samedi 18 janvier 2014

Photographes "amateurs" d'aujourd'hui, incontournables photographes de demain? (6)

A la fin du précédent billet il était question de patience. Et plus encore qu'en matière de paysage où certes la lumière est souvent fort capricieuse, il en faut beaucoup de patience par exemple en matière de portraits d'enfants mais aussi d'animaux qui, les uns et les autres, prennent rarement la pose et peuvent être assez imprévisibles dans leurs déplacements.
Certes, on peut biaiser en prenant des animaux réputés pour leurs déplacements assez lents, voire extrêmement lents comme dans le premier cas les serpents et dans le second des escargots. Mais cela fera t il pour autant une belle photo? Non, l'art du photographe via sa mise en scène garde toute sa place. C'est lui que l'on retrouve avec cette jeune femme dont le corps a fait l'objet d'une body-painting préalable destiné à la faire ressembler au serpent qu'elle porte autour du cou. Et aussi dans le choix de cette simple planche en bois bleu sur laquelle se trouvent 5 escargots jaunes et orangés dont l'un, ô miracle a consenti à étirer ses "cornes" dans le sens du bois. Qu'un seul des ces éléments manque et c'est toute la magie de l'image qui disparait.
Un autre type d'image animalière privilégie le détail, comme ici un oeil, probablement ici celui d'un félin (un chat?). Lequel, on ne le saura pas. Mais cela a t il une importance lorsque l'objet photographié, par la somme de détails qu'il révèle, en devient presque une image abstraite. J'ai mis longtemps à comprendre pourquoi cet oeil me fascinait tant. Rien à voir avec la Bible! Non, en fixant la tache noire en son centre, il me faisait penser à l'oeil de Sauron tel que Peter Jackson l'a représenté. 
Et puis il y a les photos d'animaux en mouvement, dans un moment clé de leur vie. Combien de photographes animaliers ont passé des heures à planquer dans des conditions difficiles auxquelles n'ont jamais été confrontés les paparazzi qui vendent à prix d'or des photos qui, elles, n'en valent guère la peine. hommage doit donc être rendu aux premiers qui permettent aux citadins dont je fais partie de profiter de ces scènes magnifiques.
Je ne sais où les hérons ci-dessus ont été photographiés mais ils sont superbement saisis dans ce qui semble bien être plus un combat qu'un pas de deux amoureux.
Crédits photographiques:
 - Raffaele Sorbi, Firenze, Italie
- Régis Leblanc, Thionville, France
- Lisa Berthomé, Beaugeay, France
- Nicola Esposito, Povegliano, Italie

2 commentaires:

Lisa berthomé a dit…

Salut !
je suis la personne qui a prit la photo , en effet de l’œil d'un chat :)
Flattant qu'il t'es autant marqué.

Lisa

@nn@ a dit…

Amatrice de chats (voir notamment le nom du blog) il aurait été dommage que l'oeil de celui que tu as photographié ne retienne pas mon attention quand il a fallu en choisir quelques unes pour illustrer les présent billet... Ajoute à ça l'oeil de Sauron que j'y ai entrevu...