vendredi 7 novembre 2008

Destins... Solitudes

A partir d'un billet de Gene 3 destins, l'un en marche, l'autre qui appartient au passé et entre, celui fictif d'un immigré qui a cru échapper au sien mais d'une certaine manière est trahi pas l'un des siens... mais aussi d'une certaine manière: trois solitudes

Avec Gene, http://www.accueil-beausoleil.com/ l'histoire de Fernando

"A midi, dans l'autobus des travailleurs qui retournent parfois au pays, Fernando est reparti au Portugal pour de très longs mois. Qui sait s'il reviendra en Suisse un jour? (...) La vie de cet homme n'a été et continue à n'être que soucis, solitudes et abandons. (...): la solitude de l'enfance, de l'adolescence, de la jeune recrue de Salazar en Angola, de l'immigré, de l'époux bafoué, du père abandonné... Que va-t-il retrouver là-bas sur le long terme?"

Avec le film "la graine et le mulet" d'où ressort malgré la tendresse de Hafsia Herzi, la solitude de "Monsieur Beiji, la soixantaine fatiguée, qui se traîne sur le chantier naval du port dans un emploi devenu pénible au fil des années. Père de famille divorcé, s'attachant à rester proche des siens malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions " . Il pourra espérer une autre vie avant d'être involontairement "trahi" par l'un de ses fils.

Avec Verlaine, dans son recueil "Sagesse", la solitude de Gaspar Hauser

Je suis venu, calme orphelin, Riche de mes seuls yeux tranquilles, Vers les hommes des grandes villes : Ils ne m'ont pas trouvé malin.

A vingt ans un trouble nouveau, Sous le nom d'amoureuses flammes, M'a fait trouver belles les femmes : Elles ne m'ont pas trouvé beau.

Bien que sans patrie et sans roi Et très brave ne l'étant guère, J'ai voulu mourir à la guerre : La mort n'a pas voulu de moi.

Suis-je né trop tôt ou trop tard ? Qu'est-ce que je fais en ce monde ? Ô vous tous, ma peine est profonde : Priez pour le pauvre Gaspard !

4 commentaires:

Anonyme a dit…

J'aime ta phrase de Bobin a coté !

Bonne journée

Anonyme a dit…

Je viens de regarder le monde de Gene que l'on rencontre par çi par là
Merci Anna pour ce lien nouveau
Le temps manque pourtant pour tout apprécier
Pensées AA

cailloublanc a dit…

Comme ça fait bizarre, Chère @nn@, de lire son texte "ailleurs"... que dans sa chambre familière! En lien avec Verlaine et Kaspar Hauser... Ja' vu un jour une pièce sur K Hauser montée par un jeune éducateur avec des adultes handicapés dont il avait la charge... Très impressionnant!

Comme je viens d'acheter "La graine et le mulet" en DVD et que je ne l'avais pas vu, je vais le regarder ce soir même et penserai à vos mots. Merci @nn@!
Gene

@nn@ L. a dit…

* Cette phrase de Christian Bobin qui vous plaît tant Bruno, il faudrait que je demande à Maria-D de quel livre elle provient, car c'est sur son blog, à la page du 3 novembre que je l'ai lue...et adoptée.

* Et oui Arlette c'est la difficulté lorsqu'on découvre un blog avec lequel on se sent en affinités: trouver le temps pour aller explorer un autre univers que le sien.

* Derrière cet emprunt de votre texte Gene, j'avais une idée de billet (autour de l'expression de la solitude...) que je ne sais encore si je vais mettre en oeuvre car il y a d'autres thèmes qui ont été jusqu'alors différés...

Quant au film "la graine et le mulet" si j'avais été plus courageuse, après l'avoir vu au cinéma, j'aurais rédigé quelques notes comme je le faisais il y a deux ans, lorsque j'ai recommencé à aller au cinéma et je vous les aurais envoyées. Mais depuis entre un changement de poste (au 01/09/07) et l'ouverture du blog le 12 mai dernier...les journées sont courtes, très courtes