jeudi 2 avril 2020

Musiques du temps du confinement -8- "Old Friends"


Difficile, très difficile était la mission de choisir, au sein du répertoire interprété par ce duo, celle que j'allais mettre en avant,tant il y en a beaucoup que j'aime. Il y avait "bridge over trouble water", "Mrs Robinsons", "Cecilia"... Mais c'est celle-ci que j'ai finalement retenue, et qui plus est non pas dans sa version retrouvailles lors du concert public à Central Park en 1981, mais l'une des 1ères interprétations, comme si tous les 2 répétaient dans une chambre d'étudiants.
Une sorte de paradoxe car il aura fallu des années avant que ce duo connaissent une renommée mondiale en 1966 car mis à part un succès d'estime en 1957 (ils enregistrent alors sous le nom de "Tom & Jerry") il faut attendre, chacun menant de front études et carrière solo (surtout pour Paul Simon)... avant de se séparer en 1970,après 4 années parsemées de fâcheries diverses.... et ne plus se retrouver que de très loin en très loin avant ce fameux concert de 1981 qui a rassemblé plus de 500 000 personnes. Un paradoxe? Quoique...Quoique... car je viens de découvrir qu'en 2003,suite à une tournée aux Etats-Unis et en Europe, ils avaient sorti un double CD-DVD intitulé "Old Friends: Live on Stage"
Non, bel &bien un paradoxe que ce choix car si ils ont rechanté ensemble dans les années 2009/2010, une chose est certaine, même si Art Garfunkel semble avoir résolu ses soucis de cordes vocales apparus en 2010, les 2 hommes qui sont nés tous 2 en 1941, ne rechanteront jamais ensemble.
Old Friends mais au final plus côté âge que réelle amitié vu les fréquentes périodes où les tensions entre eux étaient bel et bien réelles.

mercredi 1 avril 2020

Musiques du temps du confinement -7- Villa-Lobos


Des "Bachianas Brasileiras" (Bachianas brésiliennes?) c'est la partie le plus connue. Elle m'a toujours époustouflée par l'amplitude de voix qu'il suppose chez son interprète, ce que les spécialistes appellent  l'ambitus. Et lorsque je l'écoute, je ne peux m'empêcher de calquer ma respiration la mélodie.
J'ai toujours eu beaucoup de mal à retenir le titre, sans doute parce que je n'ai jamais appris l'espagnol et encore moins le portugais, Villa-Lobo étant Brésilien.
Mais le présent billet m'a incité à faire quelques recherches. J'ai ainsi appris
- que chacune des 9 "bachianas" représente une fusion entre des airs du folklore brésilien (ou des musiques populaires brésiliennes) et le style musical de Jean-Sébastien Bach. C'est pourquoi la plupart des mouvements de chaque suite ont deux titres, l'un emprunté à Bach (Prelúdio, Fuga, etc.), l'autre brésilien (Embolada, O Canto da Nossa Terra, etc.).
- mais aussi que le texte que l'on entend est un poème de Ruth V. Corrêa qui décrit la beauté du ciel le soir
Tarde, uma nuvem rosea lenta e transparente,
Sobre o espaço sonhadora e bela!
Tard, un nuage rose lent et transparent,
Sur l’espace rêveur et beau !



mardi 31 mars 2020

Musiques du temps du confinement -6- La BO de "The Hours"


Christian, un ami suisse avait beaucoup aimé le film, notamment à cause des actrices qui y jouaient. Contrairement à lui, ce n'est pas Nicole Kidman qui a le plus retenu mon attention, ni même Meryl Streep mais la toute jeune Julianne Moore. Et son fils, si sensible, qui comprend à quel point sa mère va mal. Et craint de ne jamais la revoir lorsqu'elle le dépose chez une voisine. Et il avait amplement raison car, alors même qu'elle était enceinte de plusieurs mois, elle s'apprêtait à se suicider... avant d'y renoncer après avoir lu "Mrs Dalloway", ce livre de Virginia Woolf qui sert de fil rouge à 3 histoires de femmes.
Et des années plus tard, en faisant des recherches sur ce film, je tombe sur cet article qui se termine par : "Le temps a beau passer, les heures ont beau s'écouler, il restera toujours l'amour, la haine, la mélancolie et l'espoir. Tout ce qui fait la beauté et l'horreur de la vie."Quant aux musiques de ce film... elles sont toutes si belles, que j'ai opté pour la facilité: partager une version piano qui fait encore mieux ressortir la beauté des mélodies. 

lundi 30 mars 2020

Musiques du temps du confinement -5- "éducation sentimentale"


Plein de souvenirs d'adolescence avec ce disque là...et cette chanson là
Il y a d'abord cette chanson là découverte par une jeune fille lors de ce qui fût ma dernière colonie de vacances. Une très belle voix.
Et puis ça correspondait pleinement à ce que je vivais puisque c'est elle qui, alors que j'étais contente de revoir Eric, mon premier amour rencontré 2 ans auparavant lors d'une autre colonie, m'avait douchée en m'annonçant que
- fréquentant le même collège que lui, elle était "sortie" avec lui
- et que de toute manière c'était un coeur d'artichaut: une petite amie différente chaque année scolaire et une autre durant chaque été!
Dur, dur pour moi qui, en me fiant à ce que vivaient mes grandes soeurs beaucoup plus âgées, croyais que le 1er amour dure toujours.
Et quelques mois après cette colonie, il y a eu Guy-René, ce jeune homme qui fréquentait la même classe de seconde que moi. On échangeait en douce des poèmes, d'abord trouvés dans les livres puis les nôtres. Il m'a fait écouter ce disque -et bien d'autres- chez lui, sans jamais alors oser franchir le pas... car  nos parents "surveillaient". Et puis nos études respectives nous ont séparé: j'étais une littéraire et lui un scientifique, avant qu'on se retrouve en faculté. Nous avons alors enfin franchi le pas...  avant que je le quitte quelques mois plus tard car je ne supportais pas qu'il n'assume pas notre relation: lorsque nous croisions dans les rues ses amis de fac, je ne devais être qu'une simple copine du temps du lycée. Bien des années plus tard, alors que j'étais jeune mariée, je l'ai recroisé dans les rues de ma ville. On s'est reconnu mais aucun de nous n'a fait le moindre geste pour renouer, ne serait ce que le temps de boire un café ensemble.

dimanche 29 mars 2020

Musiques du temps du confinement -4- "to be by your side"


Un très beau souvenir que ce film. Mais il faut dire que bien des années auparavant (c'était durant mes années de fac) j'avais déjà beaucoup aimé "Jonathan Livingston" et puis une vingtaine d'années plus tard, "Microcosmos".
C'est aussi avec cette chanson que j'ai appris, moi qui suis si peu doué pour les langues étrangères,  comment récupérer les paroles de chanson sur le Net mais aussi comment les traduire avec l'aide de sites de traduction...  avant de découvrir, plus tard, quelques sites qui, comme "la coccinelle", utilisent Et surtout, c'est une fort belle chanson d'amour, de ceux où il faut accepter de laisser l'autre libre tout en étant côte à côte

samedi 28 mars 2020

Musiques du temps du confinement -3- Klaus Nomi dans "cold song"


Je ne sais comment j'ai découvert ce morceau. Mais il m'avait fort impressionnée. Et encore plus quand j'avais connu l'histoire de l'interprète et les paroles de cette "chanson".
Par contre je me souviens fort bien de la soirée chez des amis où j'ai fait découvrir cette musique au père de mes enfants, alors grand amateur de Jazz, grâce à la maîtresse de maison, une professeure de musique qui possédait l'un des CD de Klaus Nomi.

vendredi 27 mars 2020

Musiques du temps du confinement -2- "Gymnopédies"


Avec ces musiques, c'est le souvenir des soirs où je m'endormais après avoir écouté et ré-écouté ces mélodies sur mon petit magnétophone à cassettes.
Impossible de me rappeler si je les avais enregistrées après les avoir entendues à la radio ou après avoir emprunté l'un des disques de la discothèque de la Maison de la Culture de Rennes (où je vivais alors).

jeudi 26 mars 2020

Musiques du temps du confinement -1- "messe pour le temps présent"

Vivre confiner, c'est aussi essayer de fuir l'ambiance anxiogène, notamment celle liée aux nouvelles diffusées par certaines chaînes d'information: tant de nouveaux cas,tant de personnesen réanimation, tant de décès... en écoutant de la musique et des chansons que l'on aime

Je me rappelle assez bien la 1ère fois où j'ai entendu cette musique, j'étais allée avec une amie assister à un spectacle de danse de fin d'année. Et parmi les chorégraphies, il y en avait une sur cette musique...

samedi 16 novembre 2019

Les conférences de l'Université Permanente -4- Mot clé : Delerm


 Le principe pour parler de ces conférences, non pas un compte-rendu en bonne et due forme mais un ou plusieurs éléments qui ont retenu mon attentionCette fois-ci, je retiendrai encore 3 éléments
Tout d'abord c'est fort agréable de mettre un visage, une silhouette, une voix sur un écrivain. Et oui, il y a fort longtemps que je ne regarde plus la télévision et donc j'aurais été incapable de reconnaître M. Delerm si je l'avais croisé en Normandie ou à Paris.
Ensuite, ce que je croyais être une conférence s'est plus révélé être une discussion à bâtons (faussements) rompus entre l'un des membres de la librairie Coiffard, la plus ancienne (en 2019 elle a fêté ses 100 ans) et incontournable librairie de Nantes et l'auteur. Un exercice difficile, notamment pour l'auteur plus à l'aise semble t il dans le dialogue avec juste quelques interlocuteurs qu'avec un une seule personne représentant un vaste auditoire. C'est tout un art de réussir à faire croire que l'on r s'adresse à chacune des personnes présentes dans un vaste amphi! Surtout quand la personne qui interroge l'auteur a lu le livre et connait bien les différents ouvrages de l'écrivain... et pas vous!
Mais au final, l'exercice a été réussi car j'ai acheté le livre. Non pas le jour même. Je suis trop timide pour acheter un livre ou une BD devant l'auteur avant d'aller faire la queue pour me le faire dédicacer*
PS du 6 mars 2020:  Lu le livre en quasi totalité lors d'un voyage en train. Il faut dire que l'ouvrage est bref : 100 pages entre le début de la description du 1er geste "les embarras du vapotage" (page 7) et la fin de celle du dernier "ensemble loin" (page 107). Et je dois avouer qu'il est loin le temps où je me délectais de "la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules". Sans doute ai-je lu de lui trop de ses petits livres consacrés à ces moments du quotidien. Il reste toutefois, avec ses 47 très courts "chapitres" un ouvrage idéal pour les transports en commun,ou lorsqu'on à peu de temps avant de s'endormir.

jeudi 14 novembre 2019

Les conférences de l'Université Permanente -3- Mots clés : Chine & Agriculture



Le principe pour parler de ces conférences, non pas un compte-rendu en bonne et due forme mais un ou plusieurs éléments qui ont retenu mon attentionCette fois-ci ça sera 3 éléments.
Tout d'abord, un constat: ce n'est pas parce qu'on a un long et riche passé professionnel qui vous a amené à intervenir désormais dans le cadre d'échanges avec un autre pays que vous maîtrisez pour autant la manière de rendre compte de manière objective de tout ce que vous avez vu et entendu dans le cadre de ces échanges. Et le conférencier, malgré les contraintes dues au régime politique du pays, a pas mal arpenté l'une des immenses régions de ce grand pays qu'est la Chine. D'où une immense base photographique qu'il ne lui a pas toujours été facile de présenter d'une façon synthétique qui ne soit pas trop descriptive et répétitive. 
Ensuite... le conférencier avait transformé l'intitulé initial de son intervention (qui visait les productions légumières en mentionnant l'horticulture! L'occasion pour beaucoup de découvrir que ce mot ne concerne pas que les fleurs mais les différentes productions agricoles non "spontanées"  car l'horticulture a trait à la culture des plantes d'ornement, des jardins, à la culture maraîchère, potagère....Ce qui explique l'ampleur de la tâche qui revenait au conférencier dans le temps imparti (1h à 1h15) à ces conférences
Et surtout deux détails: face à l'enjeu colossal de nourrir des millions de gens (en mi 2019, la population Chine était estimée à 1 441 800 000 habitants) il faut produire beaucoup, avec le minimum de pertes. Alors plus d'une fois les "ouvriers" (plus que paysans)  qui travaillent dans les entreprises (plus que fermes) agricoles ont la main lourde quand aux produits phytosanitaires au point que sur certaines photos il devient difficile parfois de deviner la couleur normale des plantes sous les différents traitements. Mais aussi ceci, la notion de "produits issus de l'agriculture biologique" est beaucoup moins stricte qu'en France. Comme beaucoup dans la salle, je suis restée pantoise en voyant en arrière-plan de serres (en plastique) des centrales thermiques au charbon clairement identifiables car toutes proches!

mercredi 13 novembre 2019

Les conférences de l'Université Permanente -2- Mot clé: Cannabis

Le principe pour parler de ces conférences, non pas un compte-rendu en bonne et due forme mais un ou plusieurs éléments qui ont retenu mon attention
Le préalable rappelé par le conférencier, un honorable enseignant de la faculté de Droit qui ne manque pas d'humour: L’article L3421-4 du Code de la santé publique punit de 5 ans d’emprisonnement la présentation sous un jour favorable de l’usage de cannabis. Peines qui sont aggravées lorsque les faits reprochés ont lieu dans un établissement d'enseignement
Parmi les points retenus de l'intervention: l'usage du cannabis (chanvre thérapeutique) est fort ancien puisque les Grecs puis les Romains le préconisaient pour certains usages. Tout comme Rabelais plus tard. Il est même paru en 1758 un "traité du chanvre" qui l 'envisageait sous l'angle médical, mais faisait aussi état de ses effets psychiques.
En fait tout a basculé au début du XXème siècle avec l'apparition et la généralisation des médicaments "chimiques" plus faciles d'usage et stables dans leur composition. Et puis est venu la prohibition de l'usage récréatif de la plante.
Désormais on trouve sur le marché des médicaments contenant des cannabinoïdes, des préparations à base de cannabis et du cannabis "light". Pour les médicaments, il faut être lucide, même si le Savitex a reçu une AMM(1) il est très difficile à obtenir car il n'a jamais été commercialisé (parce que très cher et non remboursé?) Quant au cannabis "light" qui contient très peu de THC (2) mais un certain dosage de CDB (3), il a donné lieu à l'ouverture en France d'un certain nombre de boutiques qui sont tout particulièrement surveillées par la police
Pour revenir à l'efficacité thérapeutique, le conférencier en cite un certain nombre qui ont pu être constatés dans le cadre d'essais cliniques randomisés, qu'il serait possible de majorer avec précautions !...des expériences plus individuelles. Il ajoute même qu'à la différence de l'alcool et du tabac, il n'a pas été démontré de dangerosité (4)
L'intervention se poursuit avec un état des lieux de la possibilité (ou non) dans un certain nombre de pays d'accéder aux préparations médicales standardisées, laquelle ne recoupe pas forcément la carte des pays autorisant (ou non) l'usage récréatif du cannabis.... avant de conclure sur "oui la légalisation cannabis thérapeutique est inévitable mais ça sera long malgré quelques avancées récentes du côté de l'OMS et de l'Assemblée Nationale qui a voté un amendement -extrêmement strict- dans le cadre du projet de Loi de Finances, avec aucune garantie que la disposition soit votée par le Sénat et que les incontournables décrets d'application voient le jour.
(1)(AMM:Autorisation de Mise sur le Marché
(2)THC:
tetrahydrocannabinol 
(3) CDB: cannabidiol
(4)
Les personnes ayant consommé régulièrement du cannabis à l’adolescence ont trois fois plus de risques de développer un trouble psychotique de type schizophrénique avant l’âge de 30 ans, notamment parce que leur cerveau est alors en plein remodelage neuronal et hormonal avec la puberté.

jeudi 7 novembre 2019

Les conférences de l'Université Permanente -1- Mot clé: handicap

Le principe pour parler de ces conférences, non pas un compte-rendu en bonne et due forme mais un ou plusieurs éléments qui ont retenu mon attention

le point de départ de l'enquête menée par les archéo-anthropologues de l'INRAP*:  une interrogation d'un champion para-olympique sur la place que réservait autrefois la société aux corps différents: meilleure ou pire? La réponse: les corps différents n'étaient pas exclus voire éliminés d'office puisqu'on les trouve représentés sur des vases antiques, des enluminures, des tableaux...et que leurs tombes n'étaient pas à part et cela aussi loin que l'on puisse remonté dans le temps .
la valorisation du handicap chez les Mochicas* *(le handicap pouvait être considéré comme un signe selon lequel la personne était destinée à devenir chaman ) ou chez les Egyptiens (naître nain était considéré comme un cadeau des Dieux et ceux dans ce cas avaient notamment vocation à devenir des musiciens).
la création des hôpitaux psychiatriques remonte au VIIème siècle à Bagdad et les malades, là où en Europe ils étaient considérés comme les fous, en Orient ils pouvaient faire l'objet de soins de musicothérapie, de zoothérapie sans aucune considération de sexe, âge ou religion...
le rituel de l'exposition... pour les enfants n'ayant pas eu le temps d'être baptisé a perduré bien au delà de la création au XIIème siècle, de la notion de Limbes. Sauf que l'on sait maintenant que le "souffle de Dieu" durant lequel l'enfant était promptement baptisé, correspondait en réalité à l'expulsion des gaz de décomposition du corps
le cas très particulier du personnage enfoui au XIII siècle dans une salle capitulaire et dont l'étude du squelette a révélé qu'il était "spina bifida", qui plus est au niveau des cervicales, ce qui fait qu'il était probablement tétraplégique, ce qui ne l'avait pas empêché d'atteindre la fonction suprême au sein de l'abbaye, celle de chanoine, seules les personnes ayant exercé ces fonctions pouvant être ensevelies dans la salle précitée.
Quelques éléments de conclusion: si en Chine et en Afrique, le handicap est un sujet tabou, dans les autres pays, les handicapés physiques ne sont pas mis au "rebut" isolés dans les cimetières et leurs corps bénéficiant des mêmes rituels (comme dans chez les chrétiens, celui de la pierre qui évite l'apparition du rire sardonique) mais cela ne vaut que lorsque la société va bien. Sinon, les faibles, malades et infirmes paient un lourd tribut. Dernier exemple en date en France, les malades mentaux durant la seconde guerre mondiale. 
* INRAP: Institut National Recherche Archéologique Préventive
** https://fr.wikipedia.org/wiki/Moche_(culture)


dimanche 27 octobre 2019

Plaisir de lire (7) "le journal de mon père" de Jiro Taniguchi

Dans la rubrique "BD" j'avais d'abord songé à
"Maus" de Art Spiegelman... mais   le côté témoignage sur des faits passés durant la seconde guerre mondiale, les camps etc... il en est question dans le livre précité de Primo Levi. Mais aussi aux incontournables Astérix, Valérian (et Laureline) ou Gaston Lagaffe ou Isa,l'héroine des "Passagers du Vent"... et j'en oublie.
Mais Taniguchi,finalement choisi, renvoie à mon goût pour le Japon. Et j'aime beaucoup ses héros, aux traits souvent ronds et le côté sensible tout en restant discret, pudique du dessinateur.
Pendant longtemps dans la presse, quand il était question de "Mangas" pour adultes, on ne mentionnait que  "L'homme qui marche" où Tanguchi narre les déambulations de son héros, avec très peu de mots, alors même que tant de choses sont exprimées.
Mais c'est un autre Taniguchi qui est entré dans la maison familiale via  un cadeau offert à mon fils par la grand-mère des enfants. Elle avait été fort bien conseillée par la vendeuse du rayon "jeunesse" de la plus ancienne librairie nantaise. Cependant, nul doute qu'en offrant l'ouvrage à son petit-fils, alors au tout début de l'adolescence, elle espérait lui donner quelques pistes afin d'aborder avec plus de "tolérance" les relations avec son géniteur, ce qui n'avait pas été le cas entre son mari et son fils. Car cette BD raconte comment un fils, au mi-temps de sa vie, et à l'occasion des cérémonies liées au décès de son père, découvre enfin qui était celui-ci. Comme l'écrit un internaute "On connait parfois bien mal les gens qui nous sont les plus proches. Parfois aussi parce qu'on s'évertue à bien mal les connaitre, engoncés que nous sommes dans nos certitudes." 

samedi 26 octobre 2019

Plaisir de lire (6) "La trilogie Jim Chee" deTony Hillerman

Parmi les nombreux ouvrages lus et appréciés il y a les policiers/polars. Mais c'était bien difficile de choisir. Fallait il privilégier
- l'historique Agatha Christie découverte au collège (et son incontournable "10 petits nègres")... ou la plus récente PD James et son commissaire-poète, Adam Dalgliesh... ou Cadfael créé par Ellis Peters?
- l'un des Nestor Burma, pardon, l'un des Léo Mallet mettant en scène une aventure de son héros dans un des arrondissements de Paris... ou, pour rester sur Paris lui préférer les aventures de Victor Legris inventé par le duo de bouquinistes qui se cache derrière le pseudo de Claude Izner... ou Fred Vargas
- l'un des nombreux Patricia Cornwell, que j'ai préféré à Patricia, Highsmith...
- ou, plus au nord de l'Europe, les aventures du sombre policier créé par Henning Mankell
Rien de tout cela en fait car l'un des coups de coeur a été le héros créé par Tony Hillerman: Jim Chee car j'ai été touchée à la fois par
le décor: la plupart des enquêtes se déroulent en territoire navajo ou juste aux frontières de celui-ci, ce qui donnent un souffle particulier aux descriptions de paysages qui m'ont longtemps fait rêver
le personnage de ce Jim qui hésite pendant longtemps entre une fonction de chanteur navajo et la profession de policier au sein de la police indienne, ce qui régulièrement complique sa vie amoureuse.
En réalité c'est via une aventure de Joe Leaphorn que j'ai connu cet auteur... et qui plus est, via une petite bande dessinée illustrant le début d'une des intrigues publiée dans une revue pour collégiens que j'achetais pour mes enfants

vendredi 25 octobre 2019

Plaisir de lire (5) "Bleu, histoire d'une couleur" par Michel Pastoureau

De mémoire, j'ai connu l'auteur du livre (un historien) via une série d'interviews publiées au fil des semaines dans la revue l'Express. J'avais même découpé les différents articles tellement passionnants, remplis d'informations, érudits sans être pédants.  
Ainsi sur le bleu, la couleur préférée de beaucoup de personnes aujourd'hui mais qui n'avait pas vraiment de nom pour les Grecs (et dans une moindre mesure les Romains) qui ne connaissaient que celui du ciel et parlaient de ce fait de l'azur quand les peuples barbares, ceux du Nord de l'Europe, les Germaniques qui avaient les yeux "clair" connaissait tout un nuancier de "blau" (dont provient notre "bleu").
J'avais mentionné à mes proches à quel point les articles m'avaient passionnée, alors lorsque le 1er livre de la collection, consacré au bleu, est paru, en 2002, je l'ai reçu en cadeau. Depuis 4 autres ont suivi: "Noir" en 2008, "Vert" en 2013 (reçu cet année pour mon anniversaire), "Rouge"en 2016 et enfin "Jaune" en 2019 (les 2 derniers qu'il me reste à acquérir) qui sera le dernier de la série car, ainsi qu'il l'avait dit dans sa série d'entretiens donnés à l'Express, le rose, le orange, le marron (et peut-être le violet) ne sont pas vraiment des couleurs "pures"*.
* Ce à quoi on pourra objecter que le "Vert" est un mélange de bleu et jaune