'offrir un spectacle en permanence renouvelé avec différentes séquences qui se succèdent (lampes éteintes ou allumées, variation de couleurs, variation des hauteurs de jets etc...
Sans compter que régulièrement des personnes -tant adultes que enfants- passent, pour jouer, au travers. Conclusion, il y a eu beaucoup de photos pour au final n'obtenir que ceci 

lundi 26 septembre 2016

Balade au parc de la Gaudinière (2)

Hier, il était question des canards, mais aussi des cygnes qui ont élu domicile dans la partie basse du parc et prennent parfois, pour qui est un peu patient , de fort jolies poses.










A défaut, les amateurs d'images s'orienteront vers les photos ciblées botanique. Impossible par contre de me rappeler si les pelouses sont ou non non accessibles au public: celles du jardin des plantes ne le sont pas (sauf dans le carré où fleurissent des spécimens de plantes "de saison") à la différence de celles du parc de Procé ou du parc floral de la Beaujoire.

dimanche 25 septembre 2016

Balade au parc de la Gaudinière (1)

Le parc de la Gaudinière est l'un des 100 parcs et jardins de la ville de Nantes. C'est d'ailleurs plus un parc qu'un jardin d'ailleurs car sa surface est supérieure à 12 hectares. 

Il possèdes 3 spécificités:
- celle d'être naturellement vallonné (à la différence par exemple du jardin des plantes) et boisé
- celle d'être véritablement traversé par un cours d'eau (là aussi à la différence du jardin des plantes):  le ruisseau de la Patouillerie qui se jette dans le  Cens lequel, à peu de kilomètres joint ses eaux à celle de l'Erdre...
- celle d'être le parc le plus riche en bulbes de fleurs qui sont éparpillés un peu partout et notamment dans la pelouse centrale qui offre un joli nuancier de tons jaunes & blancs au printemps.

Pas de plantes à bulbe fleuries sur les images qui suivent, juste 3 "moments" qui jalonnent le parcours de celui qui remonte le cours du ruisseau que l'on peut franchir deci-delà... voire s'installer sur quelque grosse pierre plate pour mieux observer le manège des canards, les cygnes restant en général dans la partie basse du parc, là où le ruisseau a été aménagé en un petit lac.

vendredi 23 septembre 2016

Retour au Puy du Fou... les oiseaux



 Parmi les différents spectacles, il y avait le bal des oiseaux qui via un scénario centré autour d'une tour dans laquelle auraient été élevés des oiseaux mettait en scène des rapaces qui évoluaient au milieu des spectateurs auxquels il avait été demandé au préalable de rester le plus calmes possible et d'éviter les gestes brusques.

mercredi 21 septembre 2016

Le Puy du Fou (5)... quelques détails pour finir...

... tous tirés du village "Moyen-Âge" En réalité deux "rues" mais qui là aussi sont truffées de petits détails qui rendent l'ensemble quasi aussi vrai que si il avait effectivement existé à cette époque là.

De la belle ouvrage pour tous les corps de métiers actuels qui ont du apprécier de faire de la reconstitution à l'ancienne avec des matériaux modernes tout en conférant au tout une patine qui fasse ancien. Je pense notamment à la dernière photo, celle qui correspond à un pilier d'angle en bois sculpté.
Demain, retour à l'époque contemporaine, même si il sera beaucoup question du temps passé puisque une photographe se promènera dans des sites connus du Japon d'autrefois.

mardi 20 septembre 2016

Le Puy du Fou (4)... le village 1900

Il y a dans le parc, les zones à spectacle, avec parfois un village dont le style ne dépare avec celui du spectacle et au sein duquel oeuvrent des artisans et puis des zones autres, sans spectacle proprement dit et où on trouve de quoi faire ramener quelques souvenirs et se restaurer.

Tel est le cas du "village 1900" qui est truffé de petits détails que je vous laisse découvrir ...
Il y a l'enseigne des boutiques et les publicités sur les murs...









Mais aussi les lampes au sein des boutiques! Même la poste a joué le jeu en remettant en service une de ces vieilles boîtes aux lettres comme j'ai pu en voir dans mon enfance (même si je suis née bien après 1900!). Un vrai bonheur pour les photographes amateurs de petits détails de la vie d'autrefois!    




lundi 19 septembre 2016

Le Puy du Fou (3)... l'an 1000

Un peu plus tôt dans la journée, j'avais assisté au spectacle censé se dérouler autour de l'an 1000... avec là aussi un scénario teinté de religion. 

Il était donc un joli petit village chrétien dans le pays de Retz (qui ne s'appelait pas encore ainsi) où le seigneur local se préparait à épouser une jolie et gente dame, ce qui donnait l'occasion à tous les habitants du village (auquel un chasseur de loup avait rendu visite) de festoyer.
Las, 3 fois hélas, c'était oublier la menace que faisant peser sur toute les collectivités l'ennemi venu du Nord: le peuple des Vikings prêt à tout mettre à feu & à sang. 
Dieu merci St Philbert qui avait fait construire une abbatiale avant de mourir et d'être enterré au sein de celle-ci va leur apparaître et permettre aux villageois de gagner la bataille!
Parmi les effets spéciaux liés à ce spectacle, j'ai tout particulièrement apprécié de voir l'un des différents drakkars émerger au milieu de ce qui semble un petit cours d'eau -avant d'être de nouveau englouti par les eaux... jusqu'au spectacle suivant- et voir s'enflammer quelques unes des parties du village -dont on comprend, une fois le spectacle achevé- pourquoi elles ont un aspect noirci. Et oui, brûler deux fois par jour, même avec du feu de cinéma, ça laisse des traces!

dimanche 18 septembre 2016

Le Puy du Fou (2)... époque romaine

Parmi les grandes attractions du parc, il y a l'immense amphithéâtre romain où les spectateurs peuvent assister à une reconstitution des jeux sur la base d'un scénario très... catholique 
Adonc prenez place dans les gradins. Pour ceux et celles qui voudront faire des photos, ou tout simplement profiter du spectacle dans les meilleurs conditions, n'arrivez pas trop tard pour éviter d'avoir le soleil dans les yeux!
Le spectacle commence, comme il y a 2 000 ans, avec un défilé des animaux ou des nouveautés découvertes à l'époque voire des prisonniers qui sont enfermés dans les sous-sols, au milieu de la piste. J'ai retenu les oies... bien connues à l'époque mais qui sont à la fois un clin d'oeil aux oies du Capitole mais aussi à l'une des spécialités du département qui produit beaucoup de produits à base de canards et d'oies. Et oui, Challans est l'une des grandes villes vendéenne.
Puis on assiste à un spectacle avec des gladiateurs, avec ce qu'il faut de bagarres, de cris et de (faux) sang pour qu'on puisse un peu s'y croire vraiment (surtout les enfants).
Comme on est en terre vendéenne (un département beaucoup plus catholique que la Sarthe) , à un moment, ceux et celles qui font le ménage sur le sable souillé de la piste, dessinent le symbole d'un poisson. Ce qui a le don de mettre en colère celui qui organise les jeux, surtout lorsque l'un de ses soldats prend la défense des fauteurs de trouble, notamment parce qu'il est amoureux d'une belle femme fraîchement convertie. La sanction tombe... si tu veux sauver ta vie, celle de cette femme et de ses compagnons prisonniers comme elle, tu dois gagner la courses de chevaux qui va commencer sous peu.

Et bien sur, ce soldat qui a suscité l'ire de l'organisateur des jeux est vêtu de blanc et il sera le seul à conduire un attelage de chevaux blancs. Et bien sur, au terme d'une course digne de Ben Hur, il va gagner.
Personnellement je tire mon chapeau à ceux et celles qui, quel que soit le spectacle, 2 ou 3 fois par jour durant toute la saison rejouent le même scénario! Au bout d'un moment ils doivent être ravis quand la météo joue les trouble-fête.

samedi 17 septembre 2016

Le Puy du Fou (1)

Pendant quelques jours il y aura toute une série de vieilles photos réalisées lors de ma seconde visite du Pyu du Fou (85) en septembre...2010. Oui, il y a 6 ans déjà! Il était plus que temps que je les retravaille n'est ce pas. A défaut de retourner y faire un tour. Peut-être en 2017...
En attendant voici ces vieilles images d'abord ciblées tout d'abord sur la signalétique très spécifique mise en place pour se repérer sur le site qui est très vaste. Une signalétique que les concepteurs du parc ont cherché à personnaliser en fonctions des différentes thématiques du parc: Rome, An 1000,  1900 etc...
Ci dessus, on renvoie à la fois au post Moyen-Âge...même si le spectacle du bal des oiseaux fantômes était très fortement inspiré des activités de fauconnerie telles qu'elles étaient pratiquées du temps des seigneurs.
Signalétique générale... mais aussi signalétique particulière comme celle réservée aux "petits coins" . Pas sure que les étrangers habitués au classique et quasi international "WC" comprennent que dans la partie consacrée à la Rome antique, ce qu'ils cherchent se cache bien derrière le mot du panneau ci-dessous. Pas sure non plus que certains visiteurs bien français connaissent le mot si je me fie aux énormités que je peux lire parfois sur le Net. Mais ceci est une autre histoire...

jeudi 28 avril 2016

La maison de la Psalette

Balade express à Nantes dans un petit jardin tout près de la cathédrale, le jardin de la Psalette, qui tire son nom d'un hôtel particulier du même nom. Et en faisant quelques recherches sur le net, 
j'ai découvert l'origine de son nom qui n'a rien à voir avec un quelconque noble répondant au nom de "Psalette". En fait " La psallette désigne à l'origine l'école de chant attachée à la cathédrale. Elle a été fondée en 1413 par l'évêque Henri le barbu. Le mot psallette vient du latin psallere qui signifie étymologiquement « chanter les psaumes » et, au sens plus large, chanter les offices religieux."  
Le bâtiment étant quasi mitoyen avec la cathédrale, il faut d'ailleurs en longer un des murs pour accéder à la crypte de cette dernière. Tout s'explique.
A noter, qu'il y a quelques années de cela, j'ai découvert par hasard, en tendant l'oreille, que les choeurs de la cathédrale répétaient toujours au sein de salles réparties autour d'un joli cloitre attenant à cet hôtel de la fin du 15ème siècle dont deux détails (une porte et une fenêtre) illustrent le présent billet.
Un petit jardin que je ne peux donc qu'inviter à aller visiter en sortant de la cathédrale afin d'y admirer cette jolie maison riches en détails architecturaux de toute beauté.

jeudi 2 juillet 2015

La Roseraie de Nantes en juin (fin) ... et les mots de Dominique Bona

Suite et fin des photos réalisées à la Roseraie avec... d'autres espèces de plantes et toujours les mots de cet auteur qui cette fois ci compare la peinture de Manet et celle de Monet:
" Si Manet conserve un culte pour le dessin classique et une volonté de respecter les Anciens, Monet innove, Monet bouscule les idées reçues, Monet est révolutionnaire. (...) 
 
Manet aime le noir, Monet surtout les couleurs vives ou tendres. Manet peint lisse et fort. Monet tremblé ou irisé. Manet exprime une vision simple et puissante. Chez Monet elle est multiple et plutôt suggérée. (...) 

Manet incarne. Monet désincarne. Le premier construit, le second envoûte. L'un est architecte ou sculpteur. Le second magicien de la couleur. (...) "

jeudi 16 avril 2015

Les souvenirs laissés par Claude Ponti

Il y a quelques temps, lorsque je suis allée photographier les arbres et autres fleurs du jardin des plantes, j'en ai profité pour re-photographier les créations pérennes  que Claude Ponti a laissées en place, suite à ces anciennes collaborations avec le services des espaces verts dans le cadre du "voyage à Nantes".
Et oui, jour de semaine et premiers beaux jours aidant, il n'y avait guère de monde à tourner autour, ce qui facilitait grandement le travail de l'amatrice de photos que je suis. Petite dérogation à la règle qui veut que, dans la mesure du possible, il n'y ait aucune personne visible sur l'image, j'ai laissé figurer ce passant, histoire de mieux se rendre compte de la taille du Grand Banc
 

mercredi 8 avril 2015

C'est le printemps dans les jardins nantais... les magnolias

Dans les jardins et parcs nantais, mais aussi dans les rues, je pense notamment au Cours des 50 otages, on voit beaucoup de magnolias. La raison en est assez simple: Nantes et les magnolias c'est une vieille histoire... Très vieille même puisqu'elle a plus de 300 ans.
Et oui, en 1711, le Saint-Michel, un de ces grands voiliers qui faisaient alors la liaison Amérique/Europe, a ramené sur les quais du port de Paimboeuf (alors l'avant-port de Nantes) différentes plantes inconnues dont un magnolia.
Celui-ci intrigue René Darquistade, le propriétaire du bateau, un négociant armateur qui est aussi passionné de botanique. L'arbuste est planté dans l'orangerie de la propriété de l'armateur...où il ne se plait pas car il végète. Alors, au bout d'une vingtaine d'années, plutôt que de s'en débarrasser, l'épouse de M. Darquistade le pousse à le planter en pleine terre où il commence non seulement à s'épanouir mais donne des fleurs.

Depuis, plus d'un magnolia a poussé à Nantes (plus de 330 variétés au parc floral de la Beaujoire!) en France et même en Europe. Il était donc logique que ce soit à Nantes, ville par laquelle est arrivé cette plante que soit installée en 1992 la Collection Nationale de Référence du magnolia.