mardi 1 août 2023

Signature d'autrefois

C'était il y a fort, fort, longtemps. Enfant j'avais fort peu de livres personnels. Au mieux, j'en recevais un par an. Du coup, dans la modeste bibliothèque familiale, on trouvait majoritairement des livres qui avaient été achetés parce que l'oeuvre était étudiée en classe de français. C'était principalement des pièces de théâtre car les poésie et extraits de romans provenaient des différents volumes du "Lagarde & Michard". 
Par certains côtés ça m'arrangeait de les avoir sous la main ces vieilles éditions (dans des tons violacés décolorés par le temps) des pièces de Racine ou Molière. En effet, je ne devais pas attendre que mes parents trouvent l'un ou l'autre le temps d'aller dans une librairie. D'ailleurs, je n'ai pas le souvenir de les avoir jamais vu dans une librairie, ni même une bibliothèque*. 
Au collège, j'ai donc plus d'une fois utilisé un exemplaire qui avait été acquis pour mes grandes soeurs. L'une d'elle marquait systématiquement sur la page de garde ses nom et prénom (ou bien signait avec la forme anglicisée de son prénom). Et j'en prends maintenant conscience, ça m'agaçait beaucoup**.  
Alors quand j'ai pu avoir mes propres livres, notamment ceux acquis avec le salaire de mes travaux d'été, je les ai quasiment systématiquement signés. J'ignorais alors qu'il était possible d'utiliser un tampon, voire une griffe en relief, sinon je pense que je l'aurais fait. Maintenant je comprends à quel point, avec ce geste, je souhaitais laisser mon empreinte, marquer mon territoire. 

Je souris en revoyant cette signature, avec cette double boucle qui entourait le corps du nom, comme pour me protéger. Un bel indice de manque de confiance en moi. 
Plus tard, j'ai cessé d'abord de marquer les livres. Quel intérêt lorsqu'on commence à avoir sa propre bibliothèque? La sienne!  Avec des livres acquis pour le plaisir et non par nécessité scolaire! Une bibliothèque qui s'est agrandie quand le nom de famille a changé. Il y avait mes livres et les siens. Pourquoi marquer des livres quand on pense qu'on se les partagera toujours, comme le nom. Elle s'était  encore plus étoffée avec le décès de sa mère, très grande lectrice qui en plus des livres qui l'avaient marquée, avait acquis des ouvrages en pensant à nous, mais aussi à ses petits enfants*** 
Mais une fois le divorce prononcé, la maison familiale vendue, les livres ont été éparpillés. J'ai repris une autre signature sans pour autant recommencé à marquer les nouveaux ouvrages acquis. 
* Vers 15 ou 16 ans, c'est toute seule que j'ai trouvé le chemin de la bibliothèque municipale de Rennes que j'ai beaucoup utilisée car elle était gratuite.
** De même je n'avais guère apprécié que cette même soeur, afin d'aider mon père dont la mémoire faiblissait, mette en place un grand calendrier avec les anniversaires des siens (elle, mari, enfants, petits-enfants) ainsi que ceux de sa soeur cadette et des enfants... mais oublie mes propres enfants.
***Elle ne pouvait alors pas prévoir que les habitudes d'achats (notamment avec les livres d'occasion pour ceux souhaitant préserver la planète ou leur portefeuille) ou de dons (mêmes motifs) de vie  (installation dans des appartements plus petits que les maisons familiales d'autrefois) de lecture (en 2007 je ne pense pas qu'il était possible de lire sur "tablette" ) changeraient à ce point

jeudi 27 juillet 2023

65 ans ce jour...

Je pourrais le concevoir ainsi

Mais ça serait faire preuve d'un manque flagrant de modestie. Non, c'est plutôt ceci qui me vient à l'esprit...
En fait ce matin j'ai pensé à des membres de ma famille, décédés avant moi. 
A ma mère, morte en 2008, à l'âge de 86 ans, à mon père, mort en 2015, à l'âge de 91 ans... Quand l'un et l'autre avaient atteint cet âge  de 65 ans, je venais de donner naissance à mon aînée. Mais vu la manière dont notre planète change, je n'ose plus faire de projet et imaginer quoi que ce soit avec mon petit fils qui n'a que 18 mois.
Et aussi (et surtout?) j'ai pensé à ma soeur aînée, morte en 2011, l'année de ses 63 ans. Elle m'appelait, selon les jours, sa "petite grande soeur" ou sa "grande petite soeur" car si elle avait 10 ans de plus que moi, je mesurais facilement plus de 7 cm qu'elle. J'aurai vécu plus longtemps qu'elle pour qui la vie s'est arrêtée après une chute dans un escalier, alors qu'elle était seule dans sa maison. La vie tient parfois à peu de choses...
"Carpe Diem..."

samedi 22 juillet 2023

Le tour de France en maillots

Demain suite et fin du "Tour de France" que je ne suis plus depuis fort, fort longtemps. En fait depuis que j'ai quitté la maison de mes parents chez qui la télévision était toujours allumée au moment du repas du soir, pris à l'heure du JT. Depuis, les seules fois où je m'en suis intéressée , c'était lorsque le parcours  passait dans ou à proximité de la ville où je vivais, parce que où il passe c'est un joyeux (?) bazar. 
Et puis il y a quelques jours j'ai découvert 2/3 trucs au sujet des maillots portés par les coureurs au sujet desquels je ne savais que 2 choses:
- la couleur du maillot jaune, porté par le leader au classement général, renvoyait au journal "l'auto" qui était l'ancêtre de l'actuel journal sportif " l'équipe" (et "l'auto" était publié sur du papier jaune)
- le meilleur grimpeur portait un maillot blanc à pois roses.
Or il y a 4 maillots significatifs

Dans l'ordre de leur apparition il y a eu 
- en 1919, le maillot jaune. Création due à Henri Desgranges, créateur et organisateur du Tour de France (qui à l'époque portait vraiment son nom*)
- en 1953, pour les 50 ans du tour de France apparait le maillot vert (parce que alors l'un des principaux sponsors du tour était "la belle jardinière", une enseigne avec beaucoup de vert), destiné au meilleur sprinteur
- en 1968, le maillot blanc est créé et est remis d'abord au leader du classement combiné* avant d'être attribué à compter de 1975 au meilleur espoir (lequel doit avoir moins de 26 ans) 
- toujours en 1975, le coureur qui, chaque année depuis 1933 se voyait décerner le titre du meilleur grimpeur, porte désormais un maillot blanc à poids roses.
S'agissant de ce dernier maillot, j'aurais bien aimé savoir ce qui avait amené le staff du "Chocolat Poulain" (qui a sponsorisé cette création) à choisir un tel design. Vive le net qui m'a permis de savoir que Poulain s'était contenté de demander à se voir attribuer un maillot (histoire de se faire de la publicité). Le look exact avait été choisie par le codirecteur du Tour de France de l’époque (Félix Lévitan). Il souhaitait rendre hommage à un ancien pistard, Henri Lemoine. Et oui, pour ses tenues, ce dernier s'inspirait des casaques biens colorées des jockeys, au point d'être surnommé dans le milieu: « P’tit pois ».
* Cette année, plus d'une personne a éclaté de rire en voyant le parcours qui débutait au Portugal! et évitait soigneusement quasiment un 1/3 du pays.
** Un mélange de plusieurs données avec les classements aux points, temps et montagne

mercredi 19 juillet 2023

Sortie photos... suite

Toujours à la recherche de la 4ème des reproductions de statues qui, dans le cadre du "Voyage à Nantes", font des pauses dans différents endroits de la ville, je suis allée à l'une des stations du "Navibus" de la ligne 2. On m'avait dit la veille que c'était lui qui transportait la statue de la Loire entre les stations "bas-Chantenay" (au nord Loire) et "Hangar à bananes" (en sud Loire).
Nouvel échec. J'ai en effet découvert que sur cette ligne (et toutes les autres lignes de Navibus ) circulent 2 navires. Et ce jour là, c'était le remplaçant! Un peu rageant d'avoir fait le déplacement pour rien, d'autant que ces 2 stations sont éloignées de chez moi, dans des secteurs de Nantes où je ne vais jamais (Bas de Chantenay) ou rarement (Hangar à bananes)
Mais tant qu'à avoir fait le trajet, j'ai décidé d'aller jusqu'au bout et pris la navette. Une belle occasion de voir la ville de Nantes*, sous un autre angle, impossible à avoir autrement qu'en bateau. L'air était d'eau, la lumière était belle, avec un beau ciel. On a même croisé de loin le Navibus de la ligne 1.

Une fois descendue près de la grande grue (la Titan grise) j'en ai profité pour faire un tour au hangar à bananes, fort silencieux à cette heure de la journée car c'est surtout la nuit qu'il s'anime grâce aux très nombreux bars. Et en revenant vers le centre ville, étape au niveau du jardin qui alimente, le temps du "Voyage à Nantes ", la cantine (du même nom). Les grandes bottes (héritage d'un précédent "Voyage à Nantes" sont toujours là, à l'entrée du jardin. Il y avait une jolie collection de plans de tomates anciennes, des plantes aromatiques, des fleurs de tournesol ...et aussi ces fleurs dont j'ai aimé les couleurs. 

* En fait le bout de l'ile Beaulieu, la pointe Ste Anne où se trouvaient autrefois les chantiers Dubigeon, une entreprise de construction navale qui a existé de 1760 à 1987.  

mardi 18 juillet 2023

Sortie photos...

J'étais partie pour immortaliser 2 nouvelles oeuvres du Voyages à Nantes, édition 2023. 
Chou blanc pour la 1ère car j'ai découvert sur place... que je n'étais pas au bon endroit. Quant à la seconde visible dans l'une des serres du jardin des plantes de Nantes... bof... J'ai vu pire*, mais aussi mieux, notamment cette année.

Du coup étant au jardin des plantes, j'en ai profité pour photographier plein de fleurs de saison, qui seront publiées le moment venu. Mais aussi le jet d'eau près de la gare: Exit le personnage rose de Jean Jullien qui faisait la planche et sur les pieds duquel trônait toujours une mouette. Retour au classique, ou plus exactement à un classique revu et corrigé car au mono-jet (dont l'intensité variait de hauteur) a succédé un jet tournoyant qui, au plus haut devient brume d'eau. Superbe! et très rafraîchissant, même si seules les mouettes et canards en profitent.  
* L'espèce de "morve" jaunâtre qui s'illuminait la nuit au coin d'un hôtel qui donnait rue Crébillon ou la salle d'eau en marbre de Carrare ou celle que j'avais surnommé "la pisseuse" m'avaient laissée plus que perplexe.

lundi 17 juillet 2023

Hommage à ... Jane Birkin

Je devais avoir 14 ou 15 ans tout au plus lorsque je l'ai connue, ou plus exactement que j'ai connu sa voix car cette chanson figurait sur l'un des rares disques (en format 45 tours)* possédés par l'une de mes soeurs. C'était probablement celui où figurait aussi "je t'aime... moi non plus". J'écris probablement car c'était  bien le mélancolique "Jane B " que je préférais et que j'écoutais en l'absence de ma soeur. Ce n'est que bien des années plus tard que j'ai su que la musique était inspirée d'une mélodie de Chopin. 
Quant à l'autre titre, il ne m'inspirait pas, mais alors pas du tout! D'abord ce titre: qu'est ce que ça veut dire pour une ado de 14/15 ans ce "Je t'aime... moi non plus". Et puis cette manière de chanter. Je la trouvais fort troublante, mais sans comprendre pourquoi. Et c'était normal car dans ma famille, les choses liées à l'amour physique étaient tues. 
Du coup, même si ce n'est pas la chanson la plus connue c'est celle que je retiens pour sa facette "chanteuse" 
Quant au côté "actrice" j'avais été fort surprise de la découvrir, jeune débutante, parmi les jeunes filles venues rendre visite au photographe dans "Blow up"  et que j'avais beaucoup apprécié son côté pétillant lorsqu'elle donnait la réplique à Pierre Richard (mais elle peinait à exister, dans "la piscine"  face au couple formé par Delon & Romy S. )
Et puis il y a la femme de... 3 hommes qui lui ont donné chacun une fille (et dont au final on ne retient que Serge G.) Et la femme malade dont j'avais découvert lors de la cérémonie des César 2023 combien la maladie ou plutôt les maladies l'avaient transformée, elle qui avait gardé pendant tant d'années cette longue silhouette si mince qui avait tant plu à certains hommes que j'avais croisés. 
En fait elle était tout ça: une chanteuse, une actrice, une mère, une femme engagée aussi... Et beaucoup penseront qu'elle est partie trop tôt. Ceux qu'on apprécie partent toujours trop tôt.  
* Parmi les titres régulièrement cités je retiens aussi:  "je t'aime moi non plus", "Di Doo  Dah", "Ex-fan des sixities", "Les dessous chics", "Je suis venue te dire" 

dimanche 16 juillet 2023

Le goût des images animées - La maison des égarées.

La bande annonce était tentante, une histoire de vieille dame qui, dans un centre de "réfugiés", réussit à convaincre qu'elle est la grand-mère de 2 enfants "perdus": une adolescente en fugue et une petite fille muette. Et qui les emmène dans une drôle de maison isolée qu'elle semble découvrir en même temps qu'elles.
Le film me donnait une impression de déjà vu. Normal, il partage avec "Suzume" vu il y a quelques semaines, de nombreux points communs: la reconstruction après un séisme (qui peut être physique mais aussi émotionnelle) la beauté de la nature, même lourdement touchée par une catastrophe, la famille (biologique ou "reconstituée"), les personnages féminins à la fois fragiles et forts, le shintoïsme...
Mais avec lequel il présente aussi des différences comme le fait que les héros ne sont pas deux grands ados/jeunes adultes (avec une possible histoire d'amour) mais 3 femmes: une adolescente qui a fui son père (séparé de sa mère) qui est violent avec elle, une fillette dont on apprend qu'elle est devenue muette suite à une succession de deuils qu'elle n'a plus aucune famille et cette grand-mère sortie de nulle part, qui raconte des histoires fantastiques mettant en scène des divinités japonaises  (dont les "petites filles" comprennent vite que ces dernières sont aussi ses ami(e)s). 
"Suzume", sorti quelques mois avant fera probablement une meilleure carrière que "la maison des égarées" mais je préfère cette dernière:
- à cause des personnages, cette adolescente brisée par son père mais qui saura lui échapper et devenir la grande soeur de la petite fille qui retrouvera sa voix grâce à elle mais aussi sa voie en décidant de prendre le moment venue le relais de la vieille dame auprès des divinités
- l'idée de ses maisons refuges, isolées, dans les bois
- la présentation, certes rapide, des multiples dieux qui m'a fait penser au "voyage de Chihiro" 
- la graphisme retenu pour narrer les contes mettant en scène ces divinités qui m'ont fait penser à ceux racontés dans la BD "Naoto, le gardien de Fukushima" 
- l'idée de ce monstre qui se nourrit des peurs, pertes etc... des humains et les pousse à fuir ailleurs pour oublier.

samedi 8 juillet 2023

Drôle de rencontre en hyper centre ville


Oui, une sauterelle s'est installée en haut de la vitre au 4ème étage*... sachant que dans le secteur ce sont des immeubles anciens où les plafonds sont plus à 3 mètres du sol qu'à 2,50 mètres.
Sachant aussi qu'on est en plein centre ville, avec assez peu d'espaces verts à proximité et que rares sont les voisins qui verdissent leurs balcon. On peut se poser plein de questions, surtout qu'en une quinzaine de jours c'est le 4ème insecte** autre que les petites mouches et autres minuscules moucherons noirs amateurs de fruits qui s'invite.  Explication la plus optimiste: si certains insectes reviennent, en plein centre ville mais aussi et encore plus dans les parcs et jardins publics, les cimetières, le tour des arbres, le bas des murs de certains immeubles... et qu'on revoit un peu partout des herbes folles (d'autres diraient des "mauvaises" herbes) c'est que depuis plusieurs années la ville de Nantes n'utilise plus de produits phytosanitaires*** Et j'en suis ravie. 
* Depuis, elle est repartie en s'envolant, ce qui m'a évité de devoir l'attraper avant de le redéposer dans un massif
** Avant ça a été 2 papillons de nuit et un "gendarme" 
*** Pour mémoire: "La loi interdit depuis 2017 l’utilisation de produits phytosanitaires chimiques par les collectivités pour entretenir les espaces verts et la voirie. Même interdiction depuis janvier 2019 pour les particuliers et jardiniers amateurs qui ne peuvent plus utiliser que des produits d’origine naturelle."

lundi 26 juin 2023

Que deviennent ils "mes" anciens commentateurs?

Je vais commencer par la plus mauvaise nouvelle: celui qui a disparu à jamais.
Ici il s'appelait Caphadock mais c’ėtait Bernard dans la vraie vie. Il faisait partie des quelques  commentateurs connus via ce blog avant qu’on se rencontre dans la vraie vie. On avait partagé 2 ou 3 repas avec sa femme, lorsqu'on s'était vu à Nantes ou en Bretagne. Une sacré trotte pour lui qui était venu en vacances de Fréjus. Un jour de septembre 2020, via un statut posté sur son mur FB  par son fils, j'ai appris son décès, après une longue maladie. J'ai alors découvert à quel point ce grand curieux sur l'art, la culture.mais aussi plein d’autres choses... s'était aussi investi tout au long de sa vie dans le sport. 

Autres disparus de la "blogospère" et plus généralement des sites internet que je consulte
Arlette, son vrai prénom, grande amie sur le Net de Caphadock dont je ne sais si elle l'a un jour rencontré. J'ai perdu le lien vers le blog ciblé "arts" qu'elle tenait et même si nous avions échangé quelques mails, je n’éprouve pas le besoin de chercher à renouer.  
Florence (son vrai prénom, elle qui avait opté pour un pseudo inspiré par 2 plantes). On s'est rencontré  durant l'hiver 2013 dans un salon de thé lyonnais. Après quelques années d'un blog consacré sur sa vie d'enseignante, grande amatrice de livres, puis d'un autre de mémoire ciblé sur les travaux d'aiguille ... elle s'est orientée en 2013 vers autre chose et je ne l'ai pas suivie, ayant commencé moi-même à m'éloigner de ce blog.
Christian, là encore c’est son vrai prénom, lui qui a collectionné les pseudos de renouer sur le Net. Il a très très peu commenté ici, mais ce blog lui doit beaucoup. En fait on avait échangé beaucoup de mails entre 2006 et 2009, avant que je n'ouvre ce blog. On avait même failli se rencontrer lors d'un projet de voyage qu'il avait dans le bordelais. Il m'avait adressé à l'automne 2014 un exemplaire d'un livre qu'il avait publié chez l'Harmattan. Mais à force d'ouvrir puis suspendre ses blogs sur le Net, d'être présent puis absent de FB et moi-même ayant fait une rencontre capitale (grâce à lui qui plus est) j'ai fini par perdre sa trace. 
Et puis il y a ceux dont je peux avoir des nouvelles car ils continuent à être sur le Net.

Il y a « Myosotis » … dont j’ai oublié le vrai prénom. Elle tient toujours son blog que je relirai, peut-être, mais sans plus commenter car l’impression diffuse que j’avais eue à l’époque est désormais évidente : il y a trop de différences entre nous (milieu social, travail, famille, religion…) pour qu’un jour nous puissions chercher à nous rencontrer.

 Il y a Geneviève: une enseignante désormais retraité d'une école Steiner via laquelle elle avait noué beaucoup de liens avec l'Inde puis le Sénégal. Elle m'avait invitée à aller la voir dans son point d'attache, une grande maison dans les Vosges. Mais là aussi je pense me contenter de prendre de ses nouvelles via FB (car elle semble avoir cessé d’écrire sur un blog) parce que les quelques points communs sont bien en deçà des approches très différentes sur certains sujets. 

Il y a Stéphane, rencontré à 3 (?) reprises: 2 fois à Lyon, et une fois sur Nantes. Cela fait des années qu'il ne tient plus semble t il de blog... et est présent de façon sporadique sur FB où il partage certaines de ses passions pour la musique (le tuba!) et les activités sportives.  Présent aussi sur Insta, notamment à cause de sa passion pour les montres anciennes qu'il restaure. 
J'ai gardé pour la fin Marwan celui qui est passé du statut de "commentateur" en 2008, à "voisin" en 2009 lorsqu'il a quitté Paris pour s'installer à Nantes, avant que l'on ne devienne "amis" au fil des balades lorsque je lui faisais connaître la région... et même plus puisque nous vivons ensemble depuis maintenant de nombreuses années.     

dimanche 16 avril 2023

Le goût des images animées - A vol d'oiseaux

 

Un très joli petit film d’une heure. En fait il s'agit d'une compilation de 3 courts métrages d’animation (réalisés par 3 équipes différentes) à base de gouaches ou d’aquarelles. 
J'ai assez peu accroché avec le 1er, notamment à cause du graphisme, même si je reconnais que l'histoire était intéressante puisqu'il était question d'un enfant qui imagine, rêve, le monde tel qu'il le verrait si il était oiseau.
J'ai beaucoup aimé le second petit film qui était sans paroles. C'était l'histoire  d'un vieux monsieur très fatigué, en maison de retraite. Il se liait avec une mouette qu'il nourrissait, avant de la soigner (en cachette du personnel) car elle s'était blessée un jour de tempête, puis de la relâcher une fois guérie... et redevenir un petit garçon avant de se transformer lui même une mouette et s'envoler. 
Mais ma préférée ça a été la dernière histoire. C'est celle d'une adolescente qui est assez solitaire, même avec ceux de son âge. Elle se lie avec la documentariste de son collège, comme elle passionnée d’oiseaux et qui vit sur une île isolée en Loire. Et elle va s'y rendre afin de lui redonner un livre qu'elle lui a prêté . Durant cette balade, le rendu de la nature (dont les animaux) et celui des sons est superbe.
En fait ça m'a rappelé ces très jolies histoires d'une famille de petites souris racontées par un auteur japonais, Kazuo Iwamura. 

vendredi 31 mars 2023

Le goût des images animées - Les petites victoires

Depuis que j'ai vu le film "Monsieur Hire", où Michel Blanc interprétait  un rôle tellement éloigné de celui qu'il jouait dans la série des "Bronzés" j'apprécie voir comment évolue sa filmographie*. Et quand j'avais vu la bande annonce de celui-là, même si a priori il m'avait pas le 1er rôle (celui de l'institutrice directrice d'une classe unique ET maire d'un petit village) j'avais fort envie de voir ce film. 
Et c'est un sympathique petit film… un peu dans la lignée de « la famille Bélier » sauf que là il n'est plus question d'une jeune fille passionnée de chant qui est née dans une famille de sourds profonds.
Non, là il est question de la vie quotidienne dans les petits villages (moins de 500 habitants) où petit à petit il n’y a plus ni médecin, ni café, ni boulanger. Ici, même l’école à classe unique est en sursis depuis le départ en cours d'année d'une famille qui avait 3 enfants. Et l'institutrice a fort à faire car elle est aussi maire du village, pas vraiment aidée par ses adjoints. Arrive un nième petit grain de sable avec les soucis causés par un artisan du village qui, depuis le décès de son frère, vit mal sa solitude. Et pour cause, il finit par avouer à l'institutrice que, même si il est allé à l'école et a obtenu son permis de conduire, il est devenu illettré et que ça lui pose de gros problèmes dans sa vie quotidienne et professionnelle. Du coup il décide alors de se redonner une chance de maîtriser la lecture et l'écriture en retournant à l'école du village à côté de gamins ayant l'âge d'être ses petits enfants. 
Mais le plus intéressant se situe probablement en "off" des gags, lorsqu'Michel Blanc découvre que, pendant des années, son frère aîné lui a caché les lettres envoyées par une femme dont il était tombé amoureux** et auxquelles il n'a jamais pu répondre... là aussi il aura droit à une seconde chance.  Et aussi lorsque l'institutrice comprend que sa rencontre d'un soir (faite via un site spécialisé) et dont elle espérait beaucoup, n'est en fait qu'un beau séducteur peu désireux de s'attacher à une femme qui est très prise entre ses élèves et ses administrés. Là pas de seconde chance... Quoique... à la fin de l'année scolaire et sa classe étant condamnée à être fermée, la jeune institutrice décide de partir en vélo pour de TRES longues vacances, loin de l'éduction nationale et de son petit village. Et qui sait... 
* Pas vu "Tenue de soirée" et, malgré des critiques élogieuses, les quelques extraits vus m'ont toujours freinée. 
** Le personnage joué par Michel Blanc ose se poser la question "Ce grand frère qui a tant fait pour moi aurait il pu vouloir me garder pour lui seul?" 

dimanche 5 mars 2023

Le goût des images animées - Le retour des Hirondelles

Le titre à l’international est « return to dust » et convient mieux à cette histoire de mariage arrangé entre de 2 « déshérités » dont les familles respectives veulent se débarrasser pour qu’ils ne vivent plus sous leurs toits: un vieux paysan (exploité par son frère aîné mais aussi le gros propriétaire terrien du coin) et une femme devenue handicapée (et incontinente) à force d’avoir été battue enfant. Entre ces 2 là naît une jolie histoire d’entraide et d’amour…* avant qu’elle ne s’achève dans la poussière de la destruction de la maison qu’ils avaient construite. 
Ceci est la version occidentale et originale d’un film qui avait connu un joli succès en salles chinoises... avant d’être interdit dans son pays d'origine puis diffusé une fois remonté dans un sens plus conforme à l’image que veulent montrer les autorités chinoises. Et oui, même si les faits sont censés remonter à 2011, il ne pouvait être accepté par les autorités de montrer qu’il existait alors
- de très pauvres agriculteurs
- exploités par des propriétaires terriens ravis de les maintenir dans la pauvreté en les payant le plus tard possible
- avant de les "oublier" afin de privilégier la spéculation foncière
- le tout dans un contexte de corruption.
Pas sure que les choses aient beaucoup changé depuis 2011.
*Aucune scène sensuelle mais beaucoup de signes de pudique tendresse

samedi 4 mars 2023

Le goût des images animées - The Fabelmans

C'est un Steven Spielberg... qui a mal marché aux Etats-Unis... et plaira sans doute aussi assez peu en France car ce n'est pas un film dans la lignée de ceux qui ont fait la réputation du réalisateur. En effet, on est loin de "Duel", des "Dents de la Mer", des "Indiana Jones" ou même de "La liste Schindler"... 

En fait, le titre du film pourrait être "The Spielbergs" tant le scénario est proche de l'histoire du réalisateur. Même composition familiale, avec un fils ainé et ses deux soeurs, un père cadre informatique -un secteur qui alors n'en était qu'à ses débuts- une mère qui renonce à ses ambitions musicales, un ami très proche de la famille et surtout de la mère de famille... Et surtout l'histoire de ce garçon puis jeune homme, passionné d'images depuis sa 1ère séance de cinéma (qui le traumatise quand même, car il s'agit de "sous le plus grand chapiteau du monde" avec une scène où un train déraille) et qui pendant des années mettra à contribution famille et amis pour réaliser durant son temps libre, des fictions. Du moins jusqu'au moment où en faisant le montage des petites vidéos des vacances familiales, il découvrira un secret que sa mère croyait bien gardé. 
Alors oui, ceux qui cherchent un grand film d'action dans la lignée des "Indiana Jones" ou des "Jurassic Park" seront déçus. Les autres qui, comme moi, aiment savoir comment la vie privée d'un réalisateur a pu influencer son oeuvre apprécieront ce film. Surtout que ce film incite à se poser plein de questions et notamment celle-ci : jusqu'où peut on aller lorsqu'on met en scène sa propre histoire.

samedi 18 février 2023

Le goût des images animées - Interdit aux chiens & aux Italiens

C'est un joli petit film  (1h10) d'animation plus destiné aux adultes car même si il est bourré d’humour, pas sure que des enfants avant l’âge du collège ne s’ennuient pas à cette chronique de l’histoire inspirée de celle des grands parents paternels (& de beaucoup de personnes ayant des origines italiennes) du réalisateur. Ce dernier n’a jamais connu son grand-père mort en 1942 et assez peu sa grand mère décédée en 1962, mais par certains côtés cette histoire est universelle.
Ce film est l'occasion d'apprendre plein de choses, par exemple par rapport:
- aux liens Italie/Libye: 5 octobre 1911, début de la conquête militaire italienne en Libye et le 5 novembre 1911, annexion officielle par l'Italie. Dans le film, le grand-père y perd l'un de ses jeunes frères
- au rôle joué par les Italiens dans la construction de routes, tunnels, ponts, barrages hydrauliques ... notamment dans le SE de la France et la Suisse
- au mauvais accueil réservé par la population aux travailleurs italiens qui venaient souvent travailler à la mauvaise saison en laissant dans les villages de montagne, les femmes, les vieillards et les enfants de moins de 8/10 ans
- aux nombreuses naturalisations d'Italiens accordées par la France...juste avant WWII

vendredi 27 janvier 2023

Le goût des images animées - Le professeur Yamamoto...

Film documentaire qui est, d'une certaine manière, en 4 parties.
La 1ère est centré sur les derniers entretiens de ce psychiatre (de 82 ans) avec ses patients, envoyés par l'aide sociale, et dont il s'occupe, parfois depuis une vingtaine d'années, lesquels patients s'inquiètent fort pour ce qui va se passer après son départ car il était très proche d'eux.
La seconde correspond à une invitation à dîner très improvisé du réalisateur chez le professeur. On découvre un domicile qui ressemble plus à capharnaüm ainsi que la femme du psychiatre, assez silencieuse, et qui semble complètement perdue, incapable par exemple de se rappeler le contexte d'une photo prise une dizaine d'année plus tôt.
La 3ème partie apporte des explications quant au comportement de la femme du psychiatre, grâce à une ancienne voisine à qui le couple rend visite: elle est atteinte de démence sénile, comme sa propre mère dont elle s'occupait autrefois, en même temps que ses jeunes enfants... mais aussi des patients de son mari qui parfois logeaient chez le couple. Une vie dans l'ombre, au service des autres, tout comme son mari l'était au service de ses patients.
La dernière partie suit le couple, lorsqu'il se rend au cimetière (situé en pleine campagne) où reposent les parents et grands parents du médecin. Le film s'achève sur une image des mains qui se tiennent du vieux couple, lequel remonte péniblement une petite route pour regagner la voiture.

Film très triste car on en sort en se posant beaucoup de questions
- sur ce que vont devenir les patients de ce psychiatre (ne pas oublier que le handicap et la maladie mentale sont très mal acceptés au Japon)
- combien de temps va tenir le médecin, très fatigué, pour s'occuper de sa femme malade
- sur la place et le peu de reconnaissance des femmes dans ce pays
- sur la place des personnes âgées (surtout quand on se rappelle la glaçante fiction "plan 75")
Et puis même si certains commentateurs mentionnent l'attachement de cet homme pour ses patients et pour sa femme... c'est le silence total quant aux enfants de ce couple: le couple qui aidait tant les autres aurait-il "perdu" leurs propres enfants à force de se consacrer aux autres?