lundi 6 juillet 2009

...Back home...

Le vol ANA est bien arrivé à Tokyo Narita. Le petit oisillon qui y était a juste eu le temps d'envoyer deux mails (dont l'un en utilisant l'un de ces claviers japonais dont les touches sont plus petites que nos touches européennes et qui surtout, comme les claviers anglo-saxons, ignorent les accents) avant de s'endormir épuisé par son voyage de 12 heures et les 7 heures de décalage horaire et de partir en cours

Depuis qu'il m'a quitté j'ai eu la joie de connaître les réjouissances que procurent:
- les transports parisiens en retard dans des RER bondés qui se traînent pour cause de personnes sur la voie...
- les expos loupées pour différentes raisons
- les rues torrides grouillantes de touristes et de vendeurs en tous genres...
- les TGV avec du retard +++
...
et revenir avec une quasi entorse.

Mais aussi quelques joies liés au plaisir de flâner un samedi soir et un dimanche matin dans les rues en se disant qu'il vaut mieux prendre la vie du bon côté et faire comme les chats: tantôt la griffe, tantôt le frôlement séducteur...

samedi 4 juillet 2009

... OFF...

En avant pour 36 heures d'absence loin des PC car il faut bien s'assurer que certains oisillons glissent leurs plumes dans l'avion de fer pour le pays de Mme Chrysanthème. Et comme il n'existe pas de vol direct Nantes-Atlantique Tokyo-Narita...

vendredi 3 juillet 2009

retrouvailles & séparation

Avec le début de l'été et tout particulièrement l'arrivée du mois de juillet, les transhumances en tout genre ont pris leur rythme de croisière. Mais il existe des mouvements atypiques.





Ainsi hier, ce retour, après 10 mois d'absence, d'une "cigogne" sévillanne que l'on s'est bien gardé de régaler de ces plats typiques de la gastronomie française que sont ... les escargots et les cuisses de grenouille mais qui a apprécié de retrouver enfin la VRAIE baguette de pain...




Et puis demain, samedi, une toute jeune oiselle s'evolera pour aller s'immerger pour un mois au pays du soleil levant ... avec quand même quelques appréhensions non pas tant pour la langue (alors même qu'aucun de ses hôtes ne parle le français) que pour la nourriture. Car dans un pays où le mot "non" est impoli, il n'est pas évident de faire comprendre qu'on est limite végétarien et qu'en outre le poisson cru...

jeudi 2 juillet 2009

Signes

Il était une fois une jeune femme qui aimait tellement le livre "l'alchimiste", où il est question de "signes" qu'il convient d'apprendre à "lire", qu'elle m'avait incitée à le lire ... mais sans être vraiment convaincue du bien-fondé de ce qui y était annoncé.
Comment comprendre alors cet étrange hasard qui a voulu il y a quelques jours que la radio habituellement programmée sur F.I.P.ou France Info soit exceptionnellement réglée sur Radio Nostalgie... Et le reste.
Que aujourd'hui, les BOF de "Princesse Mononoké" et de "Hana Be" aient été posées près de l'appareil... mais uniquemnt la radio qui ait été allumée.
Combien de chanteurs et chanteuses de cette époque là passent chaque jour sur cette fréquence? Des dizaines? Non plutôt des centaines... Alors pourquoi est ce que ce sont ces vers là chantés par une voix reconnaissable entre toutes qui se sont élevés dans la pièce

"...Quand on n'a que l'amour
À offrir à ceux-là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour

Quand on n'a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
À chaque carrefour..."

mardi 30 juin 2009

...

for C.
After 3 years, just a letter with no word.
"Forget the stone, become a feather."

http://www.youtube.com/watch?v=-GNbZbagIZA

Partir "ailleurs" avec Erik Satie

Certaines musiques qui font "vibrer" preuve de la marque de la présence du divin? On peut en douter. A la fois parce que certains croyants peuvent être insensibles à une forme d'expression musicale dite classique et préférer exprimer leur foi via des mélodies type rock. Mais aussi parce que des agnostiques (et des athées) peuvent être touchés par des musiques d'inspiration religieuse sans que leurs convictions en soient pour autant modifiées.
Parfois même le religieux et le profane se mêlent. Ainsi dans les deux gymnopédies qui suivent.

Gymnopédie n° 1 piano seul (Aldo Ciccolini)

http://www.youtube.com/watch?v=Lvqoqjwfv-c

Gymnopédie n° 3

http://www.youtube.com/watch?v=iHEpuj96bCg

Elles ont été écrites en 1888 par Erik Satie, deux ans avant qu'il ne crée sa propre religion: l’«Église métropolitaine d’art de Jésus-Conducteur». Mais dans le même temps elles trouvent leur source dans les danses pratiquées lors de festivités tenues à Sparte, en l'honneur d'Apollon, et en hommage à des guerriers morts.
Etrange titre que celui de gymnopédie, tout comme le sera celui de gnosienne et de bien d'autres. A l'image en fait du compositeur, Erik Satie, qui fût complètement éclipsé par des compositeurs tels que Debussy et Ravel et dont il faut, pour mieux essayer de le comprendre, visiter à Honfleur le musée très atypique qui lui est consacré.
Après, après on comprend mieux cette capacité qu'a sa musique de transporter ailleurs, du moins ceux qui y sont sensibles.

dimanche 28 juin 2009

Requiem de Gabriel Fauré

Beaucoup moins connu que celui de Mozart, le Requiem de Gabriel de Fauré reste mon préféré: le seul qui pendant longtemps me faisait venir les larmes aux yeux en entendant le Kyrie, le seul dont j'écoute toujours le Libera me ou le Pie Jesu en respirant au même rythme que le baryton, la soprano ou les choeurs qui les interprètent.

Libera me

http://www.youtube.com/watch?v=rDpt_F8fG5A

"Libera me, Domine, de morte aeterna in die illa tremenda, quando coeli movendi sunt et terra, dum veneris judicare saeculum per ignem. Tremens factus sum ego, et timeo, dum discussio venerit, atque ventura ira: quando coeli movendi sunt et terra. Dies illa, dies irae, calamitatis et miseriae, dies illa, dies magna et amara valde. Requiem aeternam, dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis."

Pie Jesu

http://www.youtube.com/watch?v=sXSlhq7kSQ0

"Pie Jesu Domine Dona eis requiem. Dona eis requiem, Sempeternam requiem"

Mais pour un non croyant les paroles ont finalement peu d'importance car seule compte la musique, de celles qui vous emmènent très loin, là où le temps et l'espace se signifient plus rien.