Qui connait réellement Van den Budenmayer, ce compositeur mystérieux mentionné pour la première fois de l'histoire de la musique dans: "Tu ne convoiteras pas la femme d'autrui", le neuvième film du Décalogue de Kieslowski, où une jeune fille parle de lui comme de l'un de ses compositeurs préférés.
Il réapparait ensuite
- dans "la double vie de Véronique" où l'on entend le concerto en mi mineur, SBI 152 - Version de 1798
- dans "Trois Couleurs : Bleu" avec le thème intitulé "Funeral music"
- et enfin dans "Trois Couleurs : Rouge", avec celui de "Do not take another man's wife"
Ce titre en anglais d'un compositeur nordiques du XVIIIème siècle aurait d'ailleurs du alerter ceux qui ont chercher à contacter Kieslowski ou Preisner, le compositeur habituel des musiques de ses films afin d'en savoir plus. En effet, ce musicien a été co-inventé par le cinéaste et Preisner.
Ainsi que ce dernier l'a indiqué dans une interview: "On a inventé le nom de Van den Budenmayer parce qu'on adore tous les deux [Krzysztof et moi] les Pays-Bas. Les encyclopédies et les dictionnaires nous ont écrit pour nous demander des renseignements(…) Alors, on s'est dit : "Qu'il continue à vivre"
En fait, il y a deux réponses quant au nom de l'objet, mais je pense que seule la seconde est valable.
Donc, à quoi servait l'objet?
Il faut tout d'abord se rappeler qu'à compter de la fin du 18ème siècle, une jupe un tant soit peu relevée était considérée comme aguichante et que la bienséance interdisait aux "dames" de se baisser, exposant ainsi de façon trop ostensible leur postérieur. Problème: par temps de pluie, comment faire pour éviter de mouiller sa jupe dans les flaques d'eau, ou pire la souiller dans les passages particulièrement boueux?
Tout simplement en utilisant cette pince attachée à la jupe et reliée à la taille, au poignet, voire à l'un des doigts de la main, par un lien coulissant et qui permettait de relever la jupe sans avoir à se baisser.
Et maintenant, quel était son nom?
La première fois que j'ai vu cette pince sur le net, c'était sous le terme de "suivez-moi-jeune-homme". En fait, après des recherches plus approfondies, ce "mot" correspondrait en réalité aux deux pans du ruban qui entourait le chapeau, accessoire indispensable aux femmes soucieuses de conserver la blancheur de leur teint, et qui flottaient sur leur nuque.
Non, le véritable nom de cet instrument doit plutôt être "saute-ruisseau" ou "page" ou encore, de l'autre côté de la Manche: "skirt lifter". Un accessoire dont les jeunes femmes modernes adeptes de la mini-jupe ou du short n'ont que faire...
Petites devinettes avec cette image trouvée sur le net.
Ce drôle d'objet, une pince, était réservé aux femmes à qui il a servi jusqu'au début du XXème siècle. Mais :
- à quoi servait il?
- et quel était son nom*?
* Un petit indice, c'est un nom un peu long, tout comme l'autre nom de la fleur de myosotis que certain(e)s appellent "ne m'oubliez pas" en souvenir de la légende rattachée à cette fleur
Le 13, chiffre bénéfique ou maléfique? Probablement ni l'un ni l'autre. Il n'en demeure pas moins que plus d'une fois, des personnes nées ce jour là, ont joué un grand rôle dans ma vie.
Il y a d'abord eu le 13 février 1922 - juste avant la Saint Valentin donc- date à laquelle est née ma mère.
Trois ans plus tard naissait la grand-mère paternelle de mes enfants. Sauf que elle c'était un 13 décembre, le jour de la Sainte Lucie, une sainte qu'elle aimait beaucoup à cause des traditions qui associent cette sainte à la lumière.
Et puis en 1992, le 13 septembre, le jour de la Saint Aimé, naissait le plus jeune de mes enfants.
Alors pour honorer ces 3 femmes, des cyclamen, ces fleurs que l'on offre beaucoup à cette saison de l'année, notamment parce qu'elles présentent une jolie palette de couleurs allant du blanc au rouge sombre, en passant par de jolies roses
Post-Scriptum
Et puis il y a une autre personne qui est née elle aussi un 13. D'elle vous ne saurez rien de plus: ni l'année, ni le mois de sa naissance.
Juste ceci: lors de nos premières rencontres, en lui faisant visiter quelques lieux connus (le parc oriental du Maulévrier, le château d'Angers, l'abbaye de Fontevraud...) de la région des Pays de la Loire où elle venait de s'installer, j'étais loin de penser que, plus le temps passerait, plus elle compterait pour moi.
Il y a quelques jours, sur le net j'ai trouvé cette image qui m'a bien fait rire...
... tout en me disant quelque chose.
Et pour cause! Elle renvoie à une autre image, beaucoup plus ancienne elle, celle dessinée par Saint-Exupéry pour le tout début de son livre "le petit Prince"
Tous les ans, à pareille époque, le journal le Monde sollicite ses lecteurs afin qu'ils désignent l'Homme ou la Femme de l'année parmi une liste de 8 personnes. Pour être franche, mis à part 3 noms, tous les autres m'étaient inconnus, à savoir ceux:
- de la pneumologue française qui s'est battue pour obtenir le retrait du Médiator (1)
- de l'artiste dissident chinois emprisonné (2)
- du jeune cybermilitant égyptien arrêté durant le printemps arabe (3)
- du journaliste anglais dont les articles a entraîné la chute de l'empire Murdoch (4)
- de l'émir du Quatar fondateur de la chaîne Al-Jazira (5)
Il restait donc à voter entre 3 personnes: Stéphane Hessel, Angela Merkel et Omar Sy.
Et bien, après avoir eu envie de choisir Stéphane Hessel, j'ai fini par opter pour un outsider, celle dont j'avais du entendre le nom avant de l'oublier alors que sa bataille, similaire à celle du pot de terre contre le pot de fer, méritait de retenir l'attention parce que il n'est pas donné à n'importe qui de réussir à faire plier un groupe pharmaceutique: Irène Frachon!
Lors du vote, c'est finalement Stéphane Hessel qui l'a emporté contre elle par 1 392 voix contre 1 328. Pas grave, l'essentiel pour moi est ailleurs: retenir le nom de cette femme.
Et pour le forme je précise les scores de 3 suivants: la femme politique (1 160) suivie de l'acteur (1 137) l'artiste chinois étant le 5ème avec 1 115 votes.
(1): Irène Frachon
(2): Ai Weiwei
(3): Wael Ghonim
(4): Nick Davies
(5): Cheikh Hamad Al-Thani
Il y a les chats qui passent parmi les livres et il y a les chatons (amateurs de Guillaume Apollinaire?) qui préfèrent eux, dormir au milieu des livres.
De La Rochelle on connait les deux tours qui encadrent l'entrée du vieux port dont elles ont pendant plusieurs siècles assuré la défense: la tour Saint Nicolas et la Tour de la chaîne. Mais la tour de la Lanterne et la grosse horloge (ici en arrière plan de la tour St Nicolas) méritent aussi d'être citées.
Seule la première, la tour St Nicolas a été visitée, notamment parce que du haut de ses remparts on a une belle vue: - sur le quartier du Gabut qui a été reconstruit en bâtiments joliment colorés entre le vieux bassin dit des "chalutiers" qui abrite les gros gabarits et celui dit "à flots" où sont exposés un certain nombre de bateaux en vente
- sur l'écluse qui assure un niveau d'eau suffisant au bassin "à flots", et cela même à marée basse, une écluse sur laquelle peuvent passer les piétons, ce qui leur évite un long détour - sur la tour dite de la chaîne (parce que à son pied se trouve une très grosse chaîne) au joli toit de tuiles qui reste pour moi le symbole du Sud, même si là j'étais assez au nord...
- En outre, ceux dont la vue est bonne et pour peu que la météo s'y prête peuvent apercevoir le fameux Fort Boyard.
Mais pour arriver jusque là il faut emprunter moult escaliers. En fait il y a un double escalier en colimaçon qui permettait en théorie aux défenseurs montants et descendants de ne pas se croiser. Celui-ci c'est le "facile" car je me suis bien garder d'emprunter l'autre réputé dangereux (pente de 8%) compte tenu de ses hautes marches étroites, propices à des chutes auxquelles ont du être confrontés plus d'une fois les soldats lourdement armés.
Au XXIème siècle on visite tranquillement les lieux en ayant une pensée émue pour ceux qui y ont vécu dans un confort fort restreint malgré la présence de latrines et d'une salle dite "des étuves" dans le recoin de laquelle se trouve ce curieux personnage.
A noter que la pièce dite "de vie" est ornée d'un certain nombre de sculptures -dont celle-ci qui renvoie au passé maritime de La Rochelle- situées en hauteur mais qui ont toutes été reproduites de façon à être facilement accessibles aux visiteurs.
Une fois redescendu sur la terre ferme, rien n'interdit d'aller voir de plus près à quoi ressemblent: - la tour de la lanterne au très joli "toit" gothique qui hébergeât pendant un certain temps un phare mais aussi une prison (mais celle là il sera difficile de la louper car à son pied se trouve l'un des seuls grands parkings de la ville majoritairement constituée de petites ruelles étroites à sens unique
- la tour de la grosse horloge qui marque l'entrée dans la vieille ville qui regorge de "détails" pittoresques pour qui prend le temps de s'y balader en levant le nez. Mais ça , ça sera là l'objet d'un billet à venir.
Sur la photo, ils sont 6 enfants mais il en manque en réalité 3:
- Jean-Noël né fin 1954 et mort 4 jours après sa naissance
- et les deux autres garçons nés respectivement en 1962 et 1969.
L'année 2011 a été dure pour la "cousinade" car elle a vu disparaître 2 de ces 8 enfants arrivés à l'âge adulte:
- en mai dernier, celle qui sourit à l'extrémité droite du banc a fait une chute mortelle dans l'escalier de sa maison. Elle avait 63 ans.
- ce matin, je viens d'apprendre le décès de celui qui, sur la photo, se penche sur moi. Il me l'avait remise il y a 3 ans, le jour où mes parents fêtaient leurs 60 ans de mariage. Lui, c'est un cancer, découvert il y a moins d'un an, qui a eu le dessus. Il avait 58 ans.
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En ce qui le concerne, je n'ai qu'un regret, ne pas avoir profité de la proximité géographique qui faisait que nous habitions le même département, pour mieux le connaître. Il m'avait notamment vanté les charmes du petit jardin que sa femme et lui possédaient au coeur de la presqu'île guérandaise et où il prenait beaucoup de plaisir à observer les oiseaux. On avait remis à "plus tard" cette visite. En oubliant qu'à force de remettre à plus tard, un jour il devient trop tard.
Voilà qui fait partie des rituels annuels (quoique en général, ce soit en début d'année que l'on en parle): le classement des prénoms les plus donnés. Lecture faite de l'un des articles de presse qui y soit consacrés, je constate une fois de plus que ce qu'avait mentionné un membre de l'INSEE dans un livre relatif aux prénoms publié il y a plus de 20 ans se vérifie: le retour des prénoms anciens, ceux de la fin du XIXème et du début du XXème.
Donc, le trio gagnant est chez les filles: Emma, Jade et Léa et chez les garçons: Lucas, Nathan, Enzo. A noter que Emma se classe en première position du classement féminin pour la cinquième année consécutive et Lucas pour la troisième fois.
Qu'ajouter de plus? Ce que je disais plus haut: le succès croissant des prénoms que l'ont jugeaient autrefois comme désuets et qui deviennent maintenant rétro... et même, pour certains, pourraient devenir des valeurs sures puisque certains entrent dans le "top 20". Je parle des Louis(e), Camille, Antoine, Arthur, Clément, Gabriel et autres Jules.
"Grand tata" depuis plus de 10 ans (car mes soeurs aînées sont devenues "grand-maman" tôt) j'arrive désormais à l'âge d'être grand-mère en me posant la question suivante: quelle option mes enfants prendront-ils:
- classique? via Louis et Anna
- branché cinéma? Il y a déjà Lilou (orthographe francisée de la Leelu du film "le 5ème élément"), Thelma, Meryl
- bretonnant, histoire de prolonger la série commencée avec Owen et Sulian?
Réponse... Tout bien réfléchi, il n'y a aucune urgence à connaître la réponse...
Le port de La Rochelle avec ses deux, trois, voire 4 tours si l'on ajoute celle de la grosse Horloge aux tours Saint Nicolas, de la chaîne et de la lanterne (que l'on remarque ci dessous en allant de gauche à droite) est suffisamment typique pour qu'il ne soit pas besoin de le présenter davantage.
Ce que l'on sait moins, c'est qu'à marée haute, lorsque les écluses sont fermées dans certaines parties du port, l'eau y est particulièrement claire... et poissonneuse, ce qui plait fort aux oiseaux, hérons inclus!
Est ce aussi pour cela qu'en plus des bateaux habituels, certains navires viennent de loin, voire de fort, fort loin si j'en crois le port d'attache de ce navire dont le propriétaire semble fort apprécier l'oeuvre de Margaret Mitchell?
En fait dans ce port, ce qu'il y a de notable, c'est la diversité des bateaux. Il y en a des petits, avec tous leur voile (un spi?) enroulée autour du mat situé à l'avant. Mais aussi des gros, voire très gros comme ce bateau ci-dessus mentionné venu des antipodes.A cela s'ajoutent les habituels phares et autres bouées,
Des bateaux, il y en a des petits, des gros, des neufs, mais aussi de plus anciens. Ce qui a été l'occasion d'admirer quelques ancres comme celle de ce superbe bateau dont le bois resplendissait au soleil, ce qui a presque failli faire oublier de relever que l'ancre stylisée ressemblait fort à l'aigle qui figure sur nombre d'armoiries et blasons des pays de l'est, notamment en Pologne.
Mais aucune de ces ancres n'égalera en taille celle qui est fixée sur le mur de la tour St Nicolas et devant laquelle se trouvait un petit garçon de 5 ou 6 ans. Sans le savoir, il a permis de mieux se rendre compte de la taille... en se posant deux questions: quelle pouvait bien être la taille du bateau et combien d'hommes fallait il pour manoeuvrer l'ancre?
Je ne fais pas partie des "fans" de Jean Dujardin et les films en noir et blanc de l'époque du muet ne m'ont jamais vraiment "accrochée", notamment à cause du "jeu", un peu trop théâtral à mon goût, des acteurs. Voilà deux raisons qui font que je n'aurais pas du voir ce film.
Mais les défis me plaisent. Alors savoir qu'un réalisateur avait osé, en 2010, tourner un film, non seulement en noir et blanc mais à plus de 99% en muet, avec comme au début du XXème siècle, en fond sonore une musique type orchestrale et de loin en loin quelques cartons... ça n'avait pas manqué de piquer ma curiosité. Alors je suis allée le voir... et je ne l'ai pas regretté.
1er point positif: Jean Dujardin connu pour son jeu "expressif" est relativement sobre, sauf justement quand il est filmé aux moments où il est censé jouer comme un acteur du muet.
2ème point positif: les cartons sont rares et pourtant on comprend parfaitement ce qui se passe: un acteur du temps du muet qui plonge dans les oubliettes parce qu'il refuse d'attraper le train du parlant en marche alors qu'une jeune figurante se voit grimper en haut de l'affiche parce que elle, elle a osé!
3ème point positif: quelques trouvailles géniales
- le cauchemar de Jean Dujardin qui tout à coup entend, et nous aussi, tous les sons de manière amplifiée... sauf sa propre voix
- les petits-déjeuners entre Jean Dujardin et sa femme:partenaire à l'écran où, par le jeu des champs/contre-champ au cours desquels les acteurs changent de vêtements, d'accessoires, de mimiques... on comprend tout à la fois que le temps passe mais aussi que ce couple se délite
- au même moment, défilent les affiches des films où le nom de l'héroïne, initialement écrit en tout petit en bas de l'affiche parmi les nombreuses "girls", remonte petit à petit au sein de l'affiche jusqu'à être le nom de l'actrice principale
- la fin de l'unique film que tourne la star du muet en tant que réalisateur et acteur et qui le voit mourir, englouti dans des sables mouvants
- la bande son qui accompagne en permanence le film, au point d'en constituer presque un personnage à part entière
4ème point positif: les personnages secondaires comme Clifton, le majordome joué par James Crowlell* mais qui, s'il était encore en vie aurait pu être joué par Erich Von Stroheim, ou Uggy le chien, au moins aussi cabot que son maître**
En résumé, un film où j'allais sans grande conviction et qui m'a beaucoup plu
* oui cet acteur américain "so british" qui a joué aussi bien le fermier dans "Babe, le cochon qui voulut être chien" et le responsable de la police de Los Angelès qui sous des couverts policés est une brute qui n'hésite pas à enfreindre la loi.
** pour son rôle il a obtenu la "palme dog" qui est décerné chaque année depuis 2001
Alors que se profile à l'horizon 2012 la sortie d'un nouveau James Bond, petit quizz très léger autour autour de ce film... avec interdiction de tricher via le net ou un dictionnaire du cinéma!
Tout d'abord, dans combien de films cette réplique est elle prononcée, en incluant bien sur la première fois, celle où, en 1962, apparut la toute première James Bond Girl.
Alors, combien de films* avec 007 comme héros?
D'autre part, combien d'acteurs ont prononcé au moins une fois cette réplique culte qui constitue l'une des signatures de ce type de films?
Avec bien entendu le nom des différents acteurs ayant incarné le séduisant espion...
*A noter que le "Never say never" sorti en 1983 avec Klaus-Maria Brandaueur dans le rôle du "méchant" et Kim Basinger dans celui de la James bond Girl avec laquelle James lie temporairement son destin, ne compte pas car les producteurs n'ont jamais voulu "homologuer" ce film.
A La Rochelle, j'ai vu 3 musées, dont l'Aquarium, le plus connu, mais dont je ne parlerai que très peu: beaucoup de monde, de bruit et quasi impossibilité de faire la moindre photographie! De quoi donner envie d'en ressortir TRES vite afin de consacrer plus de temps à deux musées plus atypiques, tous deux situés côte à côte dans ce qui devait être autrefois une friche industrielle: le musée des miniatures et celui des automates.
Là beaucoup moins de monde ce qui permettait réellement de profiter des mises en scène. Par contre la possibilité de faire des photos est restée réduite à cause de deux éléments techniques: un éclairage parfois limité destiné à mettre en valeur les sujets et surtout des vitrines en verre, d'où des difficultés de mise en point, des images parasites etc...
Dans le musée des miniatures, ville portuaire oblige, la part belle est donnée aux maquettes de navires avec quelques belles maquettes comme celle de "l'Hermione" qui est actuellement en cours de reconstruction à l'identique dans la ville toute proche de Rochefort.
Il y a un certain nombre de dioramas, comme celui consacré au "Mayflower" ou au "Pourquoi pas", ce navire d'exploration scientifique à bord duquel disparut le Commandant Charcot en 1936. Cette visite sera l'occasion de comprendre la raison de le nom étrange de ce bateau. Enfant, Charcot avait pour habitude de répondre à ceux qui s'étonnaient de son désir de devenir marin et explorateur des zones polaires: "Pourquoi pas?".
Après une salle "son et lumières" où est reconstituée une bataille navale, la visite de ce musée se termine dans une grande salle qui contient une immense maquette avec une multitude de trains qui se croisent en filant à toute vitese. De quoi faire briller les yeux des petits et des grands...
Dans un bâtiment juste à côté se situe le musée des automates où se côtoient des pièces historiques dont certaines renvoient à des personnages célèbres de fiction comme Pierrot ou bien réels comme Houdini, ce célèbre magicien américain. Mais on y voit aussi bien Charlot accroché à un réverbère que ... le canard de Vaucanson
La publicité a aussi offert un débouché de taille aux automates, que ce soit dans le cadre de la mise en scène de personnages emblématiques comme l'africain de la marque Banania ou beaucoup plus anonyme, comme cet avaleur de saucisses qui pendant quelques temps a décoré la vitrine d'un boucher. Ce qui explique pourquoi une salle entière du musée est consacrée à la reconstitution d'une rue au début du XXème siècle avec notamment les publicités de l'époque pour des aliments, des spectacles...
En dehors de ces pièces uniques qui pour une grande partie d'entre elles peuvent être mises en mouvement, le musée contient aussi un certain nombre de scènettes où figurent des automates en costume du siècle passé.
Il y a d'abord eu le livre: "les belles endormies" de Yasunari Kawabata, un auteur japonais qui a reçu en 1968 le prix Nobel de littérature. Et puis cette année il y a eu le film "Sleeping Beauty" de Julia Leigh qui a été présenté au festival de Cannes.
Le point commun entre les deux oeuvres? C'est ce qui fait la trame de l'histoire: de vieux messieurs qui passent une nuit auprès de jolies jeunes femmes endormies.
Ce qui fait leurs différences? Le personnage central de l'histoire: un homme d'une bonne soixantaine d'années pour le livre, une jeune étudiante pour le film. Jusqu'à présent, sur le net, je n'ai lu que des commentaires élogieux sur le livre. Le film lui a écopé d'une interdiction aux moins de 16 ans lors de sa diffusion en France au motif de son "atmosphère délétère, qui banalise la prostitution, et dont le sujet ainsi que plusieurs scènes (...) sont difficilement compréhensibles pour un public jeune".
J'ai eu un peu de mal à "entrer" dans le livre classé, à mon avis, à tort dans la catégorie des livres érotiques alors que l'objet est tout autre.
Si le héros va passer 3 nuits avec 4 beautés endormies, ça sera plus au départ pour lui l'occasion de dormir et de se prouver qu'il n'est pas un vieillard. Un rituel de désirs. En réalité, ses trois nuits seront surtout l'occasion de revisiter sa vie en repensant à certaines des femmes dont il a partagé la vie pendant un certain temps: mère, femme, fille, maîtresses... avant de s'abandonner lui aussi dans le sommeil, un sommeil profond, proche de la mort qui rôde durant tout le livre. Un rituel de mort.
Quant au film... J'ai eu du mal aussi à y entrer. Et plus encore à en sortir tant la fin m'a laissée pleine de doutes
Plus que la "banalisation de la prostitution" ce qui m'a le plus gênée c'est de voir comment cette jeune femme qui est si passive, fait si peu de cas de son corps à la blancheur laiteuse (comme déjà cadavérique). Objet de désirs, elle est en réalité absente, comme morte pour ceux qui la croisent et là voient si peu, si mal. Personne ne la respecte, que ce soit sa mère qui ne l'appelle que pour lui soutirer de l'argent (elle qui en a si peu), ses employeurs, ses logeurs... Non, une personne semble la respecter: Birdman, celui devant lequel elle ose se laisser aller et pleurer tandis qu'il se meurt.
Au final, le livre sera à relire et le film à revoir parce que pour l'un et l'autre il faut aller au delà des apparences.