jeudi 30 avril 2009

RencontreS avec Lee Miller

Dans la lignée des visages de femmes disposés hier, comme en reflet les uns des autres, des histoires personnelles que l'on peut essayer d'y lire... il y a parfois de visages, des silhouettes sur lesquels le regard s'arrête souvent, un petit peu plus longtemps que d'habitude, tandis que des bribes d'histoire lues dans les revues reviennent alors en mémoire. Et l'on se dit qu'il faudrait en savoir plus sur cet homme ou cette femme.
Cela a été le cas à l'automne dernier, après avoir feuilleté le catalogue paru à l'occasion d'une rétrospective de l'oeuvre de Lee Miller au Musée du jeu de Paume.
Quelques années auparavant il y avait semble-t-il aux éditions Hazan un autre ouvrage qui lui avait été consacré et au sujet duquel l'article suivant avait été publié.

L’année 2007 a marqué le centenaire de la naissance de Lee Miller, l’une des photographes les plus originales et les plus ambitieuses du XXe siècle.
Lee Miller a grandi avec la photographie ; dans son enfance, elle n’a cessé d’être photographiée par son père, Theodore Miller, et, dans les années 1920, elle a posé pour les plus grands photographes de New York, notamment Arnold Genthe et Edward Steichen.
Arrivée à Paris en 1929, elle est devenue l’élève, la collaboratrice et la muse de Man Ray et a joué l’un des rôles principaux dans ce chef-d’œuvre du cinéma surréaliste qu’est Le Sang d’un poète de Jean Cocteau. Elle-même séduite par l’esprit du surréalisme, elle s’en est imprégnée pour présenter une vision expérimentale et très étonnante du monde extérieur, dont toute son œuvre porte la marque.

Dans cet ouvrage appelé à faire date, Mark Haworth-Booth explique comment la vie mouvementée de Lee Miller est inextricablement liée à sa carrière artistique, comment l’une reflète et inspire l’autre. Il a sillonné le monde pour réunir des tirages d’époque rares et des photographies majeures souvent inédites, mais aussi quelques dessins très révélateurs et un extraordinaire collage datant de 1937. Il nous retrace enfin sa carrière exceptionnelle de reporter de guerre pour Vogue en reproduisant des photos et des articles tels qu’ils ont paru à l’époque.
Pour la première fois, Lee Miller nous apparaît sous ses multiples facettes, à la fois comme artiste et comme femme hors du commun ; tous les éléments sont donc rassemblés ici pour nous permettre de suivre son exceptionnel destin et de comprendre avec quel éclat elle a traversé son époque.

4 commentaires:

arletteart a dit…

Ce personnage avec autant de facettes ...........
me laisse , et cela depuis longtemps un certain malaise!!!!!!
pourquoi???? Je ne sais ....
Papier glacé ou quelquechose comme ça coeur glacé
Je ne sais!!! Anna vous la spécialiste .....pourquoi????

@nn@ a dit…

Papier glacé, coeur glacé...
Une chose est certaine, Arlette, elle a du se "blinder" très jeune.
En feuilletant le catalogue de l'exposition du jeu de paume j'ai ainsi découvert qu'elle avait été violée à 7 ans. Quand ses parents l'ont-ils su? Je ne sais. S'ils l'ont su très tôt, je considère que son père est encore plus impardonnable de l'avoir fait poser nue alors même qu'elle était adolescente.

Regardez maintenant de nouveau les photos où elle figure, elle n'est pas froide, elle garde la photographe (et celui qui regarde la photo) à distance. "Mon corps n'est rien. Mon âme n'appartient qu'à moi"

arlette a dit…

Oui Anna , un autre regard ceci explique cela
Merci à vous on se trompe souvent sur l'apparence !!! ..pourtant!!...
douce soirée

@nn@ a dit…

Le regard...
C'est quelque chose que je trouve fondamental Arlette en matière de photo de personnes, surtout quand il s'agit de nus.
Entre le visage absent/présent du cadre, la personne qui regarde ailleurs/dont le regard tourné vers l'objectif est absent/celui adressé au photographe en souriant...ou ne souriant pas: vous avez là toute une gamme de relations qui peuvent (ou non) se nouer avec le photographe et qui font que la personne est "sujet" ou "objet"

Enfin ça c'est comme cela que je le ressens. Je ne suis pas une spécialiste; ce blog ce ne sont que des "impressions" de quelqu'un pas douée pour la conceptualisation