vendredi 26 août 2016

Retour sur les expositions... (4) Suzanne Valadon au Musée Montmartre

Tout d'abord c'est un musée un peu fatiguant à trouver quand on vient en métro (sauf peut être quand on prend le funiculaire) et oui le Musée de Montmartre est sur la butte du même nom et ça grime sec! 
Mais l'exposition, qui met en relief les liens entre Suzanne Valadon (la mère) Maurice Utrillo (son fils) et André Utter, un ami de son fils (ayant 3 ans de moins que lui) qui deviendra son nouveau compagnon. Elle est principalement centrée sur les oeuvres produites par les membres de ce que leurs voisins durant les années où il a vécu au 12 rue Cortot à Montmartre (de 1912 à 1926), avaient surnommé le "trio infernal". 
Elle a surtout été l'occasion de découvrir une femme qui avait une très forte personnalité et a vécu un un sacré parcours. En effet, quelle évolution pour celle qui avait commencé par poser pour de vieux  peintres (d'où l'idée que lui suggéra Toulouse-Lautrec de remplacer son trop catholique prénom de Marie (Clémentine) par celui de Suzanne (un clin d'oeil à un thème plusieurs fois traité en peinture:, celui de  "Suzanne & les vieillards") avant de commencer elle même à peindre et d'y acquérir une notoriété certaine
Et puis après, tant qu'à être venue dans ce musée, j'en ai profité pour visiter ses collections permanentes.

jeudi 25 août 2016

Retour sur les expositions... (3) "Tigres de papier" au Musée Guimet

C'était une belle exposition dans un musée que je ne connaissais pas et où je reviendrai car les collections permanentes valent le détour
Une belle exposition donc, mais sans aucune trace autre que celles que ma mémoire a enregistrées car sachant qu'en de tels lieux les photographies sont souvent décevantes, je comptais sur le catalogue ou, à défaut, une publication dans l'une des revues d'art qui rendent compte des grandes expositions parisiennes. Perdu! Il semblerait qu'aucune revue ne se soit intéressé à cette exposition et comme je n'avais pas du tout envie de traîner les très beau et très gros catalogue de l'exposition toute la journée, je ne l'ai pas acheté.
Qu'en ai-je au final retenu? Qu'il s'agissait d'une exposition qui via des peintures (normal vu le titre de l'exposition) mais aussi des paravents et d'autres pièces de mobilier donnait une idée de ce qu'était l'art durant les 5 siècles de la dynastie Choson (1392-1910). A noter que, d'abord inspirée de la peinture chinoise pour la représentation de paysages, la peinture coréenne va se recentrer sur son propre environnement en intégrant des éléments clés de sa culture que sont le chamanisme et le bouddhisme .
Au fait, pourquoi est il question d'un tigre dans le titre? Parce que le tigre est l'une des figures clés de la culture coréenne. Mais on trouve aussi des créatures imaginaires, comme le dragon ou le phénix, ou bien réelles comme des poissons ou des insectes.

mercredi 24 août 2016

Retour sur les expositions... (2) "Eros Hugo" à la maison de Victor Hugo


Une exposition que j'ai trouvé un peu décevante, parce que, même si Victor Hugo a été un grand amoureux aux multiples amours, légitime avec Adèle qui sera sa femme, ou illégitimes avec, ne serait ce que Juliette Drouet , ses écrits publiés de son vivant restaient sages, pudiques. 
Les excès dont il est question dans le titre de l'exposition, c'est plus ou moins du côté de certaines pièces  (gravures, sculptures..) inspirées plus ou moins directement de son œuvre qu'on les trouve, avec mention spéciale pour un dessin mettant en scène Esméralda et sa chèvre.
J'ai relu depuis lors des commentaires sur cette exposition, et peut-être aurais-je du le faire avant car j'ai comme l'impression de l'avoir "loupée". Une chose que je ferai si je dois revoir une exposition sur ce site.
Une chose est certaine, j'ai amplement profité de cette occasion pour visiter la "maison" de l'écrivain, en fait le second étage de cet immeuble de la place des Vosges où il a vécu de 1832 à 1848. Et là je n'ai pas été déçue.

mardi 23 août 2016

Retour sur les expositions de l'hiver dernier (1) - Touaregs

C'était en février dernier, une petite exposition dans les deux salles du bas qui sont reliées par un couloir de Cosmopolis. Autant dire qu'elle a été assez vite vue, enfin beaucoup plus vite que certaines grandes expositions parisiennes. Mais j'y ai passé quand même un certain temps car était présent Michel Vallet, un homme passionné et passionnant, qui a prêté une (bonne?) partie des objets du fonds qu'il a constitué au fil des années.
Cet ancien anthropologue de 87 ans connaît fort bien la région et ce peuple vu qu'il a travaillé là bas comme 
Officier des Affaires sahariennes. Il a même reçu en 1950 le grand prix de la fondation Vincent Auriol pour son étude sur l’urbanisme et l’architecture du Sahara avant d'être diplômé de l’Ecole pratique des hautes études économiques sociales et de devenir Docteur en Etudes africaines. 
ça c'est qu'on trouve sur sa biographie.
Sur place il y avait de beaux objets, de beaux dessins car parfois le dessin rend aussi bien voire mieux la beauté de certains objets usuels, des armes et des bijoux. Et une multitude de détails quant à la vie de ce peuple, que ça soit au niveau de leur organisation sociale, de leur habitat, de leur langage, de leur vie quotidienne... Je pense notamment au descriptif de la manière de nouer leur turban selon que l'on est homme ou femme.
Un peuple étonnant au sujet duquel Michel Vallet indique " "Les guerriers du désert ont davantage peur des poésies des femmes qui les ridiculisent que des armes"

lundi 22 août 2016

Retour sur quelques BD... (7) "Happy Parents"

"Happy Parents" de Zep
Un album que je recommanderais volontiers à tous les couples désireux de passer à l'étape petite famille. Qu'ils lisent la 4ème de couverture que voici pour commencer! Celle où la maman qui tient dans ses bras un bébé qui hurle tandis que le papa rédige le faire-part de naissance lui demande de retirer l'adjectif "immense" dans la phrase "Eric et Lisa ont l'immense joie de vous annoncer la naissance de Nathan".
Et ceux qui n'ont pas envie de gamin, ça les confortera dans leur choix...
Et ceux qui en ont (éventuellement parce qu'ils ne se sont pas posé la question avant d'en faire un) souriront en voyant Zep mettre en scène des parents distraits, gaffeurs voire immatures dont on plaint leurs gamins et certains gamins parfois insupportables pour lesquels... on plaint les parents.
A noter que Zep ne s'arrête pas aux couples HF mais évoque les couples séparés
- où le papa prépare tout avec amour pour s'occuper le WE de son enfant qui lui téléphone au dernier moment pour annoncer qu'il reste avant maman
- où la maman qui se fait belle avant de recevoir un potentiel nouveau compagnon pas emballé à l'idée de la partager avec un ou plusieurs enfants
Les couples homoparentaux ne sont pas non plus oubliés avec notamment cette question délicate: à qui offrir le cadeau de la fête des mères.

dimanche 21 août 2016

Retour sur quelques BD... (6) "Le gourmet solitaire"

"Le gourmet solitaire" de TaniguchiKusumi
Prenez le héros de "l'homme qui marche" de Taniguchi, insistez sur le côté gourmet plus que gourmand du personnage tel qu'on l'entrevoit dans un des épisodes de ce livre où, avec sa compagne, il déguste un gâteau alors que la neige commence à tomber... et envoyez le en déplacement professionnel dans différents quartiers de sa ville ou villes du Japon. Puis dégustez!
Autant dire qu'il s'agit d'un livre que seuls apprécieront ceux qui savent prendre leur temps, osent juger un lieu de restauration autant par ce qu'on leur sert que par le cadre, les habitués du lieu...et ont l'esprit ouvert à moult aliments et sensations gustatives. 
Allez, je vous donne la composition d'un menu pris au hasard dans le livre:
page 43:
- des oeufs de saumon marinés à la sauce soja,
- de la peau de tofu fourrée à la ciboulette servie avec une sauce ponzu (vinaigre et agrume sauvage)
- un bol d'anguille grillée sur riz avec un bouillon clair au foie de poisson et légumes (aubergine, concombre et radis) confits au sel
- des algues nori cuites à la sauce de soja
- des pousses de gingembre rose avec quelques morceaux de navet
Du coup on m'a servi, pardon offert, la suite des aventures du gourmet, et je sens que je vais me régaler

samedi 20 août 2016

Retour sur quelques BD... (5) "Capa, l'étoile filante"

"Capa, l'étoile filante" de Florent Solloray

Sur un site consacré à la BD j'ai lu ceci: "Biopic sans fard d'une légende de la photographie" *et c'est tout à fait ça! 
C'est d'ailleurs ce qui fait le charme de cette BD d'un peu plus de 80 pages qui ne cache rien de certains aspects, pas forcément très reluisants, de l'homme: grand fumeur, grand buveur (pas pour rien qu'il s'entendait aussi bien avec Ernest Hemingway) grand joueur assez parieur, grand séducteur (même si il semble de s'être jamais complètement remis de la disparition prématurée de Gerda Taro** qui fut son "mère", sa muse, sa compagne et son alter ego lorsqu'ils allèrent ensemble sur le front de la guerre d'Espagne). Mais l'homme était aussi une légende au delà des quelques clichés qu'il fut le seul à ramener du 1er jour du débarquement. Car il y avait aussi le style "Capa" qui peut se résumer via cette phrase prononcée par lui: « Si ta photo n’est pas assez bonne, c’est que tu n’étais pas assez près »
ça c'est pour ce qui a trait au fond de la BD. Pour ce qui est de la forme, j'ai bien aimé le choix de cette palette de couleurs, une sorte de sépia qui fait aussitôt penser aux vieilles photos en N&B qui ont jauni avec le temps. Petit bonus pour ceux et celles qui connaissent bien son oeuvre, ils ne manqueront pas de rechercher et retrouver dans telle ou telle case, le cliché final passé à la postérité
* https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Capa
**  https://fr.wikipedia.org/wiki/Gerda_Taro

vendredi 19 août 2016

Retour sur quelques BD... (4) "Love Story à l'iranienne"

"Love Story à l'iranienne" de Jane Deuxard et Deloupy
Voici un superbe documentaire présenté sous forme de BD.
Je ne suis pas fan du type de dessin mais je dois avouer que là, il convient à merveille car il permet de se concentrer sur l'essentiel, le texte âpre de Jane Deuxard. Un achat que je recommande vivement!
Quelques précisions quand même pour mieux comprendre le contexte:
- Derrière ce pseudo, il n'y a pas une femme mais un vrai couple de journalistes qui se rend régulièrement, de façon clandestine en Iran, et, de ce fait, tient à rester discret pour pouvoir y retourner mais aussi (et surtout?)  ne pas mettre en danger ses sources .
 - Il vaut mieux éviter de la lire quand on est un peu, disons "cafardeux" car à travers une dizaine de témoignages de jeunes ayant entre 20 & 30 ans,c'est une image très sombre que l'on a de la vie de ces jeunes.  Ainsi, l'un d'eux, à la question "Ton rêve le plus fou c'est quoi?" répond: "Je n'ai plus de rêves. Le régime nous les a volés"
En fait toutes les histoire sont tristes:
- de la 1ère avec Gila et Mila, le seul couple vraiment uni que rencontrera "Jane Deuxard": "Mes parents ont participé à la révolution en 1979. Ils étaient très jeunes. Ils sont descendus dans la rue. Tu vois le résultat. Tu vois quelle est ma vie. Si on manifeste, ceux qui prendront le pouvoir seront encore pires que ceux qui sont arrivés en 1979."
- à la dernière, non l'avant dernière où Jamileh dit de son mariage qu'il a été comme souvent en Iran, "arrangé" entre les 2 familles et "Mon mari et moi formons une belle équipe, en affaires comme dans la vie" Et tous les deux excellent dans les petits trafics en tout genre qui leur permettent d'aller régulièrement faire des séjours en duo, mais plus souvent en solo, chacun de leur côté, en Europe. 
La dernière histoire, celle de Leïla, une jeune femme qui sert chez un couple qui avait 20ans en 1979. et la tradition reste bien ancrée. Ainsi Leïla est certes divorcée, mais pas question pour sa famille et celle de son ami qu'ils se marient, sauf via des mariages temporaires*
* Version soft: Document qui autorise un couple non marier à se fréquenter sans risquer de se faire arrêter, mais ne les autorise pas, en principe, à vivre ensemble
** Version dure: Procédure très hypocrite permettant à certains "croyants" d'avoir, avec la bénédiction du mollah et de Allah,  des relations sexuelles avec des prostituées!

jeudi 18 août 2016

Retour sur quelques BD... (3) "Les voitures mythiques"

Une "BDNI" pour Bande Dessinée Non Identifiée car plus qu'une BD classique avec des "bulles" qui se succèdent au fil des planches, on a droit à une compilation de 26 dessins de ces voitures mythique (traitées en mode réaliste) accompagnées d'une caricature du ou des acteurs principaux du film. Le tout agrémenté de données techniques sur les voitures -sur lesquelles j'ai vite "zappé"- et quelques anecdotes autour de ce véhicule ou du film.
Amusant mais rien de plus car les vrais amateurs de BD ou de voitures ou de cinéma risquent fort de rester sur leur faim .
En résumé, plus un ouvrage à consulter dans une médiathèque qu'à avoir dans sa bibliothèque.

mercredi 17 août 2016

Retour sur quelques BD... (2) "Une année au lycée"

Voici un dessinateur découvert grâce... à sa page FaceBook où il pré-publie régulièrement ses dessins tout au long de l'année scolaire car, dans la vraie vie, c'est un enseignant qui travaille dans le Sud de la France, quelque part dans l'Hérault.

La plupart des ses "aventures" tiennent en une page. Il y raconte, en se mettant en scène sous les traits d'un professeur d'histoire-géographie (plus âgé qu'il ne l'est en réalité), la vie du lycée durant les cours, les pauses, les sorties, le conseil de classe, la préparation des élèves au bac, la participation aux épreuves du bac...). Dans ce volume il nous accueille quelques jours avant la rentrée, avec les remarques insistantes de son voisin sur les profs toujours en vacances et nous lâche au moment de la publication des résultats du bac.  Entretemps on a droit à plein de petits gags où les élèves et les enseignants sont croqués avec un humour qui pique un peu mais sans jamais être méchant. 
Conclusion: Peut passer en classe supérieure... à savoir "Mérite que j'achète le second volume de ses aventures"