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vendredi 12 avril 2019

Retour d'exposition: "Le modèle noir" au Musée d'Orsay

Ce qu'en dit le site du Musée:
"En adoptant une approche multidisciplinaire, entre histoire de l'art et histoire des idées, cette exposition se penche sur des problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales ainsi que sur l'imaginaire que révèle la représentation des figures noires dans les arts visuels, de l'abolition de l'esclavage en France (1794) à nos jours. Tout en proposant une perspective continue, elle s'arrête plus particulièrement sur trois périodes clé : l'ère de l'abolition (1794-1848), la période de la Nouvelle peinture jusqu'à la découverte par Matisse de la Renaissance de Harlem et les débuts de l'avant-garde du XXe siècle et les générations successives d'artistes post-guerre et contemporains."
Ce que j'en ai retenu: Plus que les éléments historiques, c'est la manière dont les artistes ont, au fil du temps, représenté les modèles noirs qui a retenu mon attention. Et j'ai tout particulièrement apprécié le travail qui a été réalisé pour leur redonner un nom. Effort d'autant plus méritoire que ce n'est qu'au XXème siècle que l'on a commencé à "créditer" les modèles, quelle que soit la couleur de leur peau.
Petit moment d'émotion aussi lorsqu'est apparue Jeanne Duval, photographiée par Nadar, peinte par Manet et qui fut longtemps la muse de Baudelaire. Une histoire pas simple que la leur que résume ainsi le site wikipédia: "(...) de longues années de cohabitations, de séparations, de ruptures et de réconciliations."  Au final on ne connait d'elle ni sa date de naissance, ni celle de son décès.On n'est même pas certain de son apparence physique. Et si on dispose d'un certain nombre d'écrits de Baudelaire la concernant, toutes les lettres qu'elle a adressées au poète ont été détruites par la mère de Baudelaire. 
Ci contre, non par un buste de Jeanne mais une anonyme femme (Capresse) des colonies immortalisée par Charles Cordier qui a juxtaposé onyx et bronze patiné et doré

mercredi 12 octobre 2016

"Entre deux Horizons" - Exposition au centre Pompidou de Metz

J'avais un peu de temps à tuer entre le moment où mon train arrivait en gare de Metz et celui où je devais récupérer une voiture de location près du centre Pompidou... alors j'ai visité celui-ci et notamment la seule exposition temporaire visible.
Ce fut l'occasion de vérifier à quel point je connaissais assez mal la peinture allemande (pas forcément surprenant car je pense que celle-ci est assez peu présente dans les collections des musées français)
Mais aussi de constater que je connais très mal  tout ce qui se rattache au courant dit avant-gardiste, quel que soit le côté du Rhin. Et enfin de constater que l'Art n'ayant pas de frontière, que ce soit entre la guerre de 1870 et celle de 14/18, ou bien encore après celle-ci tant les peintres allemands que français, tout en ayant chacun leur regard et leur style particuliers, avaient des sensibilités et des approches très similaires.

vendredi 30 septembre 2016

Voyage à Nantes 2012 (4)

Et enfin, la période du Voyage à Nantes est l'occasion de revoir sous un autre angle certaines belles pièces du patrimoine Nantais. 
Tel est le cas par exemple du monument érigé en souvenir des parents de Anne de Bretagne que l'on peut voir au sein de la cathédrale. Pendant des années, il a été difficile d'en admirer les détails car il se trouvait dans un coin sombre et les adultes de taille moyenne avaient les yeux à hauteur des gisants. Désormais l'oeuvre est parfaitement visible car un petit escalier conduit à un promontoire duquel on surplombe le monument. Et surtout, grâce à des spots, l'oeuvre sort enfin de l'ombre (sauf semble t il aux heures où sont célébrés les offices).
Et puis, à l'intérieur du passage Ste Croix, j'ai retrouvé avec plaisir "le sorcier"* de Herbert Ward qui était devenue invisible depuis que le musée des beaux-arts de Nantes avait été fermé pour des travaux de rénovation, en décembre 2011**.  
Là aussi, les marches qui mènent au 1er étage de l'espace Ste Croix sont bien utiles pour poser un autre regard sur cette oeuvre assez typique de début du XXème siècle
*  http://musee.louvre.fr/bases/doutremanche/notice.php?lng=0&idOeuvre=2779&f=2200
** Les travaux qui ne devaient durer que 2 ans auront été beaucoup plus long que prévu car la date de ré-ouverture au public n'est désormais prévue que pour juin 2017!

vendredi 16 septembre 2016

Retour sur les expositions: "Voyage dans les collections"...

... du musée Dobrée.
Il y a quelques années maintenant que le musée Dobrée est fermé*. Au départ c'était pour une durée limitée, le temps d'effectuer de gros travaux avec notamment un nouveau bâtiment au sein du jardin** et la construction d'un miroir d'eau. Sauf que suite à un recours contre le permis de construire, le projet a été annulé et doit être revu... le nouveau projet devrait être choisi en juin 2017, pour un début de travaux en 2019 et une réouverture en 2021! 10 ans quand même!
Et du coup les collections qui avaient été remisées en sécurité dans différents lieux du département n'étaient plus du tout visibles. Gênant quand au sait que l'un des autres grands musée de l'agglomération, celui des Beaux-arts, est lui aussi en travaux. Et dommage pour les amateurs d'objets du moyen âge (et même avant)  asiatiques et autres (dont le fameux reliquaire qui contenait le coeur de Anne de Bretagne) souvent liés à l'histoire du département mais venant aussi de beaucoup plus loin car Thomas Dobrée était un fabuleux collectionneur d'objet issus des 5 continents.
Conscient de ce manque, le département a décidé de présenter, de façon gratuite, au sein de l'ancien auditorium du musée une petite partie des anciennes collections (environ 350 œuvres) via un parcours pédagogique fort bien conçu. Visite un peu improvisée, à l'occasion de laquelle je n'ai photographié aucune pièce. Ne reste plus qu'à y retourner avant qu'il ne referme ses portes pour une durée indéterminée afin de présenter une nouvelle étape parmi les pièces choisies. Les œuvres actuellement visibles sont en effet le seconde version de ce "Voyage dans les collections"
* Depuis 2011
** L'esemble "Dobrée" comprend le manoir principal (avec la fameuse tour Dobrée tout en haut de laquelle Thomas Dobrée avait projeté d'installer son bureau) où étaient exposé l'essentiel des collections, le manoir de la Touche (plus destiné aux réceptions officielles) et le bâtiment "moderne" où les collections archéologiques - dont une momie de chat- étaient visibles.

vendredi 2 septembre 2016

"Les esclaves oubliés de Tromelin" par Savoia

Ceci est une BD doublement documentaire car il s'agit de 2 récits entrecroisés
 - il y a celui, ancré dans le présent, d'une des missions archéologiques (dirigée par Max Guérout, un archéologue et ancien officier de marine) partie pour 1 mois 1/2 sur l'île de Tromelin chercher ce qui reste comme traces de la présence, 15 ans durant, d'un groupe de malgaches victimes du commerce négrier
- et un second récit, où le dessinateur et scénariste va essayer de raconter ce qui a pu se passer sur cette petite* île (inscrite sur aucune carte en 1761) entre le moment du naufrage de "L'Utile" qui à l'origine transportait 160 hommes, femmes et jeunes enfants et celui où, 15 ans plus tard, un bateau commandé par un enseigne de vaisseau du nom de Tromelin y a secouru 8 personnes: 7 femmes et un bébé de 8 mois. 

Le résultat est passionnant, tant pour une partie que l'autre
Pour ce qui a trait à l'expédition actuelle, l'auteur de la BD n'occulte rien: que ce soit le mal-être de l'un des membres de l'équipe qui va amener celle-ci à demander son rapatriement sanitaire, les difficultés de communication avec l'extérieur, la pollution due aux déchets de la "civilisation" amenée par les courants... et l'évolution quant à la recherche archéologique où désormais tout est remis en place à la fin d'une campagne 
Quant aux 15 ans passés sut l'île, l'auteur s'attache aux pas d'une petite fille qui va devenir une femme et avoir un enfant d'un marin naufragé qui s'en ira lui aussi sur un radeau de fortune. Elle raconte, le voyage dans la cale, le naufrage, l'attitude lamentable du capitaine de bateau, celle courageuse du 1er lieutenant du capitaine qui va mobiliser les survivants, quelle que soit leur couleur, pour construire un bateau plus petit sur lequel... seuls les blancs embarqueront ...le temps qui s'écoule, les hommes et femmes qui meurent de faim et d'épuisement sur ce minuscule îlot, voire lors des ouragans dont ils se protègent vaille que vaille en construisant avec les blocs de coraux des "maisons" 
Une BD à lire, faute d'avoir pris le temps d'aller visiter l'exposition qui était lui était consacrée au château des ducs de Bretagne
* 1 700 mètres du nord au sud, 700 d'est en ouest avec une hauteur maximum de 8 mètres

samedi 27 août 2016

Retour sur les expositions..."Osiris..." à l'IMA*

Ce que j'en ai dit lorsque je suis sortie de l'exposition: "Très intéressante avec de très beaux objets présentés, certains dans un état de conservation surprenant alors même qu'ils ont passé des siècles sous l'eau!"
Ce que j'en dis plus de 6 mois plus tard, au moment de rédiger le compte-rendu: Une exposition dense même si présentée de manière "aérée"** dans les salles d'exposition de l'IMA*avec des codes couleurs pour savoir si l'objet a été retrouvé sous l'eau (bleu) ou est visible à l'air libre depuis bien des années (jaune). En effet, on peut en effet y voir plus de 250 objets issus de 10 années de campagnes de fouilles sous-marines menées par l’archéologue Franck Goddio auxquels s’ajoutent une quarantaine d’oeuvres provenant des musées du Caire et d’Alexandrie -étant précisé que pour certaines, il s'agit de la première fois qu'elles sortent d’Egypte-.
Tout tourne autour du culte d’Osiris et notamment du mystère d'Osiris, à savoir comment tous les ans, une cérémonie commémorative qui durait 21 jours rappelait le "mystère Osiris" qui renvoie au mythe. Osiris, qui est le fils de la Terre et du Ciel, est tué par son frère Seth. Pour être certain de se débarrasser de lui, ce dernier démembre le corps d’Osiris en 14 morceaux avant de le jeter dans le Nil (déjà riche en crocodiles). Isis, qui est la soeur mais aussi l'épouse d’Osiris, grâce à ses pouvoirs divins, non seulement remembre le corps d'Osiris mais lui rend la vie et même réussit à  concevoir un enfant avec lui: Horus qui "tue" Seth. Osiris devient alors le Maître de l’Au-delà et Horus, hérite de l’Égypte.
* IMA = Institut du Monde Arabe 
** 1 100m²

mercredi 20 juillet 2016

Musée Guimet... quelques petits objets de toute beauté

Pour finir cette visite express du musée Guimet, voici quelques photos d'objets, tous de petite taille... enfin du plus gros au moins gros, mais qui n'en sont pas moins de toute beauté
... un collier


... une boîte à épices (10 cm de largeur)

... un petit flacon à tabac (5cm de haut) qui faisait partie d'une série de plus de 40 pièces commandités par les jésuites)

... un pendentif et ses boucles d'oreilles assorties

Je m'aperçois que j'ai oublié de citer le site relatif au Musée
http://www.guimet.fr/fr/

mardi 19 juillet 2016

Musée Guimet: des beaux objets dans des matériaux divers

Tout est dit -ou presque- dans le titre
Ici c'était une grande maquette d'un pavillon chinois réalisée en ivoire très finement sculpté. De mémoire, car impossible de retrouver sur le Net les informations lues sur le descriptif: aurait été offerte à Joséphine de Beauharnais.
Là, un coffret en bois métal et nacre (Parkistan?)... on est très loin des petits boutons de nacre

Et puis une assiette en porcelaine (Chine? Corée? Japon?)

Et enfin un flacon dit ichthyomorphe car en forme de poisson. Là j'ai pu trouver plus d'informations à son sujet: il date du 1er siècle. Réalisé en pâte de verre, il a été trouvé en Afghanistan et fait partie de ce qu'on a appelé le "trésor de Bagramen"*
Et pour en savoir plus sur ces jolis objets, il ne me restera plus qu'à retourner au Musée et relever les informations qui me manquent
* https://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A9sor_de_Begr%C3%A2m

lundi 18 juillet 2016

Musée Guimet, quelques pièces en vue générale & détail

Exercice un peu différents aujourd'hui avec une balade du Musée Guimet en mode: une vue générale d'un objet et une vue d'un détail de cet objet.
On commence par un kimono... dont les broderies étaient superbes... je n'ose imaginer le nombre d'heures de travail pour arriver à un tel résultat

Et puis une de ces lanternes qui permettaient de voir, la nuit tombée, lorsqu'on se promenait dans les jardins ... sauf que celle-ci est inhabituelle car jusqu'à présent je ne les connaissais que sous la forme qu'on croise par exemple au parc oriental du Maulévrier, à savoir en pierre. Et non comme ici en céramique (?)

Et là, un vase... qui m'a rappelé un vase que le père de mes enfants m'avait offert pour la fête des mères. Prévu pour les bouquets tout en hauteur, il n'était pas toujours évident de l'utiliser car son très joli nuancier de tons gris-bleutés s'accordait mal avec les fleurs de couleurs vives qu'on offre traditionnellement aux jeunes femmes. Il a "péri" fracassé sur le sol au passage d'un chat trop curieux de voir de près les fleurs bleues et blanches d'un bouquet artificiel


dimanche 17 juillet 2016

Musée Guimet... ce qui sera à revoir...

... après avoir révisé un peu ma géographie et je ne parle même pas de l'histoire* parce que, même si les pièces exposées sont très belles, j'ai eu un peu de mal les apprécier  au delà de cette impression de redite: une statue de bouddha, deux statues de bouddhas... des statues de bouddhas** Certes il y a des nuances dans les sourires paisibles.
Bon, en réalité j'exagère car il n'y a pas QUE des statues de bouddha, il y a aussi beaucoup d'autres divinités et d'autres pièces religieuses ou laïques. Seulement voilà, si j'accroche naturellement avec Chine et Japon et que je situe bien les pays dans la région de l'Inde et du Népal, j'ai beaucoup plus de mal à positionner les pays qui sont à l'ouest et surtout à l'est. 
En clair, ma culture générale par rapport à l'Orient et l'Extrême-Orient  est plus proche du zéro que de la moyenne, pour vraiment besoin apprécier ce musée au delà des seules "jolies" pièces à mes yeux occidentaux, j'aurais sérieusement besoin d'améliorer mes connaissances et de prendre un audio-guide ou de faire le choix de la visite guidée 
*...et encore moins de ce qui a trait à la civilisation, aux religions
** à noter que le musée use de l'orthographe suivante: buddha

samedi 5 septembre 2015

Escaliers en tous genres (3)

Et puis de loin en loin, c'est une figure humaine qui se déploie au fil des marches, comme ci dessous, le visage de Salvador Dali sur celles du Musée des Beaux-Arts de Philadephie. Il s’agit en fait d'une installation éphémère mise en place à l'occasion d'une grande exposition consacrée au peintre qui a eu lieu entre février et mai...2005. Oui, il y a 10 ans. Mais tel est le Net, vous y postez une photo et bien après qu'elle ne soit plus du tout d'actualité, elle circule et circule encore.
Il en est de même pour la photo qui suit et qui m'a beaucoup intriguée. Qui était cet homme dont on voyait sur les marches d'un escalier de Rio de Janeiro?
A force de fouiner, j'ai fini par découvrir qu'il s'agissait d'un projet artistique qui s'était déroulé...en 2008!... dans l'une des favelas ayant la pire réputation de Rio de Janeiro.
Un photographe français qui répond au nom  de JR* avait décidé de "...rendre hommage à celles qui occupent un rôle essentiel dans les sociétés, mais qui sont les principales victimes des guerres, des crimes, des viols ou des fanatismes politiques et religieux, JR a habillé l’extérieur de la favela avec ses immenses photos de visages et de regards de femmes, réunissant subitement la colline et le village dans un regard féminin..." Un projet qui a ensuite donné lieu à un film "Women are heroes" sorti en 2010, lors du festival de Cannes. 
C'est dans un article** que j'ai retrouvé le visage de celui qui m'avait tant intrigué... en fait celui d'une femme. Il ne reste plus rien de lui sur les marches de l'escalier... mais grâce au Net, elle est toujours vivante, même si elle n'a pas de nom.
* http://www.jr-art.net/
** http://www.voyageurs-au-bresil.com/voyage-bresil/women-are-heroes/

mercredi 2 septembre 2015

La rentrée ... fin...provisoire?

Hier il était question des langues, et aujourd'hui de l'une de ces matières* qui figurent au programme des collèges, mais pour laquelle on ne voit jamais les enseignants en début d'année lors des réunions de parents d'élèves: les arts plastiques!  Allez, si on les voit, quand ils font partie de ces enseignants qui enseignent une autre matière, en général une de celles que l'on qualifie de littéraire...
Le genre de matière que beaucoup de parents et surtout d'élèves supprimeraient volontiers de leur emploi du temps. ça sert à quoi? Et on en retient quoi?
Bonne question!
Avec le recul des années, si je peux apprécier un dessin tel que celui qui illustre le présent billet, ce n'est pas grâce aux enseignants que j'ai eu au collège: il y avait peu de théorie, juste une demande de réaliser une oeuvre sur une thématique précise, mais parce que adulte j'ai fréquenté les musées, visité des expositions, feuilleté des livres d'Art etc.. Et je pense qu'il en serait de même de mes enfants.
En attendant, ce genre de questionnement qui concernera désormais mes enfants et leurs propres enfants, moi je me contenterai de regarder ce bref résumé relatif aux courants de l'art moderne pictural. Assez bien fait d'ailleurs à ce qu'il me semble

  * L'autre c'est la musique

mardi 28 avril 2015

L'exposition Jeanne Lanvin au Palais Galliera

Jeanne Lanvin, je savais que c'était une grande couturière, moins connue que Coco Chanel, mais rien de plus. Mais l'affiche de l'exposition et le fait qu'elle se tenait au sein d'un lieu où je n'étais encore jamais allée m'ont convaincue d'y aller, moi qui en général est très peu "branchée" mode. Et j'en suis ressortie RA-VIE. 
Il y avait de très belles pièces présentées*, de manière classique, sur des mannequins placés dans des caissons vitrés sur toutes les surfaces, ce qui permettait la tenue sur toutes le coutures, mais aussi entre deux miroirs dont l'un était incliné grâce auxquels on pouvait avoir une vue d'ensemble tout en pouvant profiter des détails en se penchant. Une exposition que l'on peut résumer en quelques expressions. 
- Primauté du Noir&Blanc...même si on retrouve sur certaines pièces ce très célèbre bleu Lanvin, à nul autre pareil.   
- Fluidité des lignes, surtout dans la 1ère époque, celle qui a suivi le début du siècle, mais aussi après la 1ère guerre mondiale où l'on a vu apparaître beaucoup de "sportives" ou de "garçonnes" qui avaient jeté aux orties les corsets qui donnaient une taille de guêpe des seins et une croupe rebondie. C'est pourtant à cette même époque que les "robes de style", sorte d'ancêtres des "robes de garden party" et de celles  "new look" de Christian Dior auront le plus de succès.
- Travail très poussé sur les piqures et les broderies. Par exemple sur cette ceinture inspirée des "obi" japonais, qui est dans le cas présent entièrement travaillée par des lignes et des lignes de piqures très régulières. Quand aux broderies... quand on voit certaines pièces comme ce gilet on comprend vite comment la maison Lanvin a pu recourir aux services simultanés de 3 ateliers de broderie**. Des ateliers qui seront particulièrement sollicités pour confectionner les robes "ethniques" ou "médiévales"
- Importance de l'enfance, surtout après la naissance de sa fille unique, Marguerite. Alors que la mode est souvent associé à la femme adulte, Jeanne Lanvin prévoira des collections "enfant et petite fille" qui seront alors la déclinaison en mode "petit" des modèles destinés aux mamans. Le "logo" de la marque comporte d'ailleurs une marguerite et l'on voit très souvent le dessin d'une mère qui joue avec son enfant. On est donc loin, très loin du sigle retenu par Coco Chanel. 
* Un seul petit regret, certaines couleurs, je pense notamment au vert dit "absinthe" ont pu s'altérer un peu au fil du temps au point de parfois prendre une couleur moins "tilleul" que "olive délavée". Mais les blancs ont eux aussi souffert au point que parfois j'ai pu me demander si il s'agissait d'un blanc jauni u fil du temps ou d'un beige (une autre couleur qu'elle affectionnait) 
** Ce qui explique pourquoi Swarovski se soit associé à la manifestation.

dimanche 1 février 2015

"Les gardiens du Louvre" de Taniguchi

Cette BD, c'est une oeuvre de commande du Musée du Louvre. Et en couleurs.
Une commande donc. On se balade donc dans certains endroits connus (l'incontournable Mona Lisa) et moins connus (les galeries de climatisation) du Louvre, aujourd'hui et hier. Mais aussi en dehors du Louvre, comme à Auvers-sur-Oise où le héros rencontre Vincent Van Gogh qui l'invite à visiter sa chambre où il entrepose ses oeuvres. Ne pas s'attendre à une oeuvre 100% réaliste, même si l'amateur d'art reconnaître sans peine les oeuvres présentées! Non, le héros est malade et ne sait pas trop parfois si ses pas le portent du côté du rêve ou de la réalité. Il a quand même un petit indice, c'est lorsqu'il a à ses côtés un guide ou plutôt une gardienne un peu particulière, la femme qui a été autrefois le modèle de... la statue de la Victoire de Samothrace.
Une BD en couleurs... et autant l'avouer, je préfère nettement les oeuvres en noir & blanc de Taniguichi.
Au final  un ouvrage intéressant où l'on apprend quelques anecdotes sur la manière dont la peinture française a pu être connue et appréciée des Japonais lorsque ceux-ci se sont ouverts au monde au début de l'ère Meiji, ou on croise quelques artistes célèbres comme Corot, Van Gogh ou Antoine de Saint-Exupéry, où l'on retrouve l'un des thèmes de prédilection de Taniguchi (quand l'amour permet de faire fi de l'espace et du temps).
Mais ce qui a le plus retenu mon attention se situe dans le chapitre 4, avec le récit de l'opération de mise en sécurité des oeuvres du Louvre, au moment de la deuxième guerre mondiale, par celui qui en était alors le directeur des musées nationaux: Jacques Jaujard*. 4 000 oeuvres (dont certaines monumentales**) ont ainsi été dispersées entre fin août et fin décembre 1939, entre différents sites secrets afin d'éviter, non pas les bombardements sur Paris, mais de prendre le chemin de l'Allemagne. Il lui a été rendu hommage via un documentaire diffusé à la télévision en octobre 2014.

* http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Jaujard
** Parmi elles, "le radeau de la Méduse" qui fut transporté en l'état (alors même qu'il mesure environ 7mètres sur 5) car rouler la toile sur elle même aurait écaillé la peinture) ou la Victoire de Samothrace qui était composée de plusieurs morceaux de marbre récupérés au fil du temps avant d'être assemblés par du gypse. http://fr.wikipedia.org/wiki/Victoire_de_Samothrace

mercredi 31 décembre 2014

Bilan 2014

Que retenir de l'année écoulée? 
En négatif:
- un certain nombre d'aller/retour avec Rennes compte tenu des problème de santé de mon père
- un blog qui est souvent en retard... notamment parce que je passe (perd) trop de temps sur les réseaux sociaux
- en partie pour la même raison, moins de lectures, moins de cinéma, pas de reprise de contact avec les ami(e)s perdu(e)s de vue, les ancien(ne)s collègues de travail
En positif:
Des rencontres! Beaucoup de virtuelles sur le réseau social que je ne citerai pas, mais deux d'entre elles ont débouché sur du réel. Et je n'ai pas été déçue.
Des voyages: Paris (2 fois pour des expositions) Montpellier (parce qu'un internaute m'avait donné très envie de visiter cette ville au delà du quartier moderne entrevu il y a des années de cela) Espagne... J'aurais aimé plus, mais il y avait les contraintes: faire garder les chats en cas d'absence prolongée et dépendre jusqu'en mi novembre d'une voiture en bout de course
Une reprise des activités physiques au delà d'une séance de piscine de loin en loin
Un tout petit peu plus d'investissement ans la vie sociale via la participation comme assesseurs aux élections
Des travaux dans mon logement avec l'électricité aux normes et deux pièces rénovées (même si il reste des meubles à changer, des finitions décor à faire...)
Et au final, considérant que ce sont d'abord les points positifs qui me sont venus à l'esprit et qu'ils sont plus nombreux, la conclusion est: globalement ça a été une bonne année!

vendredi 19 décembre 2014

Compte-rendu d'exposition: "Emile Bernard" au Musée de l'Orangerie

Bon, quand on visite un certain nombre d'expositions, il y en a toujours au moins une qui déçoit. Et bien c'était celle-là! La dernière fois c'était "Marie Laurencin" au Musée Marmottan-Monet. Mais tout comme dans cet autre cas, je ne suis repartie pas aussi déçue du lieu que je le craignais car j'ai découvert les tableaux de la collection "Paul Guillaume & Jean Walter" dont je parlerai peut-être une autre fois.
Et l'exposition Emile Bernard? 

Elle m'a permis d'en savoir plus sur l'homme, au delà de ses tableaux de la période "Pont-Aven", les seuls, je dois l'avouer, qui me plaisent vraiment. Avec, un petit peu, ceux de sa période "cézanienne"
L'homme donc. Le musée écrit à son sujet: "Peintre, graveur, mais aussi critique d'art, écrivain et poète, Emile Bernard est une personnalité majeure dans l'élaboration de l'art moderne" Je veux bien! Mais pour ce qui est de ses écrits, notamment en tant que critique d'art, je n'ai pas du tout accroché. En lisant certains extraits relatifs à la peinture, j'ai eu l'impression de me retrouver dans les cours les plus pénibles (pour rester polie) de philosophie ou mieux, de littérature (ceux où l'on décryptique tellement l'oeuvre que l'on perd de vue le plaisir de lire)
Et l'oeuvre. "(...)  loin de se définir par un traditionalisme suranné, son art porte toujours la marque d'une personnalité curieuse et tourmentée, à la recherche de l'absolu artistique..." écrit l'équipe du commissariat en charge de l'exposition. Sauf que je n'ai pas accroché aux oeuvres autres que celles de la période Pont-Aven. En fait, celles réalisées entre 1891 (date de son départ au Caire) et 1904 (date de son retour en France) m'ont surtout envie de revoir les tableaux des peintres orientalistes (ou plus exactement ceux ayant eu une période orientaliste comme Delacroix). Quant à ceux réalisés après 1904, j'ai surtout éprouvé le souhait de mieux connaître le travail de celui qu'il a contribué à faire connaître: Paul Cézanne.  
Conclusion: je ne suis repartie qu'avec un tout petit livret et certainement pas le gros catalogue de l'exposition!

jeudi 7 août 2014

Grenade... (7) l'Alhambra - 1ère partie

Il y a les images très connues de l'Alhambra, ce chef d'oeuvre de l'art hispano-mauresque. Et puis il y en a de beaucoup moins connues, comme ces paysages que l'on peut admirer du haut de la colline de la Sabika, où est implanté le monument, et plus particulièrement lorsque l'on grimpe sur la partie la plus ancienne de ce dernier, celle qui commence au delà de la "porte du vin"* . De là on a une vue quasi circulaire sur Grenade. Et notamment  le quartier de l'Albaicín( ou Albayzín) au nord de l'Alhambra
Mais on a aussi une belle vue sur la cathédrale de Grenade qui domine nettement le reste du centre ville historique de Grenade, ce qui ne semble pas aussi évident quand on visite les alentours de celle-ci, tant elle est enserrée dans un dédale de ruelles dont celles du souk
Et puis il y avait aussi ce bâtiment, beaucoup plus au sud est de la partie centrale de l'Alhambra. Après des recherches avec "google maps", il semblerait bien qu'il s'agisse d'un hôtel, le "Alhambra Palace"

* Un nom de porte pour le moins étrange dans un monument construits par des bâtisseurs de confession musulmane!... sauf à considérer qu'il y a eu erreur d'interprétation: http://www.alhambradegranada.org/fr/info/lieuxetcoins/porteduvin.asp

lundi 7 juillet 2014

Ménage... photos du 22 février... 2013 - Lyon, musée de la miniature

Sur le même site que le Musée du cinéma, mais globalement* quelques étages plus haut, se trouve le musée de la miniature. Beaucoup voire la totalité des styles sont représentés: de la reproduction de pièces de maison aux découpages miniatures (genre une corde avec du linge qui sèche qui tient sur l'équivalent de quelques timbres postes... Mes coups de coeur sont allés à la reproduction de scènes d'intérieur truffées de menus détails comme par exemple:
- dans l'atelier d'artiste, au premier plan il y a bien la corbeille de fruits... mais sur la table en arrière, les amateurs reconnaitront des bouteilles de bière
 - chez l'horloger, vous trouverez la balance de précision, mais aussi sur l'établi, plein de minuscule outils
 - Et dans le coin gauche de la cave, que voit on? un pot de peinture AVi
 - quant à la chambre d'étudiant, c'est un régal avec la chaussure de sport de sport coincée sous le lit tandis qu'à la tête de ce dernier on trouve une bouteille de Valstar 
- et dans cette reproduction d'un bouchon lyonnais, il ne manque sur aucune table le fameux cendrier jaune Ricard (une miniature qui date certainement d'avant la loi anti-tabac)
 - suite de la visite en allant au marché où les amateurs, non plus de bière mais de vin, à défaut d'identifier de façon précise le producteur de vin, seront reconnaître de quelles régions proviennent les bouteilles**
- retour aux classiques avec la reconstitution du bureau d'un privé des années 40 avec la Remington et le vieux téléphone sur le bureau et la TSF et l'appareil photo sur le bureau contre le mur
- et pour finir, parce qu'il fallait bien faire un choix quant aux vitrines présentées, le salon arabe avec ses plateaux de fruits, ses narghilés... et bien sur au sol des tapis persans

Seul petit regret, certaines de ces miniatures auraient sérieusement d'être dépoussiérées... avec un minuscule pinceau en guise de "plumeau"?  
* Oui globalement car parmi les documents relatifs au cinéma qui sont présentés on trouve des reproductions, voire des originaux, en miniature de certaines décors ou éléments de décor ayant servi au tournage de films
** en dehors de la bouteille de Jameson et de celle de Martini

dimanche 6 juillet 2014

Ménage... photos du 22 février... 2013 - Lyon, musée du cinéma

Dernière ligne droite avant de finir (enfin!) de rendre compte de ce court séjour lyonnais avec un Musée assez atypique, celui consacré au cinéma et aux miniatures. Pour ce qui est de la première partie consacrée au cinéma, sa présence à Lyon, ville dont sont issus les frères Lumière, n'est guère surprenante.
Bon, autant le savoir, ce musée là est surtout ciblé reconstitution de scènes de films (principalement des scènes tirées du film "le Parfum"), films à "effet spéciaux",  films fantastiques ou de SF... éventuellement des séries B. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir quelques belles pièces, pas toujours faciles à photographier compte tenu de l'obscurité des salles d'exposition et des reflets dans les vitrines.
Parmi celles-ci, une baguette de Harry Potter et un moulage du visage si gracieux de l'Alien héros du 4ème film qui porte ce nom: "Alien, la résurrection". Un visage très humanisé. Normal, c'est le petit-fils du clone de Sigourney Weaver. Cet Alien là est 
- touchant car il considère celle qui se fait appeler Ripley comme sa véritable mère (et préfère tuer sa mère biologique, la reine, sans le moindre état d'âme) alors que Ripley n'a qu'un désir: le tuer
- et terrifiant à cause de son physique et de ses capacités héritées de sa branche paternelle d'Aliens mais aussi leur intelligence et leur capacité à communiquer de façon télépathique.