jeudi 26 mars 2020

Confinement 1 - J10

Texte rédigé en juillet 2023

Le 26 mars 2020
Cette photo là je me rappelle fort bien de l'endroit où elle a été faite : à l'abbaye de St Félix de Monceau (34)*... et de la date: en mai 2015!
Et la photo m'avait renvoyé des années en arrière, lorsque je voyais ce type de papillon dans le jardin de mes parents. Du moins les années où ils ne traitaient pas trop leurs jeunes plans de carotte que la chenille de ce papillon affectionne particulièrement, au grand dam des jardiniers.                         

J'avais découvert le site via un photographe amateur du Sud qui y avait bossé avec un modèle. Il avait fallu un peu insister pour qu'il me donne le nom, une discrétion un peu ridicule de sa part s'agissant d'un monument historique ouvert au public. 
J'avais apprécié l'abbaye, tout en haut d'une colline d'où l'on voyait très loin. L'avantage de l'avoir visité hors saison, c'est que j'étais quasi seule ... l'inconvénient, c'est que je n'avais pas pu entrer dans la partie centrale de l'abbaye, à savoir l'église. 
*https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-F%C3%A9lix-de-Montceau

Musiques du temps du confinement -1- "messe pour le temps présent"

Vivre confiner, c'est aussi essayer de fuir l'ambiance anxiogène, notamment celle liée aux nouvelles diffusées par certaines chaînes d'information: tant de nouveaux cas,tant de personnesen réanimation, tant de décès... en écoutant de la musique et des chansons que l'on aime

Je me rappelle assez bien la 1ère fois où j'ai entendu cette musique, j'étais allée avec une amie assister à un spectacle de danse de fin d'année. Et parmi les chorégraphies, il y en avait une sur cette musique...

mercredi 25 mars 2020

Confinement 1 -J9

Texte rédigé en juillet 2023

Le 25 mars 2020

Bien difficile, non impossible de me rappeler où ce nénuphar a été photographié: dans le bassin du jardin des plantes de Nantes? dans celui du jardin de la Rochelle ... ou dans le très grand bassin du parc de la tête d'or qui en contient des dizaines de variétés:
- de toutes les couleurs en allant du blanc au rose soutenu en passant par les roses et les jaunes
- certaines n'ayant qu'un rang de pétales et d'autres beaucoup plus nombreux, comme ici.


mardi 24 mars 2020

Confinement 1 -J8

Texte rédigé en juillet 2023

Le 24 mars 2020

Il est des photos qui, lorsqu'on les revoient, génèrent des sentiments mitigés.
Il y a tout d'abord cette question angoissante: où diable a t elle été prise, à Rennes, dans le jardin des parents? à Paris dans le jardin des plantes, à Bouguenais, sur le site de la Roche Ballue? Mais il y a aussi une grande satisfaction à revoir cette photo, au final intemporelle, celle d'un cerisier en fleurs: une image typique du printemps. Quoique, au printemps il y a aussi les poiriers et les amandiers qui ont des fleurs blanches, celles de pêchers, des prunus ... étant roses... et celles des pommiers roses et blanches. 
Et il y a 2 souvenirs qui me reviennent:
- le très grand cerisier du jardin de mes parents, celui qui surplombait le petit bâtiment qui abritait des clapiers et le poulailler. J'étais trop craintive pour oser dépasser la 1ère grosse ramification, sauf lorsque je voulais m'installer sur le toit d'où l'on voyait les champs à perte de vue. Lorsque la floraison touchait à sa fin, j'avais les jours de grand vent, me mettre sous les branches et laisser pleuvoir sur moi des milliers de pétales blancs. 
-la balade faite durant une pause déjeuner, le long de ce que j'appelais la  route des fleurs, c'est sous ce nom qu'elle figurait sur un carte IGN. Il y avait de très nombreux vergers de cerisiers. Hélas je ne la retrouve pas. Le seul indice qui me revient à l'esprit, c'est que j'avais déjeuné dans la voiture , à proximité du Manoir de Agnès Sorel... que je n'ai jamais visité durant les 5 années passées en Seine Maritime. 

Confinement 1 -J7

Texte rédigé en juillet 2023
Le 24 mars 2020

C'était à Gérone, le jour où, plutôt que d'arpenter une nouvelle fois les ruelles, dont on apprendra plus tard que leurs  pittoresques escaliers, ont servi de cadre à des scènes de "Games of Throne", avec mon compagnon on était monté sur les remparts que l'on avait remontés du sud bers le nord. Une superbe manière de découvrir autrement la ville, à hauteur de goélands.

lundi 23 mars 2020

Confinement 1 -J6

Texte rédigé en juin 2023

Le 23 mars 2020

Il faisait beau et très chaud lorsqu'on a visité ce jour là la ville de la Bisbal (Catalogne) qui est réputée pour ses nombreuses boutiques consacrées à la céramique. Si j'en ai photographié un certain nombre, c'est surtout cette rose qui a retenu mon attention tant était beau le dégradé de couleurs sur ses pétales. 
Un seul regret, la fleur était située dans un jardin clos par une grille, impossible donc de vérifier si elle sentait aussi bon que je la trouvais belle. 

dimanche 22 mars 2020

Confinement 1 -J5

Texte rédigé en juin 2023

 Le 22 mars 2020


Cette libellule (ou demoiselle*, je ne sais plus) a pris la pose dans le parc naturel d'Aiguamolls (Espagne). Pour pouvoir l'immortaliser sur la rembarde en bois où elle s'était installée pour prendre le soleil, il a fallu approcher très doucement (en évitant de lui faire de l'ombre) avant de monter là encore très doucement l'appareil photo à hauteur de visage et viser en faisant bien attention... à ne pas couper une partie de son long appendice caudal.
C'est en pareil cas que j'ai envie de saluer très bas les photographes animaliers, capables de rester tapis pendant des heures dans un abri camouflé et celaquelle que soit la météo. 
*Les demoiselles sont aussi nommées zygoptères ou agrions. Leur identification se fait lorsqu’elles sont posées : leurs ailes sont jointes lorsqu’elles sont posées. Les libellules sont généralement plus grosses que les demoiselles. L’identification se fait également au repos : leurs quatre ailes sont alors étalées de chaque côté de leur corps. 

samedi 21 mars 2020

Confinement 1 -J4

Texte rédigé en juin 2023

Le 21 mars 2020
Ma fleur préférée: l'Iris

Celui-ci a très probablement été photographié au parc floral de la Beaujoire, à l'époque où j'essayais d'y aller chaque année au moment où ils étaient en fleur*. J'avais commencé par ceux qui étaient dans les tons bleus. Puis j'vais découvert que chaque iris avait non seulement sa couleur, mais aussi son odeur. J'y ai passé des heures.  
*Désormais, le grand carré près de la fontaine en bas, près de l'Erdre, ne contient plus que de la pelouse. Déjà j'avais remarqué que la zone avait beaucoup souffert lors du Covid où les jardiniers étaient restés chez eux. Mais en y réfléchissant bien les choses avaient commencé à se dégrader lorsque la ville de Nantes avait banni l'usage des produits phytosanitaires. Une bonne idée pour la planète... et une mauvaise pour les amateurs d'iris dont une plante les rhizomes ne supportent pas d'être noyés sous la végétation. 

vendredi 20 mars 2020

Confinement 1 - J3

Texte rédigé en juin 2023

Le 20 mars 2020

Cet adorable petit rouge-gorge est... espagnol. Ou plus exactement catalan car il a été photographié lors de ma 1ère visite au parc naturel "Aiguamolls de l'Emporrdà". 
Il semblait attendre les visiteurs qui sortaient de l'une des cabanes d'observation situées le long d'un parcours où l'on peut observer cigognes, hérons, canards, poules d'eau ... et beaucoup d'autres oiseaux migrateurs. On a été nombreux à le photographier ce jour là car il n'était pas du tout farouche. 
Les visiteurs les plus courageux montent dans de grandes tours d'observations d'où la vue porte loin puisqu'on aperçoit la mer. On surplombe aussi les prairies cernées d'étiers et entourées de haies où déambulent des troupeaux de vaches locales (de celles qui participent à certaines manifestations tauromachiques) ou des chevaux ... que faute de connaître leur race je qualifierai de "camarguais" 

jeudi 19 mars 2020

Confinement 1 - J2

Texte rédigé en juin 2023

le 19 mars 2020

De mémoire (il faudrait pour en être certaine, retrouver les "exifs" de la photo mais j'ai la flemme) ce  papillon qui prenait le soleil sur une feuille de camélia a été immortalisé au parc de la Gaudinière. Encore lui.
Un endroit actuellement doublement inaccessible, d'abord parce que au delà de la limite des 1km mais aussi parce que les parcs et jardins publics de Nantes sont tous fermés. Et pour ceux et celles qui vivent en appartement, notamment en centre ville où l'environnement est parfois TRES minéral, ça risque de vite devenir très pénible, quelle que soit la météo. 

mercredi 18 mars 2020

Confinement 1 - J1

Texte rédigé* en juin 2023

Le 18 mars 2020

Hier à midi, jour de la St Patrick, le jour de ma fête dans la vraie vie, il a commencé ce "confinement" (censé durer juste un mois, mais j'en doute) dont on nous menaçait depuis plusieurs semaines. Pour m'aérer un peu, ainsi que mes contacts sur FB**, j'ai décidé de publier chaque jour une image réalisée au delà du périmètre de 1km qui nous est imposé pour nos déplacements.

Là c'est la petite rivière du Cens, au niveau haut du Parc de la Gaudinière qui, plus loin, en fait au niveau des facultés, se jette dans l'Erdre. Même si il n'y en a aucun sur la photo, les canards adorent cette partie de la rivière qui tient alors à la fois de la piscine ou de la mare et où ils sont assurés de ne pas être dérangés par les visiteurs du parc. Je pense surtout aux enfants qui peuvent parfois être TRES turbulents.

* Ayant appris récemment que Blogger fermerait au 31/12/2023 pour ceux ne l'ayant pas activé depuis plus de 2 ans (information que j'ai peut-être confondue avec la fermeture, bel et bien effective de Skyblog le 22 juin...) mais aussi pour d'autres raisons que j'évoquerai peut-être un jour, j'ai décidé de "réveiller" ce blog qui m'a autrefois été fort utile. 

** FB = Facebook, pardon désormais on dit Meta 

samedi 16 novembre 2019

Les conférences de l'Université Permanente -4- Mot clé : Delerm


 Le principe pour parler de ces conférences, non pas un compte-rendu en bonne et due forme mais un ou plusieurs éléments qui ont retenu mon attentionCette fois-ci, je retiendrai encore 3 éléments
Tout d'abord c'est fort agréable de mettre un visage, une silhouette, une voix sur un écrivain. Et oui, il y a fort longtemps que je ne regarde plus la télévision et donc j'aurais été incapable de reconnaître M. Delerm si je l'avais croisé en Normandie ou à Paris.
Ensuite, ce que je croyais être une conférence s'est plus révélé être une discussion à bâtons (faussements) rompus entre l'un des membres de la librairie Coiffard, la plus ancienne (en 2019 elle a fêté ses 100 ans) et incontournable librairie de Nantes et l'auteur. Un exercice difficile, notamment pour l'auteur plus à l'aise semble t il dans le dialogue avec juste quelques interlocuteurs qu'avec un une seule personne représentant un vaste auditoire. C'est tout un art de réussir à faire croire que l'on r s'adresse à chacune des personnes présentes dans un vaste amphi! Surtout quand la personne qui interroge l'auteur a lu le livre et connait bien les différents ouvrages de l'écrivain... et pas vous!
Mais au final, l'exercice a été réussi car j'ai acheté le livre. Non pas le jour même. Je suis trop timide pour acheter un livre ou une BD devant l'auteur avant d'aller faire la queue pour me le faire dédicacer*
PS du 6 mars 2020:  Lu le livre en quasi totalité lors d'un voyage en train. Il faut dire que l'ouvrage est bref : 100 pages entre le début de la description du 1er geste "les embarras du vapotage" (page 7) et la fin de celle du dernier "ensemble loin" (page 107). Et je dois avouer qu'il est loin le temps où je me délectais de "la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules". Sans doute ai-je lu de lui trop de ses petits livres consacrés à ces moments du quotidien. Il reste toutefois, avec ses 47 très courts "chapitres" un ouvrage idéal pour les transports en commun,ou lorsqu'on à peu de temps avant de s'endormir.

jeudi 14 novembre 2019

Les conférences de l'Université Permanente -3- Mots clés : Chine & Agriculture



Le principe pour parler de ces conférences, non pas un compte-rendu en bonne et due forme mais un ou plusieurs éléments qui ont retenu mon attentionCette fois-ci ça sera 3 éléments.
Tout d'abord, un constat: ce n'est pas parce qu'on a un long et riche passé professionnel qui vous a amené à intervenir désormais dans le cadre d'échanges avec un autre pays que vous maîtrisez pour autant la manière de rendre compte de manière objective de tout ce que vous avez vu et entendu dans le cadre de ces échanges. Et le conférencier, malgré les contraintes dues au régime politique du pays, a pas mal arpenté l'une des immenses régions de ce grand pays qu'est la Chine. D'où une immense base photographique qu'il ne lui a pas toujours été facile de présenter d'une façon synthétique qui ne soit pas trop descriptive et répétitive. 
Ensuite... le conférencier avait transformé l'intitulé initial de son intervention (qui visait les productions légumières en mentionnant l'horticulture! L'occasion pour beaucoup de découvrir que ce mot ne concerne pas que les fleurs mais les différentes productions agricoles non "spontanées"  car l'horticulture a trait à la culture des plantes d'ornement, des jardins, à la culture maraîchère, potagère....Ce qui explique l'ampleur de la tâche qui revenait au conférencier dans le temps imparti (1h à 1h15) à ces conférences
Et surtout deux détails: face à l'enjeu colossal de nourrir des millions de gens (en mi 2019, la population Chine était estimée à 1 441 800 000 habitants) il faut produire beaucoup, avec le minimum de pertes. Alors plus d'une fois les "ouvriers" (plus que paysans)  qui travaillent dans les entreprises (plus que fermes) agricoles ont la main lourde quand aux produits phytosanitaires au point que sur certaines photos il devient difficile parfois de deviner la couleur normale des plantes sous les différents traitements. Mais aussi ceci, la notion de "produits issus de l'agriculture biologique" est beaucoup moins stricte qu'en France. Comme beaucoup dans la salle, je suis restée pantoise en voyant en arrière-plan de serres (en plastique) des centrales thermiques au charbon clairement identifiables car toutes proches!

mercredi 13 novembre 2019

Les conférences de l'Université Permanente -2- Mot clé: Cannabis

Le principe pour parler de ces conférences, non pas un compte-rendu en bonne et due forme mais un ou plusieurs éléments qui ont retenu mon attention
Le préalable rappelé par le conférencier, un honorable enseignant de la faculté de Droit qui ne manque pas d'humour: L’article L3421-4 du Code de la santé publique punit de 5 ans d’emprisonnement la présentation sous un jour favorable de l’usage de cannabis. Peines qui sont aggravées lorsque les faits reprochés ont lieu dans un établissement d'enseignement
Parmi les points retenus de l'intervention: l'usage du cannabis (chanvre thérapeutique) est fort ancien puisque les Grecs puis les Romains le préconisaient pour certains usages. Tout comme Rabelais plus tard. Il est même paru en 1758 un "traité du chanvre" qui l 'envisageait sous l'angle médical, mais faisait aussi état de ses effets psychiques.
En fait tout a basculé au début du XXème siècle avec l'apparition et la généralisation des médicaments "chimiques" plus faciles d'usage et stables dans leur composition. Et puis est venu la prohibition de l'usage récréatif de la plante.
Désormais on trouve sur le marché des médicaments contenant des cannabinoïdes, des préparations à base de cannabis et du cannabis "light". Pour les médicaments, il faut être lucide, même si le Savitex a reçu une AMM(1) il est très difficile à obtenir car il n'a jamais été commercialisé (parce que très cher et non remboursé?) Quant au cannabis "light" qui contient très peu de THC (2) mais un certain dosage de CDB (3), il a donné lieu à l'ouverture en France d'un certain nombre de boutiques qui sont tout particulièrement surveillées par la police
Pour revenir à l'efficacité thérapeutique, le conférencier en cite un certain nombre qui ont pu être constatés dans le cadre d'essais cliniques randomisés, qu'il serait possible de majorer avec précautions !...des expériences plus individuelles. Il ajoute même qu'à la différence de l'alcool et du tabac, il n'a pas été démontré de dangerosité (4)
L'intervention se poursuit avec un état des lieux de la possibilité (ou non) dans un certain nombre de pays d'accéder aux préparations médicales standardisées, laquelle ne recoupe pas forcément la carte des pays autorisant (ou non) l'usage récréatif du cannabis.... avant de conclure sur "oui la légalisation cannabis thérapeutique est inévitable mais ça sera long malgré quelques avancées récentes du côté de l'OMS et de l'Assemblée Nationale qui a voté un amendement -extrêmement strict- dans le cadre du projet de Loi de Finances, avec aucune garantie que la disposition soit votée par le Sénat et que les incontournables décrets d'application voient le jour.
(1)(AMM:Autorisation de Mise sur le Marché
(2)THC:
tetrahydrocannabinol 
(3) CDB: cannabidiol
(4)
Les personnes ayant consommé régulièrement du cannabis à l’adolescence ont trois fois plus de risques de développer un trouble psychotique de type schizophrénique avant l’âge de 30 ans, notamment parce que leur cerveau est alors en plein remodelage neuronal et hormonal avec la puberté.

jeudi 7 novembre 2019

Les conférences de l'Université Permanente -1- Mot clé: handicap

Le principe pour parler de ces conférences, non pas un compte-rendu en bonne et due forme mais un ou plusieurs éléments qui ont retenu mon attention

le point de départ de l'enquête menée par les archéo-anthropologues de l'INRAP*:  une interrogation d'un champion para-olympique sur la place que réservait autrefois la société aux corps différents: meilleure ou pire? La réponse: les corps différents n'étaient pas exclus voire éliminés d'office puisqu'on les trouve représentés sur des vases antiques, des enluminures, des tableaux...et que leurs tombes n'étaient pas à part et cela aussi loin que l'on puisse remonté dans le temps .
la valorisation du handicap chez les Mochicas* *(le handicap pouvait être considéré comme un signe selon lequel la personne était destinée à devenir chaman ) ou chez les Egyptiens (naître nain était considéré comme un cadeau des Dieux et ceux dans ce cas avaient notamment vocation à devenir des musiciens).
la création des hôpitaux psychiatriques remonte au VIIème siècle à Bagdad et les malades, là où en Europe ils étaient considérés comme les fous, en Orient ils pouvaient faire l'objet de soins de musicothérapie, de zoothérapie sans aucune considération de sexe, âge ou religion...
le rituel de l'exposition... pour les enfants n'ayant pas eu le temps d'être baptisé a perduré bien au delà de la création au XIIème siècle, de la notion de Limbes. Sauf que l'on sait maintenant que le "souffle de Dieu" durant lequel l'enfant était promptement baptisé, correspondait en réalité à l'expulsion des gaz de décomposition du corps
le cas très particulier du personnage enfoui au XIII siècle dans une salle capitulaire et dont l'étude du squelette a révélé qu'il était "spina bifida", qui plus est au niveau des cervicales, ce qui fait qu'il était probablement tétraplégique, ce qui ne l'avait pas empêché d'atteindre la fonction suprême au sein de l'abbaye, celle de chanoine, seules les personnes ayant exercé ces fonctions pouvant être ensevelies dans la salle précitée.
Quelques éléments de conclusion: si en Chine et en Afrique, le handicap est un sujet tabou, dans les autres pays, les handicapés physiques ne sont pas mis au "rebut" isolés dans les cimetières et leurs corps bénéficiant des mêmes rituels (comme dans chez les chrétiens, celui de la pierre qui évite l'apparition du rire sardonique) mais cela ne vaut que lorsque la société va bien. Sinon, les faibles, malades et infirmes paient un lourd tribut. Dernier exemple en date en France, les malades mentaux durant la seconde guerre mondiale. 
* INRAP: Institut National Recherche Archéologique Préventive
** https://fr.wikipedia.org/wiki/Moche_(culture)