jeudi 15 mai 2014

Vous rappelez-vous de "Will You"?

Personnellement, je m'en rappelais fort bien tout en ignorant le nom de l'interprète et le titre de la chanson. Merci donc aux archives de la chaîne de radio FIP qui m'ont permis de répondre aux questions: c'est qui et c'est quoi!..

... Et à Google d'en savoir plus
Il semble bien que la chanteuse Hazel O'Connor* n'a jamais vraiment réussi à aller au delà de ce tube** qui figure dans un film de 1980 où elle interprète une jeune et ambitieuse chanteuse punk, de l'anonymat à la célébrité, puis le déclin de sa carrière... Un film prémonitoire?
Le film, c'était "Breaking glass" (probablement une allusion à un vers de la chanson où il est question d'un verre de thé renversé). Et le titre c'était "Will you", la question que se pose l'héroïne qui se demande si son ami va oser passer à l'étape suivante avec elle. 
En tant que chanteuse, au plan musical, mis à part quelques frémissements avec un autre de ses albums sorti en 1981 et quelques singles, le public semble bel et bien l'avoir oubliée.
* actrice et chanteuse britannique née le 16 mai 1955
** qualifié de "...ballade tragique et sirupeuse (...) devenue un classique des chansons romantiques"

mercredi 14 mai 2014

"Moi, Christiane F. la vie malgré tout" de Christiane V. Felscherinow

Avec "L'herbe bleue" paru en France 9 ans plus tôt, le 1er livre de Christiane F. constituait un témoignage choc sur la manière dont de jeunes adolescents pouvaient plonger ans le monde de la drogue. Lorsque je l'avais lu, j'avais cru, un peu naïvement à sa conclusion: Christiane s'en était sortie et avait repris des études. Faux! Tout comme le soi-disant témoignage de l'adolescente du livre "l'herbe bleue" qui est en réalité une fiction et non une autobiographie. 
Christiane a effectivement repris pendant un temps des études, mais elle n'est jamais vraiment sortie de la drogue car si aujourd'hui elle ne se drogue plus, elle dépend de ses doses de méthadone et des médicaments prescrits pour l'aider à faire face à une hépatite, probablement contractée lors d'un échange de seringues. 
Ce second livre qui commence là où le précédent s'achevait (en remettant les choses au point) devrait se lire  en ayant en tête l'une des dernières phrases de l'ouvrage: "... Je ne sais combien de temps il me reste à vivre. Je ne me pose pas la question, j'en suis incapable, je ne veux pas être sans arrête en train de penser à la mort. Souvent, j'ai eu hâte que ce moment arrive - et parfois bien sûr, ça me fait peur. Mais quand même: qui aurait cru que j'aurais un jour 51 ans?"
Christiane aura 52 ans le 20 mais prochain et ce livre, c'est le récit, quasi jour après jour, de ce qu'elle a vécu: ses rencontres, bonnes (Anna Keel...) ou mauvaises (la liste est là beaucoup plus longue, avec notamment des toxicos qui ont essayé, plus ou moins durablement, de quitter le monde de la drogue). 
J'ai peu accroché sur la période où elle a fréquenté les artistes du rock, notamment parce que je suis particulièrement ignare sur ce milieu, un peu plus sur son long séjour grec aux côté de Panagiotis. En fait, ce sont les années les plus récentes qui m'ont surtout plu. Elle dit des choses fort belles sur son fils, sur ce qu'il lui a apporté, sur sa douleur quand il lui a été retiré par les services sociaux: "
En refermant le livre on ne peut souhaiter qu'une chose, que une fois le tapage médiatique autour de la sortie de son livre essoufflé, elle puisse redevenir Christiane Felscherinow, une femme ordinaire qui aime par dessus tout son fils mais aussi beaucoup ses chiens et non plus Christiane F. l'ancienne adolescente droguée et qui se prostituait de la station Zoo.  

mardi 13 mai 2014

La créature a perdu son père

En 1979 j'avais 21 ans et j'ai accepté, sans trop me faire prier, de suivre deux amis qui avaient tout comme moi été intrigués par l'affiche d'un film. J'ignorais en mettant les pieds dans la salle que j'allais rencontrer l'une des plus effrayantes créatures qui soit: Alien!
Elle avait été imaginée par  Hans Ruedi Giger, un plasticien, graphiste, illustrateur, sculpteur et designer (rien que ça!) suisse qui vient de décéder, laissant "orphelin" ce qui a probablement été sa plus célèbre créature. Célèbre Alien, mais pas beau! Enfin, à mes yeux qui n'avaient pas plus goûté que cela le spectacle de sa dégoulinante mâchoire aux multiples dents acérées (à faire passer un crocodile pour un enfant de choeur), celui de ses moeurs, de son mode de reproduction... que l'on découvre de film en film.  
La mort du Papa de la "Bête" (beaucoup plus intelligente que le commun des humains) est l'occasion de revenir sur l'oeuvre de son créateur et de découvrir notamment quel a été son parcours. Passionné par le fantastique et le surréaliste Giger a suivi des études d'architecture et de dessin industriel avant de s'orienter à plein temps vers le dessin où il créera son propre style mêlant l'organique et la mécanique. Il a d'ailleurs nommé cela la "biomécanique".
Bon ceci dit, son univers continue de me faire un peu peur. Pas sur donc que j'aille un jour visiter le musée qui lui est consacré dans la ville de Gruyères.

lundi 12 mai 2014

Floralies de Nantes - édition 2014 (2)

Pour rendre compte de cet événement, 3 photos n'ayant pas demandé trop de travail de retouche pour commencer.
Les floralies, c'est l'occasion de voir des fleurs comme on en voit rarement, ou que l'on prend rarement l'occasion de regarder d'aussi près. Et certaines comme les orchidées se prêtent particulièrement bien à l'exercice

Mais la plupart du temps elles sont mises en scène dans des "tableaux" plus ou moins vastes qui peuvent se lire à différents "moments" lors de la visite. Ici, dans le hall consacré à "la rencontre poétique" les pépinières de la Guérinière (35) ont souhaité illustrer un jardin très romantique rappelant la maison d'un ancien chanteur et poète.

Dans un autre hall autour de la thématique "la Galerie d'Art" étaient regroupées les compositions réalisées par différentes personnes oeuvrant dans le cadre des ateliers d'art floral de la Loire-Atlantique... dont celle-ci. Mais d'autres ont retenu l'attention.

dimanche 11 mai 2014

de "Anamorph" à "anamorphose"

Au départ de ce billet, il y a un film de Henry S. Miller sorti aux Etats-Unis en 2008. Un thriller psychologique dans la lignée de "Seven" et autres "Silence des agneaux". Sauf que là vous avez un inspecteur de police qui cherche à coincer un tueur en série qui met en scène ses meurtres en recourant à certains procédés de peinture dont l'anamorphose... une technique qui au final se révèle plus intéressante que le film.
L'anamorphose c'est quoi?... Si désormais c'est une déformation réversible d'une image à l'aide d'un système optique -  par exemple un miroir courbe - ou un procédé mathématique, au départ c'était l'une des applications des travaux de Piero della Francesca sur la perspective. Léonard de Vinci (dans son Codex, un oeil peut devenir un visage d'enfant) et Holbein avec son tableau "les Ambassadeurs" y ont recouru. 













Dans ce dernier tableau, à première vue, c'est le portrait de deux hommes. Il faut se placer sur le côté gauche du tableau et regarder au niveau de l'étrange figure du tapis pour voir apparaître un crâne, un motif qui renvoyait aux natures mortes de type "Vanité"*
C'est à ce type de procédé auquel a recouru Dali dans sa mise en scène d'une des salles de son Musée de Figueres où il rend hommage à "Mae West". La ville rend d'ailleurs à son tour hommage au peintre sur les ramblas en ayant installé une colonne cylindrique sur laquelle se reflète le visage du peintre.









Et il s'agit là d'une autre manière de réaliser une anamorphose via un miroir conique ou cylindrique que l'on interpose entre le regard et la peinture qui, déformée, s’y reconstitue. Certains artistes contemporains* ont poussé le procédé assez loin puisque, dans l'exemple qui clôt le présent billet, la lecture se fait en passant du dessin accroché au fond au détail du pied qui se reflète dans le cylindre.   
* exemple: Istvan Orosz un peintre hongrois né en 1951

samedi 10 mai 2014

Le "Dust Bowl" c'est quoi?

Je savais sans le savoir avant d'avoir lu le 5ème volume de "Airborne 44". En effet je connaissais le livre et le film "Les Raisins de la colère", j'avais mémorisé un certain nombre d'images de Dorothea Lange en les rattachant les uns et les autres aux conséquences de la Grande Dépression. Je me rappelais aussi fort bien le début du film "Honkytonk Man" où le héros arrive lors de ce que je croyais être une tornade avant de repartir avec son neveu et d'un vieillard qui se rappelle "la course à la terre de l'Oklahoma". En fait le film se situe à l'époque du "Dust Bowl"
En très résumé, le "Dust Bowl" que l'on pourrait traduire par "Bassin de poussière" correspond à une série de tempêtes de poussière qui ont touché, pendant près d'une décennie la région des Grandes Plaines aux États-Unis et au Canada.  Avec le recul, certains, comme Ken Burns*, un documentariste de l’histoire de la guerre civile américaine, n'hésitent plus à le considérer comme "le plus grand désastre écologique d’origine humaine aux Etats-Unis".
L’histoire commence non pas en 1932, avec une sécheresse sans précédent ans la région des plaines du Sud, mais une bonne trentaine d'années plus tôt.
Jusqu'à la fin du XIXème siècle, la région des "Southern Plains" ne comportaient que de vastes prairies où les quelques amérindiens présents ne pratiquaient aucune activité agricole compte tenu de l’inconstance des précipitations. Du coup, la terre y étant peu onéreuse, de nombreux fermiers se sont installés. Avec la bénédiction du gouvernement et l'aide de la météo fort pluvieuse durant la première guerre mondiale, ils ont défriché, labouré, ensemencé pour faire de cette terre peu fertile le grenier des Etats-Unis.
Lorsque arrrive la Grande Dépression, les agriculteurs, pour garantir leurs revenus, choisiront d'augmenter encore plus les surfaces cultivées qui deviendront incapables de résister à la sécheresse et aux vents. Les sols à nu favorisent la formation de véritables tempêtes de sable (14 en 1932, 38 en 1933). Les personnes en arriveront même à identifier leur source en fonction de la couleur des nuages: noirs pour eux venant du Kansas, rouges pour l’Oklahoma et grise si les vents viennent du Colorado ou du Nouveau Mexique!
Des milliers de famille de fermiers ruinés (récoltes et matériel détruits) quittent la région pour aller vers l'ouest et notamment la Californie où, les personnes originaires de l'Oklahoma étaient surnommées des Okies et celles de  l'Arkansas, des Arkies... et faisaient l'objet de mesures discriminatoires.
Les mesures prises dans le cadre du New Deal et le retour des ont permis un retour à la normale. Mais celle-ci reste extrêmement fragile. En effet, cette région est redevenu le "maraîcher" du pays... en pompant dans la nappe phréatique qui, une période de sécheresse étant revenue, s'épuise. Que celle-ci persiste et il a fort à craindre que le "Dust Bowl" recommencera.
* http://usa.hypotheses.org/1170

vendredi 9 mai 2014

Floralies de Nantes - édition 2014 (1)


Allez, cette fois-ci ça j'avais prévu d'y aller en début et non en fin de saison, histoire d'éviter de voir des compositions qui, malgré les soins attentifs des exposants, commencent à fatiguer. Et de bonne heure, sans forcément être à l'ouverture, car j'avais déjà le billet d'entrée.
Bonne idée sur le principe mais... Mais le 2ème jour il y avait foule
- pour accéder au parking qui jouxte le parc des expositions (pas grave j'y suis allée en tramway)
- pour entrer dans le parc lui même. Aux alentours de 11 heures, s'il n'y avait aucune attente pour les groupes (probablement déjà sur place) il fallait compter au moins 20mn d'attente pour les personnes munies du précieux billet et beaucoup plus longtemps pour ceux et celles dépourvu(e)s du précieux sésame*. .
Et à l'intérieur c'était l'horreur! Surtout dans les premiers halls. Alors pour faire des photos... c'était pas ça! Les photographes amateurs étaient nombreux, avec, grosse innovation par rapport à la précédente édition, la multiplication des personnes qui utilisent un téléphone photo ou une tablette, deux appareils qui demandent autant d'espace qu'un appareil classique.
4 heures plus tard, quand je suis partie, les halls commençaient à être plus respirables et surtout il n'y avait plus aucune file d'attente pour entrer. Moralité, il n'est pas impossible que j'y retourne en fin de parcours et à partir du milieu de journée car ça ne ferme qu'à 21 heures. D'ici là il y aura un peu plus de 200 photos à trier et éventuellement exploiter.
*A titre indicatif, la file d'attente faisait au moins 5 fois celle des personnes avec billet

jeudi 8 mai 2014

"Airborne 44 - S'il faut survivre" de Philippe Jarbinet

Je croyais la série "Airborne 44" terminée. Et bien non, voici le 1er volume du 3ème diptyque*
Dès le départ on est en terrain connu puisque l'histoire commence à la mi décembre 44, quelque part du côté du Luxembourg. Ses héros sont au nombre de 4: 
- les deux frères LEDER qui sont nés aux Etats-Unis dont l'un, Stefan est retourné en Allemagne (le pays d'origine de leurs parents) en juillet 1941 pour s'engager dans la Wermacht et l'autre, Sebastian, qui après avoir survécu vaille que vaille en multipliant les petits boulots, s'est engagé dans l'armé américaine en décembre 1941. 
- Thomas Dewitt qui est un ami d'enfance de Sebastian et ne s'entend pas du tout avec Stefan.
- Teresa Johansson qui est passionnée d'aviation et a rencontré Sebastian et Thomas sur la route 66 alors que, ayant quitté les grandes plaines dévastées par le Dust Bowl** ils faisaient route comme des milliers d'autres agriculteurs ruinés vers la Californie.  
En fait ce 1er volume est surtout l'occasion de présenter les principaux personnages et notamment ceux qui sont restés sur le territoire américain puisque sur les 53 pages, l'action de 30 d'entre elles se situe entre juin et décembre 1941. 
Ils vont tous se retrouver quelque part du côté de Bastogne: Stefan parce qu'il y interroge les prisonniers capturés, Teresa qui convoyait des avions pour le compte de l'ATA** parce que son avion a été descendu  dans le secteur et Sebastian et Thomas parce que leur unité doit sauter sur Bastogne afin de préparer l'arrivée d'autres troupes. Mais pour savoir ce qui se passera,  il faudra attendre le prochain volume.
Que dire de cet ouvrage. Le dessin est toujours aussi beau (le physique des personnages est quand même assez proche d'une BD à l'autre). Et le scénario est riche de plein de petits détails qui incitent à en savoir plus sur le Dust Bowl**, l'ATA***, le Bund**** ... et la BD offre des clins d'oeil. Parmi ceux que j'ai repéré:
- ce petit voisin orphelin de Teresa qui vit alors en Indiana. Il s'appelle Jimmy Dean, rêve tout haut d'avoir plus tard une moto, ce à quoi sa tante réplique "Et pourquoi pas une voiture de course?"
- cette image (page 37) qui ne peut que faire penser aux photographies de Dorothea Lange
- cette vignette (page 50) qui renvoie à la figure de l'oncle Sam exhortant hommes et femmes àparticiperà l'effort de guerre.
Et j'en oublie probablement plein d'autres.Vous l'avez compris, j'attends avec impatience le second volume de ce diptyque.

* Dans une interview, le dessinateur évoque même l'idée de 10 volumes 
**  Dust Bowl: au sens littéral "bassin de poussière". Thème qui fera l'objet d'un billet spécifique
*** ATA: Air Transport Auxiliary, organisation civile de convoyage aérien
*** German American Bund: organisation américaine pro-nazi créée en 1936

mercredi 7 mai 2014

Variations autour de "Libertango"

Au départ de "Libertango", il y a un tango composé par Astor Piazzolla et qu'il a enregistré et publié en mai 1974. Ce titre qui est  un mot-valise composé à partir de "libertad" et "tango" correspond au moment où Piazzolla passe du tango dit "classique" au tango "nuevo"*, ce tango qui incorpore au tango de bal des  figures jusque là prévues lors des chorégraphies destinées aux démonstrations sur scène.

Et puis est venue la version de Grâce Jones qui,en 1981, a sorti un single intitulé "I've seen that face before" dont elle a composé les paroles avec Barry Reynolds. Une version plus sombre que la version de Piazzolla où la chanteuse évoque les aspects sombres de la vie nocturne parisienne. Est ce pour cela que Roman Polanski l'a choisie pour figurer en 1988 dans son film "Frantic" où Harrison Ford erre dans Paris à la recherche de sa femme qui a été enlevée? Ce n'est pas le passage du film où Emmanuelle Seigner danse avec lui que j'ai choisie mais le "clip" réalisé par Jean-Paul Goude.

Dernière version parmi les très nombreuses qui existent de ce morceau qui a tout juste 40 ans, celle de Guy Marchand que l'on connaît plus souvent comme acteur de série télévisées (il s'est parfaitement bien glissé dans la peau du détective privé "Nestor Burma") ou de cinéma où il a souvent hérité de seconds rôles que pour ses talents de musicien** et de chanteur. Il est vrai qu'en France, il n'est pas facile d'avoir la notoriété des grands crooners américains tels que Franck Sinatra. Alors, même si la mélodie de "Moi je suis tango" qui figure sur son disque de 1995, "Buenos Aires", est très vite reconnue, peu savent que c'est une des variantes de "Libertango"

* On l'appelle aussi «Neo Tango » ou bien encore "tango contemporaneo".
** il joue du piano, du saxophone et de la clarinette

mardi 6 mai 2014

Drôles de prénoms américains

Aux Etats-Unis, Laura Wattenberg, la créatrice du site "BabyNameWizard" tient depuis des années des statistiques relatives aux prénoms qui sont donnés, cela à partir des fichiers officiels de la "Social Security". Elle a ainsi pu constater l'apparition de drôles de prénoms tels que: Facebook ou Retweets!  Quelque chose d'inconcevable en France, même si les conditions de choix des prénoms se sont quand même beaucoup assouplies depuis une vingtaine d'années.

Ce n'est pas cet aspect qui a le plus choquée Laura Wattenberg. Non, c'est l'augmentation de prénoms qui mentionnent ouvertement une arme à feu! Oui, dans ce pays où  toutes les dix-sept minutes une personne est tuée par arme à feu et où, en 2013, il y a eu 236 tueries qui ont fait plus de quatre victimes, des parents osent donner à leur enfant le nom d'une arme! 
Bon d'accord, parmi les 4 millions de naissances annuelles, ces prénoms restent minoritaires par rapport aux Mason, William et Liam qui ont été les 3 prénoms les plus donnés en 2012. Il n'empêche que près d'un millier de parents ont choisi d'appeler leur enfant Colt (soit une augmentation de 492% entre 2002 et 2012), plus de 600 ont choisi celui de Remington* (+ 360% durant cette même période) et 118 celui de Rugger**, le nom du plus gros fabriquant d'armes (+ 513%). Ce à quoi il faut ajouter les enfants qui portent le charmant prénom de Gunner (= artilleur) ou Gauge (=calibre). 
Rien de tel en France où, s'il n'existe aucune liste de prénoms interdits, la justice a le droit de reuser l'inscription d'un prénom dont le choix du prénom serait contraire à l'intérêt de l'enfant. Donc pas de:  Ana, Daemon, Joyeux, Mégane, MJ (abréviation de Michael Jackson) Patriste et Titeuf. 
* La même famille que celui ayant popularisé la machine à écrire 
** Le plus gros fabriquant d'armes aux USA

lundi 5 mai 2014

Quelques femmes sans nom...















... regroupées là parce que leurs portraits me plaisaient, notamment celui qui figure juste à côté de celui d'Audrey Hepburn (auteur inconnu).  Pas de nom, sauf peut-être pour l'une d'elle, juste un titre.










En voici la liste avec de haut en bas et de gauche à droite:
- Innocence by John Donica
- Further from You by Esther Steinbach
- Vesper Lynd by Marina Fiipovic
- Sonata by Robert Maschke

dimanche 4 mai 2014

Audrey Hepburn aurait eu 85 ans...

... si un cancer du colon ne l'avait fait disparaître prématurément en 1993 alors qu'elle n'avait que 63 ans. Google lui rend aujourd'hui hommage.
Pour beaucoup, notamment en France, elle est avant tout une actrice qui a tourné 26 films entre 1948* et 1989, principalement entre 1951 (4 films peu connus) et 1967 avec cette année là:












- "le voyage à deux" qui raconte 12 années de la vie d'un couple à travers 4 voyages accomplis sur la Côte d'Azur
- "Seule dans la nuit" où elle interprète une jeune femme aveugle confrontée à 3 trafiquants de drogue. 
Après elle ne reviendra que 4 fois devant la caméra. La dernière fois ça sera en 1989, pour quelques scènes d'à peine 10 minutes mises bout à bout, dans "Always". Elle y interprète, 4 ans avant sa mort, le rôle d'un ange qui aide un pompier de l'air mort au feu à faire le deuil de sa vie terrestre.
Il est probable que, pour les anglo-saxons, le doodle du jour renvoie aussi à son rôle d'ambassadrice auprès de l'UNICEF, une partie de sa vie peu connue des européens. A ce titre, elle effectuera une cinquantaine de voyages d'études au Soudan, au Salvador, au Honduras, au Mexique, au Venezuela, en Équateur, au Bangladesh, au Viêt Nam, en Thaïlande, en Éthiopie, en Érythrée et en Somalie. Un engagement qui a incité cette ONG a inaugurer en 2002 une statue à sa mémoire. Dénommée "L'Esprit d'Audrey", elle est située au siège de l'organisation internationale.
* Un documentaire, "Le Néerlandais en 7 leçons", où elle, pendant moins de 3 minutes, elle incarne une hôtesse de l'air

samedi 3 mai 2014

... et des révoltes.

Dont celle de mai 68 dont ce fait l'écho un an plus tard Claude Nougaro sur une musique d'Eddy Louiss. A la version modernisée d'un concert public j'ai préféré celle-ci où l'on sent beaucoup mieux la puissance dont savait faire preuve le "petit taureau toulousain" quand il chantait avec ses tripes.

Et même si le texte est un peu long, je ne résiste pas au plaisir de le partager. Un petit bijou!
Le casque des pavés ne bouge plus d'un cil. La Seine de nouveau ruisselle d'eau bénite. Le vent a dispersé les cendres de Bendit. Et chacun est rentré chez son automobile.
J'ai retrouvé mon pas sur le glabre bitume, mon pas d'oiseau forçat enchaîné à sa plume et piochant l'évasion d'un rossignol titan capable d'assurer le Sacre du Printemps.
Ces temps ci, je l'avoue, j'ai la gorge un peu âcre. Le Sacre du Printemps sonne comme un massacre.  Mais chaque jour qui vient embellira mon cri. Il se peut que je couve un Igor Stravinski
Mai mai mai Paris mai, Mai mai mai Paris
Et je te prends Paris dans mes bras pleins de zèle, sur ma poitrine je presse tes pierreries, je dépose l'aurore sur tes Tuileries, comme rose sur le lit d'une demoiselle.
Je survole à midi tes six millions de types, ta vie à ras le bol me file au ras des tripes. J'avale tes quartiers aux couleurs de pigeon, intelligence blanche et grise religion.
Je repère en passant Hugo dans la Sorbonne et l'odeur d'eau de vie de la vieille bonbonne. Aux lisières du soir, mi manne, mi mendiant, je plonge vers un pont où penche un étudiant
Mai mai mai Paris mai, Mai mai mai Paris
Le jeune homme harassé déchirait ses cheveux, le jeune homme hérissé arrachait sa chemise: " Camarade, ma peau est elle encore de mise? Et dedans mon cœur seul ne fait il pas vieux jeu ?
Avec ma belle amie quand nous dansons ensemble, est ce nous qui dansons ou la terre qui tremble ?
Je ne veux plus cracher dans la gueule à papa. Je voudrais savoir si l'homme a raison ou pas.

Si je dois endosser cette guérite étroite avec sa manche gauche, avec sa manche droite, ses pâles oraisons, ses hymnes cramoisis, sa passion du futur, sa chronique amnésie"
Mai mai mai Paris mai Mai mai mai Paris
C'est ainsi que parlait sans un mot ce jeune homme, entre le fleuve ancien et le fleuve nouveau où les hommes noyés nagent dans leurs autos. C'est ainsi, sans un mot, que parlait ce jeune homme.
Et moi, l'oiseau forçat, casseur d'amère croûte vers mon ciel du dedans j'ai replongé ma route, le long tunnel grondant sur le dos de ses murs, aspiré tout au bout par un goulot d'azur.
Là bas brillent la paix, la rencontre des pôles et l'épée du printemps qui sacre notre épaule. Gazouillez les pinsons à soulever le jour et nous autres grinçons, ponts-levis de l'amour!
Mai mai mai Paris mai Mai mai mai Paris

vendredi 2 mai 2014

... des cerises...

... avec cette chanson dont les paroles furent écrites en 1866 par Jean-Baptiste Clément et la musique composée par Antoine Renard en 1868, soit avant les événements de la Commune auxquels elle est souvent associée. Sans doute parce que l'auteur a lui même été un "communard" et qu'il l'a dédiée à une infirmière morte lors de la "Semaine sanglante"*
Il en existe de nombreuses versions de cette chanson et j'aurais aimé pouvoir déposer l'extrait du film d'animation "Porco Rosso" où elle est interprétée par Tokiko Kato. Mais il semblerait que des actions aient été introduites en justice par Joe Hishaishi qui font que l'extrait où Gina chante est certes encore visible, mais sans le son...
Alors il faudra se contenter de la bande annonce du film qui résume assez bien l'histoire**

* du 21 au 28 mai 1871
** enfin pour ceux et celles qui ont vu le film. L'un des rares que je préfère en VO, à cause de la voix de celui qui double Porco Rosso: Jean Reno

jeudi 1 mai 2014

Mai, le temps du muguet...

Pour moi, longtemps, le 1er mai a été la fête du travail, celle où tous les magasins étaient fermés, les transports ne circulaient pas et où les grandes centrales syndicales défilaient, ensemble. Mais pas toujours. Un jour de relâche (chômé et payé) qui inaugurait toute une série de jours fériés (8 mai, Ascension, Pentecôte) qui n'étaient pas sans perturber le rythme des jeunes enfants durant le moi de mai.
Et puis est venu le temps où mai a été associé au muguet. D'abord celui de mon jardin quand j'habitais une maison, puis, une fois revenue en ville et en appartement, celui que je voyais en vente à tous les coins de rue. 
Cette année je serai bien incapable de dire ce qu'il en a été des défilés et, douceur de l'hiver aidant, dans beaucoup de régions la petite fleur blanche était en avance. Est ce pour cela que j'en ai presque plus vu sur le net que dans les rues, accompagnés de nombreux souhaits de bonheur?

Mais au fait, pourquoi le 1er mai est il associé au muguet et au bonheur?
Petit retour aux sources... Si j'en crois notamment ce site*...
http://www.linternaute.com/actualite/societe-france/1er-mai-les-origines-de-la-fete-du-muguet-et-du-travail.shtml
... la tradition remonterait au roi Charles IX. Celui-ci en avait reçu le 1er mai 1561 et il décidât d'offrir chaque année aux dames de la cour, un brin en guise de porte-bonheur.Mais aujourd'hui on offre plus du muguet virtuel que réel. Et c'est, par certains côtés, bien dommage, car c'est une fleur qui sent très bon! 
* Mais on trouve peu ou prou la même histoire un peu partout.