mardi 28 avril 2009

RuptureS

Il y a celle, exprimée de manière très violente verbalement par certains chanteurs de rap qui ne supportent pas qu'une femme leur échappe.

De nombreuses années plus tôt, la décision de rupture telle que signifiée par Catherine Deneuve/Delphine à Jacques Riberolles/Lancien, le marchand d'art dans "les demoiselles de Rochefort" pour être dure n'était pas aussi agressive. De mémoire c'est juste avant qu'elle ne découvre, fascinée, le tableau d'une jeune femme qui lui ressemblait beaucoup, peint par une jeune marin afin de mettre un visage à l'image de la femme idéale.
Mais autre époque, autres manières... Lancien, par dépit, se contentera de lui mentir en lui disant qu'elle ne rencontrera jamais le peintre qui aurait quitté la ville alors que... celui-ci y est toujours présent...


Voilà exactement ce que disait Delphine à Lancien pour justifier leur séparation:

(...) Mais que sais-tu de moi toi qui parles si bien toi que dit me connaître et pourtant ne sait rien (...) Que sais-tu de mes rêves et de quoi ils sont faits. Si tu les connaissais tu serais stupéfait. Tu ne sauras jamais (...)pourquoi j'aime sourire (...)pourquoi j'aime danser, pourquoi j'aime passer mon temps à rêvasser. Pour toi je ne suis rien qu'une poupée de plus. Je me demande encore ce qui en moi t'a plu. Tu trouves mes propos plats et incohérents, que je sois triste ou gaie te laisse indifférent (...) Jamais tu ne te poses la moindre question. Tu te moques de moi pour un oui, pour un non(...) Tu dis aimer l'argent encore plus que toi-même, et moi où suis-je alors quand tu dis que tu m'aimes? (...) Si tu m'aimais vraiment autant que tu le dis (...) Quand tu m'as assez vue, soupirerais-tu en disant "Excuse-moi le temps c'est de l'argent?" Mais le temps mon ami, pour moi, c'est de l'amour. C'est rire, c'est chanter, tant que dure le jour; c'est aimer chaque nuit que le seigneur a faite. Le temps, c'est de l'amour, vivre, c'est une fête! (...) Alors n'espère pas devenir mon amant. Tu mens lorsque tu parles de tes sentiments (...) Reprend ta liberté, et de fil en liaison tu trouveras l'amour pour le prix d'un vison. Et puis tu m'oublieras!(...) Ton nez s'allumera aux battements de cils(...) S'il te plaît d'une fille à la voix de velours Qui prendra ton argent en te parlant d'amour. Pardonne ma franchise et ma sincérité; Quand au coeur, si tu veux, mettons le de côté. Évitons les amours aux lentes agonies. Et disons gentiment, toi et moi, c'est fini.

Mais il faut parfois du temps pour arriver à dire cela, calmement. Mais parfois non, quand une longue période de non-communication l'a précédée.

3 commentaires:

arletteart a dit…

Mais c'est atroce !!!!! de vérité et oser le dire oh! oh! Je ne me souvenais que vaguement des propos , en ce temps là , cela ne m'avait pas frappée
Bravo de cette souvenance

caphadock a dit…

Beau texte et enfin quelqu'un qui ne passe pas sous la table.
En voyant les photos je ne peu ne pas penser à Françoise d'Orléac et à sa sœur Christine Deneuve sœurs jumelle dans la vie et dans le film "les demoiselles de Rochefort"
Un an après Françoise s'est tué sur l'autoroute dans la descente du Reyran pas très loin de chez moi et je les avait rencontrées à Saint Tropez pas très longtemps avant avec la bande de Sacha Distel à Pampelonne.

@nn@ a dit…

* Atroce de vérité?
Oui et non Arlette car qu'est ce que Delphine faisait avec un gars pareil??? Et Demy avec son souci du détail le "soigne"
Le début de la séquence le voit tirer avec une arme sur des ballons de peinture, il a un nom peu engageant, offre une mine sinistre, s'habille triste sire brun quand Delphine et Maxence affichent leur blondeur et des vêtements clairs et ... empoient quasiment les mêmes mots pour un rêve similaire.

* Mon idée 1ère Caphadock était de déposer une photo de Delphine et Lancien. Mais il n'y en avait pas sur le Net.
Alors j'ai décidé de mettre les images de ces deux soeurs dans la vraie vie... que la mort a séparées peu après... en optant pour des deux postures à l'image de la chanson et du film: gaité et gravité un peu rêveuse mêlées.