dimanche 16 août 2015

Il était une fois... 4 poules sur une route

Honte à moi, j'ai eu la flemme de chercher qui était l'auteur du cliché de gauche qui m'en a fait aussitôt penser, à un autre, tout comme beaucoup de personnes qui l'ont vu comme un écho de la mythique pochette du disque "Abbey Road" où l'on voit "4 garçons dans le vent" traverser sagement * un passage piétons, celui situé au croisement de Grove End Road et de Abbey Road. En fait juste en face des studios où le quatuor a enregistré presque toutes les chansons depuis 1962.
Pour en revenir à la photo des 4 poules (de Liver? car Liverpool?) deux titres de cet album me sont venus à l'esprit en les voyant: "Here comes the sun" (à cause de la lumière) et puis aussi "Come together"... Sauf que pour les Beatles, c'était la sortie .
En effet, même si j'ignore quand exactement le cliché a été réalisé, il est probable qu'à ce moment là les 4 ne savaient pas que cet album, enregistré entre février et août 69, serait leur dernier. C'est fin septembre (au moment de la sortie du disque en Angleterre) que John a annoncé qu'il quittait le groupe, ce qui revenait à dissoudre ce dernier, une nouvelle que Paul n'a rendue officielle qu'en avril 70.
* enfin tout est relatif car si, par rapport aux autres chanteurs qui ont décidé d'avoir un look plus en adéquation avec ce presque début des années 70, Paul qui porte un costume très classique est pieds nus et tient à la main une cigarette qui sera supprimée sur les ré-éditions de l'album

samedi 15 août 2015

Se rappeler aujourd'hui de hier....


... est parfois plus aisé pour certaines personnes âgées, notamment atteinte de la maladie d'Alzheimer, que de se rappeler des souvenirs récents. Mais tel n'est pas toujours le cas, souvenirs récents et plus anciens disparaissent et famille et amis ne gardent plus en mémoire ce qu'a été la personne autrefois. 

Alors pour promouvoir un nouveau médicament destiné à lutter contre la maladie, il y a quelques années, un laboratoire a lancé un concours. Et le lauréat a été Tom Hussey, un Américain spécialisé dans la photographie commerciale. Dans sa série "Reflexions" il a eu l'idée de mettre en scène des personnes âgées dans les actes de la vie courante: se raser, prendre un café, relever le courrier... mais en introduisant un miroir dans le quel "se reflète" la même personne telle qu'elle était dans sa jeunesse, à un moment clé de son existence ou à l'occasion de tâches où elle excellait

On voit donc face à face l'ancien juriste, la concertiste ou la couturière et l'homme ou la femme qu'ils sont devenus 40 ou 50 ans plus tard. Point communs entre tous ces clichés dont on peut retrouver une partie sur facebook* ou d'autres sites**: outre le miroir précité, le choix du classique noir et blanc ou de traitements spéciaux comme le sépia ou la désaturation partielle qui donnent l'un et l'autre cette patine que l'on est habitués à retrouver dans les vieilles photos.
J'allais oublier, sont aussi régulièrement présents des tiers: membres de la famille ou soignants car il ne faut pas oublier le contexte dans lequel a été conçue cette série d'image: aider à regarder autrement des personnes aujourd'hui atteintes de formes plus ou moins lourdes de la maladie

vendredi 14 août 2015

Les gauchers

Je suis tombée hier par hasard sur une chronique radio au cours de laquelle était interviewé un historien spécialiste des gauchers. Et oui, hier, 13/08, c'était la journée mondiale des gauchers et ce monsieur, Pierre-Michel Bertrand, s'est fendu d'un Nouveau dictionnaire des gauchers qui est une mine d'information.
Alors, en souvenir d'une mère "gauchère contrariée" qui avait appris sous la contrainte à écrire de la main gauche mais accomplissait malgré tout encore plein de choses avec sa "mauvaise" main, j'ai tendu l'oreille.
- Seulement 3% de la population est gaucher intégral car, si pendant longtemps on s'est focalisé sur la main, on apprécie maintenant la gaucherie via 3 critères: l'oeil, la main et le pied. Et oui, ceux qui prennent des photos en visant de l'oeil gauche... sont un petit peu gaucher
- Pendant longtemps les gauchers ont été mal vus. Il suffit pour s'en convaincre de se rappeler quelques expressions de la langue française où le mot gauche à une mauvaise connotation comme "se lever du pied gauche" ou bien encore "passer l'arme à gauche" quand la droite est associé à des valeurs positives comme "être le bras droit de quelqu'un"
- Les gauchers ont commencé à être un peu moins mal vus après la 1ère guerre mondiale d'où sont revenus invalides un certain nombre de soldats qui n'ont pas eu d'autre possibilité que de commencer à se servir de leur main valide pour faire certains gestes qu'il aurait été inconvenant autrefois d'accomplir de la main gauche comme faire le signe de croix **
- Certains gauchers sont devenus très célèbres au delà des artistes d'hier. Autrefois, c'était Beethoven,  Lewis Carroll ou Paul Verlaine. Et maintenant: en plus des artistes récents comme Iggy Pop, Jimmy Hendrix,on a des sportifs comme Rafael Nadal ou des politiques avec, par exemple, 5 des 7 dernier présidents des Etats-Unis gauchers.
Pour les artistes, l'explications habituellement donnée est la suivante: chez le gaucher, c'est la partie droite du cerveau qui prévaut, or c'est là que se concentrerait ce qui a trait aux émotions et aux fonctions artistiques.
* dont certaines trouvent quand même leurs sources dans des études pas toujours très sérieuses 
** Un détail pourrait on penser, mais qui avait tout son poids dans la société majoritairement catholique de l'entre-deux guerres

jeudi 13 août 2015

Quelques mots sur "Il meurt lentement..."

Ce poème découvert il y a des années de cela, via un diaporama transmis par une collègue de travail en guise de voeux de "Bonne Année", des mots signés: Pablo Neruda. De mots lus et relus sur le Net avec toujours la même signature...

"Il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.
Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre, celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement celui qui devient esclave de l'habitude refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère, ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements ou qui ne parle jamais à un inconnu.
Il meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotions, celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les coeurs blessés.
Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour, celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves, celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant ! Risque-toi aujourd'hui ! Agis tout de suite ! Ne te laisse pas mourir lentement ! Ne te prive pas d'être heureux ! 
... mais aucun ouvrage de référence. Et pour cause, il s'agit de ce que certaines personnes ont appelé un "Hoax" littéraire.



L'original de « A Morte Devagar », le titre portugais du texte ci-dessus  a été publié le 1er novembre 2000 sur la page Web brésilienne "Bacaninha" sous la signature de Martha Medeiros. On peut donc légitimement penser que, puisque c'est elle qui l'a mis en ligne, elle en est l’auteur. Seulement voilà, le texte a commencé à circuler sur Internet via les fameuses "chaînes" en tant que poème de... Pablo Neruda. Et depuis, il tourne, tourne...
Quand au texte original, il ne figure dans aucun recueil de Pablo Neruda... mais semble t il dans aucun des ouvrages publiés par Martha Medeiros. Alors...

mardi 11 août 2015

Quand la baigneuse devient un ange déchu

Au tout départ, il y a eu la baigneuse dite "Valpinçon"* (aussi connue sous le nom de "la grande baigneuse"), une oeuvre de jeunesse réalisée par Jean-Baptiste Ingres**. Un tableau dont il reprendra le motif de la jeune femme vue de dos avec la joueuse d'oud qui est l'une des figures clés du "Bain turc"**
Man Ray appréciait beaucoup le tableau de la "Baigneuse". Alors, après avoir fait poser une première fois celle qui était alors sa muse, Kiki de Montparnasse, portant un turban, assise de profil et retenant avec ses mains un tissu autour de ses hanches, il lui a fait prendre une autre pose. Cette fois ci, elle est de dos et les bras ont disparu, accentuant la ressemblance si souvent faite entre le dos d'une femme et un violon. Il est à noter que ce n'est qu'une fois le tirage effectué que Man Ray rehaussera les tons du cliché avec de la mine de plomb et surtout ajoutera à l'encre de Chine les fameux motifs qui correspondent aux ouies d'un violon.
L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais l'oeuvre de Man Ray a inspiré à son tour un autre artiste, lui aussi américain:   Joël-Peter Wikin qui a réalisé "Woman once a bird". Là, je dois avouer que je n'aime pas du tout, même après avoir appris que les cicatrices liées à l'ablation des ailes de l'Ange ne sont en fait que du maquillage. La faute à un autre élément de la photo: le corset en fer***, destiné, tout comme les "cicatrices"  des ailes disparues, à renvoyer à la recherche de la perfection. Une recherche absurde, aux dires même de l'artiste, puisqu'elle passe par un corps torturé (comme pouvait l'être celui des femmes aux pires heures du 19ème siècle).
* Nom d'un des anciens propriétaires de l'oeuvre
** Ingres avait 28 ans lors de la réalisation de la "Baigneuse" et 82 au moment du "Bain turc" 
*** Bien réel lui, il avait été réalisé par le mari de la modèle qui payait le prix fort le goût commun du couple pour ce type de fétichisme puisque elle était suivie médicalement après qu'il ait été constaté que le port de ce type de corset avait modifié la place de ses organes

lundi 10 août 2015

"Bouche du diable" de Boucq et Charyn

BD découverte en 1990 en médiathèque et que j'ai eu envie de relire après avoir acheté et aimé "Little Tulip" avec lequel elle présente un certain nombre de ponts communs. 
A chaque fois on a un enfant séparé de ses parents qui est plongé très tôt dans un milieu dur où les adultes (et même les enfants) sont les pires ennemis du héros. Le Youri de BdD* qui vit en orphelinat puis dans une école de formation d'agents secrets a peu ou prou l'âge de Pavel qui grandit lui au Goulag (voir LT*)
A chaque fois l'enfant trouve dans cet enfer un homme qui l'aide. Pour Youri, c'est un ancien moine féru d’icônes qui l'aide à faire face au mal (ici l'un des cadres du KGB). Pour Pavel, c'est Kiril la Baleine qui lui permet d'apprendre l'art du tatouage au risque de s'attirer les foudres d'un autre chef de "gang" . 
A chaque fois l'enfant devenu adulte part aux Etats-Unis (en mission pour Youri ou pour essayer d'oublier son histoire: Pavel) où il s'intègre avant que son passé ne le rattrape.   
A chaque fois le pouvoir des esprits est grand... Youri et Pavel accèdent à d'autres formes de connaissances via les rêves ou le dessin et ils sont aidés dans leur quête par des hommes dont les pouvoirs confinent au chamanisme.
On aime ou on n'aime pas. A cause du dernier point mentionné, sauf exception, les esprits très cartésiens n'aimeront pas la BD. Même si elle trouve son inspiration dans des pans bien réels de notre histoire contemporaine. Personnellement, même si j'ai parfois un peu de mal avec le réalisme très particulier des dessins de Boucq, je dois avouer que j'aime beaucoup. Et peut être encore plus maintenant que lorsque j'ai découvert cette BD il y a 25 ans. Alors je n'y avais vu qu'une histoire d'espionnage un peu fantastique, alors qu'elle est bien plus que cela. Un internaute** évaluant l'ouvrage a assez bien résumé celui-ci en écrivant ce qui suit: " Il s'agit avant tout de l'histoire d'un homme, sa solitude, sa quête spirituelle, l'endoctrinement et ses causes et la complexité de la guerre froide."
* BdD pour Bouche du Diable et LT pour Little Tulip
 ** un certain "DamBDfan" sur bedetheque.com

dimanche 9 août 2015

Le verbe aimer

Voilà ce qui arrive quand on a publié plus de 2 400 billets sans avoir jamais fait d'index digne de ce nom ni d'impression papier... on radote. Je suis certaine d'avoir déjà publié cette phrase de Jean Cocteau tirée de "La difficulté d'être" :
"Le verbe aimer est difficile à conjuguer: son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif et son futur est toujours conditionnel" 
Mais quand? Mystère. Un autre 9 août, jour de la St Amour voire un 14 février, jour de la St Valentin... Deux Saints soi dit en passant dont la réalité de l'existence en tant que personne physique laisse perplexe tant le net est silencieux quand à leur histoire et ce qui leur a valu d'atteindre l'état de sainteté.
Trève d'humour... en ce 9 août, je préfère au final cette petite phrase qui en dit tout aussi long sur la difficulté d'aimer.

samedi 8 août 2015

La fin du film pour Solveig Anspach

Elle a semble t il lutté pendant des années contre les récidives d'un cancer qui s'était déclaré alors qu'elle était toute jeunette. Sa lutte contre la maladie avait même fait l'objet d'un film ("Hauts les coeurs") sorti en 1999. Un film qui s'achevait sur l'image de l'actrice principale dans une chambre stérile. Mais des années plus tard, le crabe a fini par avoir le dessus et Solveig Anspach qui n'avait que 54 ans, s'en est allée...
Dans le film, Emma (jouée par Karin Viard) découvre quasiment en même temps qu'elle est enceinte et qu'elle a un cancer. Les 1ers médecins rencontrés lui conseillent tous de mettre fin à sa grossesse afin de privilégier les traitements contre le cancer, avant que l'un d'eux, un cancérologue, lui propose de concilier les deux, aussi longtemps que possible. Ce qu'elle fait, comme Solveig Anspech l'avait fait avant d'elle, donnant naissance à une petit fille qui a désormais 19 ans.
Un film tout à la fois bouleversant et plein d'humour (voir les petites querelles d'amoureux du couple). L'une des scènes qui m'a le plus marquée c'est celle où  Emma, qui vient de commencer à perdre ses cheveux suite à sa chimiothérapie, décide de les raser. Et le coiffeur de commencer à tondre tandis que Emma retient ses larmes tout en serrant un adorable petit bonnet e, angora entre ses mains. Le genre de scène qui ne peut se tourner qu'en une seule prise. Karin Viard qui y est éblouissante a amplement mérité le César d'interprétation féminine qui lui a été délivré quelques mois après la sortie du film
Sans doute est ce pour cela que, l'an dernier, c'est à elle que Solveig Anspach avait pensé pour interpréter "Lulu, la femme nue" imaginée par Etienne Davodeau dans la bande dessinée éponyme. Elle y était une nouvelle fois superbe. Un beau portrait de femme, à l'image de ce qu'a dit de Soveig Anspach un de ses amis: "Sa politesse magnifique : ne pas se plaindre et faire comme si elle allait gagner contre la maladie. Sa combativité par le sourire avait fini par convaincre." Oui convaincre... pendant un répit d'une petite vingtaine d'années.

vendredi 7 août 2015

Juste une image...

...parce que après certains billets, il n'est pas facile de continuer
Image de  Keith Aggett, http://www.keithaggettphotography.com/  un photographe anglais né en 1969

jeudi 6 août 2015

Il y a 70 ans, Hiroshima

Le 6 août 1945, "Little Boy" est tombé sur Hiroshima. La boule de feu déclenchée par la bombe a dégagé 1 million de degrés Celsius. Au sol, la température a atteint 4 000 degrés. On estime que 70000 personnes  mortes sur le coup, dont 80% des personnes situées dans un rayon de un kilomètre autour de la bombe. Mortes sur le coup parfois sans laisser la moindre trace ou comme sur cette image (ou d'autres similaires qui m'avaient tant impressionnée enfant) juste une ombre sur le sol* ou un mur.
3 jours plus tard, ce sera "Fat Man" qui tombera sur Nagasaki en tuant 40 000 personnes d'un coup.
A ces chiffres il faudrait ajouter toutes les victimes mortes dans les mois qui ont suivi du fait de leur exposition à de trop fortes radiations. Et il n'existe aucun chiffre quant aux victimes pour lesquelles aucun lien de causalité n'a pu être directement établi. On sait juste que 450.000 personnes ont été exposées et ont survécu pendant un certain nombre d'années, les « hibakusha »

Des chiffres, on en trouvera plein d'autres dans l'image ci-contre. 
A titre personnel, je n'en retiendrai qu'un autre qui n'y figure pas: 56% Ce pourcentage c'est celui des Américains qui, malgré le regard neuf désormais porté sur les données disponibles par un certain nombre d'universitaires et d'intellectuels, considère que l'utilisation de la bombe atomique était justifiée pour accélérer la reddition japonaise qui se fit d'une certaine manière en 2 temps. Le 15 août, l'empereur Hirohito fit un discours dans lequel il acceptait les termes de la déclaration de Postdam (qui concernait Etats-Unis, Angleterre et URSS). La cérémonie officielle a eu lieu le 2 septembre sur l'USS Missouri. Le ministre japonais des Affaires étrangères (sur l'ordre et au nom de l'Empereur du Japon et du gouvernement japonais) et le chef d'état major de l'armée impériale japonaise (sur l'ordre et au nom du Quartier général impérial) signèrent le traité.
*La forme d'une victime incrustée sur le pont Yorozuyo d'Hiroshima avant sa reconstruction. (Crédits : Musée du mémorial de la paix / Issei Kato / Reuters)

mercredi 5 août 2015

Image de soi... de l'autre...

Une vieille image et un dessin récent pour illustrer deux aspects de l'image que l'on donne de soi aux autres ou que les autres donnent d'eux.

La 1ère, j'aurais eu tendance autrefois à la sous-titrer : "la starlette et le réalisateur" parce qu'il faut bien avouer que certains réalisateurs*, parfois au physique ingrat, ont parfois usé, voire abusé de leur notoriété pour confier des rôles à de jolies jeunes femmes dont ils exigeaient de drôles de choses**... 
Désormais j'aurais plutôt envie de la sous-titrer "la modèle et le photographe" car on voit certains photographes, quel que soit leur physique, solliciter des selfies très serré/serré avec la jeune femme ayant posé pour eux ... Et puis il y en a d'autres, photographes amateurs se prenant pour de futurs Lucien Clergue, Helmut Newton ou Willy Ronis parce qu'ils ont un appareil numérique de prix entre les mains, ou photographes confirmés et devenus d'une certaine manière aussi incontournables que intouchables... pour qui l'image du vieux singe est au final très gentille
La seconde illustre cette tendance lourde qui pousse de plus en plus de personnes à se tatouer. Ainsi, en France, en 2010, 10% des personnes étaient tatouées. Un chiffre qui croit de jour en jour, notamment chez les jeunes générations où l'on voit de plus en plus de personnes ne pas hésiter à graver dans leur peau, la trace d'un événement les concernant. 
Mais il y a tatouage et tatouage. Il est loin le temps du tatouage d'un motif, assez discret de part sa taille, sur l'une des épaules ou au creux des reins (pour les dames) ou en haut du bras (pour les hommes) Place aux grands tatouages sur de très grandes surfaces, un peu à la mode des yakusas. Ce qu'illustre le dessin ci-dessus. Certains vont même très loin en osant le tatouage à l'intérieur de la bouche ou sur la rétine des yeux! Et autant je peux trouver jolis et/ou touchants certains "petits" tatouages, autant je suis plus que réservée sur les autres dont je me demande bien souvent ce que sera leur aspect lorsque les personnes auront 30 ou 40 ans de plus.
* Je pense notamment à ce cher Alfred Hitchcock dont le goût pour les jeunes femmes blondes était notoire.

mardi 4 août 2015

"l'arabe du futur - T1" de Riad Sattouf

Même si cet album a reçu à Angoulême en 2015 le "fauve d'or", je l'avais loupée cette BD. Il faut dire que le graphisme n'est pas celui dont je raffole, tout en reconnaissant à l'auteur un indéniable talent pour passer beaucoup de choses en quelques traits, comme par exemple le tic qu'à son père de se passer le doigt sous le nez quand il y a quelque chose qui cloche, montrant bien que, très tôt, l'enfant, même si il vénérait son père, n'était au final pas dupe.
Après Marjane Satrapi dont on avait lu avec délectation les années d'enfance, d'adolescence et de jeune adulte dans une famille intellectuelle en Iran, voici celle de Riad, petit garçon blond né des amours de Clémentine la Bretonne avec Abdel-Razak le Syrien venu faire ses études en France... avant de repartir, une fois son doctorat en poche, non pas dans une université européenne -comme aurait aimé sa femme- mais en Libye, puis en Syrie.
Et oui, le père de Riad, Abdel-Razak est obsédé par le panarabisme et vit dans le culte des grands dictateurs arabes au point d'embarquer femme et enfants dans des pays ... où en plus tradition et religion pèsent lourd. Le livre regorge de petits détails qui décrivent bien ce qu'était la vie quotidienne là-bas . Ainsi en Libye cette notion de logements sans serrure de façon à ce que chacun puisse en avoir un... ce qui oblige à toujours laisser quelqu'un chez soi et tirer le loquet pour s'assurer de ne pas être délogé. Ou bien en Syrie où il ne fait pas bon être un chien, cet être impur avec lequel on "joue" comme si c'était un ballon de foot, avant de l'embrocher avec une fourche et le décapiter avec une pelle.
Au delà de toutes ses petites scènes, en tant que femme, je n'ai pu m'empêcher de me poser la question de savoir combien de temps la mère de Riad va encore supporter le conservatisme de son mari qui, malgré toutes les études qu'il a pu faire, est un rêveur macho et lâche qui est plus proche de ses frères et cousins restés au pays et soumis aux traditions laïques ou religieuses  que de l'arabe du futur .

lundi 3 août 2015

Fais un voeu...la suite

Hier je faisais un voeu, ou plus exactement 2:
- connaître le nom de l'ouvrage d'où était extraite la citation de Cioran
- retrouver le nom du photographe ayant réalisé le cliché de la jeune femme au pissenlit
Pour la seconde partie, c'est chose faite grâce à un internaute plus patient et plus doué que moi en matière de recherches sur le Net et le billet d'hier aura droit à un Post-Scriptum
Alors, le voeu ayant été à 50% réalisé, oserais-je en faire un autre?... oui mais lequel? J'ai tellement de voeux en stock... Autant demander la lune!
Tiens à propos de lune, j'ai trouvé sur le Net, sur une "page"* de Facebook consacrée à la photographie, une série d'images avec... la lune. Mais en même temps, j'ai eu un très gros regret qui me pousse à ne pas citer cette page ici: elle publie beaucoup de photos regroupées par thématiques, mais en oubliant en général de mentionner l'auteur du cliché. Et j'ai trop désormais trop d'amis passionés par la photo pour accepter ce genre d'oubli.
Les deux photos qui illustrent le présent billet (de jolis montages qui doivent beaucoup à Photoshop ou l'un de ses homologues) ne font pas exception à la règle! 
* Page rattachée à un site internet en .com et qui a été aimée par plus de 2 millions de personnes depuis sa création en 2012

dimanche 2 août 2015

Fais un voeu!

C'est en version N&B que j'ai découvert cette photo sur le Net où elle était accompagnée de cette citation de Cioran:  "Quand on rencontre quelqu'un de vrai, la surprise est telle qu'on se demande si on n'est pas victime d'un éblouissement."
Une phrase - mal lue au départ car j'en avais transformé le sens en rajoutant un mot, celui de "pour" - avec laquelle je ne peux, malgré ce détail, n'être que d'accord. Et, dans le prolongement des commentaires sur le billet d'hier,  constater que les rencontres que j'ai pu faire ont été beaucoup plus nombreuses via Facebook (pas loin d'une dizaine à ce jour) que via le blog - Michel, Marwan, Bernard & Florence)
Et comme un billet est souvent l'occasion de faire des recherches sur le net, celui-ci sera conforme à un nombre de ses frères avec deux questions liées tant à l'image qu'à la citation et que l'ont trouve l'une et l'autre à de multiples reprises sur le Net mais sans aucune source de mentionnée:
De quel ouvrage est tiré cette citation de Cioran? 
Qui est l'auteur de la photo qui à l'origine a été réalisée en couleurs? J'ai sollicité en vain https://www.tineye.com/ qui l'a répertoriée plus de 150 fois avec le même cliché et des textes peu ou prou similaires dans différentes langues.
Alors je fais un voeu pour ce 2 401ème billet, que l'on rende puisse retrouver et le nom de l'ouvrage de Cioran, et le nom de celui qui a réalisé ce cliché... et qui sait, celui de la jeune femme caché derrière le pissenlit

PS: En fait cette photo fait partie d'une série de 4 clichés postés  sur Flickr le 7 juin 2011 par Serena Facchin sous le nom "Les saisons les plus belles"
https://www.flickr.com/photos/la_sendi/5808457800/

samedi 1 août 2015

2 400...

Le hasard a voulu que je repère ce chiffre de 2 400 (qui ressemble fort au symbolique 24:00) en ce 1er août*. C'est celui du nombre de billets publiés depuis les origines du blog, en mai 2008. Des billets publiés avec de plus en plus en retard, alors même que depuis avril 2011 j'ai beaucoup plus de temps libre pour m'y consacrer.
L'usure du temps, le tarissement des idées mais aussi le manque de réactivité de la part des internautes y sont pour beaucoup. A quoi bon se "fatiguer" à rédiger quelque chose ici quand ailleurs, sur les réseaux sociaux il est si facile de "liker" et "partager" quelque chose de tout fait... quitte d'ailleurs à propager des bêtises sous le coup de l'émotion... Mais au moins là-bas, de temps en temps, il y a de la réaction et on peut, via la messagerie, engager une discussion qui, quelques mois plus tard débouchera peut-être sur une rencontre. 
Ici, mis à part celle qui écrivait sous le pseudo de Verveine-citron (et dont le blog est au point mort depuis septembre 2014) et Caphadock (qui lui aussi publie beaucoup moins) il n'y a eu nulle rencontre. Et comme je vais de moins en moins lire les blogs des autres, qui sont de plus de plus en plus nombreux à fermer ou être en jachère, la situation ne va guère s'améliorer. 
Alors, continuer ou pas? Alors même que l'outil "blogger" est désormais assez bien maîtrisé et après avoir changé un peu de cap il y a quelques temps (moins de mots et plus de photos), la question reste entière
* En réalité, ce n'est que beaucoup plus tard (le 21, alors que je tentais de mettre un peu à jour le blog que je n'en suis aperçue)