samedi 16 septembre 2023

"Les vieux fourneaux" T7

Encore une bonne cuvée que ces nouvelles aventures du trio : Antoine (l'ancien cadre syndicaliste dans un laboratoire pharmaceutique désormais retraité et grand-père), Emile (l'amateur de rugby devenu baroudeur pour cause d'amour de jeunesse mal assumé) et Pierrot (célibataire anarchiste toujours prêt à s'enflammer pour une cause) !
Avec toujours cette manière inimitable d‘aborder des sujets sérieux: cette fois-ci ce sont les travailleurs clandestins dans le secteur agricole, l’attrait de certains -mais pas eux!- pour les idées liées au « « grand remplacement »* les limites du « vivre ensemble » (notamment entre ruraux et néo-ruraux, mais aussi les violences faites aux femmes … mais en n'oubliant jamais de le faire avec humour. 
Exemple de dialogue, quand Antoine refuse de manger à l’hôpital où il a été admis avec avoir été tabassé par les flics le 1er mai, Pierrot, à qui on demande de le faire manger, explose: « Je ne vais pas le gaver comme un canard avec un bâton! Il bouffera quand il aura faim! Ça m’étonnerait 
qu’il se laisse dépérir. On parle quand même d’un gars qui dégaine son barbecue à la moindre éclaircie depuis 50 ans »
BD à lire et relire. Les occasions de parler avec légèreté de choses sérieuses sont trop rares pour être boudées. Et j'ai hâte que la volume suivant paraisse, tout en ayant conscience qu'il n'est pas facile de trouver de nouveaux thèmes sans trop "radoter", ce qui serait une triste fin pour ces vieux fourneaux.

* idées développées par un certain E Zemmour lors de la campagne présidentielle 2022

vendredi 15 septembre 2023

La dernière image - 1

Au cœur de la nuit, Il a suffit de Juste un souvenir, celui d’une phrase écrite par l’un de mes enfants pour annoncer la mort de son chat adoré pour qu’affluent les images des personnes de ma famille aujourd’hui disparues 

Il y a d’abord eu le souvenir de cette grande sœur. Ce n’est pas le plus ancien, mais c’est le 1er à être revenu en mémoire.

Je me rappelle de la chambre funéraire où elle reposait après reçu les soins post mortel, cette pièce semblait immense. Près du lit, très loin de moi, il y avait ses enfants et mon autre sœur, en pleurs. Et si je pleurais moi aussi, c’était parce que perdre une mère ou sœur de seulement 63 ans à cause d’une chute dans un escalier c’est très triste, injuste et inacceptable. Mais je pleurais aussi et surtout parce, en regardant cette scène. je comparais la proximité de mon autre soeur avec ses neveux et nièce alors que j’étais ou plus exactement je me sentais très loin d’eux, avec de surcroît aucune envie de me rapprocher. Je venais de comprendre à quel point j’étais désormais éloignée de cette famille de sang, en admettant qu’un jour j’en ai été réellement proche. 

De son visage figé, dont l’une de mes nièces demandera que les yeux soient plus maquillés de façon plus intense, afin de plus correspondre à ses habitudes, je ne garde aucun souvenir. Non, c’est cette photo où, tenant pour la première fois ma fille aînée âgée de quelques mois, elle avait un immense souvenir qui me reste en mémoire. 

Mais avec ces souvenirs, c’est un sentiment plein d’amertume qui m’envahit car je repense à certaines de des petites phrases qu’elle m’avait adressées et qui m’avaient blessée. J’en reparlerai peut-être un jour. 


mercredi 6 septembre 2023

Rentrée scolaire en 2 images


Cela fait bien des années que je ne suis plus concernée par la rentrée scolaire, mais en voyant circuler sur le Net certaines photos, dont celle-ci réalisée par un couple d’humoristes parents de 3 jeunes enfants pas encore en âge d’être collégiens,  j’ai eu une pensée émue pour tous ceux qui sont dans ce type de situation, à savoir: souhaiter secrètement que la rentrée ait lieu et ne plus devoir H24 leurs bambins.
Moi c'était simple, une fois écoulées les 3 semaines en famille (et pas plus car il fallait garder des jours de congés valable le reste de l'année) j’avais repris le chemin du travail et retrouvé l’habituelle course:  - durant la semaine: le matin, veiller à ce  qu’ils soient prêts à partir à la garderie périscolaire ou du centre de loisirs et le soir pour les y récupérer. Et entre-temps… le travail occupait amplement mes journées. Quant au WE, c’était un autre type de marathon qui m'attendait entre les habituelles corvées (ménage, lessive et surtout courses et préparation des repas…) et les choses plus rares comme la balade de quelques heurs à la médiathèque afin que les gamins récupèrent des livres et revues
Donc je n’avais ni le temps ni l’occasion de me rêver à la rentrée scolaire qui me libérerait... de enfants. En fait comme beaucoup de collègues de travail, retrouver le chemin du bureau signifiait souvent pouvoir souffler un peu…. Même si les retours de vacances étaient souvent compliquées.
Avec le recul… je me dis que je devrais remercier mes enfants, pour 
- avoir su s’occuper seuls ou en fratrie très tôt, sans trop se chamailler,  ni solliciter l´arbitrage des adultes
- avoir raisonnablement participé aux corvées de la vie familiale, sans trop rechigner
- avoir été d'assez bons élèves, notamment en classe primaire, quand réussir en classe ne vous valait pas d'être mis à l'écart.
Du coup je n'ai jamais eu ce type de pensée.


vendredi 18 août 2023

Souvenirs des "vacances d'été"

Le 7 Agen
Cette statue, je l'avais déjà photographiée lors de l'une de mes 2 précédentes visites. Tout comme j'avais photographié une très grande plaque, avec un texte (que je pensais être de l'occitan) gravé sur le mur d'une maison située à 2 pas de la place - qui a d'ailleurs été ré-aménagée depuis ces précédents passages. 
J'ai d'ailleurs appris, lors de mon dernier séjour, que de ce coiffeur-poète (très célèbre au XIXème siècle) écrivait en langue occitane. Sa statue est à mi chemin entre sa maison natale et le salon de coiffure où il exerçait (et sur laquelle figure le texte repéré lors de ma 1ère visite à Agen). 

Le 9 Torroella de Montgris 
J'y suis passée en voiture à de nombreuses reprises, je m'y suis même arrêtée à 2 occasions:
- une fois sur les hauteurs, afin d'aller visiter sur la colline la Citadelle qui la surmonte; cette colline constitue d'ailleurs, avec ses 2 "soeurs" un repère visuel pour ceux qui passent dans la baie de l'Empordà.
- une autre fois pour me balader dans la vieille ville aux rues étroites comme celle-ci.
Cette fois-ci, c'était ma 1ère vraie visite. effectuée après le repas de midi (à l'heure de la sieste où seuls les touristes étrangers traînent dans les rues). Plus tôt dans la journée, j'étais allée au Musée de la Méditerranée . Un musée qui vaut la peine de s'y arrêter En plus il est gratuit!

Le 12 La Bisbal d'Empordà 
J'y avais déambulé un jour d'été, tout particulièrement dans la vieille ville. Elle était bondée ce jour là car c'était un jour où les géants (une autre institution catalane) étaient regroupés sur la place de la mairie. Cette fois-ci l'idée était de d'abord visiter la musée de la céramique, qui est consacré au travail de l'argile laquelle a fait la renommée de la ville... Le savoir -faire des professions liées à la céramique a failli disparaître avec la mécanisation. Et puis après le musée et la pause déjeuner, ça a été une balade dans la vieille ville avec un retour via les arcades de la rue principale. Comme quand il fait plein soleil, ça peut taper fort en plein mois d'août,  c'est drôlement appréciable de pouvoir marcher à l'ombre!


Double sortie le 13, avec pour commencer une étape à Sant Feliu de Boada.
On serait en France, on dirait que c'est une commune rattachée à... Comprendre: un ensemble de quelques maisons, un hameau, rattaché à une commune plus grande. Le comble ici c'est que c'est sur ce hameau que l'on trouve quasi  l'essentiel de l'offre de restauration de la commune avec, à ma connaissance, 3 restaurants! Et comme la fois où j'avais déjeuné dans l'un d'eux (et découvert le pain grillé, frotté à l'ail, huile d'olive et à la tomate) il y avait des chats qui jouaient sur la place de l'église. Une église dite fortifiée avec un mur-clocher et une très vieille porte d'entrée, tellement usée, noircie par le temps que j'ai cru un instant qu'elle avait commencé à brûler.
Le 13, il y a eu aussi Perattalada.
Si St Feliu était quasi désert, cet autre joli village grouillait de touristes. Du coup il a fallu ruser et prendre de vitesse les autres visiteurs pour pouvoir y déjeuner avant de partir explorer les ruelles quand eux partaient vers les plages. Après une rapide balade dans des rues déjà visitées par le passé, je suis allée vers le haut du village et je suis grimpée dans la "tour des heures" (environ 70 marches) d'où on a une très belle vue à 360°. Là c'est le NO du village avec, dans le prolongement du mur-clocher (c'est une spécialité catalane semble t il) de l'église, située à l'extérieur du village: tout au fond les 3 collines de Torroella de Montgris avec, sur leur droite, la mer du côté de l'Estartit.  

Retour en France avec une brève halte, le 16, à Saint-Cirq-Lapopie
Un très joli village, visible dès que l'on se gare sur l'un des parkings du haut. Après, on descend en prenant un chemin qui surplombe légèrement la route étroite. Entre la chaleur (et encore la canicule n'était pas arrivée), la foule de touristes et le fait que tout pas vers la rivière, le Lot, en contrebas, supposerait d'ensuite remonter, j'ai décidé de m'arrêter à mi-parcours, au niveau de l'église. Je reviendrai une autre fois, pour le bas du village et marcher le long du chemin de halage creusé à même la falaise. 
Pour finir ce fût une nuit d'étape à Cahors. 
La ville m'a laissé une impression similaire à celle ressentie en visitant Agen et surtout Narbonne:   
de jolies petites villes: quelques très beaux bâtiments bien restaurés et  beaucoup d'immeubles anciens à la limite de tomber en ruine. C'est en pareil cas qu'on prend conscience à quel point les choses sont difficiles en dehors des très grandes agglomérations: moins de travail pour les habitants, une partie d'entre eux qui partent, les commerces qui ferment, les recettes locales qui diminuent alors que le patrimoine vieillit. Certes il y reste le pont de Valentré qui a plus de 700 ans, un pont de pierres foulé par le passé des milliers de pèlerins en route pour St Jacques de Compostelle. Mais à côté de ça, en centre ville, combien de bâtiments sont désormais inhabités avec des arceaux de bois pour soutenir portes et fenêtres. Une ruelle était même fermée au public, le mur de façade menaçant de s'effondrer. 

mercredi 2 août 2023

Avant qu’il ne soit trop tard

65 ans depuis quelques jours et au cours d’une nouvelle insomnie nocturne, non à l’issue d’un nouveau réveil nocturne, plutôt que de  ruminer une nouvelle fois de sombres idées sur l’avenir (le mien et celui de mes proches sur une planète que je pense condamnée...), il m’est venu cette idée pour occuper « le temps qui  reste »*.
Quels objectifs me fixer pour les jours, semaines, mois à venir? Car c’est un point qui me préoccupe depuis que j’en ai pris conscience : engluée dans le quotidien (s’occuper les mains en courses, repas, ménage… permet d’éviter de réfléchir) je n’ai plus aucun but qui me donne envie de continuer à vivre. 
En fait il y en a 3 objectifs: 
Il y a cette « quête des origines » (il faudra que je retrouve l’expression exacte utilisée par la psychologue que j’ai commence à rencontrer fin mai) qui me permettra peut-être de savoir ce que je suis réellement au delà des apparences et de ce que je pense être. 
Il y a faire le « bilan avant solde de tout compte » en reprenant ces faits qui ont marqué cette vie. Je sais d’ores et déjà qu’ils seront majoritairement sombres, parce qu’au fond de moi je suis négative, pessimiste
Il faudrait reprendre contact avec ceux/celles qui ont compté pour moi, qui très souvent étaient plus que de simples collègues de travail,  et que j’ai perdu de vue. Auront ils envie que l'on se revoie? Ne sera t il pas trop tard? Mais qui ne tente rien ne saura jamais. 
* une fort belle chanson interprétée par Serge Reggiani et écrite par Dabadie Jean-loup / Goraguer Alain / Goraguer Patrick.
https://youtu.be/BtVTkaUo4ew

mardi 1 août 2023

Signature d'autrefois

C'était il y a fort, fort, longtemps. Enfant j'avais fort peu de livres personnels. Au mieux, j'en recevais un par an. Du coup, dans la modeste bibliothèque familiale, on trouvait majoritairement des livres qui avaient été achetés parce que l'oeuvre était étudiée en classe de français. C'était principalement des pièces de théâtre car les poésie et extraits de romans provenaient des différents volumes du "Lagarde & Michard". 
Par certains côtés ça m'arrangeait de les avoir sous la main ces vieilles éditions (dans des tons violacés décolorés par le temps) des pièces de Racine ou Molière. En effet, je ne devais pas attendre que mes parents trouvent l'un ou l'autre le temps d'aller dans une librairie. D'ailleurs, je n'ai pas le souvenir de les avoir jamais vu dans une librairie, ni même une bibliothèque*. 
Au collège, j'ai donc plus d'une fois utilisé un exemplaire qui avait été acquis pour mes grandes soeurs. L'une d'elle marquait systématiquement sur la page de garde ses nom et prénom (ou bien signait avec la forme anglicisée de son prénom). Et j'en prends maintenant conscience, ça m'agaçait beaucoup**.  
Alors quand j'ai pu avoir mes propres livres, notamment ceux acquis avec le salaire de mes travaux d'été, je les ai quasiment systématiquement signés. J'ignorais alors qu'il était possible d'utiliser un tampon, voire une griffe en relief, sinon je pense que je l'aurais fait. Maintenant je comprends à quel point, avec ce geste, je souhaitais laisser mon empreinte, marquer mon territoire. 

Je souris en revoyant cette signature, avec cette double boucle qui entourait le corps du nom, comme pour me protéger. Un bel indice de manque de confiance en moi. 
Plus tard, j'ai cessé d'abord de marquer les livres. Quel intérêt lorsqu'on commence à avoir sa propre bibliothèque? La sienne!  Avec des livres acquis pour le plaisir et non par nécessité scolaire! Une bibliothèque qui s'est agrandie quand le nom de famille a changé. Il y avait mes livres et les siens. Pourquoi marquer des livres quand on pense qu'on se les partagera toujours, comme le nom. Elle s'était  encore plus étoffée avec le décès de sa mère, très grande lectrice qui en plus des livres qui l'avaient marquée, avait acquis des ouvrages en pensant à nous, mais aussi à ses petits enfants*** 
Mais une fois le divorce prononcé, la maison familiale vendue, les livres ont été éparpillés. J'ai repris une autre signature sans pour autant recommencé à marquer les nouveaux ouvrages acquis. 
* Vers 15 ou 16 ans, c'est toute seule que j'ai trouvé le chemin de la bibliothèque municipale de Rennes que j'ai beaucoup utilisée car elle était gratuite.
** De même je n'avais guère apprécié que cette même soeur, afin d'aider mon père dont la mémoire faiblissait, mette en place un grand calendrier avec les anniversaires des siens (elle, mari, enfants, petits-enfants) ainsi que ceux de sa soeur cadette et des enfants... mais oublie mes propres enfants.
***Elle ne pouvait alors pas prévoir que les habitudes d'achats (notamment avec les livres d'occasion pour ceux souhaitant préserver la planète ou leur portefeuille) ou de dons (mêmes motifs) de vie  (installation dans des appartements plus petits que les maisons familiales d'autrefois) de lecture (en 2007 je ne pense pas qu'il était possible de lire sur "tablette" ) changeraient à ce point

jeudi 27 juillet 2023

65 ans ce jour...

Je pourrais le concevoir ainsi

Mais ça serait faire preuve d'un manque flagrant de modestie. Non, c'est plutôt ceci qui me vient à l'esprit...
En fait ce matin j'ai pensé à des membres de ma famille, décédés avant moi. 
A ma mère, morte en 2008, à l'âge de 86 ans, à mon père, mort en 2015, à l'âge de 91 ans... Quand l'un et l'autre avaient atteint cet âge  de 65 ans, je venais de donner naissance à mon aînée. Mais vu la manière dont notre planète change, je n'ose plus faire de projet et imaginer quoi que ce soit avec mon petit fils qui n'a que 18 mois.
Et aussi (et surtout?) j'ai pensé à ma soeur aînée, morte en 2011, l'année de ses 63 ans. Elle m'appelait, selon les jours, sa "petite grande soeur" ou sa "grande petite soeur" car si elle avait 10 ans de plus que moi, je mesurais facilement plus de 7 cm qu'elle. J'aurai vécu plus longtemps qu'elle pour qui la vie s'est arrêtée après une chute dans un escalier, alors qu'elle était seule dans sa maison. La vie tient parfois à peu de choses...
"Carpe Diem..."

samedi 22 juillet 2023

Le tour de France en maillots

Demain suite et fin du "Tour de France" que je ne suis plus depuis fort, fort longtemps. En fait depuis que j'ai quitté la maison de mes parents chez qui la télévision était toujours allumée au moment du repas du soir, pris à l'heure du JT. Depuis, les seules fois où je m'en suis intéressée , c'était lorsque le parcours  passait dans ou à proximité de la ville où je vivais, parce que où il passe c'est un joyeux (?) bazar. 
Et puis il y a quelques jours j'ai découvert 2/3 trucs au sujet des maillots portés par les coureurs au sujet desquels je ne savais que 2 choses:
- la couleur du maillot jaune, porté par le leader au classement général, renvoyait au journal "l'auto" qui était l'ancêtre de l'actuel journal sportif " l'équipe" (et "l'auto" était publié sur du papier jaune)
- le meilleur grimpeur portait un maillot blanc à pois roses.
Or il y a 4 maillots significatifs

Dans l'ordre de leur apparition il y a eu 
- en 1919, le maillot jaune. Création due à Henri Desgranges, créateur et organisateur du Tour de France (qui à l'époque portait vraiment son nom*)
- en 1953, pour les 50 ans du tour de France apparait le maillot vert (parce que alors l'un des principaux sponsors du tour était "la belle jardinière", une enseigne avec beaucoup de vert), destiné au meilleur sprinteur
- en 1968, le maillot blanc est créé et est remis d'abord au leader du classement combiné* avant d'être attribué à compter de 1975 au meilleur espoir (lequel doit avoir moins de 26 ans) 
- toujours en 1975, le coureur qui, chaque année depuis 1933 se voyait décerner le titre du meilleur grimpeur, porte désormais un maillot blanc à poids roses.
S'agissant de ce dernier maillot, j'aurais bien aimé savoir ce qui avait amené le staff du "Chocolat Poulain" (qui a sponsorisé cette création) à choisir un tel design. Vive le net qui m'a permis de savoir que Poulain s'était contenté de demander à se voir attribuer un maillot (histoire de se faire de la publicité). Le look exact avait été choisie par le codirecteur du Tour de France de l’époque (Félix Lévitan). Il souhaitait rendre hommage à un ancien pistard, Henri Lemoine. Et oui, pour ses tenues, ce dernier s'inspirait des casaques biens colorées des jockeys, au point d'être surnommé dans le milieu: « P’tit pois ».
* Cette année, plus d'une personne a éclaté de rire en voyant le parcours qui débutait au Portugal! et évitait soigneusement quasiment un 1/3 du pays.
** Un mélange de plusieurs données avec les classements aux points, temps et montagne

mercredi 19 juillet 2023

Sortie photos... suite

Toujours à la recherche de la 4ème des reproductions de statues qui, dans le cadre du "Voyage à Nantes", font des pauses dans différents endroits de la ville, je suis allée à l'une des stations du "Navibus" de la ligne 2. On m'avait dit la veille que c'était lui qui transportait la statue de la Loire entre les stations "bas-Chantenay" (au nord Loire) et "Hangar à bananes" (en sud Loire).
Nouvel échec. J'ai en effet découvert que sur cette ligne (et toutes les autres lignes de Navibus ) circulent 2 navires. Et ce jour là, c'était le remplaçant! Un peu rageant d'avoir fait le déplacement pour rien, d'autant que ces 2 stations sont éloignées de chez moi, dans des secteurs de Nantes où je ne vais jamais (Bas de Chantenay) ou rarement (Hangar à bananes)
Mais tant qu'à avoir fait le trajet, j'ai décidé d'aller jusqu'au bout et pris la navette. Une belle occasion de voir la ville de Nantes*, sous un autre angle, impossible à avoir autrement qu'en bateau. L'air était d'eau, la lumière était belle, avec un beau ciel. On a même croisé de loin le Navibus de la ligne 1.

Une fois descendue près de la grande grue (la Titan grise) j'en ai profité pour faire un tour au hangar à bananes, fort silencieux à cette heure de la journée car c'est surtout la nuit qu'il s'anime grâce aux très nombreux bars. Et en revenant vers le centre ville, étape au niveau du jardin qui alimente, le temps du "Voyage à Nantes ", la cantine (du même nom). Les grandes bottes (héritage d'un précédent "Voyage à Nantes" sont toujours là, à l'entrée du jardin. Il y avait une jolie collection de plans de tomates anciennes, des plantes aromatiques, des fleurs de tournesol ...et aussi ces fleurs dont j'ai aimé les couleurs. 

* En fait le bout de l'ile Beaulieu, la pointe Ste Anne où se trouvaient autrefois les chantiers Dubigeon, une entreprise de construction navale qui a existé de 1760 à 1987.  

mardi 18 juillet 2023

Sortie photos...

J'étais partie pour immortaliser 2 nouvelles oeuvres du Voyages à Nantes, édition 2023. 
Chou blanc pour la 1ère car j'ai découvert sur place... que je n'étais pas au bon endroit. Quant à la seconde visible dans l'une des serres du jardin des plantes de Nantes... bof... J'ai vu pire*, mais aussi mieux, notamment cette année.

Du coup étant au jardin des plantes, j'en ai profité pour photographier plein de fleurs de saison, qui seront publiées le moment venu. Mais aussi le jet d'eau près de la gare: Exit le personnage rose de Jean Jullien qui faisait la planche et sur les pieds duquel trônait toujours une mouette. Retour au classique, ou plus exactement à un classique revu et corrigé car au mono-jet (dont l'intensité variait de hauteur) a succédé un jet tournoyant qui, au plus haut devient brume d'eau. Superbe! et très rafraîchissant, même si seules les mouettes et canards en profitent.  
* L'espèce de "morve" jaunâtre qui s'illuminait la nuit au coin d'un hôtel qui donnait rue Crébillon ou la salle d'eau en marbre de Carrare ou celle que j'avais surnommé "la pisseuse" m'avaient laissée plus que perplexe.

lundi 17 juillet 2023

Hommage à ... Jane Birkin

Je devais avoir 14 ou 15 ans tout au plus lorsque je l'ai connue, ou plus exactement que j'ai connu sa voix car cette chanson figurait sur l'un des rares disques (en format 45 tours)* possédés par l'une de mes soeurs. C'était probablement celui où figurait aussi "je t'aime... moi non plus". J'écris probablement car c'était  bien le mélancolique "Jane B " que je préférais et que j'écoutais en l'absence de ma soeur. Ce n'est que bien des années plus tard que j'ai su que la musique était inspirée d'une mélodie de Chopin. 
Quant à l'autre titre, il ne m'inspirait pas, mais alors pas du tout! D'abord ce titre: qu'est ce que ça veut dire pour une ado de 14/15 ans ce "Je t'aime... moi non plus". Et puis cette manière de chanter. Je la trouvais fort troublante, mais sans comprendre pourquoi. Et c'était normal car dans ma famille, les choses liées à l'amour physique étaient tues. 
Du coup, même si ce n'est pas la chanson la plus connue c'est celle que je retiens pour sa facette "chanteuse" 
Quant au côté "actrice" j'avais été fort surprise de la découvrir, jeune débutante, parmi les jeunes filles venues rendre visite au photographe dans "Blow up"  et que j'avais beaucoup apprécié son côté pétillant lorsqu'elle donnait la réplique à Pierre Richard (mais elle peinait à exister, dans "la piscine"  face au couple formé par Delon & Romy S. )
Et puis il y a la femme de... 3 hommes qui lui ont donné chacun une fille (et dont au final on ne retient que Serge G.) Et la femme malade dont j'avais découvert lors de la cérémonie des César 2023 combien la maladie ou plutôt les maladies l'avaient transformée, elle qui avait gardé pendant tant d'années cette longue silhouette si mince qui avait tant plu à certains hommes que j'avais croisés. 
En fait elle était tout ça: une chanteuse, une actrice, une mère, une femme engagée aussi... Et beaucoup penseront qu'elle est partie trop tôt. Ceux qu'on apprécie partent toujours trop tôt.  
* Parmi les titres régulièrement cités je retiens aussi:  "je t'aime moi non plus", "Di Doo  Dah", "Ex-fan des sixities", "Les dessous chics", "Je suis venue te dire" 

dimanche 16 juillet 2023

Le goût des images animées - La maison des égarées.

La bande annonce était tentante, une histoire de vieille dame qui, dans un centre de "réfugiés", réussit à convaincre qu'elle est la grand-mère de 2 enfants "perdus": une adolescente en fugue et une petite fille muette. Et qui les emmène dans une drôle de maison isolée qu'elle semble découvrir en même temps qu'elles.
Le film me donnait une impression de déjà vu. Normal, il partage avec "Suzume" vu il y a quelques semaines, de nombreux points communs: la reconstruction après un séisme (qui peut être physique mais aussi émotionnelle) la beauté de la nature, même lourdement touchée par une catastrophe, la famille (biologique ou "reconstituée"), les personnages féminins à la fois fragiles et forts, le shintoïsme...
Mais avec lequel il présente aussi des différences comme le fait que les héros ne sont pas deux grands ados/jeunes adultes (avec une possible histoire d'amour) mais 3 femmes: une adolescente qui a fui son père (séparé de sa mère) qui est violent avec elle, une fillette dont on apprend qu'elle est devenue muette suite à une succession de deuils qu'elle n'a plus aucune famille et cette grand-mère sortie de nulle part, qui raconte des histoires fantastiques mettant en scène des divinités japonaises  (dont les "petites filles" comprennent vite que ces dernières sont aussi ses ami(e)s). 
"Suzume", sorti quelques mois avant fera probablement une meilleure carrière que "la maison des égarées" mais je préfère cette dernière:
- à cause des personnages, cette adolescente brisée par son père mais qui saura lui échapper et devenir la grande soeur de la petite fille qui retrouvera sa voix grâce à elle mais aussi sa voie en décidant de prendre le moment venue le relais de la vieille dame auprès des divinités
- l'idée de ses maisons refuges, isolées, dans les bois
- la présentation, certes rapide, des multiples dieux qui m'a fait penser au "voyage de Chihiro" 
- la graphisme retenu pour narrer les contes mettant en scène ces divinités qui m'ont fait penser à ceux racontés dans la BD "Naoto, le gardien de Fukushima" 
- l'idée de ce monstre qui se nourrit des peurs, pertes etc... des humains et les pousse à fuir ailleurs pour oublier.

samedi 8 juillet 2023

Drôle de rencontre en hyper centre ville


Oui, une sauterelle s'est installée en haut de la vitre au 4ème étage*... sachant que dans le secteur ce sont des immeubles anciens où les plafonds sont plus à 3 mètres du sol qu'à 2,50 mètres.
Sachant aussi qu'on est en plein centre ville, avec assez peu d'espaces verts à proximité et que rares sont les voisins qui verdissent leurs balcon. On peut se poser plein de questions, surtout qu'en une quinzaine de jours c'est le 4ème insecte** autre que les petites mouches et autres minuscules moucherons noirs amateurs de fruits qui s'invite.  Explication la plus optimiste: si certains insectes reviennent, en plein centre ville mais aussi et encore plus dans les parcs et jardins publics, les cimetières, le tour des arbres, le bas des murs de certains immeubles... et qu'on revoit un peu partout des herbes folles (d'autres diraient des "mauvaises" herbes) c'est que depuis plusieurs années la ville de Nantes n'utilise plus de produits phytosanitaires*** Et j'en suis ravie. 
* Depuis, elle est repartie en s'envolant, ce qui m'a évité de devoir l'attraper avant de le redéposer dans un massif
** Avant ça a été 2 papillons de nuit et un "gendarme" 
*** Pour mémoire: "La loi interdit depuis 2017 l’utilisation de produits phytosanitaires chimiques par les collectivités pour entretenir les espaces verts et la voirie. Même interdiction depuis janvier 2019 pour les particuliers et jardiniers amateurs qui ne peuvent plus utiliser que des produits d’origine naturelle."

lundi 26 juin 2023

Que deviennent ils "mes" anciens commentateurs?

Je vais commencer par la plus mauvaise nouvelle: celui qui a disparu à jamais.
Ici il s'appelait Caphadock mais c’ėtait Bernard dans la vraie vie. Il faisait partie des quelques  commentateurs connus via ce blog avant qu’on se rencontre dans la vraie vie. On avait partagé 2 ou 3 repas avec sa femme, lorsqu'on s'était vu à Nantes ou en Bretagne. Une sacré trotte pour lui qui était venu en vacances de Fréjus. Un jour de septembre 2020, via un statut posté sur son mur FB  par son fils, j'ai appris son décès, après une longue maladie. J'ai alors découvert à quel point ce grand curieux sur l'art, la culture.mais aussi plein d’autres choses... s'était aussi investi tout au long de sa vie dans le sport. 

Autres disparus de la "blogospère" et plus généralement des sites internet que je consulte
Arlette, son vrai prénom, grande amie sur le Net de Caphadock dont je ne sais si elle l'a un jour rencontré. J'ai perdu le lien vers le blog ciblé "arts" qu'elle tenait et même si nous avions échangé quelques mails, je n’éprouve pas le besoin de chercher à renouer.  
Florence (son vrai prénom, elle qui avait opté pour un pseudo inspiré par 2 plantes). On s'est rencontré  durant l'hiver 2013 dans un salon de thé lyonnais. Après quelques années d'un blog consacré sur sa vie d'enseignante, grande amatrice de livres, puis d'un autre de mémoire ciblé sur les travaux d'aiguille ... elle s'est orientée en 2013 vers autre chose et je ne l'ai pas suivie, ayant commencé moi-même à m'éloigner de ce blog.
Christian, là encore c’est son vrai prénom, lui qui a collectionné les pseudos de renouer sur le Net. Il a très très peu commenté ici, mais ce blog lui doit beaucoup. En fait on avait échangé beaucoup de mails entre 2006 et 2009, avant que je n'ouvre ce blog. On avait même failli se rencontrer lors d'un projet de voyage qu'il avait dans le bordelais. Il m'avait adressé à l'automne 2014 un exemplaire d'un livre qu'il avait publié chez l'Harmattan. Mais à force d'ouvrir puis suspendre ses blogs sur le Net, d'être présent puis absent de FB et moi-même ayant fait une rencontre capitale (grâce à lui qui plus est) j'ai fini par perdre sa trace. 
Et puis il y a ceux dont je peux avoir des nouvelles car ils continuent à être sur le Net.

Il y a « Myosotis » … dont j’ai oublié le vrai prénom. Elle tient toujours son blog que je relirai, peut-être, mais sans plus commenter car l’impression diffuse que j’avais eue à l’époque est désormais évidente : il y a trop de différences entre nous (milieu social, travail, famille, religion…) pour qu’un jour nous puissions chercher à nous rencontrer.

 Il y a Geneviève: une enseignante désormais retraité d'une école Steiner via laquelle elle avait noué beaucoup de liens avec l'Inde puis le Sénégal. Elle m'avait invitée à aller la voir dans son point d'attache, une grande maison dans les Vosges. Mais là aussi je pense me contenter de prendre de ses nouvelles via FB (car elle semble avoir cessé d’écrire sur un blog) parce que les quelques points communs sont bien en deçà des approches très différentes sur certains sujets. 

Il y a Stéphane, rencontré à 3 (?) reprises: 2 fois à Lyon, et une fois sur Nantes. Cela fait des années qu'il ne tient plus semble t il de blog... et est présent de façon sporadique sur FB où il partage certaines de ses passions pour la musique (le tuba!) et les activités sportives.  Présent aussi sur Insta, notamment à cause de sa passion pour les montres anciennes qu'il restaure. 
J'ai gardé pour la fin Marwan celui qui est passé du statut de "commentateur" en 2008, à "voisin" en 2009 lorsqu'il a quitté Paris pour s'installer à Nantes, avant que l'on ne devienne "amis" au fil des balades lorsque je lui faisais connaître la région... et même plus puisque nous vivons ensemble depuis maintenant de nombreuses années.     

dimanche 16 avril 2023

Le goût des images animées - A vol d'oiseaux

 

Un très joli petit film d’une heure. En fait il s'agit d'une compilation de 3 courts métrages d’animation (réalisés par 3 équipes différentes) à base de gouaches ou d’aquarelles. 
J'ai assez peu accroché avec le 1er, notamment à cause du graphisme, même si je reconnais que l'histoire était intéressante puisqu'il était question d'un enfant qui imagine, rêve, le monde tel qu'il le verrait si il était oiseau.
J'ai beaucoup aimé le second petit film qui était sans paroles. C'était l'histoire  d'un vieux monsieur très fatigué, en maison de retraite. Il se liait avec une mouette qu'il nourrissait, avant de la soigner (en cachette du personnel) car elle s'était blessée un jour de tempête, puis de la relâcher une fois guérie... et redevenir un petit garçon avant de se transformer lui même une mouette et s'envoler. 
Mais ma préférée ça a été la dernière histoire. C'est celle d'une adolescente qui est assez solitaire, même avec ceux de son âge. Elle se lie avec la documentariste de son collège, comme elle passionnée d’oiseaux et qui vit sur une île isolée en Loire. Et elle va s'y rendre afin de lui redonner un livre qu'elle lui a prêté . Durant cette balade, le rendu de la nature (dont les animaux) et celui des sons est superbe.
En fait ça m'a rappelé ces très jolies histoires d'une famille de petites souris racontées par un auteur japonais, Kazuo Iwamura.