samedi 1 octobre 2011

Six mois plus tard

3 mois que je suis officiellement en retraite et 6 mois que j'ai, de fait, quitté le monde du travail. Et il ne me manque pas.

Certes, certains jours, surtout depuis que la petite dernière a quitté l'appartement, les journées semblent longues. En effet, comme pour beaucoup de personnes, les contacts que j'avais provenaient pour beaucoup du monde de travail avec lequel, volontairement, j'ai coupé les ponts, au point d'éviter le centre commercial proche de chez moi que beaucoup fréquentaient durant la pause de midi. Je n'ai en effet aucune envie d'en revoir certain(e)s.
Faut il parler de misanthropie? Je ne pense pas. Il y a juste que les réformes mises en oeuvre durant les 2 ou 3 dernières années, les plus "dures" depuis l'entrée dans la vie active au moment de la grande vague de décentralisation des années 80, ont fini par mettre trop en évidence que le mot "individualisme" primerait désormais sur celui de "solidarité".

Exit donc les endormissements difficiles et les réveils nocturnes ou très précoces dus au travail. Si ces réveils se manifestent encore, ils ont d'autres raisons et ne sont plus vraiment accompagnés de cette vague d'angoisse qui faisait surveiller l'horloge en se disant: "Comment vais-je faire face à cette journée en ayant si peu et si mal dormi".
Non, désormais c'est avec une certaine sérénité que je regarde le jour se lever. Il y a des jours où le ciel passe tranquillement du bleu sombre au jaune pâle (les jours de soleil où je hume avec plaisir l'air frais qui pique un peu) ou au gris (les jours de pluie où j'écoute les crépitements de celle-ci sur le rebord de la fenêtre).
Et puis il y a les matins comme aujourd'hui où, automne oblige, un léger voile de brune recouvre la Loire. La nuit a été courte, mais qu'importe, je vais sans doute faire comme le chat qui ,une fois ses croquettes du matin avalées, s'est rendormi, étiré de tout son long contre moi...

4 commentaires:

malaussen a dit…

La retraite "passe" mieux si l'on quitte un travail dans lequel on ne se sentait plus à sa place. J'ai vécu la même chose et je ne suis pas mécontent d'être passé de l'autre côté quand j'entends ma compagne parler de sa journée de travail dans son école.
Pour l'instant, en terme d'intensité, je ne vois trop la différence, travaillant sur un gros projet artistique. Mais la liberté de pouvoir organiser son temps comme l'on veut, ça, ça n'a pas de prix ! Et penser à soi, non plus !

@nn@ a dit…

Tout à fait d'accord Malaussen!
Tout comme ta compagne, mon ancienne collègue peste (en off" bien sur, devoir de réserve oblige) sur la manière dont les choses ont continué à se dégrader, mais elle n'a pas le choix!
Au fait, j'espère bien que ton blog se fera l'écho de tes projets :-)

caphadock a dit…

pour moi 11 ans de retraite, je vois de temps en temps d'anciens collègues, je ne les évitent pas et je passe de temps en temps à l'entreprise ou je suis chez moi (j'étais le premier employé à la création)où je sers de mémoire vive et je n'ai aucune obligation.
Le travail ne me manque pas et ma légendaire curiosité m'occupe 24h sur 24
A bientôt de retour de vacance avec plein de sujets

@nn@ a dit…

Dans 11 ans Caphadock, la plupart des personnes qui étaient présentes dans "l'entreprise" quand je l'ai quittée m'auront probablement oubliée, notamment parce que beaucoup d'entre elles sont actuellement à moins de 10 ans de la retraite... (même si pour plusieurs l'échéance a été reculée du fait des dernières réformes).
Quant aux autres personnes, il faut savoir qu'en ces temps de réformes, l'expérience n'a appris que la notion de "mémoire" d'un service est vite associée au mot de... "dinosaure" qui n'incite guère à reprendre contact. Alors, je suis comme vous, je suis curieuse d'autres choses :-)