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mardi 26 mars 2024

Le début d l'année au cinéma avec... "Les herbes sèches"

Vu le 18 janvier et commenté le 26 mars

Il faut croire que je suis en mode « cinéma » avec plus de 5 heures de séances avec seulement 2 films en 2 jours, 2 films avec de belles images mais longs, très longs, et l'ose l'avouer: un peu ennuyeux, et assez pessimistes sur la nature humaine

Que reste t il de ce film, 2 mois après l'avoir vu?
Une impression de froid car si sur l'affiche c'est l'été, l'essentiel de l'action se passe en hiver, avec de la neige. Mention spéciale au début du film où le "héros" laissé loin du village où il enseigne par un car, marche longuement dans une neige épaisse. On l'entend tomber, puis lorsque le personnage arrive à proximité de la caméra, crisser sous ses pas. Une bande son superbe!
Tout comme les 2 autres films de ce réalisateur vus par le passé*, il y a de longues plages silencieuses mais aussi des moments où ça parle beaucoup, avec beaucoup de tensions, des choses sous-entendues et qui renvoient au mode de vie, aux habitudes de vie turque. De quoi se perdre un peu pour qui ne connait pas. Et cette fois-ci encore plus lorsque le réalisateur, après une discussion intense entre 2 personnages, décide de suivre son "héros" lorsqu'il quitte le plateau de tournage, passe près de l'équipe de réalisation et va boire un verre d'eau. 
Le "héros" parlons en! Il est assez détestable.
Au départ on le plaint car pour lui, le citadin, ça n'a pas du être facile de venir vivre au fin fond de la Turquie. Et ça dure depuis 3 ans! Et puis il semble aider financièrement certaines personnes de ce village très pauvre.
Puis très vite le doute s'insinue: il est très proche de l'une de ses élèves, et pas net du tout quand, avec un collègue soi-disant ami (originaire lui de la région) il est mis en cause par celle-ci devant sa hiérarchie. Ensuite il séduit une collègue handicapée d'un autre établissement, non pas parce qu'il la désire ou a pitié d'elle qui semble elle aussi si seule. Non, il est surtout jaloux de son collègue qui lui en est tombé amoureux (alors qu'elle considère ce collègue comme un simple ami). Et probablement pas mécontent de casser par avance ce potentiel couple. 
Et surtout, à la fin, une fois l'été venu et alors que le trio qui continue à se voir, se balade dans des ruines antiques noyées sous les herbes sèches, il écrit mentalement une lettre. On croit d'abord que c'est une lettre d'amour destinée à cette jeune femme. Mais non, c'est une lettre emplie de fiel adressée à la collégienne, probablement parce que celle-ci lui refusé de se considérer comme responsable de ce qui s'est passé. 
* "Winter Sleep" et "les climats"

samedi 16 novembre 2019

Les conférences de l'Université Permanente -4- Mot clé : Delerm


 Le principe pour parler de ces conférences, non pas un compte-rendu en bonne et due forme mais un ou plusieurs éléments qui ont retenu mon attentionCette fois-ci, je retiendrai encore 3 éléments
Tout d'abord c'est fort agréable de mettre un visage, une silhouette, une voix sur un écrivain. Et oui, il y a fort longtemps que je ne regarde plus la télévision et donc j'aurais été incapable de reconnaître M. Delerm si je l'avais croisé en Normandie ou à Paris.
Ensuite, ce que je croyais être une conférence s'est plus révélé être une discussion à bâtons (faussements) rompus entre l'un des membres de la librairie Coiffard, la plus ancienne (en 2019 elle a fêté ses 100 ans) et incontournable librairie de Nantes et l'auteur. Un exercice difficile, notamment pour l'auteur plus à l'aise semble t il dans le dialogue avec juste quelques interlocuteurs qu'avec un une seule personne représentant un vaste auditoire. C'est tout un art de réussir à faire croire que l'on r s'adresse à chacune des personnes présentes dans un vaste amphi! Surtout quand la personne qui interroge l'auteur a lu le livre et connait bien les différents ouvrages de l'écrivain... et pas vous!
Mais au final, l'exercice a été réussi car j'ai acheté le livre. Non pas le jour même. Je suis trop timide pour acheter un livre ou une BD devant l'auteur avant d'aller faire la queue pour me le faire dédicacer*
PS du 6 mars 2020:  Lu le livre en quasi totalité lors d'un voyage en train. Il faut dire que l'ouvrage est bref : 100 pages entre le début de la description du 1er geste "les embarras du vapotage" (page 7) et la fin de celle du dernier "ensemble loin" (page 107). Et je dois avouer qu'il est loin le temps où je me délectais de "la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules". Sans doute ai-je lu de lui trop de ses petits livres consacrés à ces moments du quotidien. Il reste toutefois, avec ses 47 très courts "chapitres" un ouvrage idéal pour les transports en commun,ou lorsqu'on à peu de temps avant de s'endormir.

samedi 26 octobre 2019

Plaisir de lire (6) "La trilogie Jim Chee" deTony Hillerman

Parmi les nombreux ouvrages lus et appréciés il y a les policiers/polars. Mais c'était bien difficile de choisir. Fallait il privilégier
- l'historique Agatha Christie découverte au collège (et son incontournable "10 petits nègres")... ou la plus récente PD James et son commissaire-poète, Adam Dalgliesh... ou Cadfael créé par Ellis Peters?
- l'un des Nestor Burma, pardon, l'un des Léo Mallet mettant en scène une aventure de son héros dans un des arrondissements de Paris... ou, pour rester sur Paris lui préférer les aventures de Victor Legris inventé par le duo de bouquinistes qui se cache derrière le pseudo de Claude Izner... ou Fred Vargas
- l'un des nombreux Patricia Cornwell, que j'ai préféré à Patricia, Highsmith...
- ou, plus au nord de l'Europe, les aventures du sombre policier créé par Henning Mankell
Rien de tout cela en fait car l'un des coups de coeur a été le héros créé par Tony Hillerman: Jim Chee car j'ai été touchée à la fois par
le décor: la plupart des enquêtes se déroulent en territoire navajo ou juste aux frontières de celui-ci, ce qui donnent un souffle particulier aux descriptions de paysages qui m'ont longtemps fait rêver
le personnage de ce Jim qui hésite pendant longtemps entre une fonction de chanteur navajo et la profession de policier au sein de la police indienne, ce qui régulièrement complique sa vie amoureuse.
En réalité c'est via une aventure de Joe Leaphorn que j'ai connu cet auteur... et qui plus est, via une petite bande dessinée illustrant le début d'une des intrigues publiée dans une revue pour collégiens que j'achetais pour mes enfants

dimanche 7 juillet 2019

Le père de la Bossa Nova est parti jouer de la musique bien loin du Brésil


ça restera sans doute la chanson la plus connue de João Gilberto... et c'est vrai qu'il est difficile, en matière de BossaNova, de faire mieux que dans sa version avec Stan Getz
https://youtu.be/j8VPmtyLqSY

Mais il y a eu aussi cette chanson là, beaucoup plus mélancolique, un peu à l'image de la fin de sa vie et de certains hommages, parfois dits du bout des lèvres, de certains jazzmens actuels qui oublient un peu vite l'apport qu'il a eu 

https://youtu.be/So718wk426c
Alors j'ai très envie d'en donner les paroles, moi qui ne parle pas un mot de portugais
ó privilegiados têm ouvido igual ao seu
Seuls les privilégiés ont une oreille comme la tienne
Eu possuo apenas o que Deus me deu
Je possède seulement ce que Dieu m'a donné
Se você insiste em classificar
Si tu insistes pour classifier
Meu comportamento de anti-musical
Mon comportement comme antimusical
Eu mesmo mentindo devo argumentar
Moi-même dois mentir en soutenant
Que isto é bossa-nova, isto é muito natural
Que cela est la bossa-nova, ce qui est très naturel
O que você não sabe nem sequer pressente
Que tu ne sais pas, ni même ne pressens
É que os desafinados também têm um coração
Que ceux qui jouent faux ont tout de même un cœur
Fotografei você na minha Roleiflex
J'ai pris une photo de toi avec ma Rolleiflex
Revelou-se a sua enorme ingratidão
Qui a révélé ton énorme ingratitude
Só não poderá falar assim do meu amor
Tu ne peux parler ainsi de mon amour
Este é o maior que você pode encontrar, viu ?
C'est le plus grand que tu puisses rencontrer , vois-tu ?
Você com sua música esqueceu o principal
Toi avec ta musique tu as oublié le principal
Que no peito dos desafinados
Que dans la poitrine de ceux qui jouent faux
No fundo do peito bate calado
Au fond de leur poitrine bat silencieusement
Que no peito dos desafinados,
Au fond de la poitrine de ceux qui chantent faux
Também bate um coração
Bat quand même un cœur

jeudi 4 juillet 2019

Plantu BNF

Cinquante ans de carrière sont retracés à travers une centaine de dessins, pour certains inédits, à la B N F ! Pour ne rêvez pas trop, c'était juste dans une petite salle qui n'avait rien à voir avec l'enfilade de pièces réservées par exemple pour la rétrospective consacrée à Astérix.
Mais bon, il était très intéressant de pouvoir découvrir le travail de Plantu depuis son premier dessin publié par le Monde en 1972 – une colombe portant en guise de rameau un point d’interrogation – jusqu’à aujourd’hui.... de constater comment son style a pu évoluer au fil des planches et des années. Avec quelques étapes clés comme:
- 1985, quand André Fontaine, alors directeur du journal Le Monde de l’époque, lui confie le dessin qui figurera en Une
- 1991, lorsque Plantu commence à fournir une fois par semaine un dessin à l’Express.
Et puis on découvre quand est apparue la fameuse petite souris qui a fini par devenir une signature à elle seule.
Et puis cette exposition est l'occasion de découvrir qu'à côté du Plantu, dessinateur de l'actualité, celle d'hier avec la chute du mur de Berlin, celle d'aujourd'hui avec le Brexit, celle de toujours avec les inégalités Nord/Sud, il y a aussi le Plantu, défenseur des droits et de la liberté d'expression via l’association Cartooning for Peace, fondée en 2006 à la suite d’une rencontre avec Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations Unie. Mais cet aspect là de son travail,je la connaissais déjà grâce à une exposition découverte au Mémorial de Caen, en juin 2012!

mardi 2 juillet 2019

Delacroix au Louvre

Lorsqu'on songe à Delacroix, le 1er tableau qui vient à l'esprit c'est bien sur "La Liberté guidant le Peuple" dont un extrait a illustré pendant des années le billet de 100frs ... et qu'a repris le Musée du Louvre pour annoncer cette grande exposition, la 1ère organisée depuis le centenaire de la mort de Delacroix, en 1963.
Avec 180 oeuvres annoncées, c'était l'occasion ou jamais revoir ou mieux de découvrir le travail de ce peintre et en apprendre plus sur sa biographie. Pour les organisateurs de l'exposition, le choix a été fait de regrouper les oeuvres en 3 trois grandes périodes:
- la décennie 1822-1832 , celle de la conquête et de l’exploration des pouvoirs avec notamment les "Scènes des massacres de Sio" et "La Mort de Sardanapale" ou plus exactement les travaux autour de ce dernier puisque, trop grand, il est resté accroché à sa place habituelle au sein du musée.
- celle des grands décors muraux (cf ceux du Palais Bourbon) où se pose la question de l’impact de ceux ci sur "...sa peinture de chevalet où s’observe une attraction simultanée pour le monumental, le pathétique et le décoratif..."
- les dernières années où Delacroix retrouve l'art du paysage (probablement suite à l'installation d'un atelier à la campagne et ses séjours sur la côte normande) celui des natures mortes avec fleurs, de l'art religieux etc... avec pour élaborer ses toiles, recours à ses souvenirs, notamment ceux mémorisés dans ses notes et carnets. C'est, de mémoire, dans cette partie de l'exposition qu'étaient plus particulièrement abordés ses liens avec le monde politique et celui des arts autres que la peinture.

Plus d'un an après avoir vu cette exposition qu'en reste t il... un souvenir visuel, celui d'un tourbillon de couleurs et de formes... et les grandes oeuvres de "jeunesse", celles réalisées avant ses 35 ans

lundi 1 juillet 2019

Retour d'exposition: "Hugo Pratt" au Musée Confluences de Lyon

 L'an prochain cela 25 ans que Hugo Pratt a disparu... Grâce soit rendue au Musée "Confluences" de Lyon d'avoir organisé cette 1ère grande exposition qui permet aux jeunes générations d'en savoir plus sur cet auteur de BD qui a enchanté plus les générations plus anciennes, notamment celle  était adolescente ou jeunes adultes lors de la publication des 1ères aventures de Corto Maltese, à la fin des années 60.
Une très belle exposition organisée officiellement en 3 parties avec une partie biographique, une autre sur les inspirations de l'auteur de bandes dessinées et une dernière sur ses œuvres.
C'est la seconde qui m'a le plus passionnée. Notamment parce qu'on y voit un certain nombre d'objets dont on retrouve trace dans l'oeuvre du dessinateur,comme un crâne en cristal.
Et puis j'ai eu un très gros coup de coeur pour les versions "aquarellées" de certains de ses dessins (sans que je sois certaine qu'elles soient réellement de la main de Hugo Pratt) Le doute est permis puisque si on voit dans une vidéo, Hugo Pratt réaliser une aquarelle et que ses oeuvres, initialement en noir et blanc ont été republiées en couleurs... un article de presse précise que "Outre les originaux, nombre de dessins ont été retravaillés en couleurs, par la graphiste Tiphaine Massari"
Petit coup de coeur aussi pour l'une des "salles" où étaient regroupées 390 visages des personnages inventés au fil des volumes. Et juste avant, une sorte de carte interactive où les visiteurs étaient invités à faire voyager Corto en utilisant un chat.
J'allais oublier un détail: de nombreuses citations émaillent le parcours de l'exposition, avec beaucoup de références aux auteurs anglo-saxons. Mais pas que,car s'il fallait n'en retenir qu'une ça serait celle de Dont cette fort joli phrase de Jorge Luis Borgès qui colle tellement bien au personnage de CortoMaltese: "Un gentleman ne peut s'intéresser qu'à des causes perdues"

mercredi 26 juin 2019

Retour d'exposition: "Rodin" au Grand Palais

C'était l'exposition du centenaire. L'occasion de voir les oeuvres habituellement visibles au musée Rodin, mais aussi d'autres,sous un autre jour. Et découvrir à quel point l'artiste fut fécond car si on connaît beaucoup les grandes sculptures de l'âge mur et leurs variations de toutes tailles, ses dessins (assez érotiques, car l'homme était fort sensuel) sont beaucoup moins connus
C'était aussi l'occasion de découvrir un certain nombre d'anecdotes jusque là ignorées. Mais aussi de voir à quel point il a été moderne et source d'inspirations pour des peintres nés bien des années après lui.
Parmi les oeuvres très connues il y avait bien sur "le penseur" et l'âge d'airain" par qui le scandale était arrivé. En effet, certains ont pensé qu'il avait effectué un moulage du corps de celui qui avait posé: un jeune soldat belge du nom d’Auguste Neyt. Le souhait de l’artiste qui était de représenter « le vrai », à la fois au plan de la justesse anatomique mais aussi d'une réelle présence du corps, dans ses 3 dimensions.
Alors, volontairement pour ces 2 oeuvres, j'ai choisi des cadrages atypiques. La 1ère au travers du bras plié de "l'âge d'Airain", la seconde en immortalisant son profil. Accessoirement c'était aussi une manière d'éviter d'avoir dans le champ de vision l'un des très nombreux visiteurs de l'exposition.
Dernière oeuvre choisie: le manteau de Balzac.... parce qu'il est l'un des éléments ayant permis d'aboutir à l'oeuvre finale, le "Monument à Balzac"qui mis beaucoup de temps avant d'être inaugurée (en 1939!) Pourquoi? Tout d'abord, Balzac étant mort en 1850, lorsque Rodin est mandaté, en 1891, pour réaliser une sculpture de l'écrivain, le perfectionniste qu'il est doit effectuer moult recherches, d'autant que  les commanditaires voulaient voir Balzac en robe de moine. Et puis Zola qui présidait la commission des amis de Balzac est pris dans la tourmente de l'affaire Dreyfus...Et de retards en retards... Au final, exit la robe de bure car Rodin qui avait pu récupérer les mensurations de Balzac fit exécuter une réplique de la robe de chambre dont se vêtait l'écrivain afin de mouler celle-ci dans du plâtre afin de travailler au plus près de la réalité.Ce qui donnera une oeuvre puissante que l'on peut voir dans les jardins du musée Rodin mais aussi boulevard Raspail

mardi 25 juin 2019

Née sous le signe du Lion ... ou du Cancer? (11) Histoire de Jean

J'arrive au bout de ce parcours de 10 photos + 10 histoires autour de la prévention du cancer (et non 10 photos de moi sur cette même thématique) avec Jean, mon père
 Jean a vu son père, puis sa belle-soeur, son beau-père, l'un de ses gendres, son frère, l'un de ses neveux, sa femme... mourir d'un cancer. 7 proches et pourtant il a fallu insister pour qu'il fasse examiner et enlever ce vilain bouton/bobo qu'il avait sur la joue. Et les analyses ont montré qu'on avait bien raison d'insister
 Mais ce n'est pas un cancer de la peau qui l'a emporté, quasi un an plus tard mais de façon quasi certaine un cancer des os. Pas détecté parce que chez les personnes très âgées (il avait 91 ans) il y a souvent pluri-pathologies et un état douloureux fréquent et quasi permanent. Dont il n'a été partiellement soulagé qu'un mois avant son décès, via des patchs à la morphine.
 On parle "prévention cancer" mais il est un autre thème que l'on évoque peu, celui de la prise en charge, en France, de la douleur, chez les personnes âgées -chez qui elle est souvent considéré comme une fatalité liées à l'âge- chez les jeunes enfants et chez les adultes qui souffrent de pathologies "qui ne se voient pas"

lundi 24 juin 2019

Née sous le signe du Lion ... ou du Cancer? (10) Histoire de Norbert

9ème & avant dernière histoire: celle de Norbert, mort au printemps 2015, 10 ans après son fils Jean-Yves. Mais aussi plus de 15 ans après que Norbert ait perdu un poumon, quelques côtes et les 4/5 de son estomac des suites d'un cancer à l'origine pulmonaire.
Certes comme beaucoup d'hommes de sa génération il avait un peu voire beaucoup fumé. Ne pas oublier que l'armée a distribué jusqu'en octobre 1986 du tabac auprès de ses appelés, et que c'était loin d'être des cigarettes light puisque c'était du tabac brun! Mais en 2011 son armée était loin derrière lui. Et son état de santé était relativement stable... avec un notable affaiblissement de son état physique général mais dont il ne se plaignait bien.
Entretemps, il avait respiré plus d'une fois de drôles de vapeurs car il avait utilisé pendant des années peintures, colles, vernis, solvants etc dans son métier de peintre-décorateur.. Sans compter que c'était du temps où les gants, masques & autres protections étaient rarement de mise
Norbert, contrairement à son fils, n'est pas mort directement d'un cancer généralisé, mais la maladie l'avait tellement affaibli que, lorsqu'il a fait un malaise suivi d'une chute chez lui (où il vivait seul depuis le décès de sa femme) il a été incapable de se relever seul. Et c'est l'aide à domicile qui l'a découvert le lendemain matin. Une fin hélas très fréquente chez les personnes âgées, quelle que soit la pathologie dont elles souffrent. 
Norbert n'est pas décédé directement du cancer, mais ce dernier, bien que officiellement sous contrôle, a lourdement compromis sa fin de vie.

dimanche 23 juin 2019

Née sous le signe du Lion ... ou du Cancer? (9) Histoire de Claude

Décembre 2011, c'est au tour de Claude, l'un des 5 enfants de Yves, cet oncle décédé 3ans plus tôt d'un cancer, qui est à son tour emporté à l'âge de 57 ans par cette même maladie.
En 2008, Claude, avait une silhouette de bon vivant, de celles qui font plus  craindre les risques cardio-vasculaires qu'un cancer. Sauf que, c'est bel et bien un cancer a priori digestif qui a eu raison de lui. Et de manière assez rapide car la 1ère fois que j'ai eu écho de ses soucis de santé, alors a priori localisés au niveau de l'estomac, c'était en fin mai 2011.
Avec le recul... pour être emporté si rapidement, plus qu'un cancer de l'estomac, n'était ce pas des métastases d'un cancer du foie ou du pancréas, deux cancers qui ont très mauvaise réputation car ils sont régulièrement dépistés beaucoup trop tard pour qu'un protocole de soins puisse être mis en place.... mis à part des soins palliatifs.

vendredi 21 juin 2019

Née sous le signe du Lion ... ou du Cancer? (7) Histoire de Yves

Printemps 2008... Cette fois-ci c'est mon oncle, un de ces hommes que l'on qualifie de "bon vivant" (buveur, fumeur, mangeur...) qu'un cancer digestif l'emporte après plusieurs mois de lutte, dont je n'avais eu que de lointain échos via l'un de mes cousins. Mais sans doute le cancer était il tapi là depuis des années. Mis à part quelques ces de cancers fulgurants, c'est fréquent lorsque la personne est âgée car les cellules cancéreuses sont comme les cellules saines, elles se renouvellent moins vite.
Mon père, qui n'avait pas vu son frère depuis plusieurs années, sera choqué, lorsqu'il se rendra à la chambre funéraire avant la cérémonie d'adieu, de découvrir à quel point la maladie l'avait changé, ce "petit" frère qui avait toujours été tellement plus casse-cou que lui. Gardant un mauvais souvenir de la confrontation, quelques années auparavant avec mon beau-frère lui aussi décédé d'un cancer, je resterai dehors. Cet oncle, la prévention, de toute évidence, il ne connaissait pas...Mais parfois, avec certains cancers, elle ne sert à rien.

mardi 4 juin 2019

La dernière bataille de Bruno H. est achevée

Sa femme a annoncé ce matin la nouvelle via Facebook.
"La SLA (=maladie de Charcot) aura eu raison de lui.
Mon amour est parti dignement et heureux c'est ce qu'il nous a dit avec un grand sourire
Tu nous as donné une belle leçon de courage
J'ai été, je suis et je serai toujours fière de de toi et ta première admiratrice".

Cet homme, je l'ai rencontré à plusieurs reprises. La 1ère fois c'était au printemps 2013. Il était alors en arrêt maladie pour des soucis d'équilibre et de marche, peu compatibles avec son métier de contrôleur à la SNCF. Il pouvait alors encore gravir seul les 4 étages qui montaient à son appartement.
Il a ensuite déménagé. Une 1ère fois dans une maison de plain pied. C'est là que nous avons réalisé une séance photo durant laquelle il a réalisé de fort jolis portraits. En devant souvent s'assoir ou s'appuyer sur une chaise pour ne pas tomber. C'est là aussi, lors d'une autre visite qu'il m'a appris qu'il avait une saleté de maladie neuro-dégénérative et que les soins désormais seraient plus destinés à maintenir au maximum ses capacités que curatifs.
Avant un nouveau déménagement destiné à le rapprocher de sa région d'origine, on devait se revoir pour une ultime séance photo qu'il a annulée le matin même car trop fatigué. Je n'ai pas eu le courage de chercher à le revoir car j'avais peur devoir à quel point la maladie l'avait affaibli. C'est donc via le Net que j'ai su qu'il vendait petit à petit tout son matériel photo, que j'ai vu qu'il était de moins en moins présent sur le Facebook en comprenant que son état s'aggravait de plus en plus.
Fin avril, moins d'un mois après avoir fêté ses 59 ans, sa femme m'a signalé qu'il avait été hospitalisé en réanimation. Elle espérait encore qu'il pourrait revenir chez eux.
3 ans, c'est le délai qui se sera écoulé entre notre 1ère rencontre et sa mort qui m'a beaucoup touchée car Bruno était un homme adorable qui correspondait réellement aux photos qu'il utilisait comme "avatar" sur FB. Quand la maladie s'est faite trop pesante il a recouru à des images plus neutres que des autoportraits, mais tellement plus parlantes, jusqu'à la dernière: le clown triste. Il savait que le dernier tour de piste avait commencé

mercredi 24 avril 2019

Monsieur de Sainte-Colombe nous a quittés

Il était connu pour incarner les grandes gueules, je pense notamment au film "les galettes de Pont-Aven" ou à "coup de torchon". Ce n'est pas dans ce registre là que je l'ai préféré mais dans "Tous les matins du monde" où il interprétait un Monsieur de Sainte-Colombe tout en retenue.
Un rôle par certains côtés assez proche de sa discrétion naturelle quand il s'agissait de parler de lui. Mais c'est un peu normal pour quelqu'un qui dans son autobiographie avait écrit
« Déballer sa vie sentimentale, ses penchants sexuels, ses tourments, comme le tripier ses produits sur son étal, me paraît le comble de l'obscénité. »
Il est mort à 87 ans. Officiellement d'une longue maladie, plus probablement des suites de la maladie d'Alzheimer dont les 1ères atteintes se faisaient sentir lors d'une interview de juin 2012. Ce qui ne l'avait pas empêché de tenir un rôle dans un certain nombre aussi bien sur la scène qu'à l'écran.
La petite bande des "Grands Ducs" est maintenant reconstituée.

samedi 13 avril 2019

Retour d'exposition: "Clémenceau"

Plus que l'exposition en tant que telle, c'est la découverte de ce qui a été la dernière résidence parisienne du Tigre que je retiens de cette visite. En effet un certain nombre de caricatures avaient été plus ou moins vues lors d'une exposition temporaire que j'avais vue en décembre dernier au Panthéon
Là, via quelques salles à l'étage on re-balaye la riche vie de Clémenceau le Tigre dont on ne retient bien souvent que l'image du vieux grand-père allant sur le front... ou du briseur de grèves. Alors que l'homme a été beaucoup plus que cela
- un passionné d'Asie
- un homme bilingue qui a épousé une américaine* rencontrée alors qu'il enseignait aux Etats-Unis
-un amateur d'art qui a notamment beaucoup soutenu et aidé les impressionniste et plus particulièrement Monet à cause de qui il se battit en duel et dont il obtient que "les Nymphéas" soient exposés au musée de l'Orangerie
Son ancien appartement se situe juste en dessous des salles d'exposition et c'est particulièrement émouvant de voir quel a été son cadre de vie de 1896 à 1929
* Pour eux 2 l'histoire s'est mal terminée et l'attitude de Clémenceau est peu glorieuse "Sa femme ayant une liaison avec son jeune secrétaire précepteur des enfants, il fait constater l'adultère et l'envoie brutalement quinze jours dans la prison Saint-Lazare pour adultère (alors qu'il a eu lui-même de nombreuses liaisons féminines) et pendant cette incarcération demande et obtient le divorce avant de la renvoyer brutalement aux États-Unis en ayant en outre obtenu qu'elle perde la garde de ses enfants et la nationalité française. "

jeudi 11 avril 2019

Retour d'exposition: "Toutankhamon" à la grande Halle de la Villette

LA grande* exposition en cours... pour encore quelques mois. Un exposition très courue qu'il vaut mieux visiter, lorsqu'on en a la possibilité, en dehors du mercredi ou des périodes de vacances scolaire car il y a beaucoup de monde et notamment de jeunes enfants dont certains ne comprennent pas l'intérêt de l'exposition.
Ce 1er coup de patte mis à part, on y voit de très beaux objets (enfin quand on arrive à se faufiler entre les visiteurs armés de leur téléphone et qui immortalisent à tout va alors que les conditions de lumière sont loin d'être idéales) dans un état de conservation fabuleux si l'on se réfère à leur âge. Certes ils n'ont émergé (après plus de 3000 ans protégés, notamment des pillards**, par le sable) qu'il n'y a que cent ans...
Grâce doit être rendue à ceux qui les ont sortis de leur cachette, petit à petit, après les avoir référencés et avant de les expédier en lieu sur. Et dieu sait si les conditions de vie sur le site n'étaient pas simples, pour les archéologues mais encore plus pour les ouvriers.
* 150 objets, avec quelques pièces majeures absentes car beaucoup trop fragiles pour quitter l'Egypte, sur les 5000 quiont été découvertes
** Protégé aussi par le fait qu'une fois mort, le nom de Toutankhamon et ce qui rattachaient à lui ont été effacés.
voir: http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/pourquoi-l-histoire-de-toutankhamon-a-ete-oubliee-pendant-plusieurs-millenaires-23-03-2019-8038032.php

jeudi 28 mars 2019

Dernière BD lue: "l'arabe du futur - T4" de Riad Sattouf

Pour une fois je vais commencer par la fin de la BD: ce n'est pas sympa, mais alors pas sympa du tout Riad Sattouf, de nous laisser en plan après l'appel téléphonique de votre père adressé à votre mère le 31 mai 1992! Parce que maintenant on se demande encore plus ce qu'il est advenu des différents membres de votre famille et notamment de votre plus jeune frère que votre  père a emmené avec lui en Syrie!
Pour le reste... comment dire...
Plus que jamais on sent monter la tension au sein du couple entre cette mère d'un naturel passif et son mari qui se disait "arabe du futur" mais régresse de plus en plus vers le passé au fur & à mesure qu'il renoue avec la religion.
Très fine description des transformations liées à l'adolescence au plan physique mais aussi psychologique lorsqu'on est un jeune rejeté par les petites bandes qui font la loi (ou presque) au sein du collège. De quoi donner très envie de lire, du même auteur, "les cahiers d'Esther"
Et puis, au risque de me redire...l'auteur a un excellent sens de l'observation et une manière inimitable de décrire certaines sensations, choses de la vie quotidienne à la fois tout en retenue mais chargées d'émotions. Par exemple lorsqu'il décrit le comportement de son père, son héros lorsqu'il était enfant, qui parle de plus en plus avec l'accent de son pays natal, ne supporte plus ses chaussures ou lui demande de surveiller la "moralité"de sa mère qui suit en milieu hospitalier un traitement contre le cancer.

mardi 19 mars 2019

Dernières BD lues: "Canardo - un con en hiver" par Sokal

BD Survolée dans les heures qui ont suivi l'achat puis relu avec soin... et approuvéeUn "Canardo" ce sont des personnages, des situations et des répliques. Celle que je retiens en priorité c'est lorsqu'un des membres du gouvernement parle de Boulachon le syndicaliste:
"...la gauche...est ce bien raisonnable... passe encore pour valoris
er la culture de l'art et des essais en tous genres ou encore pour gérer les particularités sociétales pittoresques... mais pour gérer l'économie et le budget, j'vous demande un peu... ces gens-là s'entendent pour dilapider les deniers de l'Etat"... qui prend un savoureux relief un an plus tard, au moment de rédiger le présent billet parce qu'on a tous en tête quelques uns des petits scandales liés à des membres de la classe politique ayant  pu se référer à la gauche, qui ont émaillé la vie politique française entre mars 2018 (achat et lecture de la BD) et maintenant.
Bon à part ça...c'est un assez bon cru: avec cette fois-ci la Duchesse du Belgambourg elle même qui, cachée sous une burka, vient rendre visite à Canardo qu'elle avait fait emprisonner à la fin de l'épisode précédent. Et oui, elle a besoin de lui pour une mission délicate: son père qui avait abdiqué des années auparavant et qu'elle avait consigné manu militari dans un château "entouré d'une armée d'infirmières compétentes mais lubriques, histoire d'accompagner une fin de vie en pente douce"  a disparu mais poste à sa fille via le Net petites vidéos fort gênantes.
Voilà donc Canardo et la Duchesse qui partent en catimini dans les Flandres française afin récupérer le papa qui joue les séniles* tandis qu'il est le prisonnier de faux scouts mais véritables extrémistes politiques mahométans. Opération qui s'avère vite calamiteuse même si à la fin de la BD, et après la mort de tous les scouts grâce à l'intervention providentielle de SSW0012**  le papa de la duchesse est libre. En effet, entretemps le syndicaliste Boulanchon, profitant de l'inertie des membres du cabinet a pris le pouvoir, déclaré la République et décidé de poursuivre pour haute trahison politique la Duchesse. Comment va t elle s'en sortir? Et la question de pose aussi pour Canardo dont le destin est une fois de plus lié au sien.Réponse au prochain épisode, au mieux à l'automne 2019
*Bien difficile de savoir si le père joue à 100% la comédie, avec beaucoup d'humour, ou si il est effectivement (à force de se(mélanger dans les différentes histoires de sa famille) mais avec des moments d'hyperlucidité

samedi 16 mars 2019

Dernières BD lues: "E. Manet & B. Morisot, une passion impressionniste" par Jaffredo

J'avais beaucoup aimé les précédents ouvrages consacrés à des artistes de la même période. Ici j'ai été un peu déçue: la BD même si le titre mentionne "Manet et Morisot" elle est centrée sur la vie et l'œuvre de Manet à travers le prisme de lettres que Berthe lui aurait écrites, avec en outre la référence à une passion autre que picturale qui les aurait réunis.
D'elle, mis à part un tableau qu'elle lui offre on ne verra qu'une seule œuvre et qui n'est guère représentative de son travail. Pour mieux la connaitre, elle, il vaut mieux lire la biographie que lui a été consacré Dominique Bona. Et aller au 1er étage du e Marmottan- Monet ... Et regarder ses oeuvres en oubliant cette romance qu'aurait existé entre eux alors même qu'elle avait épousé Eugène Manet, le jeune frère d'Edouard Manet.

ça ce sont les 1ères impressions que j'ai eues après avoir lu la BD, en janvier 2018... 18 mois plus tard, en relisant en diagonale l'ouvrage, je me sens d'humeur plus aimable. 1ère chose qui saute aux yeux: la finesse du trait et la délicatesse des couleurs utilisées par la dessinatrice, Marie Jaffredo. Avec un petit détail qui m'a fait sourire, le visage qu'elle a donné à Berthe n'est pas sans avoir une certaine ressemblance avec la Isa des "Passagers du Vent" de Bourgeon.
Et puis il n'est pas désagréable, alors que régulièrement le soir je plonge dans les questions d'un jeu vendu par le Musée d'Orsay (sur les oeuvres qu'il abrite ainsi que les faits marquants du19ème siècle) de me replonger dans les conditions de création des oeuvres de Manet, ainsi que sur l'accueil qu'elles ont reçu... et se dire que oui, le scénariste fait rappeler via les propos de Manet, la filiation qu'il y a
- entre "le déjeuner sur l'herbe" de Manet et "le concert champêtre" alors attribué à Giorgione (et désormais à Titien)
- ou l'Olympia de Manet et la "Vénus d'Urbin" duTitien ou la Maja nue de Goya
Et il rappelle aussi les défenseurs qu'il eut en la personne de Charles Baudelaire et de Emile Zola.
Finalement la rédaction de ce billet a eu du bon: me faire relire la BD, que je persiste cependant à trouver moins prioritaire à lire que celles consacrées à Rodin*, Monet** ou même Caillebotte***
*https://un-chat-passant-parmi-les-livres.blogspot.com/2019/03/dernieres-bd-lues-rodin-fugit-amor.html
**https://un-chat-passant-parmi-les-livres.blogspot.com/2019/03/dernieres-bd-lues-monet-nomade-de-la.html
https://un-chat-passant-parmi-les-livres.blogspot.com/2019/03/dernieres-bd-lues-gustave-caillobotte.html

lundi 11 mars 2019

Dernières BD lues: "Le premier homme" par Jacques Ferrandez

BD lue en novembre 2017 et relue à l'occasion de la préparation de ce billet... tout en consultant  ce qui est écrit sur le Net au sujet du livre posthume de Camus.
Mes impressions de l'automne 2017: Un vrai plaisir à lire, pour le plaisir des yeux et pour le contenu qui donne très envie d'acheter ce roman autobiographique inachevé de Camus

Pour le dessin, Ferrandez fait partie de ceux qui ne m'ont jamais déçue: un trait réaliste épuré et une palette de couleurs superbe avec ces bleus & ocres bien à lui Quant à l'histoire, très inspirée de la propre enfance de Camus,
- il y a des passages émouvants, par exemple quand il parle de sa mère, quasi sourde, analphabète et qui, même pas après 5 ans de mariage, s'est retrouvée veuve, complètement soumise à sa mère, une forte femme qui dirigeait toute la maisonnée d'une poigne de fer, en n'hésitant pas à châtier son petit fils à coups de nerf de boeuf! La mère de Camus aurait pu "refaire sa vie" avec un homme qui était tombé amoureux d'elle, mais ni sa mère si son frère ne l'ont accepté.
-...mais aussi poignants lorsqu'il évoque la honte qu'il a éprouvé lorsqu'en 6ème il a fallu les documents relatifs à ses parents, la honte de devoir écrire que sa mère était, non pas "ménagère" (maintenant on dirait femme au foyer) mais domestique et servait de personnes qui auraient pu être  les parents des autres enfants de sa classe)... et ensuite avoir eu honte d'avoir eu honte de sa réaction. Un sentiment qui s'est renouvelé le soir quand il a du faire signer des documents à sa mère
Bien des mois plus tard, ce sont d'autres éléments qui me viennent à l'esprit: comme sa quête du père, de l'histoire de ce père qu'il n'a jamais connu, mais aussi derrière elle celle des colons venus s'installer en Algérie et qui s'y sont fait une place -souvent aux dépends de leurs habitants- Il y a aussi cet attachement charnel à la terre de son enfance (ses odeurs, couleurs, saveurs... ) lui qui pendant des années à préféré la fuir.  
Le livre, pardon la BD, se termine par ces phrases: l'espoir que ce qui "pendant tant d'années l'avait soulevé au dessus des jours, nourri sans mesure, lui fournirait aussi, et de la même générosité inlassable qu'elle lui avait donné des raisons de vivre, des raisons de vieillir et de mourir sans révolte"