mardi 11 mai 2010

Ombre et lumière durant quelques heures (2)

La lumière avec une famille de canards

C'était aussi ce jeudi soir, juste avant de remonter à la maison familiale à l'issue d'une de ces mauvaises journées comme personne ne les aime: météo très, très moyenne avec du travail plein de retards, de contre-temps, d'erreurs, de frustration, de colères contenues... Le genre de journée où, quand on sort du bureau on aimerait déjà être rapidement de retour chez soi et qu'on vous y fiche une paix royale. Au lieu de quoi on se retrouve dehors en se rappelant soudain que le matin même on a du garer très loin sa voiture, sous peine de la retrouver en fourrière -merci j'ai donné il y a un peu plus d'un mois-
Début de trajet à pied avec une humeur plus que maussade, en maugréant donc le long d'un bassin semi sauvage (avec beaucoup d'herbes aquatiques) créé il y a environ un an pour symboliser combien l'eau compte sur cette partie de Nantes que l'on appelle "l'île Beaulieu".

Et là je les ai vus
Vu, ou plutôt entendus car ils étaient assez bruyants: un couple de canards avec leur petite famille de l'année.
M. et Mme n'arrêtaient pas de cancaner, à la fois pour protester contre la présence de quelques intrus humains sur leur territoire, et pour inciter la petite troupe à rester près d'eux. Beaucoup d'images floues car le téléobjectif de l'appareil photo -toujours prêt dans le sac à main, l'avance des petits appareils- était au maximum de sa portée... avec en plus une lumière quasi crépusculaire.

Mais la configuration des lieux qui veut qu'une passerelle enjambe les bassins a permis de les saisir tandis qu'ils passaient d'un bassin en l'autre: adorable petite famille où une petite dizaine de boules duveteuses pédalaient allègrement dans l'eau sous la surveillance du couple.
Je n'ai alors eu qu'un regret: être en retard pour regagner la maison familiale et donc ne pouvoir rester à les regarder car à les voir aller ainsi je me suis soudain sentie beaucoup plus "zen"

lundi 10 mai 2010

Ombre et lumière durant quelques heures (1)

L'ombre... avec M. Chat

Jeudi dernier, retour vers la maison familiale.
Il y a d'abord cette route que j'aimais tant.
A cause du souvenir de certains matins hiver: ceux où la route sombre tranche avec les arbres blancs et givrés tandis que le paysage est nimbé de brume. Il fait froid mais quelque chose annonce que la journée sera belle, peut-être cette manière très particulière que le soleil a pour jouer avec les troncs d'arbres
A cause aussi des soirées d'été où je rentrais avec la fenêtre grande ouverte pour mieux profiter de la tiédeur de l'air, des odeurs de fin de journée et de la lumière qui jouait là encore avec les branchages des arbres et avait cette couleur chaude de l'avant-crépuscule.

Mais au sortir de cette route, il y a eu soudain une sensation de manque, quand j'ai pris conscience qu'il ne serait pas là, plus là.

Plus de chat à débouler devant la voiture parce qu'il avait reconnu le son de la voiture et qu'il passait, inconscient du danger devant celle-ci pour filer sur les quelques marches de l'entrée, impatient de se faufiler dans la maison, mais traînant quand même un peu histoire de glaner au passage une caresse.
Et quand il n'était pas dehors, je l'entendais miauler dedans et je savais qu'il était sur la tablette au dessus du radiateur, ou alors sur le petit meuble bas juste à côté, avec à peine la place suffisante pour s'assoir à côté de la vasque avec les clés.

Non, il ne serait plus jamais là à nous attendre. J'ai passé les derniers kilomètres à m'essuyer les yeux et les joues tant la vue était devenue floue devant moi. Et c'est avec une énorme boule dans la gorge que j'ai glissé la clé dans la serrure avant de fondre en larmes en voyant sa litière et son panier. Il faudra l'un et l'autre les ranger car je crois qu'il s'écoulera longtemps avant que l'on retrouve des traces de pattes de chat dans la maison.

vendredi 7 mai 2010

Echos... (7)

En mars j'avais fait paraître une série de billets autour de Jeanloup Sieff,
http://un-chat-passant-parmi-les-livres.blogspot.com/2010/03/jeanloup-sieff-et-les-femmes-1.html

http://un-chat-passant-parmi-les-livres.blogspot.com/2010/03/jeanloup-sieff-et-les-femmes-2.html

http://un-chat-passant-parmi-les-livres.blogspot.com/2010/03/autour-dune-image.html

Et puis la semaine dernière, j'ai trouvé par hasard ce livre, trilingue, où il évoquait ses 40 ans de carrière. Eu égard au prix de vente, moins de 10€, je n'ai pas hésité longtemps: je l'ai acheté. Dans cet ouvrage, il parle notamment de quelques unes des photos cités dans les billets cités ci dessus et sur lequel il est intéressant de revenir. Libre à chacun ensuite de rester sur l'impression qu'il en a gardé ou de revoir celle-ci en fonction de ce qui suit. En tant que femme, j'en ai surtout retenu un point, la plupart de ces modèles ont désormais un prénom.

Corset New-York 1962
C'est la belle Anka, à la taille si fine, qui posa dans ce corset 1900. Malgré sa sveltesse, elle eut du mal à respirer.

Hommage à Seurat New York 1965
Accrochée à un mur de mon appartement de New York, j'avais une carte postale des Poseuses de Seurat. En faisant des photos de Marie, je lui fis prendre l'attitude d'un des modèles du peintre.

Harper's Bazar Pal Beach 1964
La belle Astrid, que je photographiais pour la série: "Chic is...". Elle avait un profil aristocratique et un dos plein de promesses.

Vogue, robe d'Yves Saint Laurent Paris 1970
Beaucoup de gens m'ont demandé si c'était Catherine Deneuve qui avait posé pour cette photo. Je puis les rassurer, il ne s'agit pas d'elle!

Portrait avec voilette 1985
Il suffit d'un rien pour habiller une nudité que la lumière révèle. L'ombre portée de la fenêtre ajoutait une apparence de crucifixion que la sérénité du regard démentait.

jeudi 6 mai 2010

Echos... (6)

Aujourd'hui, échos autour... d'une photo et d'un dessin vus chez Arlette.

La photo c'est Stanley, son chat noir dont le regard vert (mais néanmoins "noir") n'a pas manqué de me faire rappeler non pas de ce rouquin de M. Chat qui nous a quitté il y a juste une semaine, et cette boule blanche et noire toute douce de Chibi mais un autre chat très humanisé puisqu'il s'agit d'une créature de bande dessinée: Blacksad.
A ce jour, trois volumes ont d'ores et déjà été publiés de cet auteur hispanique dont j'attends avec impatience la nouvelle BD connue grâce... à l'un de mes enfants. Mais de Blacksad, ce détective américain des années 50, il sera question un autre fois.

Le dessin, c'est l'un de ses auxquels je n'ai pas manqué de penser lorsque fin avril ou début mai, en faisant des photos dans le passage Pommeraye, j'ai vu ce petit dessin fait sur une boiserie en bas de la galerie.
En temps normal, je peste contre les tags (même si un tag bien réalisé sur un mur est toujours plus esthétique que moult graffitis réalisés à la va-vite). Mais là j'ai trouvé très joli ce petit dessin, fait a priori au pochoir, et j'espère bien qu'il sera laissé en place.

mercredi 5 mai 2010

Petite madeleine

Il y a des "petites madeleines" comme ça qui sont des clins d'oeil à ces jeudis d'autrefois, devenus depuis lors des mercredis. Des jours où certains enfants sages de la génération de Maxime Le Forestier (né en 1949) faisaient de la musique entre eux, bien avant que n'existent les écoles de musique.

A la version plus connue écrite de 1969 par un Maxime Le Forestier j'ai préféré celle de sa soeur Catherine, où on l'entend cependant fredonner une partie des paroles.

http://www.youtube.com/watch?v=OcLlmi5EeFM&NR=1

Une manière sans doute d'éviter d'éprouver trop de nostalgie par rapport à tout de temps écoulé depuis la découverte de cette mélodie car, que reste t il aujourd'hui dans l'homme en veston et écharpe blanche du jeune homme barbu aux cheveux mi-longs de ces années soixante-dix très "baba cool"
Le regard peut-être
et le sourire

lundi 3 mai 2010

Jouer avec Jules Verne

Donc ce dimanche là, en suivant un peu au hasard les allées du parc du Jardin des Plantes de Nantes, il y a eu cette statue en hommage, à Jules Verne mais aussi aux oeuvres de Jules Verne.

Non en fait un hommage à la lecture, tel que pourraient le faire toutes ces générations d'enfants, et notamment les petits garçons (car ce sont plus les garçons que les filles qui le lisent) qui ont dévoré cet auteur, du temps où il a écrit ces hitoires, mais aussi bien des années plus tard: une sorte de passage de relais de père en fils... et petit-fils.

Un hommage qui pourrait aussi être vu comme une sorte de devinette car sur la face principale du monument apparaissent trois dessins qui renvoient à trois oeuvres de Jules Verne. Si les deux dessins du haut sont clairement identifiables, celui du bas l'est un peu moins. Alors je précise qu'il s'agit d'un train.

Compte tenu de la photo et de la précision ci-dessus, maintenant la question est: à quelles oeuvres le sculpteur a t il fait allusion?

samedi 1 mai 2010

Le temps qu'il aurait du faire le 1er mai!..

... ça aurait du être au moins celui qu'il a fait le dimanche précédent. Un temps ensoleillée à vous donner envie de sortir les robes légères et les sandales pour prendre une boisson fraîche sur une terrasse.
Pourquoi pas celle du jardin des plantes de Nantes laquelle, je l'ai découvert à cette occasion, sert aussi des brunchs. Je n'en ai jamais pris, mais ce midi là, ça ne m'aurait pas déplu... si je n'avais pas prévu autre chose.

Déjà le ton était donné dès la porte d'entrée sur laquelle grimpait une glycine en fleurs, l'une de mes plantes préférées, à cause des hampes florales, de l'odeur, du bourdonnement des abeilles, de la pluie de pétales quand la saison avance...

Pas encore en mai donc ce week-end là mais l'esprit y était avec ce renvoi, je m'en aperçois en rédigeant ceci, aux liens mère/enfant avec ces deux statues. L'une d'elle se penche sur l'eau. Que peut-elle bien lui dire à son enfant? "regarde les poissons qui nagent au fond" ou "Fais attention, c'est dangereux"

Et puis il y a cette autre mère, une sorte d'hommage à la lecture.
En fait il s'agit d'un hommage à un nantais célèbre: Jules Verne.
Avec un petit jeu à la clé... mais pour celà il faut s'approcher davantage de la statue. Et cela sera pour demain.

jeudi 29 avril 2010

... M. Chat n'est plus...

Il m'a appelé en toute fin d'après-midi pour me dire que quelqu'un avait sonné à la porte d'entrée pour demander si nous avions un chat roux, parce qu'il y en avait un qui semblait très mal en point sur le trottoir devant la maison, après avoir probablement été heurté par une voiture.
C'était hélas bien M. Chat, incapable de bouger et qui semblait beaucoup souffrir.
Malgré toute la diligence dont il a pu faire preuve pour l'emmener aussi délicatement que possible d'abord chez le vétérinaire, qui lui a administré un sédatif après avoir fait comprendre qu'il semblait très gravement atteint, puis au service des urgences de l'école vétérinaire de Nantes, la course de M. Chat s'est arrêtée là: fracture de la mâchoire et enfoncement thoracique ayant probablement entraîné une hémorragie interne.

Mais qu'importe le diagnostic! M. Chat ne s'installera plus désormais sur le rebord de la fenêtre de la cuisine, au 1er étage, pour regarder avec envie les oiseaux dans l'arbre dont les branches frôlaient la fenêtre.
Nous pourrons désormais sans crainte laisser de la nourriture dans la cuisine car il risquera plus de venir la piquer en douce. Ses forfaits les plus mémorables? De la brioche à travers le plastique et du saumon fumé. Mais il ne rechignait pas à manger aussi des tomates, du poivron (avec une préférence pour le rouge) des olives vertes, des champignons, des pommes et des cornichons... Non, non, on n'oubliait jamais de lui donner ses coquettes!
Il avait aussi bien repéré les bricks de lait au point d'en avoir transpercé les packs et provoqué nuitamment une jolie flaque de lait...

Il était aussi agaçant à sortir le soir et ensuite attendre deux heures du matin pour venir miauler devant la porte-fenêtre afin qu'on lui ouvre et qu'il vienne finir la nuit, blotti contre nous. On oubliait tout quand il devenait alors une jolie boule toute douce qui finissait régulièrement le week-end par nous donner quelques coups de langue ou nous mordiller doucement le menton ou la pommette pour faire comprendre que l'heure de croquettes avait sonné.

Comme tous les chats qui vivent beaucoup dehors il avait eu quelques soucis de santé: une piqûre de vipère, quelques bagarres dont il était ressorti avec notamment une oreille un coup esquintée...
Rien de grave en réalité jusqu'à ce soir, parce que c'était un chat calme, zen. Exactement comme était le chat roux qui, en août 2004, attendait sagement assis dans son coin tandis que les plus jeunes chatons faisaient le fou dans son dos. Sans douce est-ce pour cela qu'après avoir eu droit aux noms de Clovis (en souvenir d'un petit écureuil coquin rencontré dans une histoire d'enfant) et de Caramel, c'est le nom de M. Chat qui était privilégié, parce que c'était celui qui lui allait le mieux.

Il aurait eu 6 ans le 15 juin prochain.

mercredi 28 avril 2010

ombre et lumière à travers deux statues

Toutes les deux font partie des collections du Musée de Rennes. Deux statues auxquelles je n'avais pas prêté garde lors de mes précédentes visites, même si la première me disait quelque chose, notamment à cause de ses boucles d'oreilles dont la documentation mise à disposition du public m'a appris qu'elles étaient d'inspiration celte.

La première donc, celle d'"Anne de Bretagne", est l'oeuvre de Jean Boucher (1870-1939) artiste dit "officiel".
Qu'en dire de plus? Que ce visage un peu trop austère à mon goût est la reprise d'un groupe en bronze représentant l'union de la Bretagne à la France qui a été détruit lors d'un attentat perpétré ... par un groupuscule autonomiste.

A cette figure sévère, je ne peux m'empêcher de préférer la sensualité de la sculpture de Eugène Cyrille Brunet (1828-1921) qui a laissé une "Messaline" avec une pose allanguie qui ne cache guère ses formes et dont le visage est très éloigné de l'image d'impératrice sanguinaire et débauchée qu'elle a laissée à la postérité.

lundi 26 avril 2010

autour d'une sculpture

C'est l'une des sculptures du Musée de Rennes dont je gardais le souvenir. Du temps de mon adolescence, elle figurait dans les salles à l'étage, et plus d'une fois en attirant les copains dans le Musée, nous avions eu la tentation de déposer une obole dans la coupelle qu'elle tenait, mais aucun de nous n'était passé à l'acte.

Désormais elle figure dans le patio central du Musée où la lumière naturelle permet désormais de a photographier sans le recours du flash, prohibé dans de tels lieux.
Et c'est une tout autre petite fille qui s'est offerte à mes yeux.

Une petite fille dont je ne peux que remarquer la tristesse du visage.
Et ce chien qui se tient tout contre elle, comme pour la consoler, ne serait-elle pas plutôt en train de le museler, comme pour l'empêcher d'entendre ce qu'elle ne veut pas, que derrière la petite fille triste parce qu'on lui a peut-être demandé de poser dévêtue, il y a la femme qui pressent son destin et dont on a l'explication dans la fiche établie par les services du Musée.

Extrapolation plus que douteuse j'en conviens. Mais en la revoyant cette statue, j'ai entendu dans ma tête la musique de la chanson d'Anne Sylvestre: "l'enfant qui pleure au fond du puits a gardé le coeur tendre..."

vendredi 23 avril 2010

Pour les amateurs de chats

Cette photo, prise à la volée hier matin, d'une petite chatte noire qui attendait devant les volets de sa maîtresse, une vieille Dame qui habite quasiment en face de la maison familiale. Piètre photo prise coincée derrière une haie de buis, avec l'appareil quasiment au maximum du téléobjectif dans une lumière matinale quasi nulle. Mais la pose, typique du chat qui s'étire, est bien là.

Cette petite chatte a failli devenir la nôtre lorsque nous l'avions trouvée affamée devant notre porte. C'était en septembre 2002. On l'avait gardée quelques jours, adorable petite chose noire toute douce. Et puis elle avait disparu, causant un grand vide alors même que nous ne l'avions gardée que quelques jours.

Au printemps suivant, il nous avait bien semblé la revoir dans le quartier. Après en avoir discuté avec la vieille dame il s'était avéré que oui, c'était bien la même. A notre maison avec 3 jeunes enfants dont on peut toujours craindre quelque plaisanterie, elle avait préféré celle de la vieille dame, malgré la présence d'un chien qui avait vite appris à filer doux.
Depuis il était devenu difficile de la caresser car elle venait d'avoir des petits... Et désormais, M. Chat ayant pris ses quartiers dans la maison familiale, on peut comprendre ses réticences à nous fréquenter alors que nous sentons le chat, un autre chat!

Mais c'est elle, toujours aussi gracieuse et qui sait attendre comme cet autre chatte, Camille, qui dans la précédente maison attendait toujours derrière mes volets pour filer dans la chambre des enfants dès que je les repoussais le matin. Je râlais, pour la forme, car je n'ai jamais entendu un enfant amateur de félins protester contre un réveil dénommé "chat", surtout lorsqu'il ronronne et est tout doux. Les fabricants de réveils devraient s'en inspirer :-)

jeudi 22 avril 2010

Post-Scriptum?

D'une certaine manière oui. Un PS à ce billet du 13 avril
http://un-chat-passant-parmi-les-livres.blogspot.com/2010/04/les-hommes-qui-comptent-dans-une-vie-de.html
sur les hommes qui comptent dans la vie dune femme.

Ce jour-là, en le préparant, j'avais aussi trouvé une image (pays, date et photographe inconnus) que j'avais trouvé belle mais...
Est ce la fille, la petite-fille de ce vieux Monsieur? Je n'en sais rien. Je n'en retiens que la grande tendresse du geste qu'elle fait pour lui qui semble si fatigué.

Un geste dont je ne sais si je saurai en faire un similaire avec celui que je vais voir aujourd'hui, moi qui lui donne et qui prend désormais si rarement de ses nouvelles.
Changements d'habitudes depuis qu'elle n'est plus mais surtout ce sentiment qui met si mal à l'aise: nous n'avons plus rien à nous dire que des banalités et dans le monde si petit qui est devenu le sien, j'ai du mal à accepter le vieillard qu'il est devenu...
... Et peut-être aussi l'image de ce qui m'attend dans un peu plus de 30 ans.

mercredi 21 avril 2010

Andreas Overland

De ce photographe je ne sais absolument rien sauf ce qui suit: Il est a priori Norvégien, vivrait à Oslo et privilégie la photo en noir et blanc.
Je l'ai connu via une photo de nu artistique où il avait rapproché les courbes de la hanche d'un nu féminin avec celles d'une tige de tulipe. Photographe professionnel? J'en doute car alors il serait répertorié d'un ".com" mais photographe amateur TRES éclairé: oui.

Grâce à internet j'ai pu retrouver son site

http://www.andreasoverland.no/


lequel renvoie à Twitter. Et c'est tout! Mes recherches basiques s'arrêteront là, notamment parce que mes connaissances en anglais sont quasi nulles.

Mais j'ai eu envie de le "partager" en faisant connaître son travail.
Plus que ses "nus artistiques" dont certains sont des épures à l'image de la photo qui a initialement arrêté mon oeil, il me semble intéressant de faire part de son travail autour du portrait, notamment de ses "portraits of the mind" dont le seul titre renvoie à une démarche bien éloignée de celle adoptée par de pseudos photographes de "nus artistiques" qui, s'ils dévoilent le corps sont incapables de montrer la moindre parcelle d'âme des personnes photographiées. Lui si!
Sans doute est ce pour cela qu'il a sous-titré son site de cette expression "artic soul photography"

Qu'écrire de plus?
- que sauf pour la première image, les personnes ne regardent jamais l'objectif
- que le titres ne sont pas le siens mais ceux qui me sont venus à l'esprit


mardi 20 avril 2010

Lulu, rencontres et retrouvailles (2)

Les retrouvailles

Elles sont en fait nombreuses.
Il y a d'abord celles des deux narrateurs avec "Lulu, femme nue": Xavier, un ami de longue date de la famille et Morgane, la fille aînée de Lulu.

Que dire de Xavier?
Que beaucoup de femmes aimeraient avoir un tel ami, prêt à faire des kilomètres pour vous aider, quitte à braver les foudres de sa propre femme.
Prêt à aider votre fille à accepter une chose peu évidente pour beaucoup d'enfants, à savoir que leur mère peut être aussi une femme.
Prêt à jouer le rôle de l'amoureux de votre fille pour passer inaperçu avant de se faire rembarrer en beauté lorsque par distraction il laisse son bras sur son épaule par un "enlève ton bras gros pervers"

Quant à Morgane...
Lorsque Lulu la présente à Marthe elle dit tout simplement d'elle: "Morgane est ma fille. Je volais vous la présenter avant de partir. Elle est ce qui m'est arrivé de mieux"
Morgane qui après avoir appris beaucoup de choses sur sa mère, remis en place définitivement son père avec un "T'as raison. Gueule moi dessus ça t'a bien réussi avec ta femme. On va voir ce que ça donne avec ta fille" a entendu sa mère la présenter à Marthe et se demande plus tard: "J'ai 16 ans et je ramène ma mère au bercail. Drôle de truc non? Je l'observe.C'est bien elle et ce n'est plus la même. Je guette ce qui a changé ...et je cherche ce qui m'est arrivé de mieux à moi."

Et malgré tout ce qui lui est arrivé, on espère que de temps en temps la vie lui permettra de ressentir ce qu'a vécu un jour Lulu et qui donne lui à une superbe vignette.

Elle couvre une page entière de ce second tome qui voit Lulu rentrer chez elle pour reprendre sa vie avec Tanguy, un Tanguy qui constate, qu'il est le méchant de l'histoire, celui dont personne ne s'est jamais demandé ce qu'il pouvait avoir ressenti lorsque Lulu l'avait quitté...

lundi 19 avril 2010

Lulu, rencontres et retrouvailles (1)

Les rencontres

Dans le tome 1 de "Lulu, femme nue" d'Etienne Davodeau, il y avait la rencontre de Charles qui permettait à Lulu de redevenir une femme, elle que son mari, après des années de mariages, n'hésitait pas parfois à appeler sa "grosse courge" devant ses enfants.

Charles comme le dit pudiquement Morgane, la fille de Lulu: "Alors c'est pour ce mec là qu'elle nous abandonne tous? Il est pas terrible" avant d'ajouter à propos de sa mère: "Remarque, elle est pas terrible non plus"
Et pourtant c'est ce mec "pas terrible" qui va redonner goût à la vie à Lulu, tout en redonnant confiance à Charles. Une nuit, il dira ceci à Xavier, un ami de Lulu (mais Charles ne le sait pas) venu le rejoindre sur la plage alors qu'elle vient de courir se baigner nue et que Xavier constate "Elle est pas frileuse la dame" "Cette femme là c'est la chaleur... c'est de la chance aussi. De la chance j'en ai pas trop eu ces derniers temps. Mais là oui, c'est de la chance cette femme là." Ce qui est l'un des plus beaux hommages jamais lu.

Pourtant Lulu laissera Charles et reprendra sa route pour croiser dans le tome 2 celle de Marthe. Une 1ère rencontre un peu brutale puisque Lulu, à court d'argent a essayé de lui voler son sac en le lui arrachant.

Comment décrire Marthe? Avec ses mots peut-être: "Je suis vieille. Je suis cardiaque, mais je ne suis pas sourde."
Elle entend même bougrement bien Marthe! Bien au delà des mots qu'utilise Lulu. Alors elle va l'héberger quelques jours, en s'en défendant avec humour puisque pour la convaincre de rester dormir chez elle et d'y manger, elle lui rappelle implicitement leur rencontre en disant "... et pour manger? ça va être l'hécatombe chez les octogénaires du département".
Oui Marthe a beaucoup d'humour. Ne parle t elle pas ainsi de son médecin: "Si ce gamin imagine qu'il va décider à ma place de ce que je mange, c'est un sacré naïf!"
De l'humour et de la pudeur car quelques jours plus tard à Lulu qui s'inquiète: "Vous n'avez plus peur de moi"elle réplique: "Si vous m'emmerdez, je vous fous un coup de couteau enduit de rillettes périmées. ça ne pardonne pas"

Mais la route va bientôt s'arrêter pour Marthe, quelques heures après qu'avec Lulu et Morgane elle ait décidé de remonter avec Lulu vers la maison familiale... pour des retrouvailles un peu mouvementées, mais entretemps le trio aura bien ri.