dimanche 2 décembre 2012

"retour en terre" de Jim Harrison

C'est le premier livre que je lis de cet auteur. Un livre reçu en cadeau, je ne sais plus quand. Probablement au moment de sa sortie ou dans l'année qui a suivie. Un livre qui était d'une certaine manière fort à propos puisqu'il y avait eu deux proches qui étaient décédés cette année là et que le livre parle de la mort. De la mort et des vivants qui doivent faire leur deuil de la personne disparue. Et profiter des petits bonheurs de la vie, comme par exemple s'endormir en plein air et être réveillé par le chant des oiseaux, juste avant que celui ou celle qui vous aime ne vous apporte un café.
Un lire pas facile à lire, non pas tant à cause du thème abordé (voir ci-dessus) que de la manière dont Harrison l'a conçu. C'est en effet un chant choral à 4 voix. 
Il y a celle de Donald, un métis indien qui est atteint d'une sclérose en plaques et veut transmettre l'histoire de sa famille avant de demander aux siens de l'aider à mourir, puis de l'enterrer selon les rites indiens d'une tribu du nord des Etats-Unis. Et puis il y a K, son neveu mais mais qui le considérait comme son père. Et David, le beau-frère de Donald qui, pour oublier sa propre histoire d'enfant d'une famille riche, mais seulement d'argent, distribue des kits de survie aux Mexicains qui tentent de franchir la frontière. Et il y a enfin Cynthia la femme de Donald, qui se retrouve veuve à 44 ans avec pour tout viatique deux souhaits de Donald: "Laisse-moi partir" et "Retrouve-toi un ami". Et pour chacune de ces histoires, on est quasiment dans le tête des personnages, avec toutes les déambulations de la pensée entre passé et présent, entre liens avec Donald et autres histoires. Il n'est pas toujours facile de s'y retrouver dans la masse d'informations où parfois un détail ne se comprendra que des pages plus loin.
Mais j'ai bien aimé. Chacune des histoires. Avec une préférence pour certains passages dans chacune d'elle. Pour Donald c'est lorsqu'il raconte sa retraite de 3 jours et 3 nuits, nu en pleine forêt, sans manger ni boire. Pour K, c'est le récit des tous derniers jours de Donald, notamment lorsqu'il l'assiste pour mourir. Pour David, ce sont ses "retrouvailles" après une séparation de 30 années de celle qui fût probablement son seul amour et qu'il a perdu à cause de son père. Et pour Cynthia, ce sont ses inquiétudes par rapport à sa fille et qui a hérité du sans indien de son père qu'elle espère s'être re-incarné en ours.

2 commentaires:

Verveine a dit…

Je réalise que je n'ai jamais lu Jim Harisson, incroyable, non? Je crois que je me laisserais bien tenter par celui-ci...

@nn@ a dit…

Si tu passes à l'acte, Verveine, tu sera beaucoup moins en retard que moi :-) Avant d'acheter "retour en terre", renseigne toi sur le net, ou mieux, auprès de la librairie que tu fréquentes régulièrement car en faisant quelques recherches, je me suis aperçue que, contrairement à d'autres ouvrages du même auteur, celui-ci a reçu un accueil plus mitigé. Mais en ce qui me concerne c'était un livre "offert" probablement un ouvrage de circonstance, mais à l'époque je n'étais pas à même de "l'entendre