mercredi 16 février 2011

D'une valse à l'autre...

Le début du morceau ne dit rien... sauf quand le thème principal se met en place car alors les plus anciens se souviennent de la version jouée à l'orgue de barbarie. En fait, le générique qui précédait le vendredi soir "le ciné club" d'Antenne 2...

... mais combien savent qu'il s'agit non pas d'une nième valse de Strauss mais de "amour et printemps" d'Emile Waldteufeul. Ce compositeur, aujourd'hui très oublié, est né à Strasbourg en 1837 et mort à Paris durant la première guerre mondiale. Il est enterré au Père-Lachaise.

mardi 15 février 2011

Trois pas de valse avec Camille Claudel

C'est l'une des oeuvres les plus connues de Camille Claudel.
C'est en cherchant des images de Sankoutala (appelée aussi l'abandon) que je suis tombée sur une page consacrée à une femme sculpteur actuelle (dont il sera question) une autre fois et ... sur toute une série de photos de la valse.

Une sculpture qui est très musicale car en la voyant il est bien difficile de ne pas avoir aussitôt envie de fredonner le thème d'une valse.
D'elle, on ne montre souvent que le mouvement général, cette manière extraordinaire qu'à eu Camille de retranscrire le mouvement dans un instant figé.
Du coup on en oublie presque de s'attarder sur certains détails, comme la manière dont l'homme se penche vers l'oreille de sa partenaire.

Que lui murmure t il comme mots d'amour pour qu'elle s'abandonne ainsi entre ses bras...

lundi 14 février 2011

Même quand...

Durant l'année 1946, Paul Eluard fait paraître "le dur désir de durer" où figure notamment ce poème, inspiré, comme tous les autres par sa muse: Nusch.

Même quand nous dormons nous veillons l'un sur l'autre

Et cet amour plus lourd que le fruit mur d'un lac
Sans rire et sans pleurer dure depuis toujours

Un jour après un jour une nuit après nous

Est ce avant ou après qu'elle ait brutalement disparu alors qu'elle avait à peine 40 ans, des suites de ce qu'on appelait alors une "attaque cérébrale"? Le titre du recueil m'incite à penser que c'était après, donnant encore plus de poids à ce court texte qui célèbre le simple bonheur de dormir à deux

dimanche 13 février 2011

... 13 février 1922...

Paradoxalement, cette photographie, c'est cette image que je voudrais garder d'elle. Sans doute parce qu'elle est aux antipodes de ce que la maladie avait fait en la rongeant petit à petit, notamment durant les 6 semaines qui se sont écoulées entre l'annonce de son cancer généralisé et son décès.

Pourtant je ne l'ai jamais connue ainsi, aussi "Femme", avec des cheveux aussi bruns, coiffés de manière "star des années 40", avec le cou et les épaules nus... et des boucles d'oreille!
Je me rappelle par contre des yeux très clairs, un vert qui nous fascinaient mes soeurs et moi quand nous étions enfants, notamment lorsque prises en défaut elle nous demandait de la regarder droit dans les yeux... et de la bouche très rouge, les rares fois où elle se maquillait, car nous redoutions le 1er baiser qui laissait tant de traces...

Quand et pourquoi cette photographie réalisée en studio a-t-elle été prise?
Le mystère restera à jamais entier car celui qui aurait pu éventuellement me donner quelques précisions perd de plus en plus la mémoire. Et même aujourd'hui, où elle aurait eu 89 ans, je préfère ne pas le solliciter plutôt que de le mettre mal à l'aise.

samedi 12 février 2011

"Les couleurs de nos souvenirs" (3)

Vermeer, le peintre préféré de Dali et Michel Pastoureau

Chose étonnante, le tableau préféré de ce dernier n'est pas le tableau qu'il intitule "la jeune fille au turban" connu aussi sous le nom de "la jeune fille à la perle", ni même la vue de Delf, même s'il en sera question dans l'extrait qui suit, mais "la ruelle".

Pour clore les paragraphes consacrés à ce peintre, Michel Pastoureau parle des couleurs dans l'oeuvre de Vermeer.

"(...) il faut souligner le rôle des gris (spécialement des gris clairs: c'est souvent sur eux que repose l'économie chromatique du tableau). Il faut ensuite insister sur la qualité des bleus. Vermeer est un peintre du bleu (et même du bleu et blanc, tant ces deux couleurs fonctionnement chez lui en association). C'est peut-être ce travail sur les bleus qui le distingue des autres peintres néerlandais du XVIIème siècle: quels que soient leurs talents et leurs qualités, ils ne savent pas jouer des bleus de manière aussi subtile. Ensuite, chez Vermeer, il faut rappeler (...) l'importance des petites zones jaunes, certaines plus ou moins rosées (comme le fameux "petit pan de mur jaune" de la vue de Delf), d'autres plus acides. Sur ces jaunes, souvent discrets, semble reposer toute la musique vermeerienne, celle qui nous enchante et qui en fait un peintre à nul autre pareil"

vendredi 11 février 2011

Jour de repos, jour de ménage!...

... et pas seulement dans mon logement.
Pourquoi? Tout simplement parce que hier j'ai découvert qu'un collègue qui travaille en dehors de Nantes connaissait ce blog et m'avait identifiée de manière quasi certaine. Tout d'abord ça m'a flattée... et un petit peu déçue car la personne ne se rappelait pas quel avait été l'élément de sa recherche qui l'avait amenée sur "...un chat..." puis incitée à explorer au delà et faire le lien.

Et puis le doute s'est insinué: n'ai-je pas parfois été trop critique vis-à-vis de certains faits récents relatifs au travail? La presse s'étant fait l'écho de personnes qui, sur des réseaux sociaux, avaient été un peu trop franches, je m'en suis ouverte à une collègue de travail à qui j'avais signalé il y a plusieurs mois l'existence de ce blog tout en sachant qu'elle ne lisait pas ce genre de chose. Et elle m'a préconisé la prudence: le nettoyage par le vide!

Dans un premier temps, il y a juste eu relecture de tous les messages récents en recherchant les éléments identifiants même si, aussi loin qu'il m'en souvienne, jamais n'avaient été cité le nom de mon employeur, ni même celui des collègues puisque seuls les prénoms de personnes décédés avaient été mentionnés.
Mais ce toilettage était-il suffisant? Nouveau balayage pour cette fois-ci mettre hors circuit tous les messages faisant allusion de près ou de loin au travail.
Temporairement ou définitivement? Seul l'avenir le dira.

Demain le blog reprend son cours normal, toujours sur les bords de Loire, mais loin du bureau.

jeudi 10 février 2011

"Les couleurs de nos souvenirs" (2)

Les repas monochromes de Mme Moreau

Rappelés dans le livre de Michel Pastoureau (qui ne les apprécie guère) ils figurent dans "La vie mode d'emploi" de Georges Perec. Dans mon souvenir ils étaient beaucoup plus nombreux que les 3 qui sont cités (en fait deux et demi car il manque quelques plats au menu rose). Il faut croire que, troublée par la description de la salle à manger (toute blanche et d'où ont été retirés tous les éléments susceptibles de détourner l'attention des convives) je n'avais pu m'empêcher de penser qu'il y en avait eu beaucoup plus que ceux qui étaient cités.

"Le premier fût un repas jaune: gougères à la bourguignonne, quenelles de brochet hollandaise, salmis de caille au safran, salade de maïs, sorbets au citron et au goyave, accompagnés de xérès, de Château-Challon, de Châteaux -Carbonneuxet de punch glacé au Sauternes.

Le dernier (...) fût un repas noir servi dans des assiettes d'ardoise polie; il comportait évidemment du caviar mais aussi des calmars à la tarragonaise, une selle de marcassin Cumberland, une salade de truffes et une charlotte aux myrtilles (...) le caviar fut servi avec de la vodka versée dans des gobelets de basalte et le calmar avec un vin résiné d'un rouge effectivement très sombre (...)"

mercredi 9 février 2011

"Les couleurs de nos souvenirs" (1)

Quelle couleur préférez-vous?

La lecture du dernier livre de Michel Pastoureau touche à sa fin. Il devient donc possible de commencer une série de billets inspiré à partir de certains passages de ce dernier.
Mais avant, voici une sorte de jeu inspiré d'une question qu'il pose avant d'y répondre très vite en rappelant que, dans notre monde occidental, certaines couleurs sont nettement "préférées" à d'autres , et cela depuis environ 1890.

La ou lesquelles? Pas de réponse pour le moment, classez juste par ordre de préférence les 6 couleurs qui suivent: blanc, jaune, vert, bleu, rouge et noir.
C'est volontairement que, tout comme lui, je mets de côté les couleurs telles que le rose, le orangé, le gris, le violet et le brun qu'il qualifie de couleurs de "second rang" car elles ne sont que très rarement citées (moins de 2%).

Et ce soir vous saurez si votre choix et votre classement sont ceux de la majorité de la population... ou si vous êtes plus ou moins atypique.

Post-Scriptum du 11 février:
Ma couleur préférée? Le bleu (même si je n'en porte quasiment jamais plus) car dans les faits le trio gagnant c'est noir, blanc et rouge. Puis viennent, ensemble le vert et le jaune. Oui, ensemble car si j'aime les verts clair, comme le vert amande, le vert d'eau, le tilleul, je n'aime pas le foncé ou qui tirent sur le kaki et j'apprécie les touches de jaune qui illuminent.
Je suis donc typique ... et atypique car en Europe le classement est le suivant: bleu pour 40% des personnes, suivi de vert pour 15 à 20%, puis de rouge pour 12 à 15%, sachant que le blanc & noir sont très loin avec 5 à 8%... quant au jaune avec moins de 2%... il est quasiment aux oubliettes

mardi 8 février 2011

"in the mood for love" - scènes finales

Pendant des années, je n'ai pas compris les scènes finales de ce film, que je n'ai en outre vu qu'une fois, alors même que depuis 2 ou 3 ans j'en ai le DVD. Il n'est d'ailleurs pas impossible qu'il ait toujours son emballage plastifié. Il y a de films que l'on a tellement aimé, sans parfois pouvoir même dire pourquoi, qu'on a peur de les revoir.

Ces scènes où l'on voit le "héros" face à un mur dont on a découvert d'abord qu'il comportait un trou qui sera ensuite bouché par une touffe d'herbes, maintenant, via l'un des commentaires qui figure sous cet extrait et d'un article sur le blog d'un internaute, je les comprends.
Une tradition (orientale? chinoise? coréenne?...) voudrait que lorsqu'on porte un secret trop lourd, il soit possible de s'en décharger en le chuchotant dans le trou d'un mur que le rebouche ensuite afin que le secret reste là, enfoui.

lundi 7 février 2011

Preisner et "La double vie de Véronique"

Je n'ai jamais vu le film, sorti à une époque où, mère de deux jeunes enfants, je fréquentais plus les salles de cinéma. Mais lorsque quelques années plus tard j'ai entendu cette mélodie qui figurait sur un CD de compilations de musiques de films écrites par Preisner, j'ai eu très envie de savoir quelles images y étaient associées et qui auraient pu m'expliquer l'émotion qui me submergeait à chaque fois que j'écoutais ce morceau là.

Maintenant je sais pourquoi.

dimanche 6 février 2011

Yesterday

Il ne faudrait jamais devoir retourner dans la maison familiale que les anciens occupants ont quasiment tous quitté à jamais: c'est plein de poussière et de souvenirs

Seules différences avec la chanson: c'est moi qui suis partie la première et "I don't believe in yesterday"

samedi 5 février 2011

OffreS d'EmploiS

A l'origine, c'est une série de billet autour du dernier livre de Michel Pastoureau "Les couleurs de nos souvenirs" qui aurait du commencer ce jour. Mais ce matin sur Face Book, il y avait un "ami" photographe qui commentait sur son mur ces offres d'emplois déposées par Jenny, une jeune modèle de 25 ans.

"Jenny cherche un électricien pour rétablir le courant entre les gens qui ne se parlent plus. Un opticien pour changer le regard des gens. Un artiste pour dessiner le sourire sur tous les visages. Un maçon pour bâtir la paix. Et un professeur de maths pour nous réapprendre à compter les uns sur les autres"

Cette phrase est elle effectivement d'elle ou l'a t elle trouvée sur le net? Qu'importe. Elle a le mérite d'exprimer ce que beaucoup d'entre nous ressentent.

vendredi 4 février 2011

Femmes et Hommes de A à Z

Depuis maintenant 20 mois se succèdent en parfaite alternance sur la droite du blog des femmes et des hommes du temps passé. Oui, uniquement des personnes décédées car l'expérience montre que la vision que nous avons actuellement de certaines personnalités peut quelques temps plus tard être fortement modifiée si l'on se réfère à des pans plus tardifs de leur vie. Ainsi cet ancien mannequin reconverti dans la chanson (ce qui à l'époque en avait surpris plus d'un(e) les mannequins ayant pour réputation d'être de belles plantes sans peu de choses dans la tête) avant d'épouser une personnalité politique.

Comment présenter ceux et celles qui se sont succédés au fil des mois et que j'ai regroupés.. au sein d'une galerie photo de face Book?

Il y a l'ordre d'apparition. La première fût Marie Curie et le dernier: Pierre Loti. Déjà a eux deux ils surprennent à plus d'un titre.
Elle parce que c'est une scientifique, là où, lorsqu'on parle de femmes on associe si souvent en priorité les arts. De plus elle est connue sous son nom d'épouse qui fait oublier qu'elle est née polonaise, ce qui illustre comment, bien avant l'époque actuelle, il y avait un brassage des nationalités.
Lui, c'est un romancier, alors qu'on associe le monde scientifique ou politique plutôt aux représentants du sexe masculin. Et s'il est né et mort Français, il fait partie de ces personnes chez qui l'attrait de l'ailleurs fût très fort, que ce soit le moyen orient où l'extrême orient.

Il y a aussi l'ordre alphabétique qui fait passer de Anne de Bretagne à Emile Zola: du personnage politique qui rattachât, via ses deux mariages avec des rois de France, définitivement la Bretagne à la France.. à l'écrivain dont le père était italien et fût trainé dans la boue à cause de son engagement pour la cause de Dreyfus.
En matière de célébrité, certains sont très connus comme Gandhi, et d'autres resteront des inconnus auprès de la majorité de la population telle Jacqueline Kolb-Apollinaire: la "jolie rousse" qui inspira quelques poèmes à son mari avant que celui-ci ne décède et qui conserva des années durant leur appartement dans l'état où il était lors du décès du poète en 1918

Alors... Alors juste pour le plaisir, un rappel des 20 personnes qui ont été jusque là mentionnées:

les femmes: Marie Sklodowska- Curie : scientifique Jacqueline Kolb-Apollinaire : muse & « gardienne du temple » Colette : écrivain Artemisia Gentilesch : peintre Néfertiti : politique Anne de Bretagne : politique Aliénor d'Aquitaine : politique Soeur Emmanuelle : inclassable Alexandra David-Néel : exploratrice Louise Brooks : actrice
les hommes: Emile Zola : écrivain Louis Pasteur : scientifique Jean Jaurès : politique Mohandas Karamchand Gandhi : politique Victor Hugo : écrivain René-Théophile-Hyacinthe Laënnec : scientifique Eric Tabarly : navigateur Léonard de Vinci : peintre et inventeur Johannes Gutenberg : inventeur Julien Viaud alias Pierre Loti : écrivain

avec une question, s'il fallait n'en retenir qu'un ou une dans chaque catégorie, qui choisiriez-vous?

jeudi 3 février 2011

Arrietty

Au départ, c'est un livre pour enfants: "les chapardeurs" écrit par Mary Norton et publié en ... 1952. L'histoire? Celle de petits créatures qui vivent cachés chez les "zhumains" comme ils disent et à qui ils "empruntent" de menus objets de la vie quotidienne.

Il a fallu plus de 25 ans pour que la série (car il y a eu en réalité plusieurs livres) soit traduite et publiée aux éditions de l'école des loisirs. Encore trop tôt donc pour que je les connaisse puisqu'alors je n'avais pas d'enfants et aucune activité parascolaire régulière en relation avec les enfants. Ce n'est donc via l'une des affiches du film, "le petit monde des Borowers" sorti en 1996, que je les ai connus et emprunté un week-end de vacances la cassette vidéo.
Le film, plein de trouvailles géniales avait emballé les enfants au point que des années plus tard ils se rappelaient de certaines scènes comme avec le chien "Tupu" qui ne digère pas bien les laitages... Moi c'était plutôt le traitement affligé au méchant. Mais je vais trop vite car voici le résumé de l'histoire telle qu'elle figure sur le net: les Clock, une famille de Borrowers (de petits être humain ne dépassant pas quinze centimètres) qui vivent dans la maison de la famille Lender vont bien malgré eux aider leur fils, Pete, à déjouer les plan de Ocious P. Potter, un notaire peu scrupuleux, bien décidé à détruire la vieille demeure pour en faire un immeuble moderne.

Le principe de l'histoire (la "confrontation" de petites personnes avec des géants humains) a été récemment retenu par les studios Ghibli qui ont centré, eux, le film "Arrietty" autrement, en fonction de thèmes récurrents dans la filmographie de leur fondateur: Hayao Miyazaki. Cette fois-ci l'histoire se déroule au Japon en 2010. Les Chapardeurs sont des lutins hauts d’une quinzaine de centimètres qui vivent sous les planchers en tâchant de ne jamais être vus par les humains. L’arrivée dans une maison de campagne d’un jeune garçon, confié dans l'attente d'une grave opération du coeur par sa mère, divorcée, à sa grand-mère, va complètement transformer l’existence de l'héroïne.

Il y a des scènes fabuleuses avec des "rendus" du monde superbes, comme les quelques scènes dans le jardin, qui n'ont pas été sans me rappeler d'autres scènes d'un autre film de Miyazaki: "le château ambulant". Un de ces films donc à voir, par les petits comme les grands.

mardi 1 février 2011

Citations (2)

"Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit."
Khalil Gibran