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lundi 1 juillet 2019

Retour d'exposition: "Hugo Pratt" au Musée Confluences de Lyon

 L'an prochain cela 25 ans que Hugo Pratt a disparu... Grâce soit rendue au Musée "Confluences" de Lyon d'avoir organisé cette 1ère grande exposition qui permet aux jeunes générations d'en savoir plus sur cet auteur de BD qui a enchanté plus les générations plus anciennes, notamment celle  était adolescente ou jeunes adultes lors de la publication des 1ères aventures de Corto Maltese, à la fin des années 60.
Une très belle exposition organisée officiellement en 3 parties avec une partie biographique, une autre sur les inspirations de l'auteur de bandes dessinées et une dernière sur ses œuvres.
C'est la seconde qui m'a le plus passionnée. Notamment parce qu'on y voit un certain nombre d'objets dont on retrouve trace dans l'oeuvre du dessinateur,comme un crâne en cristal.
Et puis j'ai eu un très gros coup de coeur pour les versions "aquarellées" de certains de ses dessins (sans que je sois certaine qu'elles soient réellement de la main de Hugo Pratt) Le doute est permis puisque si on voit dans une vidéo, Hugo Pratt réaliser une aquarelle et que ses oeuvres, initialement en noir et blanc ont été republiées en couleurs... un article de presse précise que "Outre les originaux, nombre de dessins ont été retravaillés en couleurs, par la graphiste Tiphaine Massari"
Petit coup de coeur aussi pour l'une des "salles" où étaient regroupées 390 visages des personnages inventés au fil des volumes. Et juste avant, une sorte de carte interactive où les visiteurs étaient invités à faire voyager Corto en utilisant un chat.
J'allais oublier un détail: de nombreuses citations émaillent le parcours de l'exposition, avec beaucoup de références aux auteurs anglo-saxons. Mais pas que,car s'il fallait n'en retenir qu'une ça serait celle de Dont cette fort joli phrase de Jorge Luis Borgès qui colle tellement bien au personnage de CortoMaltese: "Un gentleman ne peut s'intéresser qu'à des causes perdues"

mercredi 26 juin 2019

Retour d'exposition: "Rodin" au Grand Palais

C'était l'exposition du centenaire. L'occasion de voir les oeuvres habituellement visibles au musée Rodin, mais aussi d'autres,sous un autre jour. Et découvrir à quel point l'artiste fut fécond car si on connaît beaucoup les grandes sculptures de l'âge mur et leurs variations de toutes tailles, ses dessins (assez érotiques, car l'homme était fort sensuel) sont beaucoup moins connus
C'était aussi l'occasion de découvrir un certain nombre d'anecdotes jusque là ignorées. Mais aussi de voir à quel point il a été moderne et source d'inspirations pour des peintres nés bien des années après lui.
Parmi les oeuvres très connues il y avait bien sur "le penseur" et l'âge d'airain" par qui le scandale était arrivé. En effet, certains ont pensé qu'il avait effectué un moulage du corps de celui qui avait posé: un jeune soldat belge du nom d’Auguste Neyt. Le souhait de l’artiste qui était de représenter « le vrai », à la fois au plan de la justesse anatomique mais aussi d'une réelle présence du corps, dans ses 3 dimensions.
Alors, volontairement pour ces 2 oeuvres, j'ai choisi des cadrages atypiques. La 1ère au travers du bras plié de "l'âge d'Airain", la seconde en immortalisant son profil. Accessoirement c'était aussi une manière d'éviter d'avoir dans le champ de vision l'un des très nombreux visiteurs de l'exposition.
Dernière oeuvre choisie: le manteau de Balzac.... parce qu'il est l'un des éléments ayant permis d'aboutir à l'oeuvre finale, le "Monument à Balzac"qui mis beaucoup de temps avant d'être inaugurée (en 1939!) Pourquoi? Tout d'abord, Balzac étant mort en 1850, lorsque Rodin est mandaté, en 1891, pour réaliser une sculpture de l'écrivain, le perfectionniste qu'il est doit effectuer moult recherches, d'autant que  les commanditaires voulaient voir Balzac en robe de moine. Et puis Zola qui présidait la commission des amis de Balzac est pris dans la tourmente de l'affaire Dreyfus...Et de retards en retards... Au final, exit la robe de bure car Rodin qui avait pu récupérer les mensurations de Balzac fit exécuter une réplique de la robe de chambre dont se vêtait l'écrivain afin de mouler celle-ci dans du plâtre afin de travailler au plus près de la réalité.Ce qui donnera une oeuvre puissante que l'on peut voir dans les jardins du musée Rodin mais aussi boulevard Raspail

lundi 7 janvier 2019

Partage de souvenirs (6) ... Exposition "Wallace Ting" au musée Cernuschi


Je suis allée plusieurs fois au musée Cernuschi* qui est beaucoup moins connu que le musée Guimet ou celui du quai Branly, sans doute parce qu'il est plus ciblé arts asiatiques avec notamment des oeuvres venues de Chine, Japon, Corée et Vietnam... là où les 2 autres sont plus diversifiés. En outre il est un peu plus compliqué d'accès puisque le trajet le plus simple suppose de prendre la ligne 2, de descendre à "Monceau" de remonter une avenue avant de tourner dans l'avenue Velasquez. Depuis la 1ère fois que j'y suis allée, plus d'une fois j'ai du ré-orienter des touristes un peu perdus.
Pour revenir à cette exposition, qui a eu lieu 7 octobre 2016 au 26 février 2017. Je ne connaissais pas l'artiste mais l'affiche, vue dans le métro, avait attiré mon oeil. A dire vrai, l'exposition m'a déçue... ou plus exactement ce que j'ai vu ne m'a pas incitée à acheter le catalogue et comme, de mémoire il n'y avait pas la moindre revue d'art consacrée à cet événement, je suis partie les mains vides avec en outre aucune image supplémentaire qui se serait ajoutée à celle de l'affiche. Le genre de cas de figure où en sortant on se dit "mauvaise pioche!" 
Mais je suis quand même allée faire ensuite quelques recherches sur le Net. et j'ai trouvé ce qui suit: "L’itinéraire de Walasse Ting, artiste inclassable né à Shanghai, tour à tour actif à Paris, New York et Amsterdam, préfigure l’internationalisation de l’art contemporain chinois
Au début des années 1950, Walasse Ting gagne Paris où ses créations expressives le rapprochent du groupe CoBrA. Si sa prédilection pour Matisse s’affirme pendant ses années parisiennes, c’est à New York qu’il construit son univers, fait d’allers et retours entre l’encre et la couleur pure, entre les codes de la peinture chinoise et la spontanéité de l’action painting. Tout en retraçant le parcours de Walasse Ting, [le catalogue de l'exposition] présente pour la première fois le fonds exceptionnel du musée Cernuschi, révélant une œuvre d’une incroyable vitalité, chargée d’érotisme, ainsi que la figure fascinante d’un artiste se désignant lui-même sous le nom symbolique du « voleur de fleurs ».
*Musée fermé depuis le28/5/2019 et jusqu'en fin mars 2020 "...pour des travaux de refonte du parcours des collections permanentes..."