dimanche 16 octobre 2011

Qu'as-tu mangé à l'école mon fils?

Voilà une question que, pendant des années, j'ai posée de façon rituelle à mon fils et ses soeurs car entre le menu de la semaine affiché à l'entrée de l'école et ce qu'ils trouvaient dans leurs assiettes il y avait souvent une drôle de marge! Au point que 5 voire 10 ans après avoir quitté le collège ils se rappellent encore des crudités qu'il fallait essorer pour enlever le trop plein de vinaigrette et surtout du "petit brin de veau" (une espèce de ficelle de veau trop cuite avec à l'intérieur une farce indigeste) accompagné de carottes au jus (des rondelles de carottes surgelées nageant dans un jus plein d'yeux gras).
Mais, avec un directeur qui se vantait d'avoir l'un des prix de revient alimentaire les plus bas du département et des agents de service qui se moquaient de l'aspect du contenu des assiettes (il fallait que ça tourne!) ils pouvaient difficilement espérer mieux. Alors plus d'une fois, faute de mieux, ils se sont calés avec des tartines de pain/beurre.
Et je ne parle pas de ces deux lycées où dans un cas les parents des internes devaient ajouter des boites de conserve au paquetage des jeunes et dans l'autre les enseignants préféraient manger dans les brasseries aux alentours tellement la nourriture était infâme!

C'est pourquoi, la publication récente du décret sur la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire m'a intriguée.
Pas tellement sur le fait que: "Quatre ou cinq plats devront être présentés à chaque déjeuner ou dîner, dont nécessairement un plat principal comprenant une garniture et un produit laitier". En effet, sur le papier, tel était déjà le cas. Même que je m'étais toujours étonnée que la nutritionniste des services de l'Inspection académique n'ait jamais tiqué sur le fait que toutes les semaines il y avait des frites, en général le jeudi pour accompagner un steak haché surgelé carbonisé. Mais pas de chance pour les miens, ils préféraient les légumes et le steak cuit à point!
Non, ce qui m'intrigue, c'est que désormais, si l'eau et le pain restent sans limitation, le sel et les sauces (mayonnaise, vinaigrette, ketchup... et probablement le beurre) ne seront plus en libre accès mais servis en fonction des plats. Or, même si les produits industriels mis à disposition laissent souvent à désirer, dans les restaurant scolaires ils servaient plus d'une fois à compenser les nombreux défauts de certains services de restauration.
Certains, car tous ne sont pas heureusement ainsi et certains gestionnaires aidés d'une équipe cuisine passionnée arrivent encore à faire des merveilles.

2 commentaires:

Marwan a dit…

La cantine, je ne l'ai connue qu'à partir de la 6e (Lycée français de Londres). Je n'en ai que de vagues souvenirs et je serai bien incapable de parler des plats que j'y ai mangé... Sauf les grandes gamelles amenées sur nos tables de 8 et où ceux à proximité devaient servir les autres.
Après, à partir du lycée français d'Abidjan, je me souviens plus d'un self et surtout de la possibilité d'acheter des sandwichs qui avaient largement nos faveurs.

@nn@ a dit…

Ah, toi aussi Marwan tu as connu le système du plat collectif amené à table... sauf que comme je suis plus vieille que toi c'est nous qui allions chercher les plats à l'entrée de la cuisine.
Les repas pas top je les ai connus à partir de la fac de Droit où heureusement il y avait une cafétéria qui vendait de bons sandwichs