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mardi 9 avril 2019

Retour d'exposition: "Hammershoi" au Musée Jacquemart-André

L'un des compte-rendus publiés à l'occasion de cette nouvelle exposition temporaire évoque des intérieurs silencieux. Personnellement j'ajouterai volontiers l'adjectif "mélancolique" car c'est bien ce sentiment que l'on ressent à la vue de ses intérieurs vides*  où figure parfois la silhouette d’une femme de dos**, dans des gammes de gris et de blanc***.
*Des intérieurs vides qui correspondent souvent à des vues de son propre appartement mais dont il ne fait pas figurer, sur la toile, certains éléments décoratifs. C'est ce qui ressort de la comparaison entre certaines toiles et les photographies de son intérieur. Des "épures" de logement en quelque sorte où de loin en loin figurent une coupelle, une tasse, une fleur en pot.
** Une femme qui est en fait très souvent Ida, sa propre femme, laquelle pose souvent de dos.  C'est d'ailleurs l'un de ses portraits, de dos, qui figure dans les collections du Musée d'Orsay qui l'ont prêté à l'occasion de cette rétrospective. La 1ère qui se tient en France et donne l'occasion d'admirer des oeuvres disséminées dans des musées danois (pays dont est originaire le peintre) ou suédois, voire au sein de collections privées. Petite anecdote en passant: il est probable que, pour le 1er portrait de sa femme, il ait beaucoup travaillé à partir d'une photographie de cette dernière car même si ils étaient fiancés lorsqu'il a réalisé en 1890 son portrait, il était inconvenant qu'une femme, même chaperonnée pose pour un peintre.
à noter que lorsque plusieurs personnages figurent sur un tableau (ici Ida entourée de ses 2 belles-soeurs) , non seulement ils ne se regardent jamais les uns les autres, mais il est exceptionnel qu'ils regardent vers le peintre: des personnes isolées chacune dans leur monde.

*** un monde dans un nuancier de gris et blanc... avec des taches noires: les robes de sa femme qui porte souvent un long tablier blanc.. et puis quand on y regarde bien, des tons bleutés, ocrés...mais toujours noyés dans une lumière blanche ou gris très clair. Même si le peintre a parfois été comparé à Veermer ce dernier utilise une palette de couleurs beaucoup plus riche.
Pour conclure ce billet, deux oeuvres jumelles puisqu'elles représentent le même sujet: une fenêtre traversée par la lumière et une porte. Malgré ce qui a été écrit plus haut au sujet de la prédominance de gris dans l'oeuvre du peintre, c'est le tableau de gauche qui figure à l'exposition. Mais je n'ai pu m'empêcher d'ajouter le tableau de droite,à cause de son titre: "danse de la poussière dans la lumière du soleil" car la lumière c'est aussi l'une des thématiques fétiches de Hammershoi.

mercredi 28 novembre 2018

Les fenêtres

Les fenêtres nous guettent
Quand notre cœur s'arrête
En croisant Louisette
Pour qui brûlent nos chairs
Les fenêtres rigolent
Quand elles voient la frivole
Qui offre sa corolle
À un clerc de notaire
Les fenêtres sanglotent
Quand à l'aube falote
Un enterrement cahote
Jusqu'au vieux cimetière
Mais les fenêtres froncent
Leurs corniches de bronze
Quand elles voient les ronces
Envahir leur lumière
  Les fenêtres murmurent
Quand tombent en chevelure
Les pluies de la froidure
Qui mouillent les adieux
Les fenêtres chantonnent
Quand se lève à l'automne
Le vent qui abandonne
Les rues aux amoureux
Les fenêtres se taisent
Quand l'hiver les apaise
Et que la neige épaisse
Vient leur fermer les yeux
Mais les fenêtres jacassent
Quand une femme passe
Qui habite l'impasse
Où passent les Messieurs
 
La fenêtre est un œuf
Quand elle est œil-de-bœuf
Qui attend comme un veuf
Au coin d'un escalier
La fenêtre bataille
Quand elle est soupirail
D'où le soldat mitraille
Avant de succomber
Les fenêtres musardent
Quand elles sont mansardes
Et abritent les hardes
D'un poète oublié
Mais les fenêtres gentilles
Se recouvrent de grilles
Si par malheur on crie:
„Vive la liberté“
 
 Les fenêtres surveillent
L'enfant qui s'émerveille
Dans un cercle de vieilles
A faire ses premiers pas
Les fenêtres sourient
Quand quinze ans trop jolis
Ou quinze ans trop grandis
S'offrent un premier repas
Les fenêtres menacent
Les fenêtres grimacent
Quand parfois j'ai l'audace
D'appeler an chat un chat
Les fenêtres me suivent
Me suivent et me poursuivent
Jusqu'à ce que peur s'ensuive
Tout au fond de mes draps
 
 Les fenêtres souvent
Traitent impunément
De voyous des enfants
Qui cherchent qui aimer
Les fenêtres souvent
Soupçonnent ces manants
Qui dorment sur les bancs
Et parlent l'étranger
Les fenêtres souvent
Se ferment en riant
Se ferment en criant
Quand on y va chanter
Ah je n'ose pas penser
Qu'elles servent à voiler
Plus qu'à laisser entrer
La lumière de l'été

Non je préfère penser
Qu'une fenêtre fermée
Ça ne sert qu'à aider
Les amants à s'aimer
Non je préfère penser
Qu'une fenêtre fermée
Ça ne sert qu'à aider
Les amants à s'aimer

samedi 10 septembre 2016

Balade à Pals (4) ... les fenêtres







Juste pour le plaisir des yeux, quelques fenêtres vus à Pals
à noter que même au mois de février, elles sont souvent végétalisées



jeudi 11 août 2016

La Roche-Bernard, petit village de charme... quelques fenêtres (4)

Juste pour le plaisir des yeux

La toute première a été photographiée près du lavoir. Le "bleue" a été attrapée au hasard des rues, la rouge foncé est l'une des fenêtres de la mairie ou de la bibliothèque municipale...








 ...et la toute dernière, si ma mémoire est bonne, se trouvait sur la façade la la maison d'un artisan potier