samedi 15 mars 2014

90 ans... aujourd'hui... et demain?...

Il avait autour de lui ses petits enfants qui ne vivent pas trop loin (exit le Parisien, l'Aveyronnaise, l'Anglaise et la Canadienne) et les arrières petits enfants dont les parents étaient présents... mis à part ceux ou celles que la grippe ou la gastro-entérite avaient mis au tapis et avaient préféré resté chez eux car à son âge certaines maladies peuvent vite devenir dangereuses.Et oui, "John"* fêtait ses 90 ans.
Allez savoir pourquoi, la quasi totalité des images où il figure sont floues. Probablement parce que je n'avais pas envie d'immortaliser ce moment, ou plus exactement pas envie de garder trace de ce qu'il est devenu ces dernières années: un vieux Monsieur de plus en plus vouté qui m'arrive à peine à l'épaule alors que nous avions autrement quasiment la même taille...
de plus en plus maigre, même si, grâce aux compléments alimentaires il a repris quelques kilos sans retrouver son poids de l'an dernier...
de plus en plus fatigué, au point qu'il se lève à peine de son fauteuil quand je vais le voir et qu'il faut vraiment insister pour qu'il descende ne serait ce que faire un petit tour de jardin
de plus en plus oublieux de ses mots, même usuels et qui répète de plus en plus souvent les mêmes phrases...
Donc la plupart des photos étaient floues et de ce jour je préfère garder le souvenir du moment où, en choeur avec nous, il a chanté l'air de "la vie en rose" que deux musiciennes de rues accompagnées d'un orgue de barbarie avaient inscrit au répertoire du concert qu'elles ont donné en son honneur.
* Petit clin d'oeil du patron du restaurant (un anglais marié à une française) à celui dont il sait qu'il a passé un certain nombre de mois en Angleterre à la fin de la seconde guerre mondiale  

vendredi 14 mars 2014

Le 2ème salon du chocolat de Nantes (1)

J'y suis allée pour voir des réalisations en chocolat, regarder un certain nombre de choses autour du chocolat (ne serait ce que des "grossistes" qui permettent de mieux comprendre comment on passe d'une fève de cacao à un chocolat*) déguster un gâteau au chocolat ou à défaut boire un chocolat chaud "maison de chocolatier"'et assister au défilé de robes en chocolat. 
Et bien je suis globalement restée sur ma faim, si bien que je ne sais pas si, l'an prochain, j'y retournerai.
Côté réalisations en chocolat... Il y avait des choses intéressantes. Mais mis à part quelques très belles grandes pièces, comme celle-ci, une sorte de déesse de la mer de chocolat. Il y a eu le coup de coeur avec une pièce de taille moyenne: les deux têtes côte à côte d'un indien et son cheval. Et comment passer à côté de cette "reproduction" du 'Nautilus" au moment où il doit affronter la gigantesque pieuvre. Mais dans l'ensemble, les pièces étaient petites et sans grande inventivité (j'ai quand même photographié ces jolis petits sacs de Dame difficiles à utiliser en plein été) par rapport à ce que l'on peut voir dans les devantures de certains chocolatiers nantais**.
Quant aux grossistes oeuvrant autour du chocolat... Il n'y en avait pas un seul! Par contre il y avait des stands qui n'avaient pas grand chose à voir avec le chocolat: des biscuitiers (au moins 3) mais aussi un spécialiste de la gaufre, un autre des macarons, des produits dérivés à base de vanille, des fruits secs... Je cherche encore le lien avec le chocolat pour le stand consacré aux bijoux, à la peinture d'aliments sucrés, à celui du whisky club nantais (même pendant longtemps j'ai confectionné des truffes avec cet alcool). Le plus surprenant étant la présence sur le salon d'un stand Citroën. Oui la voiture... et plus particulièrement la DS dont je retrouverai le symbole sur une des robes en chocolat...
Le défilé de robes... j'en reparlerai une autre fois car je voudrais finir avec LA grosse déception. Il n'y avait qu'UN seul lieu, celui tenu par un TRAITEUR où, si on n'optait pas pour le gâteau au citron ou la crêpe Nutella, on pouvait déguster UNE seule variété de gâteau au chocolat. Quant au chocolat chaud, j'ai juste aperçu sur un stand un pichet réalisé... avec du "Van Houten" en poudre, celui-là même que j'ai chez moi.
Conclusion: si vous voulez y aller avec votre petite famille pour un moment gourmand autour du chocolat, vu le prix de l'entrée (6.5€ le vendredi et 8€ le WE) regardez bien la liste des participants avant d'acheter votre billet d'entrée. Vous éprouverez probablement autant de plaisir en achetant chez votre chocolatier favori un des grands sujets en chocolat qu'il confectionne pour les fêtes de Noël ou Pâques.
* un peu dans l'esprit de ce que j'avais pu voir dans l'un des musées du chocolat que l'on peut voir à Bayonne
** 2 Nantais étaient présents: Vincent Guerlais, le chocolatier "branché" qui n'hésite pas à faire des ganaches très surprenantes (http://www.vincentguerlais.com/) et Gérald Debotté qui est beaucoup plus classique et dont le décor de la boutique rue de la Fosse vaut le détour (http://www.patisserie-debotte.com/)

jeudi 13 mars 2014

Tranches de vie...La vieille dame solitaire

Courses dans une grande surface. Le genre de corvée dont on se passerait bien mais jusqu'à nouvel ordre, les réfrigérateurs ne se remplissent pas par magie.
Au rayon traiteur libre service, il y avait juste une vieille Dame habillée de façon un peu inhabituelle pour les femmes de sa génération ayant comme elle une silhouette assez ronde: un pantalon certes, mais blanc et une parka non pas beige ou marine mais rouge! Tournée vers l'intérieur de la gondole, elle semblait longuement hésiter. Comme j'étais un peu pressée il m'a fallu un peu de temps pour comprendre qu'elle me parlait, et que non elle ne voulait pas que je lui attrape quelque chose mais qu'elle ne se sentait pas bien et qu'elle demandait une chaise pour s'assoir!
10 mètres plus loin, le boucher n'en avait pas derrière son étal! Et les 4 employés du rayon frais qui sortaient des réserves pour aller prendre le service non plus! Une fois informés de ce qui se passait, heureusement qu'ils sont venus me rejoindre car la vieille Dame que j'avais rejointe et qui avait les mains glacées crispées sur son chariot commençait à s'effondrer... 
J'ai juste eu le temps d'échanger quelques mots avec elle avant que les employés ne réussissent à l'allonger en lui glissant un de leurs gilets chauds sous la tête. Son malaise n'était pas du à un problème cardiaque mais cérébral (?)... Il fallait juste qu'elle se repose un peu. Et il n'y avait personne que l'on puisse prévenir. 
Le responsable de la sécurité étant entretemps arrivé, je suis partie, d'autant que j'avais un rendez-vous urgent. Mais tout l'après-midi j'ai pensé à elle. A elle et à tous ces hommes et ces femmes, de tous âges, que l'on côtoie et dont on découvre par le plus grand des hasards qu'au final il n'y a personne qu'il ou elle puise prévenir pour être aidé en cas de problème. La solitude, même -surtout?- dans les grandes villes ça existe

mercredi 12 mars 2014

Bouquet de tulipes... la vie d'après


Au départ il y a eu une envie de fleurs, bien compréhensible en cette fin d'hiver où les dépressions riches en ciel gris, vent et pluie se sont succédé.
S'y est ajouté l'envie de tester le nouvel appareil photo Panasonic* en mode, non plus "tout automatique", mais en faisant varier l'ouverture, qui en principe est constante à 2.8.  
Au final une série d'images (dont seules 3 ont été retenues) autour de la thématique, la "fin d'un bouquet". Et oui, même avec un bouquet de tulipes fanées on peut obtenir de jolies choses.

* le FZ 200 reçu à Noël

mardi 11 mars 2014

Orthorexie... késaco?

En matière de troubles alimentaires vous connaissez les boulimiques et les anorexiques (qui concernent parfois les mêmes personnes à des moments différents de leur existence). Mais connaissez-vous les orthorexiques?
L'orthorexique souffre d'orthorexi... et l'orthorexie (du grec orthos, « correct », et orexis, « appétit ») est considérée elle aussi comme un trouble des conduites alimentaires qui caractérisé par une fixation sur l’ingestion d’une nourriture saine.
Le Dr Steven Bratman fut le premier à parler de l’orthorexie en 1997. Cette maladie a récemment fait l'objet de deux publicatios grand public:
-  "Pourquoi cette peur au ventre" de Patrick Denoux (professeur de psychologie)
- "la peur de grossir" du psychiatre et nutritionniste Bernard Waysfeld
Cette pathologie serait elle devenue plus fréquente? Difficile à savoir car ce trouble ne toucherait 1 à 3% de la population des pays développés avec principalement
- des femmes de 40-50 ans ayant un niveau socio économique élevé et qui se préoccupe beaucoup de leur leur poids
- de jeunes femmes d'une vingtaine d'années qui sont sorties d'une période d'anorexie et ont remplacent le souci du quantitatif par le qualitatif. 
Ceci précisé, qu'est qui caractérise une personne orthorexique? Le fait qu'elle pousse à l'extrême la recherche d'une alimentation saine:
- en se renseignant par le menu sur les aliments
- en planifiant soigneusement de façon très détaillée ses repas à l'avance
- en réduisant sa consommation de certains aliments type matières grasses, sel, sucre mais aussi tout produits chimiques ou autre substance qu'elle considère comme nuisible à sa santé
ça se sont les grandes lignes qui peuvent s'accompagner de choses plus spécifiques comme: mâcher 50 fois avant d'avaler, de se nourrir qu'avec certains types d'aliments comme les graines, refuser de manger un fruit s'il a été cueilli plus de 20 minutes auparavant son ingestion...
On peut sourire de tout ceci, ironiser comme le journal gratuit 20 minutes qui titrait "Manger sain nuit à la santé", se dire que c'est bien une maladie marginale dans les pays riches... il n'en demeure pas moins qu'au final il y a quelqu'un qui souffre et qui s'isole bien souvent de plus en plus des autres.

lundi 10 mars 2014

Marienbad, la chanson

Il serait dommage d'avoir parler de "l'année dernière à Marienbad" et de Delphine Seyrig, la belle jeune femme brune qui le arpentait, sans évoquer Barbara, cette autre longue Dame brune, celle là même qui a composé en 1973 la musique de "Marienbad"* 
L'idéal aurait été de déposer la vidéo mais elle fait partie de celles qui sont difficilement partageable, sauf via un lien** à regarder en relisant les paroles
Sur le grand bassin du château de l'idole, un grand cygne noir portant rubis au col, dessinait sur l'eau de folles arabesques. Les gargouilles pleuraient de leurs rires grotesques. Un Apollon solaire de porphyre et d'ébène attendait Pygmalion, assis au pied d'un chêne...
Je me souviens de vous et de vos yeux de jade, là-bas, à Marienbad,là-bas, à Marienbad. Mais où donc êtes-vous ? Où sont vos yeux de jade, si loin de Marienbad, si loin de Marienbad?
Je portais, en ces temps, l'étole d'engoulevent qui chantait au soleil et dansait dans les temps. Vous aviez les allures d'un dieu de lune inca, en ces fièvres, en ces lieux, en ces époques-là. Et moi, pauvre vestale, au vent de vos envies, au cœoeur de vos dédales, je n'étais qu'Ophélie...
Je me souviens de vous du temps de ces aubades, là-bas, à Marienbad, là-bas, à Marienbad. Mais où donc êtes-vous ? Vous chantez vos aubades, si loin de Marienbad, bien loin de Marienbad.
C'était un grand château, au parc lourd et sombre, tout propice aux esprits qui habitent les ombres. Et les sorciers, je crois, y battaient leur sabbat. Quels curieux sacrifices, en ces temps-là. J'étais un peu sauvage, tu me voulais câline, j'étais un peu sorcière, tu voulais Mélusine...
Je me souviens de toi, de tes soupirs malades, là-bas, à Marienbad, à Marienbad. Mais où donc êtes-vous ? Où sont vos yeux de jade, si loin de Marienbad, bien loin de Marienbad?
Mais si vous m'appeliez, un de ces temps prochains, pour parler un instant aux croix de nos chemins. J'ai changé, sachez-le, mais je suis comme avant, comme me font, me laissent, et me défont les temps. J'ai gardé près de moi l'étole d'engoulevent, les grands gants de soie noire et l'anneau de diamant.
Je serai à votre heure, au grand château de jade, au coeœur de vos dédales, là-bas à Marienbad. Nous danserons encore dans ces folles parades, l'oeœil dans tes yeux de jade, là-bas, à Marienbad.
Avec tes yeux de jade, nous danserons encore, là-bas, à Marienbad, là-bas, à Marienbad. Mais me reviendras-tu ? Au grand château de jade, à Marienbad...


* Les paroles sont de François Wertheimer
** http://youtu.be/zh3qei9dbAc

dimanche 9 mars 2014

Journée de la Femme (2)

Les querelles sur la manière qu'ont les jeunes enfants de se représenter leur père ou leur mère en fonction de la manière dont ils les perçoivent dans la vie quotidienne avec un mère très axée "tâches ménagères" quand le père semble surtout occupé par des activités de loisirs sont en réalité dérisoires au regard de ce qui se passe dans d'autres pays où les personnes de sexe féminin sont bien éloignées de la Femme mais plutôt des "choses" dont on use ou abuse, quand elles ne deviennent pas des armes de guerre.
Les choses ont elles vraiment changé en Inde depuis le décès en décembre 2012 de cette jeune étudiante victime d'un viol collectif particulièrement sanglant? L'actualité récente prouve que non puisque le pays a de nouveau défrayé la chronique avec le viol collectif d'une jeune femme de 20 ans, sur ordre du conseil de village parce que ses parents ne pouvaient ps payer l'amende à laquelle elle avait été condamnée pour avoir osé être une relation amoureuse avec un jeune homme non accepté par la communauté.
Et encore l'Inde est un pays en paix! Les choses sont pire dans les Etats en situation de guerre, que ce soit il y a quelques années en Bosnie ou plus récemment au Rwanda ou en RDC. Dernier exemple en date, la Syrie au sujet de laquelle Annick Cojean* a publié un article qui fait froid dans le dos. Elle commence ainsi son article: "C'est le crime le plus tu, perpétré actuellement en Syrie. Un crime massif, organisé par le régime et réalisé dans les conditions les plus barbares. Un crime fondé sur l'un des tabous les mieux ancrés dans la société traditionnelle syrienne et sur le silence des victimes, convaincues de risquer le rejet par leur propre famille, voire une condamnation à mort..."
La suite: http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/03/04/syrie-le-viol-arme-de-destruction-massive_4377603_3218.html
Après avoir lu l'article, la question qui se pose c'est: "Que faire pour éviter que, année après année, cette jeune Indienne écrive le même message, que ce soit pour ses compatriotes ou pour toutes les femmes victimes de ce genre de violences?
* celle là même qui, en septembre 2012, à partir du témoignage de Soraya avait publié aux éditions Graset "Les Proies : dans le harem de Kadhafi"

samedi 8 mars 2014

Journé de la Femme (1)

Il y a quelques jours je suis tombée sur un extrait vidéo où de jeunes enfants (grande section de maternelle? CP?) étaient interrogés sur la manière dont ils percevaient un papa ou une maman dans la vie quotidienne*. Et c'était assez instructif du boulot qu'il reste à faire... pour les jeunes parents avant d'aller râler sur le contenu des livres scolaires.
Au fait, à votre avis ils voyaient leur parents comme dans la première ou la seconde image?

Aller autant le reconnaître, malgré mai 68 et les revendications du mouvement féministe, quel que soit sa tendance** les choses n'évoluent plus guère depuis les grandes Lois sur la contraception et l'IVG.
Mais vu ce qui se passe ailleurs dans le monde, difficile de se plaindre.
* Impossible de retrouver ledit enregistrement. Seule chose certaine, les enfants parlaient français et s'exprimaient relativement bien.

vendredi 7 mars 2014

Delphine Seyrig: actrice et femme

Il y a quelques jours disparaissait Alain Resnais, des années après qu'il ait tourné "l'année dernière à Marienbad", un film qui m'avait beaucoup déroutée et dont je ne garde que deux souvenirs: une image et un visage, celui de Delphine Seyrig.
Ce n'est que récemment, après avoir entendu une interview de Joëlle Brunerie-Kauffman que j'ai découvert que l'actrice s'était fait aussi connaître pour son militantisme féministe. Ainsi:
- en 1971 elle a fait partie des "salopes" qui avaient osé signer "le manifeste des 343" par lequel elle reconnaissait avoir volontairement avorté, s'exposant ainsi à des poursuites pénales pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement puisque alors cet acte était interdit
- en 1972, elle avait prêté son appartement afin que Harvey Karman puisse faire une démonstration d'une IVG par "aspiration" devant des militantes du MLF et et des médecins du Groupe d'information santé

Et puis en relisant sa filmographie j'ai retrouvé le titre du dernier téléfilm qu'elle a tourné et avait été diffusé en 1989: "une saison de feuilles" (tiré du livre du même nom de Madeleine) C'était la première fois qu'à la télévision une fiction abordait le thème de la maladie d'Alzheimer. Elle y était impressionnante! 
 

jeudi 6 mars 2014

Connaissez-vous René Borg?

Comme moi son nom ne vous dit probablement rien. Mais si vous avez plus de 50 ans et que je dis « Shadoks »? Oui je sais, vous pensez probablement d'abord à Claude Piéplu qui, de sa voix si particulière, racontait leurs histoires très délirantes.

Mais les "Shadocks" c'étaient aussi des personnages au graphisme assez moche inventés par... René Borg justement. Parmi le autres héros qu'on lui doit figurent également: Oum le dauphin, les «Watoo Watoo» et Nono le petit robot de la série « Ulysse 31 ». Ceux là ne me disent pas grand chose car les dessins animés dans lesquels ils figuraient ont été diffusé* à une époque où j'avais passé l'âge de regarder les programmes pour enfants.
A noter qu'il a aussi assuré la direction artistique de « Il était une fois… l'Homme » et « Il était une fois... l'Espace ».
Et pourquoi en parler aujourd'hui? Tout simplement parce que la presse rend hommage à celui qui vient de décéder à l'âge de 80 ans... et que je m'en voudrais de laisser passer l'occasion de rappeler que, si Jacques Rouxel a assuré le texte et le storybord de la série "les Shadocks", le "père" des personnages est bel et bien René Borg.

* respectivement en 1971, 1978 et 1981

mercredi 5 mars 2014

"Take Five"

Claude Nougaro...Le "blue rondo à la turk"... Dave Bubeck... Comment résister à l'envie de partager un autre des morceaux très célèbres associés à son nom bien que celui qui l'a composé en 1959 soit le saxophoniste Paul Desmond?  

Et comme il ne sera pas dit que ce billet, comme tant d'autres auparavant, ne sera pas l'occasion pour moi d'apprendre quelque chose, d'où vient ce titre (qui n'a rien à voir avoir l'expression "Give me five")?
Le titre est un jeu de mot sur l'expression anglaise « take five », qui, pour les musiciens qui sont en train d'enregistrer peut signifier « pause de cinq minutes » ou encore « cinquième prise ». C'est aussi une allusion à l'écriture en 5/4 du morceau (ce qui était rarissime dans le jazz des années 1950) où, pour les piètres musiciens dont je suis, tout est basé sur une mesure à 5 temps, soit 5 noires par mesure.
Dernière petite anecdote, Paul Desmond a donné tous les droits d'auteur à la Croix-Rouge*.
* Sur la version américaine de Wikipedia consacrée à ce morceau: "Upon his death in 1977, Desmond left the rights to royalties for performances and compositions, including "Take Five", to the American Red Cross, which has since received combined royalties of approximately $100,000 per year"

mardi 4 mars 2014

Claude Nougaro... 10 ans déjà...

Quelle chanson retenir de lui une fois que l'on a cité "Toulouse"?... car il y en a tant d'autres...? De préférence une qui n'aurait pas déjà été mentionnée ici*
Peut-être celle-ci, à cause de la prouesse qui a consisté à rédiger un texte qui colle aussi bien à la musique. Mais aussi de la difficulté technique qu'il y a à l'interpréter. Quand je l'écoute, je ne peux m'empêcher, sans même oser la chanter, de respirer au rythme de la mélodie, et j'en ressort presque ... "à bout de souffle". Alors de ceux et celles qui osent l'interpréter, je ne peux que saluer la performance!

* Presque 4 ans après l'ouverture de ce blog, qui contient plus de 1 900 billets, je n'ai toujours pas la liste des billets et encore moins de trace papier de leur contenu...

lundi 3 mars 2014

... et Andres Amador aime le sable

Si Simon BECK travaille la neige, un matériau pour le moins éphémère, Andres AMADOR a choisi un support plus résistant pour ces créations, sauf que celles-ci durent moins longtemps que les dessins sur la neige puisqu'il travaille le sable des plages et que ses oeuvres ne durent que le laps de temps qui sépare deux marées. 
Si on trouve pas mal de "tableaux" réalisés par Andres AMADOR sur le net, que ce soit sur son site internet
ou via sa page Facebook
sauf à écouter ses interviews (et encore je pense qu'il n'est pas particulièrement bavard sur sa vie) on en sait assez peu sur sa lui. Ainsi voici ce qu'il dit sur son site "Hello. I am a San Francisco native, world spirit. I was born in '71 and reborn several times since." Et c'est tout. 
Et n'espérez pas en apprendre davantage à la rubrique "bio" de son dossier de presse car elle est plus consacrée à une présentation très générale de son travail. Une fois que vous aurez compris qu'il travaille le sable principalement sur les plages de Californie et du Mexique, tout en n'étant pas hostile à d'autres suggestions (probablement sous réserve d'une prise en charge du transport et de l'intendance une fois  sur place) vous saurez tout!
Mais que cela ne vous empêche pas de mettre en lien l'une des deux adresses ci-dessus, histoire de faire de temps en temps une pause en laissant votre esprit vagabonder comme le vent et les vagues des plages.
Comme vous pouvez le constater, certaines réalisations sont très simples... et d'autres beaucoup plus complexes. Ne pas croire qu'il ne travaille que sur une surface vierge car il peut parfaitement incorporer les rochers qui peuvent pour l'occasion être pris aussi bien dans un filet assez géométrique, que devenir de poétiques fleurs.
Et pour finir, sur son site j'ai vu un certain nombre d'images qui ressemblaient fort à des demandes en mariage... dont celle-ci pour laquelle on ne peut qu'espérer que Jessica soit restée, bien après que la marée ait effacé la "question" la demande de celui ou celle qui cherchait la lumière.
 

dimanche 2 mars 2014

Je me souviens... d'Emmanuelle Riva dans "Hiroshima..."

Alain Resnais est décédé et parmi sa filmographie, ce sont les films les plus anciens qui me reviennent d'abord à l'esprit: "Hiroshima, mon amour", "L'année dernière à Marienbad" et "Muriel ou le temps d'un retour"*, peut-être parce qu'après les avoir vus, j'étais fort, fort perplexe
Est ce pour cela que j'ai vu si peu de ses oeuvres plus récentes, même si deux d'entre eux ("Mon oncle d'Amérique" et "Smoking/no smoking") m'avaient passionnée?
* Il avait fait alors très fort en 1963 en osant aborder, via les souvenirs obsédant d'un des personnages, le thème de la torture durant la guerre d'Algérie. Ce qui, par certains côtés, n'est pas si surprenant que cela puisque 4 ans auparavant il abordait déjà le problème des femmes tondues à la Libération

samedi 1 mars 2014

Simon Beck aime la neige...

... pas pour skier dessus (quoique je n'ai rien lu la dessus) mais la "travailler" afin de créer des chefs d'oeuvre éphémères qui dureront quelques jours. Au pire jusqu'à la prochaine grosse chute de neige et au mieux jusqu'au redoux, pour peu que des hommes et femmes de bonne volonté veuillent bien entretenir ses "dessins éphémères" réalisés raquettes aux pieds. 
Si vous n'avez pas envie ou pas le temps de passer les admirer du côté de la station de ski des Arcs, vous pouvez suivre son "actualité" sur Facebook:











Et si vous voulez vous lancer dans la réalisation d'oeuvres similaires, sachez qu'il vous en coutera au moins 10 heures de "travail", je veux dire de marche dans la neige. Enfin, c'est le temps qu'il lui faudrait si on se fie à ce qu'il dit. Mais lui est un pro qui arrive à faire, je ne sais comment, des dessins très réguliers.
Plante t il un ou des bâtons dans le sol à partir desquels il tourne et vire en gardant une distance régulière grâce à une corde, un peu comme certains se sont amusés à le faire en inclinant sur le côté des champs de céréales? Je n'en sais rien car, autant l'avouer, sa page est en anglais et je n'ai pas encore pris le temps d'aller au delà des photos