mercredi 16 décembre 2009

Vieillir (bis)

Un des inconvénients de ne pas avoir encore fait de sommaire sur ce blog qui compte désormais plus de 500 messages, c'est qu'il y a des risques de redites. C'est déjà arrivé avec un poème de Eluard. Tel ne sera pas le cas aujourd'hui puisque, in extremis, je me suis rappelée avoir déjà déposé le texte de la chanson "Marie Géographie" d'Anne Sylvestre que, par certains côtés, il me semblait logique d'ajouter après ce commentaire consacré au livre de Eve Ensler. C'était en juillet 2008:

http://un-chat-passant-parmi-les-livres.blogspot.com/2008/07/pause-8-vieillir-au-fminin.html

Des visages féminins d'actrices ayant dépassé 30 et même 40 ans illustraient alors les paroles de la chanson, ceux de Simone Signoret, Danièle Darieux, Stéphane Audran, Delphine Seyrig et Jeanne Moreau. Tout simplement parce qu'à ce moment là je n'avais pas trouvé de beaux visages féminins âgés sur le net, mais aussi parce que le billet précédent était accompagné de visages d'acteurs n'ayant plus 20 ans :-)

Les moteurs de recherche deviendraient-ils plus efficaces, les photos mieux référencées? En tout cas voici 4 photos de visages de femmes de l'âge de "Marie Géographie". Ces photos onrt juste été recadrées et re-titrées en fonction des impressions qui se dégagent d'elles.

Avec en prime une petite question indiscrète aux lecteurs et lectrices de ce billet: quel est le portrait que vous préférez?

mardi 15 décembre 2009

Les monologues du vagin de Eve Ensler

C'est un petit livre (116 pages de lecture) et c'est une pièce de théâtre auxquelles un certain nombre de femmes, seules ou en chant choral, ont osé se confronter, car il faut oser inscrire à son répertoire ce texte où le mot"vagin" est prononcé plus de 250 fois!
Moi même j'ai calé au moment de l'achat car je ne me voyais pas le demander au vendeur auprès duquel je commande parfois des ouvrages ... même en trichant avec un très hypocrite "les monologues..." de Eve Ensler.
Comme quoi même les vieilles féministes peuvent avoir des pudeurs, des préjugés.

Et pourtant ce livre est passionnant car il est à la fois:
- réaliste car il parle de cette première fois où le petite fille devient pubère, mais ce réalisme se fait poétique lorsque Eve Ensler demande aux femmes de décrire le vêtement qu'elles mettraient à leur vagin ou de qualifier son odeur
- dur quand il aborde le thème des mutilations sexuelles et plus généralement des violences faites aux femmes, notamment dans le milieu familial et qui fait que un certain nombre de femmes SDF ou de prisonnières sont ravies d'arriver en CHRS ou en prison car elles s'y sentent "à l'abri"
- plein d'humour lorsqu'elle déclare qu'il est "en colère", contre les "tampax" et autres protections internes, les examens gynécologiques (et notamment ce qu'elle appelle le "bec de canard"glacé)...
- tendre quand elle évoque cette vieille dame qui à 72 part à l'exploration de son corps et découvre le plaisir, ou cet homme, Paul, qui aimait regarder le sexe féminin non pas par voyeurisme mais parce qu'il le trouvait beau et incitait ainsi les femmes à avoir un regard autrement qu'anatomique sur cette partie de leur corps.

Tendre aussi cette évocation de l'accouchement difficile de sa belle-fille à laquelle elle conclut son livre en lui rendant un très bel hommage et à travers elle à toutes les mères, toutes les femmes.

"... J'étais là, debout, et son vagin,
M'est apparu comme un grand coeur rouge qui battait.

Le coeur est capable de sacrifices.

Le vagin aussi.
Le coeur est capable de pardonner et de réparer.
Il peut changer de forme pour nous laisser entrer.
Se dilater pour nous laisser sortir.
Le vagin aussi.
Il peut souffrir pour nous, souffrir pour nous, mourir pour nous.
Et saigner pour nous dans ce monde difficile et douloureux.

J'étais la dans la salle.
Je me souviens."

lundi 14 décembre 2009

Jean-Michel Folon

De lui je ne savais rien sauf qu'il avait dessiné ce superbe générique d'ouverture et de clôture de Antenne 2. Et puis à l'occasion de recherches de cette fameuse vidéo, je suis tombée sur d'autres dessins de lui (quoique son art ne se soit pas limité là).

Par contre je n'ai pas vraiment cherché à en savoir plus sur la vie de cet homme mort en 2005, à l'âge de 71 ans. Sauf ce que l'on trouve sur l'incontournable Wikipédia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Michel_Folon

Et le net m'a permis aussi de retrouver cette petite merveille, même si ainsi photographiée je la trouve aujourd'hui pleine de tristesse. Sauf à se dire que deux fois par jour tout s'efface puisque que l’eau recouvre à chaque marée cette sculpture en bronze qui se trouve sur un brise-lames, à Knokke le Zoute. Elle s'intitule :« La mer, ce grand sculpteur ».

samedi 12 décembre 2009

... Débordée...Nostalgie...

Hier soir, vendredi, mon bureau c'était ça avant que je ne le range un peu avant d'éteindre le PC. Guère mieux et même plutôt pire que la veille.

Des images assez conformes avec l'ambiance de la semaine passée et de celle qui s'en vient.

Il faudrait pouvoir alors refermer la porte de son bureau et se projeter mentalement le générique de Antenne 2 tel qu'il était il y a une trentaine d'années et que je viens de retrouver.

http://www.youtube.com/watch?v=okVU6v8phzY 1mn27 de sérénité. Non, 1mn27 de bonheur grâce aux images de Jean-Michel Folon et la musique de Michel Colombier.

vendredi 11 décembre 2009

Chat alors...

Pour rester dans le domaine des félins, ce texte, plein d'humour (comme souvent avec lui) de Claude Nougaro: "le chat": http://www.youtube.com/watch?v=IcAFkXbyI9s

Chaque fois que j'ai affaire aux souris, J'ai envie de donner ma langue au chat, Les souris, vous le savez, je les chéris, Je les adore mais dès que j'avance là, Pat pat pat pat patatras

La dernière en date qui m'ait souri, Elle était rose comme la fleur du pêcher Aussi sec j'y vais de mon pot pourri, Miaou j'y ronronne un couplet bien troussé, Pat pat pat pat pas tricher

- Viens, c'est bath, sous ma patte,
Ah! mais qu'est-ce que j'avais pas fait là! Elle sort ses griffes:
- Ramène pas ta fraise raminagrossebite
- Ramina quoi? Qu'est-ce que vous dites?
- J'ai dit: bas les pattes phallocat
Et là-dessus je la revois pas plus tard qu'hier, Avec un vieux matou-vu de gouttière, Pat pat pat patibulaire

Un escogriffe, Un trafiquant de poubelles, Et qui persifle, En se tapant les bluebells, Toutes les plus belles, Les voilà électrisées, Par ce mal rasé, Cet affreux minet, Commence à me miner, Devant mon pif, Il les allonge une à une, Écorché vif, Je miaule sous la lune, J'en perds pas une De leur charivari, Bande de pourris, Faites vos cochonneries, En catimini, Vaches j'en crache, Mes moustaches

Aussi si je vire un peu misogyne, Vous conviendrez que la chose s'explique, Elles me foutent les blues avec son blue jeans, J'en suis devenu un cat pathologique, Pat pat pat pat pathétique

Chaque fois que j'ai affaire aux souris, J'ai envie de donner ma langue au chat, Les souris, vous le savez, je les chéris, Je les adore mais dès que j'avance la, Pat pat pat pat patatras,
Pat pat pat pat patatras
Pat pat pat pat patatras

jeudi 10 décembre 2009

"Moi je suis fidèle...

...coûte que coûte, mais à mon ancien lieu de vie sauf si..." c'est ce qu'aurait pu dire Sushi à ces maîtres.

La suite, dans cet extrait d'un article paru dans l'édition de St Brieuc du journal Ouest-France. Un billet pour ceux et celles qui aiment les chats... petites souris incluses (car que seraient les petites souris sans les chats?)

"Depuis lundi soir, Sushi ronronne dans les bras de sa famille après un drôle de voyage vers son ancienne maison. Ce chat a parcouru 17 ou 18 km pour retrouver cette longère, perdue dans la campagne du sud de l’agglomération briochine. Arrivé dans sa nouvelle maison, il y a une dizaine de jours, il profite d’une porte ouverte pour s’échapper. Une semaine passe sans que Sushi ne réapparaisse. « On était sans espoir, » se souvient Véronique sa maîtresse. Jusqu’au coup de fil d’une ancienne voisine, qui l’a vu faisant les poubelles de son ancien quartier. Le chat fugueur a été récupéré et se fabrique de nouvelles habitudes sur son nouveau territoire. Tout le monde se demande encore comment il a retrouvé le chemin de la maison, traversant notamment la RN12…"

mercredi 9 décembre 2009

...retrouvailles et souvenirs...

Pendant des années je lui ai été fidèle, contre vents et marées, alors même que certain(e)s s'en étonnaient car ils ou elles trouvaient qu'il manquait de personnalité.
Solution de facilité? Peut-être...

Je dois cependant avouer qu'il m'est arrivé, de loin en loin, de discrètement lui en préférer un autre.
Mais c'était pour la bonne cause car il faut bien le reconnaître, dans certaines circonstances, notamment un peu torrides, il ne tenait pas la route.
Ces autres partenaires avec lesquels je m'engageais sur d'autres chemins, c'était toujours en étant certaine que je ne prenais aucun risque. Quand on est une mère de famille responsable, il y a des choses que l'on ne fait pas!

Et puis il y a environ trois ans de cela, quand j'ai quitté la maison familiale, j'ai tenté d'autres expériences.
Pas de folies toutefois, on ne change pas ainsi plus de 25 ans d'habitudes!
Mais l'envie d'explorer autre chose, de goûter d'autres saveurs était très forte.
Alors...

Les premières infidélités furent assez décevantes.
Elles me laissèrent certains matins une impression désagréable, avec un sentiment d'inachevé.
Quant à craquer le soir, après la journée de travail, si une fringale soudaine me prenait, je me retrouvais bien souvent insatisfaite car ce que je ressentais était bien éloigné de ce dont je gardais le souvenir.
Et celà même lorsque, mue par je ne sais quelle fidélité à ma région natale qui se retrouvait dans un infime petit détail, mais ô combien important car il en donnait tout le poids, toute la saveur, je revenais d'une certaine manière à mes premières amours.

Le tout dernier, jusqu'à présent, je l'avais évité. Tout simplement à cause de son nom qui renvoyait à un certain nombre de choses. Son aspect aussi: atypique. Mais on ne devrait jamais se fier complètement à ses premières impressions car dès que le 1er contact a été vraiment établi, je me suis sentie rassurée, confiante au point de le préférer quelle que soit l'heure et les circonstances.

Et désormais, posé sur le support qui me plaît (baguette craquante à la mie moelleuse, brioche, biscotte, tranche de pain d'épice, craquelin...) c'est avec un plaisir évident que je savoure à l'avance le moment d'y goûter :-)
...
Mais à quoi aviez-vous donc pensé?