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vendredi 28 juin 2019

Retour d'exposition: "125 ans de National Geographic" au Museum d'histoires naturelles de Paris









Pour une revue, 125 ans d'existence ça se fête! Et c'est en 2017 que ça s'est passé et que le Museum d'histoire naturelle de Paris a permis à ceux et celles qui n'étaient pas nés à cette époque là (tous les visiteurs) de voir, année par années,  quelques unes des couvertures et photos, avec 
- beaucoup de photos en grand format, et pour certaines ce fut un choc de voir en taille 2x3 ces photos jusque là connues en format magazine photos
- la découverte de l'immense travail accompli par les photographes (pour beaucoup inconnus du grand public, notamment les plus anciens) afin de garder trace des paysages, des animaux, des civilisations...
- et cela aussi difficiles qu'aient pu être certaines prises de vue.
Bien sur il y avait l'iconique "Jeune fille afghane aux yeux verts " immortalisée en 1984, alors qu'elle n'avait que 13 ans, par Steve Mc Curry... avec à côté la jeune femme, vieillie avant l'heure, qu'elle est devenue.Mais ce n'est pas la photo de Sharbat Gula que j'ai envie de monter mais une autre jeune femme, algérienne immortalisée au début du 20ème siècle par Rudolf Lenherd et Ernst Landrock .
Et puis parce qu'il faut bien choisir parmi cette très belle et riche expositions, 2 autres photos que celle de cette jeune femme algérienne:
-l'une parce qu'elle explore la thématique des espèces animales, avec la mise en avant des immenses progrès réalisés depuis que les 1ers photographies d'animaux nocturnes...
Ici un puma mâle californien (photo de Steve Winter)

l'autre photo c'est un "paysage" grandiose, que l'on croirait de prime abord être un agrandissement de roche avant de remarquer les petites silhouettes en combinaison orangée qui escaladent  des cristaux géants dans une grotte mexicaine (photo de Peter Carsten)


mardi 4 juin 2019

La dernière bataille de Bruno H. est achevée

Sa femme a annoncé ce matin la nouvelle via Facebook.
"La SLA (=maladie de Charcot) aura eu raison de lui.
Mon amour est parti dignement et heureux c'est ce qu'il nous a dit avec un grand sourire
Tu nous as donné une belle leçon de courage
J'ai été, je suis et je serai toujours fière de de toi et ta première admiratrice".

Cet homme, je l'ai rencontré à plusieurs reprises. La 1ère fois c'était au printemps 2013. Il était alors en arrêt maladie pour des soucis d'équilibre et de marche, peu compatibles avec son métier de contrôleur à la SNCF. Il pouvait alors encore gravir seul les 4 étages qui montaient à son appartement.
Il a ensuite déménagé. Une 1ère fois dans une maison de plain pied. C'est là que nous avons réalisé une séance photo durant laquelle il a réalisé de fort jolis portraits. En devant souvent s'assoir ou s'appuyer sur une chaise pour ne pas tomber. C'est là aussi, lors d'une autre visite qu'il m'a appris qu'il avait une saleté de maladie neuro-dégénérative et que les soins désormais seraient plus destinés à maintenir au maximum ses capacités que curatifs.
Avant un nouveau déménagement destiné à le rapprocher de sa région d'origine, on devait se revoir pour une ultime séance photo qu'il a annulée le matin même car trop fatigué. Je n'ai pas eu le courage de chercher à le revoir car j'avais peur devoir à quel point la maladie l'avait affaibli. C'est donc via le Net que j'ai su qu'il vendait petit à petit tout son matériel photo, que j'ai vu qu'il était de moins en moins présent sur le Facebook en comprenant que son état s'aggravait de plus en plus.
Fin avril, moins d'un mois après avoir fêté ses 59 ans, sa femme m'a signalé qu'il avait été hospitalisé en réanimation. Elle espérait encore qu'il pourrait revenir chez eux.
3 ans, c'est le délai qui se sera écoulé entre notre 1ère rencontre et sa mort qui m'a beaucoup touchée car Bruno était un homme adorable qui correspondait réellement aux photos qu'il utilisait comme "avatar" sur FB. Quand la maladie s'est faite trop pesante il a recouru à des images plus neutres que des autoportraits, mais tellement plus parlantes, jusqu'à la dernière: le clown triste. Il savait que le dernier tour de piste avait commencé